LD# Je d’enfants d’Henrik Nourry

Lundi découverte : découvrons un auteur!

Je d’enfants

d’Henrik Nourry

Recueil de poésie

The Book Editions
978-2-7466-3445-9, 10€

Présentation :
L’enfance, un état éphémère ? Pas si sûr…
La vie, véritable jeu de construction, nous amène à bâtir, détruire et reconstruire au gré des obstacles et des rencontres. Cependant, à l’intérieur, bien enfoui, reste l’enfant que nous étions.
« Je d’enfants » part à la recherche de celui-ci dans chaque épisode que l’on vit et dans ce jeu universel qu’est l’amour où les règles n’ont plus cours.
Et vous, retrouverez-vous vos « je d’enfants » ?

Mon avis :
Sous une couverture austère bien que rappelant la marelle enfantine – la mienne n’était pas comme ça d’ailleurs – se cache un recueil de poésie d’un jeune auteur (second recueil publié).

Le thème de l’enfance est le point commun de chaque texte, de prêt ou de loin, la liaison qui nous invite à poursuivre notre lecture, malgré des textes assez inégaux. J’aime beaucoup les rimes en poésie et j’ai apprécié d’en retrouver tout au long de ce recueil mais j’aime aussi sentir le rythme, la musicalité de la phrase, c’est pour cela je pense que certains textes m’ont déçu.

J’ai apprécié le thème, les mots, les idées, les références à l’enfance aussi mais ce manque de rythme m’a parfois perturbé voire arrêter. J’aime la poésie, mais avec des goûts très classiques je crois, qui m’empêche d’être complètement sensible à des formes plus modernes.

J’ai trouvé dans ce recueil de jolis mots que j’ai aimé lire et relire à voix haute, des textes qui m’ont touché, alors c’est l’essentiel à mes yeux.

+ Un livre que vous pouvez acheter sur le site de The Book Edition

+ une vidéo de l’auteur autour de son premier livre.

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La Musardine – Bilan Partenariat

* Sex in America de Marilyn Jaye Lewis *

Une plongée dans la complexité du désir féminin au cœur de l’Amérique des bas-fonds

Ce recueil présente deux longues nouvelles érotiques qui portent un regard inédit sur le désir féminin, à travers des personnages qui découvrent le plaisir lors de rapports généralement purement masculins.

 L’auteur :
Cette auteure qui vit à New-York a su s’imposer comme figure de proue dans le monde de l’érotisme. Neptune & Surf – titre original de cet ouvrage – présente des textes de fiction tirés d’entretiens de l’auteur avec un groupe de femmes sur leurs fantasmes les plus profonds. Elle a reçu le prix du meilleur auteur érotique « Erotic Awards » de l’année au Royaume-Uni en 2001 pour ce livre.

Ils l’ont lu :

Tiphanie : « J’ai […] apprécié la première nouvelle, Neptune Avenue. Il y a une histoire derrière les scènes de sexe. {…] J’ai apprécié le personnage de Nath, il est sincère avec Gina et veut vraiment l’aider à sortir de la prostitution à rompre avec sa famille, tenancière d’un bar à opium. {…] Mon avis est donc positif pour cette première nouvelle, ce n’est pas vraiment le cas pour la seconde. »

Véronique D. : « Si le premier récit, au-delà des quelques scènes érotiques, est plutôt soft et donne une image de la prostitution de mère en fille et de la pauvre vie affective du marin, le second m’a franchement gênée avec l’avilissement de la femme. »

 

* Osez 20 histoires de soumission & domination *

Un nouveau livre de la célèbre collection Osez…
Deux cents ans après la mort de Sade, esclaves et maîtres perpétuent les vices et sévices du divin Marquis avec délectation. Epoux cocu qui se venge de l’infidélité de sa femme et reconquiert son amour en la soumettant, domina expérimentée qui prête son esclave à sa jeune élève pour lui apprendre à dominer, marchand de sommeil crapuleux en proie à la vengeance sadomasochistes des gens qu’il exploitait, reine cruelle et perverse qui tyrannise sexuellement sa cour, dans Osez 20 histoires de soumission & domination, le SM n’a jamais été aussi moderne, vivant et inspiré !


L’avis de Liyah :
« 
[…]ce qui m’a dérangé, c’est qu’en lisant ces histoires, j’avais parfois l’impression de regarder un vieux film érotique, à l’opposé de l’excitation. C’est assez cliché, et les personnages sont parfois très caricaturaux« 
« Une collection intéressante, mais un thème particulier ! »

 

Merci aux éditions La Musardine pour ces partenariats

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Non Stop de Frederic Mars

Non Stop

de Frederic Mars

Thriller pour adolescent/ jeunes adultes

Hachette (Black Moon), novembre 2011
9782012020856, 18€
768 pages

 

Présentation de l’éditeur :
9 septembre 2012, Manhattan.
Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe.
Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quels que soient leur âge, leur sexe et leur couleur de peau.
La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les Death Walkers, les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.

Mon avis :
Après cette longue présentation je ne vais pas vous parler de l’histoire. J’ai d’abord voulu la censurer, mais moi même quand j’ai commencé à lire ce livre j’avais déjà ces informations là, qu’on ne découvre pas de tout de suite. Pas de surprise sur le début donc, mais finalement sur le nombre de page, ça nous laisse largement de quoi découvrir! Du coup si vous ne l’avez pas fait, vous n’avez plus qu’à lire la présentation de l’éditeur!

Les personnages de ce roman nous semblent de plus en plus proche au fil des pages, on souffre avec eux, on s’attache, on tremble… on marche! Notre héros principal c’est Sam, policier marqué par le 11 septembre, père d’une adolescente touchée par cette attaque. On le découvre peu à peu, et son personnage, un peu paumé dans la vie, souvent décalé rend ce roman humain. Pourtant ce n’est pas évident car ce roman est avant tout celui d’une terrible attaque, une attaque terroriste, rythmée, avec un implacable compte à rebours.  Nous sommes en 2012, autant dire très proche de nous et les détails sont donc très réalistes… on ne peut pas s’empêcher alors de se demander « et si c’était vrai », « et si cela arrivait » ? 

Les pages passent vraiment très vite, et la seule chose qui nous fait vraiment sentir le nombre de page, c’est le poids du livre. C’est là que je vois vraiment tout l’intérêt du livre numérique. Oui car comme ce livre est addictif, je l’ai trainé avec moi plusieurs jours… et je l’ai vraiment trouvé lourd! Les pages passent donc très vite, d’autant plus vite que l’auteur use de deux artifices bien maitrisés : le principe du compte à rebours puisqu’on sait qu’il y a un projet final, mais aussi l’alternance de narrateur et de point de vue, qui nous permet de ne pas se lasser en découvrant certaines choses que ne connaissent pas les autres protagonistes. Une bonne idée pour un livre aussi complexe, car si les actions en elle même sont assez claires, les réflexions qui sont derrière sont compliquées.

Ces réflexions, sur la politique, le 11 septembre et le Moyen Orient, en passant par pas mal d’autres détails, médicaux ou terroristes sont distillées en arrière plan tout au long de ce thriller. J’ai lu, j’ai compris dans l’ensemble, mais je suis ressortie avec de nombreuses questions sur finalement le message que l’on fait passer au lecteur, concernant le terrorisme particulièrement. Je pense qu’il faudrait relire ce roman une deuxième fois, sans la tension prenante de l’histoire, pour s’attarder aux détails et prendre le temps de décrypter un peu plus les informations qui servent de base au roman. Mais je ne l’ai pas fait, j’ai préféré rester sur mon ressenti premier, vraiment positif. Je serais ravie cependant d’avoir vos retours !

Un roman étrange dans la collection Black Moon qui nous a plus habitué à du fantastique, mais une belle ouverture sur d’autres littérature, qui ne manquera pas d’ouvrir des perspectives aux lecteurs de cette collection!

En conclusion un très bon thriller, haletant à souhait, avec de vrais personnages humains et touchants… N’ouvrez ce livre que si vous avez le cœur bien accroché… et un peu de temps devant vous!

+ Sur Lecture Academy

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Place de Chine de Roland Hélié – Bilan Partenariat

* Place de Chine de Roland Hélié *

Peut-on contrer l’oubli avec un livre ? Peut-on se raconter sans «recomposer », sans céder à l’anecdote, à l’apitoiement ou l’auto satisfaction ? Avec Place de Chine, Roland Hélié propose un récit autobiographique unique qui prend la forme d’une lutte contre l’oubli, le bras armé du temps qui passe.

Place de Chine débute comme un négatif, au sens photographique du terme, du Je me souviens de Georges Pérec : « J’ai oublié ».
Une litanie qui en dit plus que bien des souvenirs, bien des journaux intimes. Ou comment se raconter « en creux » ; par le manque,
par ce qui échappe à la mémoire, par ce qui résiste à l’écriture. Le texte alterne les registres de langage comme autant d’audaces et
passe de la généalogie ironique à la langue administrative de l’état civil, en trouvant, à chaque étape, le juste équilibre entre récit et fragments de vie.

Car la langue de Roland Hélié est à part. À l’autofiction et l’autobiographie, il oppose une exigence poétique : celle de l’exactitude, celle du mot juste. Pour écrire, il supprime, il élague, s’inspirant ainsi de la mécanique même de l’oubli. Son approche évoque la rigueur poétique de Francis Ponge (Roland Hélié est d’ailleurs originaire de Montpellier, comme lui), la force d’attraction de Beckett ou encore l’inventivité formelle de Georges Perec. Un texte sur la mémoire et la perte de mémoire ; la redécouverte d’un écrivain et d’une prose d’une grande force, refusant le compromis et l’effet pour viser au plus juste et au plus intime.

Place de Chine est le premier titre d’une nouvelle collection de Rue Fromentin : la contre-allée. Elle regroupe des textes qui mettent en avant l’exigence littéraire et l’expérimentation formelle.

L’auteur :
Roland Hélié est né en 1958 à Montpellier. Il n’a pas écrit d’autres livres depuis Place de Chine (1991). Il s’est ensuite consacré aux musiques du monde (il vit, dans un village de la Drôme, entouré de sa collection de 10 000 enregistrements) et à la cinéphilie.

Ils l’ont lu :

Liliba :
 » Étrange petit livre que celui-ci !
Voici pèle-mêle des souvenirs auto-biographiques de l’auteur, jetés sur le papier pour se défendre contre l’oubli et le temps qui passe. »
« C’est frais et amusant, mais à mon goût un peu vain »

32 Octobre :
à venir

Lu aussi par :

Asphodèle : extrait
« Cinquante-cinq pages surprenantes, mais un peu « éclatées », sans queue ni tête, il manque la locomotive à ces mots jetés en vrac. Je pense que la forme est voulue car le fond, concis, fouailleur est dit sans excès d’encre. Une belle plume, ironique et poétique. »

Delphine

L’irrégulière

Merci aux éditions Rue Fromentin pour ce partenariat

Vous aussi vous l’avez lu ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire, et vos liens!

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