Les petites reines

♥ Les petites reines ♥

Clémentine Beauvais

Éditions Sarbacane (2015)

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L’histoiLes petites reinesre : Cette année, Mireille Laplanche n’est “que” Boudin de Bronze sur la page Facebook tenue par un ancien ami à elle. Elle était “Boudin d’or” depuis 2 ans mais vient d’être détrônée par deux nouvelles venues… Mireille, Astrid et Hakima, les trois “boudins” vont se rencontrer et s’entraider.

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Clémentine Beauvais a une écriture à la fois légère et pleine de pep’s ! J’ai dévoré ce roman d’une traite ce matin au réveil et je dois dire qu’il m’a mis de bonne humeur pour la journée.

C’est un roman à la fois cruel et drôle qui non seulement m’a fait sourire mais également éclater de rire par moments (et ça ne m’arrive pas souvent de rire en lisant !). La cruauté du départ (le concours) laisse vite place à l’amitié des trois jeunes filles et à une folle aventure à vélo. Un roman avec des passages tristes, émouvants mais aussi d’autres très amusants. On s’attache vite à ces trois filles !

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Un petit extrait ? “Ça y est, les résultats sont tombés sur Facebook : je suis Boudin de Bronze. Perplexité. Après 2 ans à être élue Boudin d’Or, moi qui me croyais indéboulonnable,  j’avais tort. J’ai regardé qui a remporté le titre suprême. C’est une nouvelle, en seconde B ; je ne la connais pas. Elle s’appelle Astrid Blomvall. Elle a des cheveux blonds, beaucoup de boutons, elle louche tellement qu’une seule moitié de sa pupille gauche est visible, le reste se cache en permanence dans la paupière. On comprend tout à fait le choix du jury. Le Boudin d’Argent a été décerné à une petite de 5ème, Hakima Idriss. C’est vrai qu’elle est bien laide aussi, avec sa moustache noire et son triple menton ; on dirait un brochet.”

Le froid et la grisaille vous dépriment ? Lisez “Les petites reines” !!

Si je ne vous ai pas convaincu, je vous invite à aller voir sur le site de l’auteur, les nombreux prix qu’a eu ce roman ainsi que les critiques plus qu’élogieuses des blogs !

Shadowland 1 – Kate Brian

ShadowlandRoman YA & adolescents
Thriller fantastique

Shadowland 1

de Kate Brian

traduit de l’anglais par Pascale Jusforgues

Bayard, avril 2016
97827470483090, 15,90€

Une jeune fille qui semble sans défense, un tueur en série sûr de lui, un bois sombre et isolé au petit matin… Ainsi commence ce roman. Shadowland est l’histoire de ces deux narrateurs. Rory, agressée, réussi à s’enfuir, mais le FBI en est certain, Steven Nell, ce tueur en série ne la laissera pas tranquille. Elle et sa famille doivent fuir, se cacher.

Shadowland est un roman à l’atmosphère souvent étouffante et pesante, comme les pensées de Rory, traquée. Le fait que le tueur en série intervienne aussi dans la narration ne fait que renforcer ce sentiment et crée un page-turner d’une grande intensité.

Shadowland est donc un thriller entre course poursuite et traque psychologique. Les peurs de Rory ne lui permettent pas de s’adapter facilement sur l’île où le FBI l’exile. Pourtant, elle rencontre de nombreux jeunes sur cette île, sort même pour faire la fête, mais quelque chose cloche. Steven Nell semble toujours à l’affût, elle se sent observer…

Ce roman entretient de nombreux mystères grâce à son atmosphère, mais les indices sont nombreux et à moins de 100 pages je m’étais déjà forgée une opinion sur la fin de ce livre. Mes suspicions se sont vérifiées mais j’ai douté tout au long du récit quand même… et surtout je n’avais pas imaginé que l’auteur nous entraîne dans un deuxième tome ! Mes soupçons sont donc d’un intérêt moindre, puisque les pages m’ont permis de m’attacher à Rory, de la voir évoluer, et j’ai maintenant très envie de découvrir la suite de ses aventures, pour le moins effrayantes !

Malgré cette ambiance glaciale, où le brouillard n’aide pas, Rory reste une adolescente, de même que sa soeur, et l’auteur mêle donc ce thriller à des histoires de famille, d’amour et d’amitié. C’est d’ailleurs la force de ce récit que de réussir dans un parfait équilibre à proposer autant d’éléments d’univers différents.

Un récit prenant, surprenant parfois malgré de trop nombreux indices, qui entraîne le lecteur dans un univers sombre et froid, pourtant peuplé de beaux adolescents…

Extrait :

Il marcha sur une autre branche, exprès cette fois, et la brisa net en deux. La fille s’immobilisa de nouveau. À présent le goût de sa peur était palpable, il l’avala tout rond, se délectant de cette saveur si particulière, en même temps salée et acidulée. La fille se mit à courir. Quand elle se retourna – car elles se retournaient toujours pour regarder derrière elles –, il s’avança et se planta en travers du chemin. Il ne vacilla pas lorsqu’elle se cogna contre lui. Elle ne pesait quasiment rien. Lorsqu’elle cria, il sentit sa poitrine se gonfler d’une indicible joie.

Une bande annonce anglaise :

 + Challenge YA et Petit Bac

Coraline

CoralineCoraline

Neil Gaiman

Albin Michel (2003)

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J’ai mis un moment avant d’emprunter ce roman. Pourtant, j’ai déjà lu plusieurs romans de Neil Gaiman (voir plus bas), et j’aime beaucoup cet auteur. Mais la couverture, déjà, me mettait mal à l’aise…

Que dire alors de l’histoire ! Car bien sûr, je n’ai pas résisté et je l’ai lue. Et je peux vous dire que c’est une histoire impressionnante. Certains romans pour “adulte” ne m’ont pas fait aussi peur. Il est noté à partir de 11 ans, je dirais que ça dépend si votre enfant est impressionnable ou pas, car c’est vraiment une histoire qui fait “froid dans le dos” !! Ces personnages avec des boutons à la place des yeux… Brrr…

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L’histoire : une petite fille profite de l’absence de ses parents pour aller visiter un endroit qui est normalement fermé, un couloir (muré habituellement !) qui mène vers une autre version de son appartement, avec une autre version de ses parents ! Une petite fille très courageuse…

Neil Gaiman adore les contes, c’est sûr, et il aime les réécrire à sa façon… Ici, il s’est amusé à refaire “Alice : de l’autre côté du miroir” !

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Prix Hugo du meilleur roman court 2003 ; prix Nebula du meilleur roman court 2003. Adapté au cinéma en 2009 par Henry Selick.

Autres livres du même auteur présentés sur ce blog :

L’étrange vie de Nobody Owens (que j’ai adoré !)

Par bonheur le lait

La bande annonce du film d’animation, que je n’ai pas vu, mais qui a l’air de bien respecter l’histoire… Et un extrait de ce film.

Le caméléon et les fourmis blanches

Le caméléonLe caméléon et les fourmis blanches

Emmanuel Bourdier

Collection Encrage

Éditions La joie de lire (2015)

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Casimir Feunard est un professeur des écoles (comme on dit maintenant, moi je préférais “instit” c’était moins impressionnant) gentil, un peu paumé, pas très heureux…

Un jour, un peu par hasard, Issa, jeune malien d’une dizaine d’années va faire irruption dans sa vie. Ils vont s’apprivoiser mutuellement, tout doucement, apprendre à se connaître, à s’apprécier. Jusqu’au jour où…

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Pour être tout à fait franche, ce bouquin traîne dans ma PAL depuis des mois (au moins 5 !!). Et je l’avoue, j’ai un peu honte. Honte de m’être laissée décourager par un titre intrigant certes, mais pas très attirant (pour moi, s’entend !) et par une couverture jolie, oui, mais aux couleurs froides et qui ne m’a pas interpellée plus que ça…

Travaillant en bibliothèque je devrais pourtant savoir que les plus belles pépites ne sont pas forcement celles qui brillent le plus au premier abord !

Et vraiment, il aurait été dommage de passer à côté de ce roman, petit par la taille (140 p.) mais si grand en émotions !! Le thème est malheureusement très actuel (l’immigration, les “sans-papier”)

L’alternance des voix, un chapitre celle de Casimir, l’instit, le chapitre suivant celle d’Issa, le jeune Malien donne un ton particulier que j’ai beaucoup aimé.

Un très joli roman que je regrette vraiment de ne pas avoir lu plus tôt !

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Site de l’éditeur La joie de lire

La collection “Encrage