Le rêve du Papillon 1 Lapins sur la lune

Le rêve du papillon
1 Lapins sur la lune

de Marazano et Luo Yin

Bande Dessinée ado

Dargaud, 2010
9782205061154, 13,95€

 

Présentation de l’éditeur :

Tutu s’est réveillée dans un monde inconnu et absurde où l’amour est éternel.
Un monde gouverné par un dictateur, où des lapins bizarres la suivent partout, et dont les habitants ne l’aiment pas beaucoup… La petite fillette souhaite très vite qu’une seule chose : rentrer chez elle. Une fable magique et intemporelle an quatre albums dans un monde de poésie, d’humour et de fantaisie.

Mon avis :

Quand un élève me conseille une bande dessinée, généralement je suis sceptique mais je l’achète… Souvent il faut bien l’avouer je suis un peu déçue, mais ça fonctionne plutôt bien auprès des copains… Là quand on m’a conseillé Le Rêve du papillon, j’ai d’emblée aimer le titre, et j’ai découvert une couverture vraiment attirante !

 Dès les premières pages j’ai été séduite par le trait et les couleurs. J’ai tout de suite pensé à Miyazaki et c’est donc pleine d’entrain que je suis rentrée dans cet univers. Si dans les premières planches tout semble classique on bascule bientôt dans le fantastique. La force de ce livre c’est son héroïne, qui comme nous découvre ce nouveau monde très animalier, où les lapins ont une place de choix. Elle est mignonne, un peu perdue tout comme nous et on ne sait pas bien nous non plus à qui elle doit faire confiance ou non…

 Les personnages animaliers sont captivants, ce monde reste assez obscur pour nous mais certains détails sont bien trouvés comme les hamsters (pauvres petits !). On tourne les pages et c’est avec regret que l’on arrive à la dernière page, bien que les 56 pages soient déjà denses en évènements et aventures.

 J’ai regretté parfois tout de même de ne pas avoir un peu plus d’informations sur ce monde et notamment sur le cerf-voleur ! L’histoire est assez folle, un brin perturbante et on reste vraiment sur notre faim. Plusieurs tomes de parus… mais pas tous encore!

 Une très belle bande dessinée aux dessins japonisants, fantastiques, avec un chat tout à fait irrésistible, mais à l’histoire (trop) compliquée !

 + L’avis de Bouma, déçue
+ Celui d’Eidole, enchantée
+ Celui d’Emmyne, très complet, comme toujours! -plus disponible-

Majipoor 1 Le château de Lord Valentin

Majipoor
1 Le château de Lord Valentin

de Olivier Jouvray et David Ratte

Une adaptation en BD de l’oeuvre de Robert Silverberg

Soleil, 2009
Collection Cherche Futurs
9782302005372, 133€50

Présentation de l’éditeur :
Robert Silverberg est un acteur majeur de la SF et de Fantasy depuis plus de 40 ans.
C’est au début des années 80 que démarre l’aventure Majipoor, un cycle de 6 romans entre la Fantasy et le space opera qui restera sa saga la plus célèbre. Le Château de Lord Valentin, à ce jour son livre le plus vendu, est le premier volume adapté ici et avec beaucoup de poésie par Olivier Jouvray et David Ratte.

Mon avis :
Un bel univers de science fiction qui grâce aux illustrations de cette bande dessinée nous permet de découvrir tout un monde fantastique…

Je n’ai pas lu le roman de Robert Silverberg, la comparaison est donc impossible mais j’ai beaucoup aimé l’ambiance et les illustrations de cette BD. L’histoire est intéressante : un jeune homme amnésique découvre peu à peu qui il est et ce que cela implique… Son voyage va lui permettre de rencontrer de nombreux amis de races bien différentes et de découvrir un monde vraiment varié.

A travers ce premier tome de l’histoire, en quelques mots seulement car l’accent est mis sur les dialogues, nous découvrons tout un monde, son fonctionnement et une partie de ces habitants, vraiment particuliers…

Les évènements s’enchainent parfois un peu vite et j’imagine que le roman permet de mieux équilibré cet aspect de l’intrigue, mais l’ensemble est vraiment plaisant à lire.

Les illustrations, précises et colorées, nous entrainent dans l’histoire et nous guident dans cette aventure… J’ai du mal pourtant à imaginer lire le roman maintenant que j’ai ces images là en tête…

Si le roman compte 7 volumes, les 3 premiers tomes de cette BD reste centré sur le premier de ces livres (d’après ce que j’ai compris) écrit en 1980. Je n’ai pour le moment lu que le premier tome mais je compte bien continuer ma découverte…

BD du mercredi de Mango

BD du mercredi de Mango

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le chant d’Excalibur d’Arleston

Le chant d’Excalibur

d’Arleston et Hübsch

Tome 1 à 5

Bande dessinée

Soleil, 1998 – 2011
Intégrale en 2 tomes (6 volumes) prévu pour octobre 2011

Présentation de l’éditeur :
Avec l’aide de quelques pintes de bières et de la jeune Gwyned, descendante de Galahad, à qui il confie la fabuleuse épée Excalibur, Merlin cherche à bouter la chrétienté hors d’Irlande et à sauver un monde de magie et d’enchantements peu à peu détruit par les nouvelles croyances.
Un cocktail explosif d’aventure, d’humour et de magie !

Mon avis :

Merlin, Viviane, Excalibur… on prend les mêmes et on recommence ? Non, pas tout à fait. On se retrouve vers l’an 1000, en Irlande, le christianisme s’impose partout en Europe et la magie tend à disparaitre… Mais Merlin se réveille, Excalibur se retrouve entre les mains de la descendante de Galaad, Gwyneth et les aventures peuvent commencer.

Un long périple qui passera par Rome, la France, un château merveilleux… pour essayer de lutter contre ce courant de pensées qui s’impose par la force et réveiller le petit peuple. Dragons, lutins, licornes… croisent ainsi la route de nos héris.

Mais si cette BD est entrainante c’est surtout par le ton qu’elle emploie. L’humour est présent à chaque bulle et Merlin le sage se transforme en pervers alcoolique au langage très imagé, qui ne sent pas très bon…

La BD ne se contente pourtant pas de l’humour, car l’aventure est bien construite, nous permettant de rencontrer un pape libertin vraiment couard par exemple, où un Zeus de mauvaise humeur. L’auteur joue avec l’Histoire pour la faire coller à son histoire, alors même si ce n’est pas une BD historique cela permet de découvrir certains aspects de l’époque.

Les illustrations sont agréables, adaptées, humoristiques et sans faux semblants... on y croise quelques paires d’attributs féminins dénudés et le sang jaillit parfois en même temps que les têtes.

Il me manque le dernier tome pour boucler cette histoire, j’espère le trouver vite!

Extrait :
” Par les Saintes gonades de Marie la pondeuse” (j’ai adoré cette phrase!)

 

Dôme de Stephen King 1&2

Dôme

de Stephen King

Tome 1 & 2

Roman de “science fiction”

Albin Michel, 2011
Tome 1 : 9782226220585, 22€, 630 pages
Tome 2 : 9782226220592, 22€, 565 pages

Présentation de l’éditeur :
Le dôme : personne n’y entre, personne n’en sort.

Mon avis :
2 énormes pavés sortis en même temps, plus de 1000 pages, même pas de police xxl… et voilà que je me lance à le lire en pleine rentrée littéraire quand ma PAL déborde comme jamais… je suis comme ça dans mes choix de lecture, illogique et desorganisée au possible (les auteurs et éditeurs qui me lisent comprennent maintenant pourquoi ils attendent si longtemps certains de mes articles, quand d’autres sont en ligne le lendemain … :) Heureusement pour moi je suis entrée totalement dans l’histoire de ce livre et si je ne l’ai pas lu d’une traite j’en ai presque eu l’impression… 5 jours, c’est tout ce qu’il m’a fallu pour engloutir ce millier de page!

Quelques mots sur l’histoire, que le titre et la couverture dévoile. Un dôme infranchissable où se retrouvent enfermés quelques 2000 personnes. Alors que l’on découvre les personnages principaux on sent les personnalités sous-jacente… et très rapidement la pression monte sous ce couvercle venu d’on ne sait où…

J’ai apprécié de nombreux personnages même si j’ai trouvé d’emblée la dichotomie entre le bien et le mal trop prononcée, trop évidente, dès les premières pages. Pas de doute, on sait en qui on doit avoir confiance, et les surprises sont faibles. Là où le suspense devrait s’installer on sait déjà beaucoup de chose et si l’on a envie de connaître la suite c’est plus parce qu’on a un rôle de voyeyr dans cette histoire. Nous sommes finalement comme à l’extérieur du Dôme et l’on ne peut rien faire d’autre qu’observer… et tourner les pages.

Ne vous trompez pas, j’ai beaucoup aimé cette lecture, mais j’ai trouvé l’ensemble un peu moins corrosif que les anciens Stephen King (du moins mes souvenirs). Etrange de dire cela quand on sait que dès les premières scènes les cadavres se multiplient, mais j’ai trouvé que l’ensemble voulu rythmé s’emballait parfois sans grand intérêt. J’ai passé un agréable moment dans ce livre même si j’ai trouvé cela un peu facile dans l’explication, avec pour moi un sentiment de déjà vu, même si c’est dans un autre contexte (cf notamment un livre que j’adore… mais je ne peux pas trop en dire pour ceux qui n’ont pas lu…)

Ce huis-clos est cependant rudement mené, n’épargnant rien ni personnes, gentils, enfants, animaux, tout le monde est (presque) traité pareil par l’auteur. Pourtant c’est tourné de telle façon que par une fois je n’ai eu envie de pleurer ou de m’apitoyer sur les personnages et leur situation. On ne s’y attarde pas, on continue notre route. C”est ce sentiment qui me fait penser que notre rôle ici n’est pas si différent des “têtes de cuir”, comprenne qui pourra… et lira!

C’est à lire, car même si je n’ai pas eu l’impression de retrouver Stephen King, que je n’avais pas lu depuis longtemps, j’ai été emporté par cette histoire, d’un bout à l’autre.

 hebergeur image et comme ce livre totalise un bon millier de page, voici ma participation toute trouvée pour le défi de D. Fattore !