Dorothy Counts – 1957 la ségrégation est encore là.

DorothyElles ont osé !

Roman jeunesse 11+

Dorothy Counts
Affronter la haine raciale

Élise Fontenaille

Coll. Elles ont osé !

Éd. Oskar (2019)

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Mercredi 4 septembre 1957, cinq heures du matin, Charlotte, Caroline du Nord. Cette nuit, Dorothy n’a pas réussi à trouver le sommeil. Elle s’est réveillée en hurlant, poursuivie par un terrible cauchemar : Elle était assaillie par une foule enragée. Malheureusement, son cauchemar va devenir réalité, lorsqu’elle va se présenter aux portes du Lycée. Car Dorothy est noire, et, comme la loi l’y autorise maintenant, elle veut suivre des cours au lycée, un lycée de blancs… Pour cette rentrée, très importante pour elle, elle a mis sa plus belle robe, cousue par sa grand-mère. Elle va vivre ce jour-là le jour le plus horrible de sa vie.

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Je me demande (et avec le recul, Dorothy se le demande aussi) si c’était du courage ou de l’inconscience. De sa part à elle comme de la part de ses parents d’ailleurs. Laisser seule une adolescente de 15 ans affronter une foule haineuse (ils ne s’attendaient visiblement pas à autant de haine !)… Je ne sais pas comment elle a fait pour rester toute la journée, pour ne pas hurler, pour rester calme ! Et elle y est retournée. Le premier jour c’était peut-être de l’inconscience, mais les jours suivants, elle savait à quoi s’attendre. C’était donc du courage, un très grand courage ! Chapeau Dorothy !!

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Les avis de Noukette et Jérôme

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C’est ma deuxième participation au challenge d’Enna, le African American History Month

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Chez le même éditeur, sur la ségrégation également : Deux livres qui parlent de Martin Luther King

D’Élise Fontenaille, déjà présenté sur ce blog (pour les plus jeunes) : On a volé les poules de Clémentine !

La cité lagune. Le pouvoir des soeurs d’Anne Kalicky

La cité lagune est une traversée fantasmagorique dans une cité moyenâgeuse !

Roman d’aventure pour la jeunesse de 10 à 13 ans

La cité Lagune :
le pouvoir des soeurs

d’Anne Kalicky

 

Editions Flammarion jeunesse, octobre 2019,
144 pages- 10, 90 euros
Illustration de couverture : Sophie de La Villefromoit

Thèmes : enquête, fraternité, pouvoir

 

Présentation de l’éditeur: “Dans la cité lagune, habitent des jumelles aux longs cheveux roses. Recueillies petites par une servante et son maître, les deux soeurs ne savent rien de leur origine. Mais lorsque le danger les menace, elles réalisent qu’un étrange pouvoir les unit…”

 

En premier lieu,  c’est sa magnifique couverture qui m’a donné envie de découvrir La cité lagune. Côté écriture, je ne m’attendais pas du tout à cela mais le roman est plaisant.  Le titre est déjà très mystérieux et la quatrième de couverture donne encore plus envie de découvrir de quel pouvoir il est question.

Dans “Le pouvoir des soeurs”, il y a quelques longeurs. C’est pourquoi j’ai eu un peu de mal à m’immerger dans cet univers si particulier. Par la suite, certains passages m’ont intriguée et je me suis vraiment laissée emporter par le récit. La force de l’auteur est d’instaurer une atmosphère mystérieuse autour des deux fillettes. Donc, au fur et à mesure que l’on avance dans l’intrigue, la curiosité nous pousse à tourner les pages juqu’au dénouement. Ce dernier nous laisse malheureusement un peu sur notre faim (ce qui est assez courant pour un premier tome).

En somme, “Le pouvoir des soeurs” pose les bases d’une série, La cité Lagune, qui semble prometteuse. Dotées d’un tempérament très différent, les jumelles sont très attachantes. En comparaison avec le début de l’histoire,  la fin est plus sombre. Les protagonistes attendent avec impatience le grand bal qui permettra à la ville de panser ses blessures suite à une épidémie de peste. On sent que ce bal est très important, l’illustration de couverture prend alors tout son sens.

Fortement inspiré par la Venise du  Moyen-Âge, la ville de Cadacise est frappée par une étrange malédiction. Il semblerait que les jumelles soient liées aux drames qui frappent les habitants de la cité lagune. Le suspense est au rendez-vous et il faudra attendre les derniers chapitres pour découvrir en partie la véritable menace qui plane sur la ville.

Le roman regorge de mots italiens, ce qui permet de mieux s’imprégner de son atmosphère particulière.

“Le pouvoir  des soeurs” est un bon tome introducteur qui donne envie de découvrir les prochains tomes de la série La cité Lagune. J’ai hâte de lire la suite!

~Melissande~

 

+ Deux autres romans mettant en scène des soeurs liées par un étrange secret, présentés par Hérisson:

– Lily et la magie défendue de Holly Webb

– Les étranges sœurs Wilcox. Les vampires de Londres de Fabrice Colin

 

+ L’avis de Melisande (Accroc des livres)

Les couleurs du Ghetto – Roman illustré

couleursRoman illustré

A partir de 13 ans

Les couleurs du Ghetto

Aline Sax

Illustrations de Caryl Strzelecki

Coll. Encrage

La Joie de Lire (2019)

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Présentation de l’éditeur : Varsovie, automne 1940. Le quartier dans lequel vit Misja, sa sœur et ses parents, est transformé, sous l’occupation nazie, en ghetto. Tous les Juifs de la ville et de ses environs y sont enfermés. Les maladies, la faim et les expulsions éliminent lentement mais sûrement la population. Misja, lui, refuse la situation, il ne veut pas se laisser emmener à l’abattoir comme un agneau… Avec quelques compagnons, il se révolte !

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J’ai lu ce roman il y a déjà plusieurs mois, en octobre ou novembre. Cela fait partie des livres, des thèmes, dont je me dis qu’il est indispensable de les lire et de les faire connaître. Mais dont je sais, aussi, qu’ils vont me toucher profondément, me bouleverser. Et donc, la plupart du temps, je traîne pour les lire. J’ai fini par lire celui-ci, mais j’ai perdu mes notes. Et j’avoue qu’à l’approche des fêtes de Noël, je n’avais pas envie de le relire.

Bref. Comme prévu, ce roman m’a bouleversée. C’est oppressant. Jour après jour, on voit comment les gens ont été brimés, humiliés, arrêtés puis enfermés dans ce ghetto. En peu de mots, de phrases, on comprend comment s’est arrivé. Comment les gens se sont “laissés faire”, si on peut dire, c’était ça ou mourir…

C’est un roman qui devrait se trouver dans tous les collèges et lycées.

Il devrait être lu par tous les jeunes qui doutent de la Shoah, qui ne connaissent pas ce moment de l’Histoire. Je l’ai trouvé terrible, abominable (pour ce qu’il raconte bien sûr) mais terriblement bien fait en ce sens où je pense que personne ne pourra rester indifférent à cette lecture.

Les illustrations en noir et blanc ajoutent encore au sentiment de malaise et d’oppression ressenti à la lecture de ce très beau texte.

A LIRE !!!

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Lire un extrait et voir les illustrations sur le site de l’éditeur

Sur le même sujet, voir aussi : Au ghetto de Varsovie nous avons combattu

Un livre qui participe au Challenge d’Antigone

https://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2019/01/objectif-pal-250x250.jpg

Au Ghetto de Varsovie nous avons combattu

ghettoSouvenirs du Ghetto

A partir de 12/13 ans

AU GHETTO DE VARSOVIE

NOUS AVONS COMBATTU

Éric Simard
Avec Marek Edelman

Coll. Histoire et Société
Oskar Editeur (2018)

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C’est une lecture commune avec Blandine

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Présentation de l’éditeur : Depuis novembre 1940, les troupes allemandes et leurs collaborateurs terrorisent, affament, humilient et déportent les Juifs du ghetto de Varsovie. Quatre habitants sur cinq sont exterminés en quelques mois…
Soudain, le 18 janvier 1943, retentissent dans les rues du ghetto les tirs d’une poignée de jeunes résistants juifs contre les soldats allemands venus effectuer une dernière rafle. C’est la première rébellion menée dans une ville européenne contre les occupants nazis. Tenue en échec, l’armée allemande se retirera et réattaquera trois mois plus tard avec une puissance de feu bien supérieure. Marek Edelman est un membre de l’état-major de l’insurrection. Il a alors vingt-quatre ans.

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 Ce livre est une fiction qui s’appuie sur des faits réels. Il se présente sous la forme de “pseudo-souvenirs ou témoignages” venant de plusieurs personnes qui parlent de Marek Edelman, combattant du ghetto. En une page, chaque “personne” qu’a connu Marek raconte comment il l’a rencontré ou à quelle occasion il a combattu avec lui. A travers ces très courts chapitres (1 à 2 pages) on a une idée de la vie terrifiante qu’on eu tous ces gens. La faim, la peur, le froid, la méfiance, l’horreur au quotidien.

Éric Simard explique comment il a réalisé ce “portrait mosaïque”.

“Les faits relatés dans ce livre reposent sur le témoignage de Marek Edelman (1919-2009), un des rares combattants ayant survécu à l’insurrection du ghetto de Varsovie. Ils ont été publiés juste après la Deuxième Guerre mondiale dans deux ouvrages : La vie malgré le ghetto et Mémoires du ghetto de Varsovie.”

Marek Edelman a écrit ces livres pour qu’il reste une trace de ses camarades de combats. 73 ans plus tard, Eric Simard fait ressurgir ces personnes (décédées) afin de lui rendre hommage.

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Un livre que j’ai trouvé intéressant, et avec lequel j’ai appris des choses (je ne connaissais pas les “tickets de vie” par exemple).

Mais si le fond m’a intéressé, la forme m’a quelque peu perturbée. Ces courts récits donnent une “forme” étrange au livre, un peu décousue (un côté “zapping”) et du coup j’étais plutôt “détachée” pendant ma lecture, pas vraiment émue. Ce qui, au fond, n’est peut-être pas plus mal vu les horreurs racontées !

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D’Éric Simard, déjà présentés sur ce blog : Martin Luther King, La femme noire qui montra le chemin de la liberté et Allô Jésus, ici Momo

Un livre qui était dans ma PAL depuis près d’un an…

Il participe donc au Challenge Objectif PAL d’Antigone.