Ronya, fille de brigand – roman

Ronya
Une aventure pleine de poésie !
Roman à partir de 8/9 ans

Ronya, fille de brigand

Astrid Lindgren

Le livre de poche jeunesse (2009)

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Ronya naquit par une nuit d’orage. C’était la fille de Mattis, le chef des brigands, et de Lovise sa tendre femme. Mattis et ses brigands étaient ravis et la petite fille grandit très entourée et chouchoutée par toute la bande. Le jour où Ronya eut le droit de sortir du château, elle se rendit compte que le monde était vaste. La petite fille se mit à l’explorer, s’entrainant à grimper sur la montagne, à sauter sur les pierres glissantes de la rivière au point de devenir plus agile qu’une chèvre.

Ronya ne savait pas ce que faisaient les brigands. Elle les voyait aller et venir avec toutes sortes de marchandises, mais elle n’avait jamais cherché à savoir d’où ça venait et personne ne lui avait jamais révélé. Elle savait bien sûr qu’elle n’était pas la seule enfant sur terre, mais elle n’en avait jamais rencontré. Un jour, en allant voir le gouffre qui séparait le château en deux parties depuis la nuit de sa naissance, elle fit une étrange rencontre…

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Quelle belle aventure ! C’est à la fois tendre, émouvant et drôle. Les descriptions des brigands sont très amusantes et celles de l’été m’ont fait penser à Frédéric (le mulot poète) de Leo Lionni. Et j’ai beaucoup aimé le personnage de Lovise, la mère.

C’est une histoire de rencontre, d’amitié, d’amour et de jalousie aussi. Où certains apprennent à grandir, à se séparer et d’autres à réfléchir à ce qui est important. Et nous ? On se régale en lisant ce joli roman !

Un coup de cœur que je vous recommande vivement !

 

Un roman qui m’avait été recommandé par Blandine, lors du défi 12 mois, 12 ami(e)s, 12 livres

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Ce roman a été adapté en film, comédie musicale, anim et manga.

A l’ombre du grand arbre vous parle d’Astrid Lindgren

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Colombine, la violoniste spatiale

ColombineJouer du violon sur la lune ? Et pourquoi pas ?
Album à partir de 6 ans

COLOMBINE

la violoniste spatiale

Carlos Videla & Ange Potier

L’étagère du bas (2020)

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Colombine habitait au bord d’une rivière de pierres. Chaque matin elle allait cueillir un citron pour faire son jus de citron, sa boisson favorite. Puis elle ouvrait la fenêtre pour voir le soleil et commençait à s’entraîner sur son violon.

Mais, comme à chaque fois que l’on s’entraîne à jouer d’un instrument de musique, il lui arrivait de se tromper et de faire grincer son violon ! Ses voisins en avaient marre… L’un deux, M. Bombo l’astronome officiel du village, finit même par lui dire : “Colombine ! Si ça continue, je vais vous envoyer sur la Lune ton violon et toi !”

“Sur la lune ?” se dit Colombine…

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Colombine est une histoire originale et farfelue avec à la fois les pieds sur terre (l’astronome fait des recherches très sérieuses et de savants calculs…) et la tête dans les étoiles, ou plutôt, sur la lune !

Les illustrations sont réalisées avec de la peinture à la gouache, et je les trouve magnifiques ! J’irai bien habiter près de chez Colombine…

Une bien jolie lecture !

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Le site de l’éditeur, L’étagère du bas, qui existe depuis 2016 (vous y trouverez d’autres illustrations)

Le site de l‘illustrateur (plus à jour depuis 2012)

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Le plongeon – BD sur la vieillesse

plongeon“La vieillesse est-elle un naufrage”  ?
BD Adulte

Le plongeon

Séverine Vidal & Victor L. Pinel

Grand Angle

Bamboo éditions (2021)

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Pour Yvonne, 80 ans, c’est le plongeon. Encore autonome, mais plus tout à fait assez pour vivre seule, elle vend sa maison et intègre un EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). Mais c’est dur. Elle a encore toute sa tête, ne supporte pas d’être “infantilisée” (et comme je la comprend !!), n’aime pas la déco de sa chambre…

Et puis, petit à petit, elle va se faire des amis, se sentir moins seule.

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Quand j’ai emprunté cette BD, mon ex-collègue m’a dit : “C’est bien, mais… pas facile de lire ça à nos âges, ça fait peur !!” J’avais noté cette BD grâce aux collègues de la BD de la semaine, mais j’avoue que j’avais oublié de quoi ça parlait…  Sinon je ne l’aurais peut-être pas prise, car je rencontre déjà dans mon boulot actuel (Auxiliaire de vie) beaucoup de personnes âgées seules, plus ou moins autonomes et plus ou moins déprimées (Covid oblige, plus de rencontres, plus d’associations, plus d’activités…).

Ce qui est sûr, c’est que ça ne donne pas trop envie d’aller à l’EHPAD ! Heureusement qu’il y a le personnage de Youssef, très humain pour contrebalancer celui de la directrice très pointilleuse…

J’ai beaucoup aimé, hein, n’allez pas croire ! Mais ce n’était peut-être pas le moment de la lire pour moi.

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D’autres BD qui parlent d’amour et de vieillesse : JamaisL’obsolescence programmée de nos sentiments

Mamabookine vous en a parlé ici

De Séverine Vidal, déjà présenté sur ce blog : La meilleure nuit de tous les temps (roman 9-12 ans)

Cette semaine, nous nous retrouvons chez Noukette

Le poisson qui me souriait de Jimmy Liao

Le poisson qui me souriait est une très belle histoire d’amitié, hors du commun

Album pour la jeunesse dès 7 ans

Le poisson qui me souriait

de Jimmy Liao

Editions HongFei, mars 2021,
hors collection,
texte et illustrations de Jimmy Liao,
104 pages- 14,90 euros

 

Thèmes: poisson, mer, liberté, amitié

 

Après le magnifique Nuit étoilée, c’est sans aucune hésitation que je me suis plongée dans cette nouvelle histoire de Jimmy Liao. Dans Le poisson qui me souriait, il y a un côté délicieusement absurde que j’ai adoré. Rêve et réalité s’entrelacent savamment afin de faire vivre au lecteur une aventure hors du commun.

 

On sent que l’auteur a un lien étroit avec la nature. En effet,  le message véhiculé par Le poisson qui me souriait est un véritable appel à la liberté. Et la liberté, ce n’est pas tourner en rond dans un aquarium simulant un environnement aquatique…

 

Le poisson qui me souriait raconte l’histoire d’un homme attiré par un poisson qui, comme le titre l’indique, sourit constamment. Ce poisson semble heureux de sa condition. Mais au fur et à mesure, cette cohabitation singulière va permettre à l’homme d’ouvrir les yeux sur une situation affligeante.  Cette fois je n’ai pas mis le résumé de l’éditeur car il raconte comment l’histoire se termine. Et ce serait dommage de gâcher le plaisir d’une si belle lecture!

À l’instar de Nuit étoilée, le texte et les illustrations sont l’oeuvre de Jimmy Liao. Pour Le poisson qui me souriait, Jimmy Liao a principalement utilisé une palette de tons froids au début du récit. Par la suite, grâce à l’introduction de notes de jaune et de vert fluorescent, les bleus dominants font place à des couleurs plus lumineuses. Les décors sont assez minimalistes; seul le dessin de la ville est plus détaillé. Cette sobriété met parfaitement en valeur les personnages.

 

J’apprécie beaucoup l’illustration  de couverture. On y voit parfaitement le contraste entre la ville synonyme d’entrave à la liberté et l’immensité de la mer. C’est un album qui invite le lecteur à réfléchir sur diverses notions. Les sentiments de l’homme sont légitimes mais n’est-ce pas une forme d’égoïsme au final?

 

À lire!

 

~Melissande~

 

+ Sur le même sujet: Amélie et le poisson de Helga Bansch, présenté par Nathalie

+ Un album humoristique présenté par Nathalie: Totoche et le poisson malheureux de Catharina Valckx