16 nuances de première fois – Nouvelles

1616 nuances de première fois

Dirigé par Manu Causse & Séverine Vidal
Éd. Eyrolles (2017)
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Ce recueil de nouvelles s’adresse aux plus de 15 ans.

16 nouvelles / 16 auteurs / 16 premières fois :

drôles, tendres, ratées, non désirées, seul ou à plusieurs…

Comme avec tous les recueils de nouvelles, certaines m’ont plus plu que d’autres, mais elles sont toutes intéressantes !!

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1- Nouvelle notification de Clémentine Beauvais

Échange de sms entre deux copines, dont l’une vient de vivre sa 1ère fois (je vous laisse découvrir comment). C’est drôle !

2- Dr Jekyll, Mr Hyde et moi de Benoît Broyart

Un jeune garçon s’interroge sur ce que sera sa « 1ère fois » et sur ces hormones qui lui ravagent le bas du ventre…

3- Le torse plastique d’Hélène Rice

Garance est invitée à la Soft night party, la soirée dont rêve toutes les filles ! Sauf qu’elle n’est pas intéressée… Elle va y aller pour faire plaisir à son amie Zoé.

4- Des fées d’Arnaud Tiercelin

Antoine est asthmatique et en cure à Murat le Quaire. Ayant besoin de « changer d’air », il va grimper jusqu’au banc de la Roche aux fées et faire une étrange rencontre…

5- Fixer les vertiges d’Antoine Dole

Florian raconte sa 1ère fois, entre désir et envie de fuite, entre hésitation et abandon.

6- Mon beau miroir d’Emmanuelle Urien

Un témoin muet regarde, sans pouvoir intervenir, une jeune fille essayer de résister aux avances insistantes d’un garçon plus âgé.

7- In Gode We Trust d’Axl Cendres

Et si « le faire » à trois devenait réalité ?

8- Action ou vérité de Manu Causse

Certainement une des nouvelles les plus « hot » de ce recueil !!

9- Il était une (première) fois de Rachel Corenblit

Lors d’une soirée, 4 amies se racontent « leur » rencontre avec le Prince Charmant…

10- Odessa de Cécile Chartres

Un ado avec une anatomie un peu particulière décide de devenir acteur de films porno… Mais il aura aussi sa « première » fois.

11- Toutes les connes s’appellent Manon de Driss Lange

Une jeune fille, musulmane et amoureuse, a cédé aux désirs du garçon qu’elle aime. Depuis, il a disparu et elle s’inquiète des conséquences.

12- Mike le bucheron de Taï-Marc Le Thanh

Gaspard, 16 ans, découvre par hasard un livre qui va lui ouvrir quelques horizons. C’est « chaud » et c’est drôle !!

13- Sans elle de Gilles Abier

Anaïs aime Pierrick. Un jour, elle veut lui faire une surprise, lui faire plaisir. Elle va réussir au-delà de ses espérances.

14- ça sert à rien de Sandrine Beau

Parfois on se pose beaucoup de questions, et puis… J’ai beaucoup aimé la chute !!

15- Something Evil’s Lurking in the Dark de Chrysostome Gourio

Celle-ci, je l’avoue, m’a un peu donné la nausée…

16- A l’ancienne de Séverine Vidal

Une dystopie qui fait un peu peur… C’est ça l’avenir ?

La préface + quelques pages à feuilleter par ici

Ils ont aimé aussi : Noukette, Jérôme, Pépita

La plume de Marie – roman historique

plumeLa plume de Marie ♥

Clémentine Beauvais
Anaïs Bernabé (ill.)
Éd. Talents Hauts (2011)
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Nous sommes en 1650 au château du Baron de Rochecourt. La mère de Marie était servante au château. Après son décès, le baron et la baronne ont recueilli Marie et l’ont élevée avec leurs enfants, lui apprenant même à lire et à écrire (ce n’était pas le cas des domestiques à cette époque). Mais le jour où ils doivent recevoir Monsieur Pierre Corneille, le célèbre dramaturge, Marie, pourtant la plus enthousiaste (elle adore le théâtre et écrit de petites scènes), se voit rappeler son statut de fille de domestique et est priée de bien vouloir se faire toute petite. Pourtant, grâce à quelques ruses, et avec la complicité des autres enfants, elle réussira à parler à Mr Corneille…

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Un petit livre très original dans sa forme, car il est entrecoupé de petites scènes de théâtre pleines d’humour (écrites par Marie !)

C’est un texte très court (112 pages) et très rythmé qui se lit -non seulement facilement- mais avec beaucoup de plaisir. On ne peut s’empêcher de sourire aux ruses des enfants… « La plume de Marie » est un roman historique qui parle de théâtre mais aussi et surtout de la condition des domestiques ainsi que de celles des femmes à cette époque.

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Une histoire qui pourra permettre d’initier les plus jeunes au théâtre en leur proposant de jouer les actes écrits par Marie.

Ce roman a reçu le prix Unicef 2017

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Un extrait : « Monsieur Thomas souffle très fort en levant les yeux au ciel et claque la porte de la chambre. Vexée, Mademoiselle Margot se retient de respirer pendant au moins 2 ou 3 minutes, tandis que Mademoiselle Sophie continue tranquillement de vêtir sa poupée. Les joues déjà rubicondes de Mademoiselle Margot se gonflent de sang. Enfin elle abandonne la lutte et ses poumons se vident de leur air en un long et formidable sifflement. Quelques instants plus tard, le soulier manquant est déniché sous une armoire.

Nous sommes le 10 mais 1650, et ainsi commence une journée ordinaire au château de Rochecourt. »

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Du même auteur, nous vous avons déjà présenté : Les petites reines, Songe à la douceur, La louve

Le blog de Clémentine Beauvais

D’autres images sur le site des éditions Talents Hauts

D’autres que moi ont aimé : Noukette, Jérôme

Songe à la douceur – Roman d’amour

SongeSonge à la douceur

Clémentine Beauvais

Sarbacane (2016)

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Une histoire librement inspirée par le roman d’Alexandre Pouchkine « Eugène Onéguine » (1837) et par l’opéra du même nom, de Piotr Ilitch Tchaïcovski (1879)

Le titre (que je trouve très beau !) est tiré d’un poème de Baudelaire, « l’invitation au voyage« 

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Cette histoire est une histoire d’amour, celle d’Eugène et Tatiana. L’un est amoureux, l’autre pas. Enfin… Peut-être ne le sait-il pas ?

* * * * *

Au premier abord légèrement rebutée,

Par cette mise en page savamment étudiée,

Je me suis tout doucement laissée emporter,

Par cette histoire d’amour si joliment contée.

* * * * *

Bref, vous l’aurez compris, même si mes vers sont loin d’être aussi beaux que ceux de Clémentine Beauvais, c’est un roman (en vers) que j’ai beaucoup aimé ! Et qui m’a, d’ailleurs, donné envie de lire le roman qui l’a inspiré. Une histoire d’amour romantique, je devrais préciser dans le sens littéraire du terme, c’est à dire avec un brin de mélancolie…

Sur le site des éditions Sarbacane, vous pourrez avoir plusieurs exemples de cette mise en page très originale.

J’ai volontairement évité d’en dire trop, pour vous laisser le plaisir de la découverte. Mais si vous voulez en savoir plus, vous pouvez allez lire l‘avis de Ricochet, plus étoffé que le mien, ainsi que ceux de Noukette, Jérôme et Moka.

Au début du roman, vous trouverez une liste de très belles chansons (d’amour !) à (re)découvrir…

De cette auteure, je vous ai déjà présenté un bel album, « la louve » et son roman précédent « les petites reines« 

rentrée littéraire 2016

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Les petites reines – C. Beauvais

Les petites reinesRoman pour adolescents
Road Trip, Acceptation de soi et vélo

Les Petites Reines

de Clémentine Beauvais

Sarbacane, 2015

Ce titre vous l’avez forcément déjà croisé. Tout le monde en parle, tout le monde l’a lu, il reçoit des prix, des critiques élogieuses, et Nathalie vous en a déjà parlé ici-même… Alors je l’ai lu, moi aussi… Ce n’est pas un coup de coeur, mais je vous en parle quand même !

Les petites reines aurait pu s’appeler Les trois boudins. Un titre moins vendeur et moins humoristique, c’est sûr, mais qui donne le vrai ton de ce livre. Trois jeunes filles, nommées boudins lors d’un « concours » sur les réseaux sociaux de leur établissement scolaire, sont en effet les héroïnes. Boudin d’or, boudin d’argent, boudin de bronze. Les filles les plus laides, les plus grosses… Mireille est l’une d’entre elle, et ce n’est pas la première année qu’elle reçoit ce titre. Elle prend donc ça avec beaucoup de légèreté, du moins en apparence. Elle va rencontrer Astrid et Hakima, les deux autres boudins, et décider qu’à trois elles seront plus fortes. De fil en aiguille va jaillir une idée, être à la garden party de l’Elysée le 14 juillet. Astrid souhaite y rencontrer Indochine. Hakima parler au général Sassin (à cause duquel son frère est revenu infirme de la guerre). Mireille enfin, rencontrer le mari de la présidente, un grand philosophe qu’elle pense être son père, même s’il ne l’a jamais reconnue.

De ce point commun un peu capillotracté, elles font une force, et décident… d’aller ensemble à Paris, mais en vélo ! En vendant des boudins en route ! Une folle aventure commence alors, et franchement, avec ce pitch, ça ne partait pas gagnant pour moi…

L’écriture de Clémentine Beauvais ne m’accroche pas, je trouve l’ensemble trop cru, trop « langage parlé », et il me manque quelque chose. Pour autant, à part à quelques passages, j’ai réussi à en faire abstraction pour me plonger dans l’histoire. Intrigue justement qui, si on la regarde dans son ensemble n’est que coïncidences et hasard, relevée d’une pointe d’incongru totalement incroyable…

Mais voilà, Les petites reines a ce petit quelque chose qui nous pousse à avancer dans l’histoire, qui me pousse à vous en parler. Ce petit rien d’humanité, d’humour, d’amour, qui fait qu’on s’attache aux personnages. Astrid, Mireille, Hakima, trois grosses, mais surtout trois ados qui vont apprendre beaucoup tout au long de ce parcours, qui vont grandir, mais qui vont aussi faire grandir les gens qu’elles croisent. Cette interaction avec l’environnement, ce rapport aux autres, ces instants de rencontre, de dialogue, c’est réellement ce qui fait de ce livre une belle histoire malgré mes réserves, et qui m’incitent à le partager !

Ces jeunes filles nous apprennent beaucoup sur l’estime de soi et le dépassement, sur la volonté. Le regard des autres aussi va peu à peu changer, et cette partie est vraiment très bien amenée, dans un contexte très réel et moderne, qui parlera aux jeunes lecteurs.

Vous l’avez lu, qu’en avez vous pensé ?

Nathalie vous en a parlé, et elle a adoré :

Les petites reines

+ Challenge YA#5