Le Mois Américain est de retour !

mois

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Littérature américaine / Cinéma américain

Le Mois Américain

Le retour !

Chez Titine du blog Plaisirs à cultiver

et animé par Mélanie sur Instagram

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C’est la 9ème année que Titine propose ce mois américain, et la deuxième fois que j’y participerai. Il se déroulera du 1er au 30 septembre 2020.

Vous trouverez les rendez-vous proposés ci-dessous. En rose les romans (correspondant aux thèmes) que je vais essayer de lire pendant ce mois et en rouge les thèmes ou lectures que j’ai ajouté par rapport au programme d’origine et enfin, en vert, le programme Instagram ! Ce billet -qui servira également de bilan- sera mis à jour au fur et à mesure de mes lectures…

Un groupe Facebook existe et pour Instagram, le hashtag c’est #lemoisamericain.

Mois américain bilan de 2019.

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Le programme proposé est le suivant
  • Le 2 sept : BD Herobear & the kid de Mike Kunkel (sur Insta c’était le thème de la nature)
  • 4 septembre : ladies first (auteure américaine, livre féministe, héroïne marquante) – Le récital des anges de Tracy Chevalier (2002)
  • 6 sept : Album jeunesse – Une super histoire de cow-boy
  • 7 sept : Amérindiens roman jeunesse – Alcatraz Indian Land d’Élise de Fontenaille (2018)
  • 8 septembre : la figure du cow-boy – Arizona Tom : le môme, le shérif et les truands de Norman Ginzberg (2013)
  • Le 9 sept : BD Calfboy de Rémi Farnos (2018)
  • 10 septembre : séries tv –
  • 12 septembre: roman du 19ème siècle ou se déroulant au 19ème siècle – Le fils de Philipp Meyer (2014)
  • 14 sept : BD ou Comics –
  • 15 septembre : le désir –
  • Le 16 sept : BD Black Hole
  • 17 septembre : polar/roman noir/thriller – Killeuse de Jonathan Kellerman (2018)
  • 19 septembre : un roman jeunesse/young adult – La cicatrice de Bruce Lowery (2002)
  • 22 septembre : black lives matter –
  • Le 23 sept : BD Boot black T1 de Mickaël (20
  • 24 septembre : la guerre – Manhattan Beach de Jennifer Egan (2018)
  • 26 septembre : la famille – La perle et la coquille de Nadia Hashimi (2015)
  • 28 sept : SF/Fantasy –
  • Le 30 sept : BD
  • Le 30 sept : Essai/documentaire

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Certaines de ces lectures participeront également à d’autres challenges, comme l’Objectif PAL chez Antigone

Esprit d’hiver – Roman adulte

Roman adulteesprit

Esprit d’hiver ♥

Laura Kasischke

Christian Bourgois (2013)

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C’est le jour de Noël. Eric et Holly ayant veillé longtemps. Ils ont bu pas mal de lait de poule (bien corsés !) et se sont réveillés tard. Très tard. Trop tard pour ouvrir –avant l’arrivée des invités, comme chaque année- les cadeaux entassés sous le sapin. Du coup, leur fille adoptive de 15 ans, Tatiana, est contrariée.

Eric saute dans ses vêtements et file chercher ses parents à l’aéroport. Pendant qu’Holly, elle, essaie de chasser une idée bizarre, tout en préparant le repas de Noël. Cette idée, elle l’a depuis son réveil : « Quelque chose les avait suivis depuis la Sibérie jusque chez eux ». L’ambiance entre Holly et sa fille dégénère petit à petit tout au long de la journée. Holly est contrariée. Ses amies et sa filleule ne viennent pas à cause de la neige qui tombe à gros flocons depuis le matin et Eric et ses parents n’arrivent pas non plus. Une suite de petits incidents émaille cette journée faite de chamailleries entre Tatty et sa mère.

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Laura Kasischke a une façon très particulière de faire monter l’angoisse.

On ne sait pas si on se trouve en présence d’une histoire fantastique, d’un roman d’horreur ou encore d’un récit de la vie quotidienne. On le sait à la fin, je vous rassure.

Une chose est sûre : tout au long de ses romans, on sent que quelque chose ne va pas alors même qu’il ne se passe rien d’extraordinaire.

Ici, on perçoit juste la frustration de la mère (dans le passé elle écrivait des poèmes, elle n’y arrive plus). Son énervement lorsque sa fille ne lui répond pas. Sa tristesse parce que ses amies ne viendront pas passer Noël avec eux (la neige, toujours la neige). Et aussi son regret d’être une femme-robot comme elle dit (opérée des seins et des ovaires).

Toute son histoire familiale, son histoire personnelle, une tonne de souvenirs occupent son esprit tout au long de cette longue, très longue journée de Noël. Elle n’aura pas un instant de répit et nous non plus !

Scotchant !

Une auteure vraiment à part que j’aime beaucoup et que je ne peux que vous conseiller.

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De cette autrice j’ai également lu : La couronne verte, A suspicious River et j’en ai 5 qui attendent dans ma pal ! Voir ces titres sur le site de l’éditeur

Et je danse, aussi – Roman épistolaire

danseRoman

Et je danse, aussi

J-C Mourlevat & A-L Bondoux

Fleuve éditions (2015)

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Pierre-Marie, romancier à succès (prix Goncourt tout de même !) mais en panne d’inspiration suite aux aléas de la vie, reçoit un jour un paquet. Cette grosse enveloppe, envoyée par une femme, Adeline Parmelan (grande, grosse et brune selon sa propre présentation), il ne veut tout d’abord pas l’ouvrir (il pense que c’est un manuscrit pour lequel on lui demande son avis).

Il envoie donc un mail à Adeline Parmelan pour lui demander son adresse postale et pouvoir ainsi lui renvoyer son enveloppe. Et c’est ainsi que commence cette histoire… De mails en mails, Pierre-Marie et Adeline vont apprendre à se connaître, se faire rire, s’intriguer et une grande complicité va naître de ces échanges épistolaires.

Difficile d’en raconter plus sans dévoiler l’histoire, ce qui serait dommage, nos deux « emailistes » (ça se dit, ça ?) s’en chargeront beaucoup mieux que moi !

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Ma première réflexion en fermant ce livre, a été : « Ils n’ont pas le droit !! » Je pensais aux auteurs bien sûr et pas le droit de quoi ? De finir cette histoire de cette façon… En fait, je me suis beaucoup attachée à ces personnages, à tel point que je n’avais vraiment pas envie de les quitter.

C’est bien simple, j’ai adoré cette histoire !

Les personnages sont très attachants, ils ont de l’humour, se charment l’un l’autre et finissent par nous charmer aussi.

Je pense que les deux auteurs se sont beaucoup amusés en écrivant ce texte. On le sent et on s’amuse aussi.

Je les connaissais en tant qu’auteurs pour la jeunesse (mes préférés d’Anne-Laure Bondoux ? « Pépites » et « le temps des miracles » à lire d’urgence si ce n’est pas encore fait ! Et de Jean-Claude Mourlevat, « le combat d’hiver » et « la rivière à l’envers » sont magnifiques)

N’ayant malheureusement par leur talent pour écrire, j’espère quand même vous avoir donné envie de lire ce très beau roman. Chapitres courts (puisque ce sont des mails) donc rythmé, drôle et facile à lire, cette lecture vous changera les idées le temps de quelques heures. Bonne lecture !

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D’Anne-Laure Bondoux, nous vous avons présenté : Tant que nous sommes vivants, L’autre moitié de moi-même (autobiographie)

Et de Jean-Claude Mourlevat : Le combat d’hiver, La balafre, Le jeune loup qui n’avait pas de nom (dernier album présenté)

D’autres idées de romans plus ou moins légers pour l’été par ici.

Le bois du Rossignol – Roman

boisLe bois du rossignol

Stella Gibbons

Éd. Héloïse d’Ormesson (2013)

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A la mort de son père qu’elle adorait, Viola accepte de se marier avec Teddy Wither qui la courtise depuis un moment. Le mariage ne durera pas, Teddy mourant peu de temps après d’une pneumonie. Viola se retrouvant de nouveau seule et presque sans le sou n’a guère le choix et doit accepter d’aller vivre dans sa belle famille, à la campagne.

Nous retrouvons donc cette jeune femme de 21 ans au sein d’une famille composée de :

Mr Wither, le père, qui dirige tout (et surtout s’occupe de l’Argent), Mme Wither, qui s’occupe de la maison et les deux filles, Madge et Tina. Madge a une quarantaine d’année, c’est un garçon manqué qui n’aime que le sport et les chiens. Tina a 35 ans, elle s’ennuie énormément au sein de cette famille qu’elle n’aime guère.

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Dans ce roman on va suivre l’histoire de Viola,

mais également celle de Tina et d’autres personnages. Je n’en dis pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue.

Ce roman a été écrit en 1938 et pourtant je l’ai trouvé très moderne dans sa façon de voir la vie. Car ce n’est pas seulement une comédie ou une jolie romance, mais aussi une critique de la bourgeoisie ou encore des personnes qui se soucient uniquement du « qu’en dira t-on ». Les barrières sociales sont énormes (la bourgeoisie ne doit pas frayer avec le petit peuple des travailleurs) et le poids des conventions sociales pèse bien plus lourd que la recherche du bonheur

Et puis un roman de 1938 dans lequel on parle de sexe, (c’est pas du porno non plus, hein, il ne faut pas exagérer !) et de libération de la femme, il fallait oser à l’époque !

J’ai beaucoup aimé le style de Stella Gibbons et je lirai d’autres romans de cette autrice à l’occasion…

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Lire le premier chapitre.

D’autres idées de romans plus ou moins légers pour l’été par ici.