Rêves de garçons – Laura Kasischke

LauraMois Américain

Rêves de garçons

Laura Kasischke

Traduite de l’anglais (usa) par Céline Leroy

Christian Bourgois éditeur (2007)

*****

Lecture Commune avec Hilde du Livroblog

*****

Années 70. Au camp de vacances des pom-pom girls de Pine Ridge.

Kristy Sweetland avait 17 ans à cette époque. Avec sa meilleure amie Desiree et une autre fille, Kristi, elles avaient décidé d’aller se baigner. Dans la Mustang rouge de Kristy, capote baissé, autoradio allumé et cheveux au vent, la route était à elles.

Kristi et Desiree étaient toutes deux très belles. Kristy avait conscience d’être un peu moins belle, mais elle était aimable et souriante. Depuis toute petite on lui avait assené que si elle souriait, tout irait bien. Alors elle souriait à tout le monde.

Ce jour-là, à la station service, lorsque Desiree, lui dit “Mais ne les regarde pas !” en montrant un vieux break rouillé avec deux garçons à l’intérieur, ça ne rata pas. Non seulement Kristy les regarda évidemment, mais en plus, elle leur sourit.

*****

Ce qui me frappe toujours quand je lis un roman de Laura Kasischke, c’est qu’en terme d’action, il ne se passe pas forcément grand-chose. Attention, on ne s’ennuie pas pour autant ! On fait connaissance avec les personnages, leur vie, leur entourage. Et le lieu où ils sont est très bien décrit, donnant même très envie d’y aller (bon sauf pour les cigales peut-être !). Mais en même temps, au fil des pages, il y a comme un malaise qui s’installe. Et qui grandit petit à petit.

Dès l’introduction, on sait qu’il va se passer quelque chose :

Tous les ans, on raconte des histoires autour du feu de camp. (…) Année après année, on répète les mêmes histoires – épouvantables, terrifiantes et véridiques – et il y a toujours des filles pour se cacher le visage dans les mains pendant le récit. (…) On commence par la baby-sitter qui, tard dans la nuit, monte à l’étage parce qu’elle a cru entendre les enfants sauter sur leur lit et qui les découvre égorgés dans la baignoire. (…) Puis celle-ci :

La jeune fille qui, un après-midi d’été, file en douce de Pine Ridge, la colo des pom-pom girls, avec deux copines dans une petite voiture de sport rouge, et qui sourit à deux garçons à bord d’un break mangé par la rouille…

On est d’accord que si ça commence comme ça, ça risque de mal finir, non ?

Une lecture qui m’a beaucoup plu !

J’aime énormément l’écriture délicate de cette autrice.

A découvrir de toute urgence si vous ne la connaissez pas encore !
*****

De cette autrice, déjà lus : A Suspicious riverLa couronne verte (Résumé sur les pages de l’éditeur)

Présenté sur ce blog, mon préféré pour le moment :  Esprit d’hiver

*****

Un roman qui participe au challenge

LE TOUR DU MONDE EN 80 Jours LIVRES” (USA)

proposé par Bidib

monde
Ainsi qu’au Mois Américain

Et pour en savoir plus sur Laura Kasischke

Antigone peut-être – Album poétique ♥

AntigoneAntigone peut-être ♥

Martine Delerme

éd. Cipango (2022)

*****

Ouvrage paru dans une première édition en 2007 chez Panama

*****

Présentation éditeur : Elles s’appellent… Tatiana, Fatia, Juliette, Dolma, Keïko, Émilie, Antigone peut-être…

Martine Delerm livre avec cet ouvrage un témoignage fort et poétique sur l’enfance sacrifiée, particulièrement celle des filles, éternelles prisonnières des barbelés que leur tisse le monde, auxquelles est donnée ici une voix multiple.

Avec une postface inédite et le texte intégral en fin d’ouvrage.

*****

Une couverture aux dessins très doux. Un titre un peu intrigant. Voilà ce qui m’a tenté dans cet album. Je l’ai lu plusieurs fois depuis qu’il est arrivé chez moi. Et puis, je ne savais pas. Comment le présenter, comment en parler.

Parce qu’il m’a donné la chair de poule, qu’il m’a fait pleurer. Il est terrible ce poème (car c’en est un). En quelques phrases, on voit tout, on ressent tout. La guerre, la misère, l’enfermement.

Je mentirais si je disais que c’est amusant. C’est une sorte de constat implacable. Et presque sans espoir. Sauf, peut-être…

A lire, relire et faire lire.
Sans hésiter.

*****

Découvrir d’autres beaux albums aux éditions Cipango.

Le mythe d’Antigone, j’en avais entendu parler depuis longtemps, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. C’est un autre album qui m’a renseigné et donné envie de lire la pièce.

***

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Tipi, curry et bon appétit !

CurryRoman humoristique
A partir de 6 ans

Tipi, curry et bon appétit !

N. Zimmermann & V. Deiss (Ill.)

Nathan Poche (2007)

*****

Ce petit livre (41 pages) compte 7 chapitres, un par jour de la semaine. Car à l’école, c’est la semaine du goût.

Le lundi, menu spécial : sardines aux kiwis, pâtes noires (à l’encre de sèche) et un gâteau à la patate douce.

Mardi, on lutte contre la malbouffe ! D’accord, mais comment on la reconnaît ?

Mercredi, pas d’école. On attend le jeudi avec impatience. Car un grand chef Sioux doit venir à l’école… Jeudi, un monsieur arrive mais il n’a ni arc ni flèches pour lutter contre la malbouffe…

Je vous laisse découvrir tout seul les autres jours qui sont tout aussi drôles !

*****

Un petit roman très amusant pour apprendre qu’on peut manger des choses qui soient à la fois bonnes au goût et pour le corps !

Moi, d’avoir lu tous ces noms de plats indiens (curry, tandoori, chapatis, biryani…) ça m’a donné envie de manger indien. A la fin, une petite fille raconte que sa maman est marocaine et qu’elle fait du tajine aux amandes, des brochettes, des boulettes, de la pastilla et des gâteaux au miel… Miam !

Mais c’est pas malin parce que maintenant, j’ai faim !!

Un petit roman bourré d’humour qui donne envie de manger plein de bonnes choses !

*****

D’autres livres “premières lectures” chez Nathan, ici, et

Un livre lu dans le cadre du RAT (Read-A-Thon ou marathon de lecture)

organisé par

Les participantes à ce week-end : Bidib (Insta), Blandine, Jojo en Herbe (Insta), Hilde

*

 

On a tué Bisou ! Roman policier turc

BisouRoman policier Turc

On a tué Bisou !

Mehmet Murat Somer

Traduit du Turc par Gökmen Yilmaz

Actes noirs

Actes Sud (2007)

*****

Éditeur : “J’étais confronté à deux meurtres : Bisou d’abord, une de mes filles à la belle poitrine siliconée, puis la vieille voisine d’au-dessus de chez elle. Et ces meurtres impliquaient leur lot de suspects : un réseau de maîtres chanteurs, Sureyya Eronat, chef du parti ultraconservateur dont le seul nom fait frémir, des journalistes qui jouaient l’autocensure et un grand nombre de célébrités aux mœurs légères couvant leurs petits secrets d’alcôve. Pour agrémenter cette brochette, il y avait également Sofya, elle qui autrefois m’avait vendu aux hommes, qui mettait tout en œuvre pour assouvir son pouvoir sur moi. Je commençais à en avoir ras les bigoudis ! Et j’allais oublier Hassan, avec son pantalon tombant sur les fesses, et dont on connaissait le goût pour les ragots, mais là, il dépassait les bornes. Croyez-moi. c’était toute une histoire !”

*****

C’est une histoire que j’ai trouvé plutôt originale. Déjà parce que ça se passe dans le monde de la nuit et des travestis et que je n’ai pas souvent lu de romans sur ce thème. L’enquête en elle-même n’est pas extraordinaire, mais les personnages sont amusants. Surtout le narrateur/trice (du coup, je ne sais pas si on dit il ou elle ?) homosexuel travesti en femme (style Audrey Hepburn, la classe !). Bref, ça ne se prend pas au sérieux, c’est plutôt léger et humoristique. Et ça m’a bien plu.

*****

Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le Printemps de la littérature turque proposé par Emmanuelle

(Encore un challenge découvert grâce à PatiVore)

Bisou

Le tour du Monde en 80 livres proposé par Bidib

monde