Une soupe à la grenade

soupeUne soupe à la grenade

Marsha Mehran

Éditions Picquier (2021 / vo 2005)

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Éditeur : Trois jeunes sœurs ayant fui l’Iran au moment de la révolution trouvent refuge dans un petit village d’Irlande pluvieux et replié sur lui-même. Elles y ouvrent le Babylon Café et bientôt les effluves ensorcelants de la cardamome et de la nigelle, des amandes grillées et du miel chaud bouleversent la tranquillité de Ballinacroagh. Les habitants ne les accueillent pas à bras ouverts, loin s’en faut. Mais la cuisine persane des trois sœurs, délicate et parfumée, fait germer d’étranges graines chez ceux qui la goûtent. Les délicieux rouleaux de dolmas à l’aneth et les baklavas fondant sur la langue, arrosés d’un thé doré infusant dans son samovar en cuivre, font fleurir leurs rêves et leur donnent envie de transformer leur vie.

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Un roman conseillé par une collègue, à qui je parlais des bons petits plats qu’on trouvait dans “La bâtarde d’Istanbul” qui m’avait fait saliver tout au long de ma lecture… Dans celui-ci également, beaucoup de descriptions de plats et même une recette à chaque chapitre.

Bref, de quoi faire soupirer rêver les gourmandes comme moi ! Derrière cette histoire de sœurs qui ouvrent un restaurant, il y a la révolution iranienne et la fuite devant la violence et l’insécurité. Rien n’a changé finalement depuis ce roman qui a été inspiré à l’autrice par la fuite de ses parents en 1979, à la chute du Shah.

Au fil des pages et des recettes, on comprendra pourquoi les 3 sœurs ont pris la fuite. Et, en même temps qu’elles, on apprendra à connaître les habitants de cette petite ville.

Une jolie lecture, gourmande et parfumée, qui m’a beaucoup plu !

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Lire quelques pages (site éditeur)

La Maîtresse des épices – Les Étapes Indiennes

épices
Roman

LA MAÎTRESSE DES ÉPICES

Chitra Banerjee DIVAKARUNI

Traduit de l’anglais par Marie-Odile Probst

Picquier poche (2002/ vo 1997)

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Résumé de l’éditeur : Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l’art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de ” Première mère ” sur une île secrète de sa terre natale, l’Inde, au prix de l’obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute.

C’est ainsi que dans ce quartier d’immigrés d’Oakland, en Californie, elle se penche humblement, secrètement, sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l’épice-racine, clef intime qui restaure l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo, au cœur généreux et plein de compassion, violera un à un les interdits, dont celui de l’amour, au risque de remettre en cause ses pouvoirs.

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Le début de ce roman m’a un peu surprise et même déroutée. Puis je me suis laissée envoûter par la voix de cette conteuse et par cette histoire colorée au parfum d’épices. Une histoire qui mêle les coutumes et les traditions, celles de l’Inde, et la vie quotidienne d’immigrés dans l’Amérique moderne. Les choix à faire entre traditions et modernité. Les souffrances dues à la qualité d’immigré. Celles dues au fait d’être une femme. Il y a beaucoup de souffrance, mais beaucoup d’amour aussi dans ce très joli conte !

A lire si vous aimez les épices, les histoires d’amour, l’Inde et sa cuisine bien sûr.

Un joli roman qui m’a beaucoup plu !

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Chez le même éditeur : Mes sacrées tantes (nouvelles)

Un roman lu dans le cadre du challenge

#lesetapesindiennes (Instagram)

Les étapes Indiennes (Facebook)

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Chez Blandine et Hilde

Un roman qui participe aussi à l’Objectif PAL chez Antigone

car il était sur mes étagères depuis plus d’un an.

Mes sacrées tantes – Nouvelles Indiennes

tantesRecueil de 8 nouvelles
Ado/Adulte

Mes sacrées tantes

Bulbul SHARMA

Traduit de l’anglais (Inde) par Mélanie Basnel

Picquier poche (2009)

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Le pèlerinage de Mayadevi

Pour son anniversaire (68, 70 ou 75 ans, elle ne savait plus très bien) Mayadevi décida de se rendre à Londres pour voir son plus jeune fils, Amit. Celui-ci, parti 40 ans plus tôt à l’âge de 18 ans, n’était en effet jamais revenu et elle souhaitait le revoir avant de mourir. La chute est amusante.

L’atterrissage à Bishtupur

Neelima faisait le désespoir de son père. Celui-ci, homme cultivé et ayant un point de vue moderne sur l’émancipation des femmes, souhaitait donner la meilleure éducation possible à sa fille. Mais Neelima ne voulait pas aller à l’école, elle voulait se marier ! C’est assez drôle et ça donne une bonne idée de certaines coutumes indiennes.

Les tantes et leurs maux

Meera, 14 ans, était à la fois très excitée et très embarrassée. C’était la première fois qu’elle partait en voyage sans ses parents. D’où l’excitation. Mais elle voyageait avec trois tantes un peu excentriques qui passaient leur temps à se faire remarquer, d’où l’embarras… Une histoire très drôle !

Une très jeune mariée

Le traumatisme vécu par une jeune enfant que l’on a marié et qui se retrouve loin de ses parents dans sa nouvelle demeure, celle de son mari, guère plus âgé qu’elle. On apprend pas mal de choses sur certaines coutumes et il y a pas mal d’humour aussi !

Les premières vacances de R. C.

Rathin Chandra Banerjee était un homme sérieux, avec une vie très organisée et des règles très précises. Ce matin là pourtant, il surprit tout le monde en décidant d’emmener toute la maisonnée en vacances. Vacances, pourtant, qui n’avaient rien d’un voyage d’agrément, comme il le fit tout de suite comprendre. C’était plutôt une sorte de pèlerinage. Où comment on peut être amené à lâcher prise !! Une histoire pleine de rebondissements pour cet homme à la vie réglée comme du papier à musique…

Jusqu’à Simla en tonga

Ananda était en route pour prendre un poste de traducteur auprès des britanniques quand il vit Anima. Il tomba aussitôt amoureux d’elle et la demanda en mariage. Après un long et fatigant voyage, ils arrivèrent à Simla et s’installèrent dans une maison. Au fil du temps, Anima et Ananda s’éloignèrent l’un de l’autre. Une drôle d’histoire qui parle de l’accession à l’indépendance de l’Inde et qui se termine le 15 août 1947.

Une trop grande épouse

Rupbala était une femme d’un mètre soixante quinze. Rien d’extraordinaire, sauf que son mari, qui ne faisait qu’un mètre soixante, en avait pris ombrage.  Le mariage avait été conclu par les parents alors que tous deux étaient enfants et la différence de taille invisible à ce moment là. Rupbala apprendra que sa taille peut servir et même être appréciée !

La vie dans un palais

Un jour, le mari de Gita s’en alla. Du coup, celle-ci décida de faire la même chose et d’aller à la ville chercher du travail. Mais le reste de la famille ne l’entendait pas de cette oreille…. S’émanciper n’est pas une chose facile !

J’ai passé un bon moment avec ce recueil de nouvelles. N’ayant que peu de connaissances sur l’Inde, j’ai parfois été surprise par le poids de la famille, des coutumes ou traditions… Un glossaire, bienvenu, clos ce recueil.

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INDE : Romans, BD et nouvelles déjà lus

  1. BD : India Dreams (T1) de Maryse et Jean-François Charles
  2. Roman : La tresse de Laetitia Colombani
  3. Nouvelle : Aucune terre n’est la sienne de Prajwal Parajuly
  4. Roman : L’extraordinaire voyage du Fakir… de Romain Puertolas

 

Les littératures de l’Inde aux éditions Picquier

 

Challenge “Les étapes indiennes” proposé par Hilde du Livroblog

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Du sang sur la toile – Polar – Mois du Japon (2)

polarMois du Japon
Polar adulte

Du sang sur la toile

MIYABE Miyuki

Éd. Philippe Picquier (2010)

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Présentation de l’éditeur : Une vie imaginaire peut-elle s’achever dans le sang ? Un homme est retrouvé lardé de vingt-quatre coups de couteau sur un chantier de construction dans la banlieue de Tôkyô. Rapidement, les inspecteurs du DPM, le département de la police métropolitaine de la capitale, découvrent que cet homme, en apparence bon père de famille, menait secrètement plusieurs vies, dont l’une se déroulait sur Internet, où il s’était créé une seconde famille, virtuelle.

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L’ayant lu sur plus d’une semaine, j’ai parfois eu du mal à me rappeler qui était qui… Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver avec des noms et prénoms étrangers comme les noms japonais lorsqu’on n’a pas trop l’habitude (j’avais eu le même souci au départ avec certains polars nordiques).

Pourtant, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce polar bien ficelé.

Une fascinante histoire qui mêle amour, haine, famille, collègues de travail, vie réelle et virtuelle. Une enquête redoutablement bien menée !

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On surnomme Miyuki MIYABE “la reine japonaise du crime“.

De cette autrice, Sophie vous avait déjà présenté : La librairie Tanabé (récits policiers)

Chez le même éditeur, d’autres romans de Miyuki Miyabe.

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C’est ma 2ème participation pour le challenge “Un Mois au Japon2020

Et en plus, je suis dans le thème de la semaine qui est “Femmes japonaises à l’honneur” (De plus en plus incroyable, non ?)

Chez Lou et Hilde

Ainsi qu’à l’objectif PAL chez Antigone

(Dans ma pal depuis plus de 2 ans…)