Féroce, un album de J-F Chabas et D. Sala

FéroceFéroce ♥

Jean-François Chabas

& David Sala (ill.)

Casterman (2012)

¨¨¨¨

Féroce, c’est Fenris : Fenris était un petit louveteau comme les autres. Vraiment ? En fait, il n’était pas plus méchant que les autres, mais il avait l’air… féroce ! Et il faisait peur à tout le monde, y compris à sa mère. En grandissant, ce fut pire : il devint un loup immense, et son pelage rougeâtre, sa gueule encombrée d’énormes crocs et ses yeux à la lueur écarlate, faisaient fuir tout le monde. Résultat, Fenris, qui au départ n’était pas plus méchant que les autres, se retrouva seul et devint véritablement cruel. Une bien triste histoire, qui heureusement ne s’arrête pas là, mais je vous laisse le plaisir de la découverte !

¨¨¨¨¨¨feroce2

Une histoire, un conte, qui m’a beaucoup plu ! Combien de gens dans ce cas, rejetés, mal-aimés à cause de leur apparence et qui, du coup, malheureux, deviennent comme Fenris, des loups solitaires ?

L’histoire est très belle, mais, comme souvent avec les albums (et les bd !) ce qui m’a tout d’abord attirée, ce sont les magnifiques illustrations de David Sala ! Comme dans l’album -des mêmes auteurs- que je vous ai présenté il y a quelques temps, Le bonheur prisonnier, les illustrations sont emplies de détails, de fleurs, de circonvolutions colorées…

Un album moins grand que “le bonheur prisonnier”, mais ici c’est un format à l’italienne, et en plus on leur pardonne parce qu’une page sur deux se déplie horizontalement ou verticalement, pour faire de très grandes illustrations !

Bref, c’est encore un superbe album que nous proposent ces deux auteurs et je vais vite regarder ce qu’ils ont fait d’autres, ensemble ou séparément…

Féroce

Je viens de lire une critique qui faisait un parallèle entre les illustrations de David Sala et les peintures de Gustave Klimt. Et effectivement, en y regardant de plus près, on se dit que David Sala doit beaucoup aimer Gustave Klimt.

¨¨¨¨

De J.F. Chabas nous vous avons également présenté : Les lionnes, Sortilège et Récits extraordinaires.

Le site de Jean-François Chabas

Sur le site de l’illustrateur David Sala vous pourrez voir d’autres illustrations de cet album splendide !

logoalbums2016.jpg

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Roberto Innocenti – Rose blanche

InnocentiRose Blanche

De Christophe Gallaz d’après une idée de Roberto Innocenti

Illustrations de Roberto Innocenti

Ed. Script (1985)

* * *

Sur la couverture, une petite fille regarde par la fenêtre. Dans le reflet, on voit ce qu’elle regarde, à savoir des soldats fatigués, blessés qui passent dans des camions, sur des chars, devant chez elle. Dès les premières pages, on voit les drapeaux nazis. L’histoire se déroule en Allemagne vers la fin de la 2nde guerre mondiale.

Malgré la guerre, Rose Blanche continue sa vie normalement, elle va à l’école, sa mère lui a juste dit de faire très attention en traversant la route, à cause des camions de soldats qui n’ont pas lrose-blanche-innocenti 3e temps de ralentir. Un jour cependant, elle assiste à une scène qui éveille sa curiosité : un petit garçon d’à peu près son âge essaie de se sauver d’un des camions, mais il est bien vite rattrapé…

Rose Blanche, intriguée, suit les camions qui s’éloignent. Elle arrive dans un endroit étrange, des maisons de bois entourées de barbelés avec plein d’enfants qui ont faim. Rose Blanche ne sait pas ce qui se passe, elle ne comprend pas tout. Malgré tout, elle va aider ces enfants, partager ses repas avec eux. Mais un jour, quand elle arrive, il n’y a plus personnrose-blanche-innocenti 2e…

Je ne vous raconte pas la fin, déprimés s’abstenir, j’en ai encore des frissons. En lisant cet album, j’ai repensé à une histoire un peu similaire, un petit roman “Le garçon en pyjama rayé” de John Boyne paru chez Gallimard (Folio Junior) en 2006.

Les aquarelles de Roberto Innocenti reflètent bien l’ambiance, un peu triste, un peu grise, un peu morose. A la fin, le printemps revient, les couleurs aussi, mais le mal est fait…

* * * * *

La vidéo ci-dessous vous raconte le livre, mais c’est en anglais.

* * * * *

Roberto Innocenti a reçu le prix Hans Christian Andersen en 2008 pour l’ensemble de son œuvre.

De cet illustrateur, je vous ai déjà présenté “La petite fille en rouge” et “La maison” (2ème album présenté)

Une interview de l’illustrateur Roberto Innocenti sur le site du CRILJ (Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse)

logoalbums2016.jpg

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Challenge albums Septembre : cuisine bis

Cuisine bis…

Pas très joli comme titre, mais nous arrivons fin septembre et je voulais que mon 2ème article soit publié avant la fin du mois, donc je ne me suis pas trop creusée la tête avec ça !!

Bref. Voici d’autres albums qui parlent de cuisine, de nourriture…

♣ ♣ ♣ ♣ ♣

cuisine bis Omelette surprise d’Alex T. Smith

aux éditions NordSud (2011)

Maline de la Coquetière adore les visites. Elle est donc ravie quand Édouard l’œuf sonne à la porte de son manoir. Elle l’invite à un goûter d’enfer (pour qu’il soit bien rempli !), joue avec lui (pour un blanc ferme et un jaune musclé), bref, s’occupe bien de lui pour mieux le manger ensuite… Mais, mais, mais ? Tout va t-il se passer comme Maline l’a prévu ? Je vous laisse le plaisir de la découverte.

Un album totalement loufoque et vraiment très drôle ! J’aime beaucoup les illustrations, pleines d’humour également et qui ont un petit côté rétro… (et la déco Ma Chère, quelle déco ! Des poules et des œufs partout… Dans les tableaux, la tapisserie, le mobilier, la théière…)

Je suis sûre que vos enfants apprécieront la fin de l’histoire et seront ravis de chercher les poules et les œufs qui pullulent à chaque page !

Et, en parlant d’omelette, Sophie vous a déjà présenté “L’omelette au sucre“

♣ ♣ ♣ ♣ ♣

cuisine bisOgre, cacatoès et chocolat de Cécile Roumiguière et Barroux

chez Belin Jeunesse (2012)

Dans cet album-ci, l’ogre parle beaucoup de manger, mais surtout parce qu’il s’ennuie… Arrive Manon, une petite fille amoureuse des mots, et qui les collectionne. De leur rencontre naîtra une belle amitié…

Une très jolie histoire que vous connaissez peut-être déjà, car elle a été sélectionnée pour le Prix des Incos, en 2013/2014, (catégorie CE1)

Les illustrations, mélange de dessin, peinture et collages sont assez étonnantes (regardez bien les rochers, ce sont des actions peintes !)

De Cécile Roumiguière, Sophie vous a déjà présenté : “La belle et la bête“.

♣ ♣ ♣ ♣ ♣

Je vous conseille vivement la lecture de ces deux albums, très différents, mais avec lesquels je me suis vraiment régalée !

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Elvis – album grand format

elvis elvis

Taï-Marc Le Thanh & Rébecca Dautremer

Ed. Gautier Languereau (2008)

*  *  *

C’est l’histoire d’un petit garçon, Elvis, à qui son père offrit une guitare pour ses 10 ans. Elvis qui découvre vite le pouvoir de la musique : pouvoir de sécher les larmes, pouvoir de faire danser, d’hypnotiser…

Un pouvoir qui le conduira bien loin de chez lui.

* * *

Une histoire qui est aussi une réflexion sur la vie : on peut parfois “réussir” sans avoir trouvé ce que l’on cherchait au départ… Mais dans ce cas, est-ce vraiment une réussite ?

J’ai eu un gros coup de cœur pour les magnifiques illustrations de Rebecca Dautremer. Elvis est un album géant (37 cm de hauteur !) dans lequel on peut plonger ; ses illustrations aux couleurs chaudes sont très douces, les personnages ont parfois des traits un peu flous, comme rendus brumeux par la chaleur… Les paysages sont immenses et m’ont fait penser au film “Bagdad Café”. Une grande douceur se dégage des ces illustrations.

*  *  *

Elvis1

Une histoire qui emprunte certaines choses à la vie du chanteur Elvis Presley, mais pas vraiment un hommage si l’on en croit cette interview de l’auteur (3ème paragraphe).

Ci-dessous, vous allez pouvoir feuilleter ce très bel album : C’est beau, c’est doux, et puis c’est tout !

De Taï-Marc Le Thanh, je vous avais déjà présenté brièvement un album qui m’avait bien fait rire “A fond la caisse avec Steve McKouin” (4ème et dernier album de l’article)

De Rebecca Dautremer, nous vous avons déjà présenté : Le livre qui vole, Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough et Swing Café

En faisant quelques recherches pour cet article, j’ai appris que Rebecca Dautremer travaillait essentiellement à la gouache et à grande échelle. De cette illustratrice, je croyais vous avoir présenté un petit album amusant (et avec un thème pas si courant, les poissons d’avril !) “Une lettre pour Lily la licorne“, mais je n’ai jamais retrouvé l’article ! Du coup, j’ai mis un lien vers Ricochet…

logoalbums2016.jpg

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer