Cabane en péril ! Roman jeunesse

cabaneJusqu’où peut-on aller pour sauver son enfance ?
Dès 8 ans

Cabane en péril !

Jean-Claude Lalumière

La Joie de Lire (2019)

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Bernard, que tous ses amis appellent Bernie, Félix, Pierre, Simon et Hugo ont un secret. Ils se sont construit une cabane dans le petit bois près de chez eux.

Un endroit magique où ils peuvent jouer à leurs jeux préférés : les chasseurs de nazis (même si personne ne veut jamais faire le nazi), les super héros, les pirates ou encore la guerre des étoiles.

Malheureusement, des adultes ont décidé de faire passer une autoroute en plein dans le petit bois… Adieu leur cabane ! Les 5 amis vont se creuser la tête pour éviter cette catastrophe et sauver leur terrain de jeu. Et ils vont avoir des idées parfois un peu farfelues.

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Parfois, quand je lis un roman pour enfant (8/11 ans) je trouve ça un peu… Disons que je trouve que j’ai passé l’âge (depuis longtemps il est vrai).

Mais il m’arrive aussi de tomber sur de vraies pépites comme “Le journal de Gurty”  qui me font bien rire.

Et j’avoue que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cette histoire de “cabane en péril !“. C’est drôle, avec un humour qui m’a fait penser par moment à celui du “Petit Nicolas”. Une bande de copains qui jouent et font des bêtises. Mais derrière l’aventure vécue par ces cinq amis, il y a aussi une histoire de préservation (ok, juste une cabane ! mais quand même) et on y parle d’écologie. On y apprend ce qu’est une ZAD et ce que font des zadistes, mots que les enfants ont certainement entendu avec l’affaire de “Notre Dame des Landes”. Mais ont-ils tous compris ce que c’était ?

Bref, un bon moment de lecture que je conseille à tous à partir de 8 ans.

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Et pour en savoir plus sur cet auteur, c’est par ici

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire un extrait

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Fourmidable – roman jeunesse

FourmidableUne fourmidable histoire !!
A partir de 8 ans

Fourmidable ♥

Jo Hoestlandt

Coll. Petite Poche

Éditions Thierry Magnier (2016)

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La fourmi 68 était une fourmi noire comme les autres. Du matin au soir, elles travaillaient. N°68 était avant n°69 et après n°67. Elle ne regardait rien d’autre que ses pattes ou ses antennes. Et ne pensait qu’à son travail : récolter des graines et du miellat pour nourrir les larves de la reine.

Jusqu’au jour où n°68 tomba sur un puceron qui fuyait une coccinelle. Et la consigne, c’était de ramener à la maison tout puceron rencontré. Lui était à l’abri, et trait pour nourrir les bébés-fourmis. Le puceron, pas vraiment d’accord, se mit à bouder. Du coup, n°68 l’appela “Bouda”… Au fil des jours, une étrange relation commença à se nouer entre le puceron et la fourmi.

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C’est un tout petit texte (44 pages, écrit gros). Mais il est très fort. C’est une ode à la liberté et à l’amitié. Une réflexion sur la façon de voir les choses, la sienne et celle des autres. Sur le fait qu’on peut un jour cesser d’être un mouton (ou une fourmi) et choisir de suivre un autre chemin que celui que la vie/le destin/la société (barrer le mot inutile !) vous a fait prendre.

Une petite histoire qui m’a beaucoup plu ! ♥

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Le site de l’autrice

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

D’autres romans de cette collection “Petite Poche”

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les histoires de Louise 1936 – Roman jeunesse

1936Que s’est-il passé en 1936 ?
A partir de 10 ans

Les histoires de Louise

1936

Catherine Le Quellenec

Collection “Histoire et Société”

Oskar (2019)

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Bretagne 1935 – Paris 1936

Aujourd’hui, comme d’habitude, Louise a passé la journée aux champs à garder les vaches avec son ami François. Il est l’heure de rentrer. Mais ce soir, Louise est un peu triste, elle traîne. Il faut dire que demain matin, elle va quitter sa Bretagne natale, son village, ses grands-parents et son ami François. Elle part pour Paris avec sa mère. Elles vont rejoindre le père qui travaille là-bas depuis plusieurs mois déjà…

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Une bien jolie histoire pour parler du Front Populaire et des grèves menées par les ouvriers pour améliorer leurs conditions de travail et avoir droit, entre autres, aux congés payés. Tout cela n’est pas très approfondi bien sûr, c’est un roman destiné aux enfants à partir de 10/11 ans. Mais cela donne déjà une idée de la vie que pouvait avoir nos (arrières) grands-parents par rapports à nos vies actuelles.

Et cela montre aux enfants que les choses changent/peuvent changer au fil du temps et des “batailles” menées par les travailleurs.

A la fin du livre, un lexique traduit les quelques mots de breton utilisés dans le texte. Il y a également une page documentaire accompagnée de photos d’époque.

Si j’ai bien aimé l’histoire, j’ai trouvé que la partie documentaire aurait pu être un peu plus étoffée. Mais bon, ce roman a déjà le mérite d’exister, car visiblement ce sujet n’est que très peu abordé en littérature jeunesse (voir lien ci-dessous)

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Sur Histoire d’en lire,  4 autres romans jeunesse sur cette période.

Dans cette collection “Histoire et Société”, nous vous avons déjà présenté : Les 9 de Little Rock, Au ghetto de Varsovie nous avons combattu, Oradour sur glane, Je suis un homme Martin Luther King

Chère Maman – roman épistolaire jeunesse ♥

MamanRoman épistolaire
A partir de 11/12 ans

Chère Maman ♥

Sylvie Baussier

Oskar éditeur (2019)

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Une femme, maman d’une fille de 12 ans, se décide à écrire un journal. Dans ce petit carnet, qu’elle garde précieusement dans son sac à main, elle écrit des lettres à sa mère. Elle écrit les choses qu’elle n’a jamais osé lui dire. Des souffrances passées dont elle aimerait lui parler, mais qu’elle n’ose pas exprimer. Des chagrins qu’elle traîne comme des boulets. De bons moments aussi, des souvenirs de choses faites ensemble, petits rayons de soleil dans une enfance plutôt triste.

Et puis un jour, le carnet disparait. Elle le cherche. Se demande où elle a pu le perdre. Nous, lecteurs, savons qui l’a pris.

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C’est un tout petit roman, un petit format qui fait à peine 80 pages, mais c’est un texte très fort. Un texte qui parle de la complexité de la communication entre mère et fille. De la difficulté qu’ont certaines personnes à montrer / à dire ce qu’elles ressentent. Et comment les enfants peuvent souffrir de cette “froideur”, de ce manque de communication, de ce manque d’amour.

Ce récit m’a beaucoup touchée et j’ai fini cette lecture en pleurant. Cela sonne si juste !

Tout le monde ne sera pas touché de la même façon bien sûr en lisant cette histoire. Moi elle m’a touchée à la fois en tant que “fille”, et en tant que “mère”.

A la fin du livre, quelques pages parlent des différents “types” de mères, de l’instinct et de l’amour maternel.

Une très belle lecture ♥

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Le blog de l’autrice

D’autres ouvrages de Sylvie Baussier présentés sur ce blog :

Le club des poneys, Le vétérinaire (1er doc présenté), Dis bonjour à la dame (1er doc présenté), Là-bas tout ira bien (roman ado)

Un autre roman paru aux éditions Oskar parle (entre autres) de la difficulté des relations mère-fille : Le sourire du Diable