Dysfférent – Roman sur les DYS-fférences !

dysfférent

DYSFFÉRENT
Fanny Vandermeersch

Le Muscadier (2018)

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Charlemagne est un garçon “différent”. Pas seulement à cause de son prénom, quelque peu “original”, mais également parce qu’il est souvent dissipé, distrait ou encore discourtois selon certains. Son prénom lui vaut des moqueries de la part des autres collégiens, du style : “Charles, magne !”

Sa distraction, elle, lui vaut des mauvaises notes et parfois même des réflexions agacées de ses professeurs… En fait, Charlemagne est dyslexique, dysorthographique et dyspraxique.

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Dysfférent parle des problèmes “DYS“.

Je commence donc par un peu de vocabulaire… Mes définitions sont volontairement très simplifiés, n’hésitez pas à aller voir le site de la Fédération Française des DYS pour plus d’informations.

Dyslexie  : Difficulté dans l’apprentissage de la lecture

Dysorthographie : Difficulté dans l’apprentissage de l’écriture

Dyspraxie : Difficulté dans l’apprentissage de mouvements coordonnés (maladresse)

C’est une très jolie histoire, porteuse d’espoir pour tous les enfants “différents” qu’ils soient “dys” ou non ! Et j’ai trouvé qu’on comprenait très bien les difficultés rencontrées par le jeune Charlemagne. Des difficultés qu’on n’imagine même pas quand on ne les connaît pas…

Ce roman a une police de caractère adaptée aux personnes dyslexiques. Pour moi qui ne le suis pas, je la trouve plus difficile à lire !

Dans ce billet, je vous ai présenté des livres adaptés aux DYS, ainsi que des éditeurs qui proposent des collections adaptées.

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Les avis de Noukette et Jérôme

Éditions Le Muscadier (sur leur site vous pourrez lire les premières pages de ce roman)

Le blog de l’autrice, “les billets de Fanny

De cette autrice, déjà présenté : Phobie

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige, 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de ZagapoïEmma, La peau noire des anges et Plastique apocalypse

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Sur ce blog : Dyslexie & co (propositions de lectures, ressources)

La ballade de Dusty – Diptyque

ballade

La ballade de Dusty
T1 : Bertha wagon à bestiaux

Ducoudray & Aris

Grand Angle
Bamboo (2018)

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Dorothy, Dusty pour les intimes, attend le retour de son père avec impatience. Voilà 10 mois qu’il est parti pour Washington pour parler ahttps://media.nouvelobs.com/ext/uri/ureferentiel.nouvelobs.com/file/15403873.jpgu Président Roosevelt. Et cela fait maintenant 4 mois que Dusty, ses frères et sœurs et sa mère n’ont plus du tout de nouvelles.

Ce jour là, c’est le pompon. La banque vient saisir leur maison et tout ce qu’elle contient, c’est à dire pas grand-chose… Ils sont recueillis par des voisins compatissants, mais Dusty décide alors de partir à la recherche de son père, à Washington. En chemin, elle va rencontrer des vagabonds du rail, les hobos, le modèle d’une photographie qui deviendra mondialement célèbre, rencontrer deux bandits très connus et immortalisés par Gainsbourg, ainsi que Tom Joad, des raisins de la colère (interprété par Henri Fonda – Magnifique !)… Et beaucoup d’autres clins d’œils encore !

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Il y a beaucoup d’action, de rebondissements, trop peut-être.

 

On n’a pas le temps de faire vraiment connaissance avec les personnages, Dusty mis à part, puisqu’on la suit en permanence, mais même elle, on ne la “connait” pas. Et je trouve que c’est un peu dommage…

Beaucoup des personnages rencontrés ont existé, ou sont des personnages connus aux États-Unis. Bertha “wagon à bestiaux” par exemple, est un personnage de film et de roman : Bertha Thompson dite Boxcar (wagon de marchandises).

J’ai bien aimé le dessin et les couleurs, même si par moments j’ai trouvé les expressions un peu “figés”. J’avais été attirée par la couverture.

En bref, j’ai passé un bon moment, c’est divertissant, mais je regrette vraiment le manque de profondeur des personnages. Je lirai quand même le tome 2, en espérant qu’il soit plus approfondi que le premier !

Une belle histoire et beaucoup de rencontres, hélas trop brèves.

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Cette semaine nous sommes chez Stephie, pour Mille et une frasques…

Une bd qui participe également au Challenge Petit Bac chez Enna – catégorie Prénom

Conte du Japon : Le chat bonheur

conte

Conte à partir de 6 ans

LE CHAT BONHEUR
Un conte raconté et illustré par Qu Lan

Flammarion (2011/ rééd. 2018)

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Echigoya est un très jeune homme le jour où il se retrouve à la tête des célèbres ateliers de teinture familiaux. Il ne sait pas gérer ses affaires, préférant passer son temps à rêver, à s’occuper de lui ou de son chat Tama, ou encore à jouer à des jeux d’argent. Hélas, il finira par tout perdre. Se souvenant d’une ancienne légende, il va demander à son chat de l’aider. Quand il découvrira le “prix” de cette aide, il sera trop tard pour faire marche arrière…

conte

illustrations provenant du site de l’illustratrice

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J’ai adoré les illustrations, très belles (le chat est vraiment adorable) et les couleurs, très douces. Je trouve la couverture magnifique (et l’illustration ci-contre également).

Par contre, l’histoire en elle-même n’est pas très gaie… Faut-il donc tout perdre pour acquérir un peu de sagesse ? Mais bon, c’est un conte et les contes ne sont pas toujours drôles, ils sont même souvent très cruels !

Je ne savais pas du tout d’où venait cette légende du chat bonheur. Sur ce site “Le grenier de Clio” vous trouverez plein d’autres légendes sur ce Maneki Neko ou chat bonheur.

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Le blog de l’autrice-illustratrice Qu Lan (Allez voir, il y a beaucoup d’autres belles illustrations !)

Qu Lan est également l’illustratrice de “Toile de dragon

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C’est ma 3ème participation au challenge “Un mois au Japon 2019” chez Lou & Hilde

http://www.lelivroblog.fr/media/00/01/2537231035.jpg

Edmond – Bande dessinée théâtrale ♥

EdmondOu les aléas de la création théâtrale…

BD Ado/Adulte

EDMOND ♥

Léonard Chemineau

D’après la pièce d’Alexis Michalik

Rue de Sèvres (2018)

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Paris. 1895. Edmond a 27 ans, il est marié, a deux enfants et c’est un jeune poète, qui, comme le dit gentiment un critique, ne fait que des “fours”… Heureusement pour lui, il est “parrainé” par la grande Sarah Bernhardt. Après une représentation, assez catastrophique, de sa dernière pièce, “La princesse lointaine”, il n’arrive plus à écrire… Pendant deux ans, il va chercher l’inspiration sans la trouver. Il va la “retrouver” par hasard, en entendant un patron de bistrot mettre dehors un client désagréable. Et c’est le début de “Cyrano de Bergerac”, car Edmond, c’est bien entendu Edmond Rostand !

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Quel plaisir ! Mais quel plaisir de lire cette bd ! Je me suis régalée.

Ça m’a donné envie de relire la pièce d’Edmond Rostand.

Et j’ai aussi envie d’aller voir celle qui a été à l’origine de cette bande dessinée (et qui a reçu, au passage, 5 molières en 2017).

De (re)voir le film de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu sorti en 1990 et de voir, aussi, le film (extrait ci-dessous) réalisé par Alexis Michalik et qui est sorti en 2019.

C’est une histoire rythmée, très dynamique et vraiment très drôle. De péripéties en quiproquo, la façon dont “Edmond” réussi à écrire sa pièce ne peut que forcer l’admiration ! Tous les lecteurs à qui je l’ai conseillée l’ont adoré.

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Voir quelques pages de cette bd sur le site de l’éditeur

Du même auteur, nous vous avons déjà présenté : Le travailleur de la nuit

Le blog de l’auteur

Le texte de la pièce “Cyrano de Bergerac” d’Edmond Rostand

Elles m’ont donné envie de lire cette bd : Audrey, Mylène, Soukee

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

La pièce se joue toujours au Théâtre du Palais-Royal.

Extrait du film (sorti le 9 janvier 2019)