Le mot d’Abel – Prix Gulli 2018

le mot d'abelRoman jeunesse /adolescents

Le mot d’Abel

de Véronique Petit

Rageot, 2018
9782700256277, 12,90€
192 pages

Thèmes : dystopie, adolescence, construction de soi, identité

Dans le monde d’Abel chacun découvre à l’adolescence SON mot, un mot personnel, privé, mais qui influence toute la vie. Abel attend le sien, impatiemment… mais dans cette attente, alors qu’il est très attentif aux mots des autres, il est aussi plus attentifs aux personnalités. Abel est en retard, la plupart de ses camarades au collège connaissent déjà leur mot, et dans cette période adolescente, en pleine construction de soi, cela peut tout changer. Il espère qu’il n’aura pas un mot noir, un mot terrible qui peut faire de vous un fou, un voleur, un tueur… Il imagine, essaye de deviner le mot des autres… Quand le mot de Clara, une élève très populaire de son collège, est dévoilé dans un tag aux toilettes, l’angoisse monte d’un cran. Dévoiler le mot de quelqu’un d’autre est un véritable crime !

Le mot d’Abel est un roman très proche de notre réalité, tout semble s’y dérouler exactement pareil, à l’exception de ce mot qui s’attache aux personnes et les défini, les modèle. Quel est son mot ? Faut-il se laisser guider par un mot ?

Un mot peut-il décider de toute notre vie ?

Le récit n’est pas très surprenant, on voit arriver les surprises, mais le propos de l’auteur est intéressant et bien mené, ce qui permet de se pencher sur ces étiquettes que l’on met, que l’on porte, que l’on jette mais qui parfois guide notre vie. Seule petite déception pour le lecteur, le récit est assez court, tant en nombre de page qu’en temporalité, ce qui ne permet pas de découvrir réellement ce monde géré par les mots. L’univers créé pourrait être plus riche, plus développé, mais finalement ce passage rapide dans la vie d’Abel permet de laisser au lecteur toute son imagination et son interprétation.

Ce roman est une métaphore des classes sociales et autres dictats qui nous empêchent de devenir celui que l’on veut être. C’est à la fois simple et efficace !

+ Prix Gulli du roman 2018

+ Sur le site de l’éditeur

+ D’autres titres de Véronique Petit : Une voix en Nord, Le secret des enfants d’Aumelys

+ Challenge YA#8 Participation N°2

L’académie diplomatique d’Isuldain – Les ombres assassines

académie

L’académie diplomatique d’Isuldain
Les ombres assassines

Arthur Ténor

Scrineo (2018)

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L’académie diplomatique d’Isuldain accueille des jeunes de toutes les contrées afin de les former au difficile métier de diplomate. Certains de ces jeunes sont des elfes, d’autres des sorciers, il y a aussi des magiciens, des maraudeurs et même un sang-gris !

Les chambrées se composent de 6 membres, qui doivent, non seulement cohabiter, mais apprendre à se connaître, à se respecter et à s’entraider. Ce qui, vous le verrez, ne va pas sans heurts…

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En lisant le résumé au dos du livre, je me suis dit “houla ! ça à l’air compliqué…” Et en fait, pas du tout. C’est un roman qui se lit très rapidement. Il ne fait “que” 170 pages, ce qui m’a un peu laissé sur ma faim, mais au moins, il ne découragera pas les “petits” lecteurs par sa taille. Si vous êtes un “gros” lecteur de Fantasy, passez votre chemin, vous en sortirez probablement insatisfaits (sauf s’il y a une suite ?)

Il y a de l’action, des dialogues, de l’humour et un soupçon de merveilleux, un bon cocktail pour passer un moment agréable !

En terminant ce roman en fait, j’ai eu l’impression d’avoir lu (même si l’histoire est apparemment terminée) l’introduction d’une série. Série où l’on pourrait apprendre à mieux connaître chacun des personnages, et leur peuple, l’histoire de cet empire… Vous en pensez quoi Mr Ténor ?

Quelques recherches plus tard… Il existe une série où l’on retrouve cet univers ! Elle s’appelle “l’Elfe au dragon” et se compose de 6 tomes. Suite au prochain épisode…

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Le blog de l’auteur

Du même auteur, nous vous avons déjà présenté : A mort l’innocent !, Le roman d’un non-mort, Blaise Cyrano le raté magnifique et Plastique Apocalypse

Pour lire le début, c’est ici

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C’est ma 20 ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Les 5/5 – T2 : Turbulences – Roman ado

TurbulencesIl peut être dangereux de s’attaquer à de gros poissons…
Roman 13 ans et +

Les 5/5

T2 : Turbulences

Anne Plichota & Cendrine Wolf

XO Jeunesse (2018)

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Tome 1 présenté ici

Présentation de l’éditeur

Dans la chaleur morne de l’été, les liens entre Titus, Far, Merlin, Tom et John, passionnés par les sports de rue, se resserrent au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaître. Et chacun se trouve en proie à des tourments très personnels. John, en particulier, est inquiet. La puberté approche, son corps change, la fille qu’il ne veut pas être se manifeste chaque jour un peu plus…

Parallèlement, tous continuent à vouloir combattre les corrompus de ce monde. C’est alors que le mentor de la bande, Lip, le frère de Tom, leur propose une nouvelle opération Robin des bois. Cette fois, pourtant, tout ne se passe pas comme prévu. Au sein du groupe, une trahison vient semer le doute et fissurer leur belle unité.

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Turbulences, un tome qui porte bien son nom ! Tout le monde va être mis à rude épreuve dans ce tome, chacun faisant des cachotteries aux autres, plus ou moins graves, plus ou moins lourdes de conséquences…

Ce 2ème tome

remet beaucoup de choses en questions, éloigne quelques personnages, en met d’autres en avant. Avec toujours des thèmes importants : la liberté de la femme / avoir le droit de choisir qui l’on est ou veut être / le choix d’aimer qui on veut / le poids des traditions.

Un second tome qui m’a plu autant que le 1er. Quelques secrets nous sont révélés, mais d’autres sont encore tus. Il faudra bien encore un ou deux tomes au moins pour dénouer tous les fils de l’intrigue. 

On ne peut s’empêcher de se demander comment cela va finir. Vivement la suite !

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Pour lire les premières pages, c’est par ici

Site officiel des deux auteures

Site des éditions XO Jeunesse

De ces deux auteures, nous vous avons déjà présenté : Tugdual T1, Tugdual T2, Tugdual T3, Les petites histoires de Dragomira, Susan Hopper T1 (ce qui me fait penser que le tome 2 attend toujours ! dans ma PAL…)

Il suffirait d’un signe de Tiffany Schmidt

La vie de Mia bascule quand elle apprend qu’elle a une leucémie. Il suffirait d’un signe est l’histoire de son parcours, dans la maladie, mais surtout pour cacher la vérité à ses amis !

il suffirait d'un signeRoman pour adolescents
ès 12 ans

Il suffirait d’un signe

de Tiffany Schmidt

Bayard, 2016
disponible en numérique

 

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Thèmes :
relation ados parents, musique,
mensonge, adolescence, cancer,
maladie, amitié

 

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En commençant Il suffirait d’un signe, reçu dans la box Ebook j’ai vite compris qu’il s’agissait, encore, d’un roman de sick-litt. Cette mode suite à la parution de Nos étoiles contraires de John Green, de roman avec un jeune héros malade. On en a vu passer un bon paquet, et on s’est vite lassé, je trouve. Pourtant dans Il suffirait d’un signe un petit quelque chose a réussi à me happer et j’ai lu ce récit d’une traite. Outre la maladie de Mia, l’héroïne, c’est surtout les relations humaines et la distance qu’impose la maladie qui est mise en avant, avec brio et humour.

 

Mia est une adolescente à la vie parfaite : elle est entourée d’amis, fait partie des pompom girls, réussi en cours, adore le lycée… Quand on lui annonce qu’elle a une leucémie son monde bascule, et elle fait tout pour que ça n’arrive pas vraiment… Elle, si superstitieuse, cherche des signes et se persuade alors qu’il ne faut rien dire à personne. Soutenue en ce sens par sa mère – un personnage détestable de mon point de vue, très attachée aux apparences – elle va alors cacher sa maladie à ses meilleurs amis et même à son petit ami. Seul son voisin, un ami d’enfance, est au courant.

« Qu’est-ce qui se passe ? Dis-moi, je t’en prie.
– J’ai une leucémie, chuchotai-je, le mot redouté me laissant un goût amer dans la bouche.
L’accablante réalité me frappa soudain.
– Mon Dieu ! J’ai un cancer.
Quand Gyver m’attira contre lui, mes yeux se remplirent de larmes.
– Alors, on fait quoi, maintenant ? »

Entre chimio et mensonge, elle a bien du mal à continuer sa petite routine. Il suffirait d’un signe n’est pas un roman triste pour autant. Touchant, bien sûr, mais ce sont surtout les liens entre les personnages qui sont importants : sa relation ambiguë -et prévisible- avec son voisin, son rejet de ses amies, ses parents et leur façon bien à eux de vivre la situation.

S’il n’y a pas de grosses surprises à la lecture de ce roman, le lecteur s’attache tout de même à Mia. Plus les pages passent plus on a envie de la pousser à changer, mais cela fait le charme de l’intrigue.

Un roman touchant centré sur les personnages et leurs relations, même si la maladie reste bien présente au fil des pages. Une belle découverte pour moi dans ma box Ebook !


+ Sur le site de l’éditeur Bayard

+ Première participation à cette 8ème édition du Challenge jeunesse / YA de Mutie !