Labourde Détective privé : Avant que je m’en aperçoive

Labourde
Détective privé
Tome 1 : Avant que je m’en aperçoive….

de Akira Sugiyama et Daisuke Nakagawa

Roman jeunesse d’enquête / livre jeu

Tourbillon, 2011
120 pages, 12,50€

Thèmes : enquêtes, détective, livre jeu.

Présentation de l’éditeur :
Labourde est devenu détective après avoir vu des films policiers.
Mais on lui confie peu d’enquêtes, alors, le reste du temps, Labourde fait des petits boulots. Certains pensent qu’il n’est pas très doué comme détective parce qu’il est trop gentil et un peu naïf. Règle du jeu : Aide Labourde à résoudre ses enquêtes (Ciel de nuit, Trois voitures rouges, Le crocodile venimeux et l’Equilibre). A la fin de chaque affaire, tu trouveras sa solution. Labourde rassemble des indices lorsqu’il interroge les gens, mais il ne sait pas forcément bien les utiliser pour résoudre son énigme.
A toi d’être plus malin que lui !

Mon avis :
Un petit livre jeu qui m’a rappelé certains livres d’enquête de ma jeunesse. Ici c’est vraiment simple niveau texte, très très illustré, donc idéal pour les enfants.

Labourde, ainsi que les autres personnages, sont vraiment sympathiques. Ce Labourde porte bien son nom, et il a bien besoin de nous pour l’aider à trouver la solution! En tout cas je me suis fait avoir en beauté par la première énigme! J’ai cherché mais je n’avais sûrement pas encore bien compris le fonctionnement du livre (héhé je cherche des excuses!) mais ensuite j’ai bien trouvé, c’est donc tout à fait possible!

Chaque histoire nous propose vraiment tout ce qu’il faut pour découvrir la solution… mais il faut bien lire, et bien observer. Un roman idéal pour apprendre aux enfants l’importance du détail, pour qu’ils regardent bien tout, qu’il fasse travailler leur cerveau aussi! Rien d’impossible, et comme il y a 4 énigmes différentes, c’est vraiment peu de pages à lire à chaque fois.

Les illustrations sont en noir et blanc, et elles font un peu fouilli/brouillon parfois, mais c’est pour mieux nous obliger à chercher, sans que rien n’attire particulièrement l’oeil! Bien que publiées d’abord au Japon en 1994, les illustrations ne font pas très japonaises (type manga) mais les décors font assez japonnais. Elles ne posent cependant pas de soucis niveau culturel, et cela n’empêche pas du tout de comprendre les enquêtes.

Un ensemble convainquant, et ça ne m’étonnerait pas que les enfants demandent bien vite ensuite le tome 2 des aventures de Labourde On verra demain!

L’avis de Lilibook !

Les nouveaux contes de la cité perdue de Richard Bohringer

Les nouveaux contes de la cité perdue

de Richard Bohringer

Roman (adulte)

Flammarion, mai 2011
174 pages, 15€
ISBN 9782081260917

Thèmes : Nouveau monde, critique, littérature, schizophrénie, communauté

Mon avis :
Richard Bohringer, je le connais de nom, surtout pour sa carrière d’acteur. Je ne savais pas qu’il était aussi dramaturge, éditeur, scénariste, producteur, musicien, chanteur… Et écrivain donc ! Avec plusieurs titres déjà, une petite dizaine de romans. Il était temps de le découvrir donc.

Commençons par le commencement : la couverture. Elle est belle, mais je l’ai surtout trouvé vendeuse… ” vous me reconnaissez ? Achetez donc mon livre !” et bien finalement elle est tout à fait adaptée au roman, à son ambiance, et à ce que Richard Bohringer nous livre ici. Un texte intime et engagé.

Les nouveaux contes de la cité perdue est un roman qui laisse à voir le monde d’aujourd’hui dans tout ses défauts… et ses espoirs. Un roman perturbant. Par son thème, ses personnages et son écriture. J’ai un sentiment mitigé après la lecture de ce roman. Mitigé parce qu’il y a des passages vraiment magnifiques, des réflexions tellement pertinentes… Et puis à côté de ça on a ces personnages schizophrènes… et un auteur que je soupçonne de se prendre un peu trop au sérieux. Il cite le dernier Houellebecq et bien ce roman m’y a un peu fait penser. Mais pas vraiment dans le bon sens. On avait Houellebecq se mettant en scène, fou mais se jetant des fleurs… Ici c’est moins clair, mais le “héros” John (ou Thierry) qui n’est cité dans tout le livre qu’à la troisième personne [je crois que c’est ce que j’aime tant dans la littérature jeunesse, la première personne…], John donc écrit un livre “Les nouveaux contes de la cité perdue”, et même si lui n’est pas trop sûr, persuadé qu’il ne sera jamais un écrivain tel London, les autres personnages l’encense. Sans parler que John est acteur…
Les personnages sont souvent juste de passage dans ce roman, à peine esquissé alors qu’ils semblaient si intéressants. Beaucoup de mystères dans l’ensemble, on reste loin, les sentiments des personnages ne nous sont que peu accessible. Seules se dégagent les relation en Paulo, Solange/Betty et John/Thierry. Un histoire d’amitié, une histoire d’amour aussi, dont on connait, contre toute attente, la fin.
Et puis il y a, comme fond, comme paysage et comme moteur, le nouveau monde et la littérature. Ce monde ravagé qui cohabite avec le “notre”, contre les vanités et malveillances, mais avec un café “le bout du monde” où tous s’alcoolisent chaque soir…

Sentiment mitigé donc, parce que l’écriture saccadée, qui va bien avec le thème, n’a pas su me séduire. Ce livre oscille entre magnifiques phrases, envolées lyriques, et passages torturés. Un livre que j’ai tout de même lu d’une traite, mais je ne suis pas sure que je continuerai ma découverte de Richard Bohringer auteur.

Extraits :
“John cherchait nuit et jour l’inspiration.
Paulo aimait écrire sans but. Il aurait aimé apprendre son livre par coeur sans en laisser une trace écrite. Il disait qu’il suffisait d’un seul lecteur. D’un seul ami. John. Paulo savait que John ne se remettrait que grâce à son amour fou des mots et des maîtres, qui ne l’avait jamais découragé. John n’avait pas de génie. Il le savait. Vivre était sa syntaxe, sa syncope. Les plus beaux livres qu’il avait lus le rendaient plus fort. Il n’écrirait jamais comme Jack London. Voilà tout. Le plus dur était devant. De vivre sans génie. Pour la beauté des mots. Pour leur dire merci. Se parler à haute voix, entendre ce que l’on pressent.”
“Après quelques heures de sommeil il s’agrippait à sa vieille machine et tapait si fort que les crapauds taisaient leur concert connard. Il parlait en même temps, faisant sonner le phrase, l’écoutant avec le dégoût que peut provoquer la gourmandise.”
“Dans les anciens territoires, les habitants Rolex seraient de nouveau dans leurs piscines tranquilles, baignant dans leur vanité et leur temporel, leur inquiétude devant le Cac 40.
D’autres, des nouveaux rêveurs, prendraient la route, convaincus par le peuple des nouveaux territoires de tenter l’aventure. Encore une nuit de travail qui se finirait Au bout du monde.
“Papy tout fou tentait de s’envoler en vélo. Le vélo de Marceau. Papy tout fou était persuadé que le vélo de Marceau était magique. Comment un homme qui buvait autant pouvait-il tenir sur un vélo ? Il fallait que celui-ci soit magique. C’était sûr.”
“La nuit vient. Tout s’éveille. Tout devient lisible. Le début et la fin de l’histoire.”

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

N’ayez pas peur nous sommes là de Janine Boissard

N’ayez pas peur nous sommes là

de Janine Boissard

Roman pour adulte (femmes)

Flammarion, mars 2011
331 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-0812-4706-2

Thèmes : Amour, Famille, Pompier, Secours

Présentation de l’éditeur :

Elle s’appelle Ninon Montoire, a trente ans, est sapeur-pompier.
Accidents de la route, bus scolaire en perdition, secours d’urgence aux blessés, aide aux personnes esseulées, risques de pollution, feux difficiles à maîtriser… dans son métier tout peut arriver. Jour et nuit, durant ses gardes à la caserne, elle se bat, parfois au péril de sa vie, pour tous ceux que frappent le malheur, la maladie, l’adversité, s’efforçant de maintenir la petite flamme de l’espoir, quelle que soit la gravité de la situation.
“L’espoir, dit-elle, un pompier n’a que ce mot au cœur.” A la maison, les jours de repos, elle trouve avec Sophie, cinq ans, sa petite fille, gaieté et tendresse. Et avec Agnès, sa mère, douceur et compréhension. L’amour ? Ninon a décidé de ne plus y croire. Mais le “soldat du feu” ne se doute pas que, bientôt, il l’embrasera à nouveau. Cet incendie-là sera-t-il le plus dur à maîtriser ?

Mon avis :

Voici un nouveau bon roman de Janine Boissard ! Janine Boissard, c’est une auteure prolifique de roman d’amour mais sans tomber dans le roman facile et reprenant toujours les mêmes recettes… J’ai lu plusieurs de ces romans, toujours avec plaisir en fait, parce que c’est bien mené, que les personnages sont toujours sympathiques à suivre, et que ce sont des livres qu’on se prête de mère en fille. Après Sois un homme papa et Loup y es tu (et beaucoup d’autres qui ne sont pas sur mon blog) voici le premier que ma grand-mère ne lira pas avec nous… Je suis pourtant sûre qu’elle aurait apprécié cette plongée dans le monde des pompiers !

En effet Janine Boissard crée des livres vivants en renouvelant toujours ses personnages. Ici c’est Ninon Montoire que l’on suit, et avec elle toute l’équipe de pompier dont elle fait partie. Après un accident sur la départementale entre Tours et Loches où Ninon sauve Paul, le fils d’un médecin connu, plus rien ne sera fait pareil. Article de journal “L’ange de la Départementale 943”, et surtout rencontre avec un journaliste, le journaliste, William Launay. Les hommes sont nombreux autour de Ninon, qu’ils soient présents ou absents ils jouent tous un rôle important dans sa vie, dans son histoire. Ce roman est celui d’une histoire d’amour donc, avec un trio amoureux, mais surtout ce sont les “aventures” d’une brigade de soldat du feu. Des faits divers, des personnages que l’on ne fait que croiser, mais beaucoup de gens vraiment touchants et attachants, pour un roman tendre et émouvant.

Ce n’est pas mon Janine Boissard préféré cependant, j’aime un peu plus de suspense comme dans Loup y-es-tu, mais c’est comme toujours un plaisir. J’ai vécu pour un temps hors du temps avec Ninon, sa petite si mignonne, et ceux qui les entoure. Un détour par la plage entre deux incendies, pour des moments vraiment poétiques dans ces pages ! Une lecture agréable pour décompresser, relativiser aussi, et pleurer parfois…

Un roman lu en mars, pour un avis qui aura tarder à venir, mes excuses à toute l’équipe de Gilles Paris, qui doit parfois s’arracher les cheveux avec moi ^^

D’autres avis : Stef, Françoise B., Catherine, Martine et Madame Yv plus sceptique.

Défi La Plume au féminin A/4

par Opaline

La forêt – Doc à Couliss’

La forêt

de Françoise de Guibert,
illustré par Anne-Sophie Lanquetin

Documentaire pour enfant, dès 3 ans

Mango Jeunesse, 2011
Doc à Couliss’, 9,95€
9782740427750

Thèmes : forêt, animaux

Présentation de l’éditeur :
Un tout premier documentaire pour découvrir le monde qui nous entoure. Derrière chaque volet se cache un petit livre : autant de secrets, de jeux ou d’histoires pour en savoir plus sur la forêt.

Mon avis :

Aujourd’hui un livre d’une collection très sympa chez Mango Jeunesse : Les Doc à Couliss’.

Des documentaires pour les petits, cartonnés, tout illustrés en couleur avec en bonus des petits volets coulissants!

J’avais très envie de découvrir ce petit album documentaire, car je suis assez psycho rigide dans le choix des documentaires, et très souvent déçue. Ici c’est donc un avis en demi teinte, difficile de me satisfaire totalement. Commençons donc d’abord par les petits points négatifs selon moi : Comme beaucoup de documentaire pour la jeunesse, les dessins priment. Pas de photo. Et pourtant n’est-ce pas la meilleure façon de présenter des informations justes aux enfants ?  L’autre point, ce sont les petits livrets, à l’intérieur des tirettes. J’adore le principe, j’y reviendrai, mais j’ai trouvé ça difficile à manier pour des petites mains. Les livres sont conseillés dès 3 ans, et si tirer le volet ne devrait pas poser de problème et ne pas être trop fragile, qu’il est dur de tourner les petites pages à l’intérieur. Difficile à attraper et les pages se tournent à l’envers de celle d’un livre plusieurs fois ce qui ne doit pas aider les enfants à comprendre le principe.

Passons aux points positifs! Les enfants vont se régaler, seuls dès qu’ils sauront lire, accompagnés en attendant. Des informations pointues sur la forêt, pour apprendre à mieux connaître la faune et la flore. Une organisation parfaite : informations sous les images correspondantes, et des doubles pages sur des thèmes qui se suivent bien : on commence par une promenade dans les bois, qui nous présente en fait ce qu’on va découvrir dans le livre, puis les arbres, les oiseaux des cimes, l’écureuil, le cerf, les animaux des sous-bois et les petites bêtes! Un beau programme, que j’ai beaucoup aimé découvrir et redécouvrir. Parce que oui j’ai appris plein de choses, par exemple sur le nid du coucou et leur façon un peu particulière de faire adopter leurs enfants (c’est un des petits livrets, qui permettent comme vous le voyez à approfondir un sujet, il y a aussi les fourmis d’ailleurs, ainsi que le loup et le chêne – et une parenthèse dans la parenthèse, le livret de couverture présente les autres, sous forme de questions pour pousser les enfants à entrer dans le livre -) . En plus il y a même un hérisson dans le livre, alors je suis forcément conquise!

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Dans la même collection à découvrir : Le cirque, les animaux de la ferme et le corps.