Betty Blues – BD qui file le blues…

BettyBetty Blues ♥

Renaud Dillies

Anne-Claire Jouvray (couleurs)

Éd. Paquet (2003)

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Rice est un canard qui joue de la trompette dans les clubs de jazz. Chaque soir, sa petite amie, Betty, l’attend au bar en buvant du champagne. Mais un soir, quand Rice vient retrouver Betty, il n’y a personne au bar.

Il apprend qu’elle est partie avec un gros richard qui s’appellerait  James Patton. Cette nuit là, Rice se saoule comme jamais. Et balance sa trompette à la flotte. Désespéré, il prend le premier train pour nulle part.

Betty quand à elle, se réveille chez le fameux James Patton. Une vie “de rêve” commence alors avec beaux vêtements, bijoux, soirées… Mais, est-ce vraiment la vie que désire Betty ?

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Je connais cet album depuis longtemps. Et si je ne l’ai pas lu avant (alors que j’ai adoré Abélard !) c’est que le dessin ne m’attirait pas du tout. Trop de traits, de hachures. Et puis, cet album a fini par repasser entre mes mains et je l’ai enfin lu. Et beaucoup aimé !

Ce n’est pas une bd “feel good”. C’est plutôt désespéré. Mais que c’est beau !

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Angoulême 2004 – Prix du premier album
Sérignan 2004 – Prix du dessin
Olonne sur mer 2004 – Prix Abracadabulles

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Une interview de Renaud Dillies sur bdparadisio

Du même auteur : Abélard Loup

Cette semaine, nous sommes avec Noukette !

Une BD qui participe également à l’Objectif PAL chez Antigone

Chaleur du sang – Roman

ChaleurRoman

Chaleur du sang

Irène Némirovsky

Denoël (2007) / France Loisirs (2008)

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Résumé éditeur : Dans un hameau du centre de la France, au début des années 1930, un vieil homme se souvient. Après avoir beaucoup voyagé dans sa jeunesse, Silvio se tient à l’écart, observant la comédie humaine des campagnes, le cours tranquille des vies paysannes brusquement secoué par la mort et les passions amoureuses.
Devant lui, François et Hélène Érard racontent leur première et fugitive rencontre, le mariage d’Hélène avec un vieux et riche propriétaire, son veuvage, son attente, leurs retrouvailles. Lorsque leur fille Colette épouse Jean Dorin, la voie d’un bonheur tranquille semble tracée. Mais quelques mois plus tard, c’est le drame. La noyade de Jean vient détruire la fausse quiétude de ce milieu provincial. L’un après l’autre, les lourds secrets qui unissent malgré eux les protagonistes de cette intrigue vont resurgir dans le récit de Silvio, jusqu’à une ultime et troublante révélation…

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Lu il y a quelques jours (une dizaine ?) j’ai mis le résumé de l’éditeur car j’ai tout oublié de cette histoire ou presque ! C’est un peu surprenant et assez rare que j’oublie aussi vite une histoire. Pourtant, après un départ un peu difficile lié à quelques tournures de phrases que j’ai trouvé surprenantes, j’en garde le souvenir d’une lecture plutôt agréable. Mais difficile d’en dire plus…

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire la préface d’Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt.

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Un roman qui participe à 3 challenges

Le tour du monde en 80 jours livres (Ukraine) chez Bidib

monde

à l’Objectif PAL chez Antigone

et au challenge 2022 en classiques

(Publié en 2007 mais écrit avant 1942)

2022

Quand souffle le vent du nord

souffleRomance épistolaire

Quand souffle le vent du nord

Daniel Glattauer

Le livre de poche (2006)

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Mme Rothner, souhaitant résilier son abonnement à un journal, envoie un mail de résiliation. Mais elle se trompe dans l’adresse mail et envoie ses courriers à un particulier, Mr Leike. Neuf mois plus tard, l’adresse mail de ce Mr Leike étant resté dans son fichier client, Mme Rothner renvoie un mail à ce fameux Monsieur. Et c’est ainsi que va débuter une correspondance épistolaire par mail. Parfois très courts. Parfois plus longs. Souvent agacés ou amusés. Mme Rothner et Mr Leike vont finir par s’appeler Emmi et Léo. Et ce “jeu” très innocent au départ va devenir un jeu de séduction pour les deux. Mieux encore, il va devenir un besoin quotidien ! Et la fin ? Ce ne sera peut-être pas celle(s) à laquelle on pourrait s’attendre… D’autant plus qu’il y a un tome 2 : La septième vague.

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Il faut croire qu’avec l’actualité (La guerre Russo-Ukrainienne vient de commencer) j’avais besoin de légèreté ! J’ai dévoré ce roman très rapidement. Il est très facile à lire et certains mails sont vraiment très courts (un mot, une phrase).

Peut-on tomber amoureux de quelqu’un qu’on ne connaît que virtuellement ? Je crois que oui. J’en ai eu l’exemple il n’y a pas longtemps avec deux personnes qui se sont rencontrées suite à un (long) échange de mails !

Les mails ne sont après tout que la version moderne de la lettre de séduction, d’amour ! Sauf qu’on ne peut y mettre une fleur ou une goutte de parfum et c’est bien dommage à mon avis !

Bref. Si jamais vous avez une panne de lecture, ou envie de légèreté, je vous conseille cette lecture. Mais procurez-vous le tome 2 avant. Ne pas savoir la fin d’une histoire est toujours très agaçant à mon avis !!

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Un roman qui participe au Le tour du monde en 80 jours livres (Autriche) chez Bidib

monde

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à l’Objectif PAL chez Antigone

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 et au Challenge Petit Bac d’Enna

1ère ligne – Catégorie Verbe – Souffle

Ouest

Mortel Printemps – Prix Cognac

MortelPrix Cognac du meilleur roman jeunesse

MORTEL PRINTEMPS

Claire Gratias

Le Muscadier (2021)

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Hugo nous raconte ce qui s’est passé ce printemps là, ce mortel printemps, 20 ans auparavant. Avec Rémi et Vadim, ils étaient inséparables depuis deux ans. C’était presque la fin de l’année scolaire, la fin du collège. Ils avaient 15 ans et espéraient bien être dans la même classe à la rentrée.

En cette fin avril, une nouvelle venue avait rejoint leur groupe, Léa. Tout allait bien jusqu’au jour où une de leurs profs se fait assassiner et que les soupçons pèsent sur l’un d’entre eux. L’enquête va être difficile pour tout le monde. Remettra t-elle en cause leur amitié ?

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En partie rédigé comme un journal intime écrit par Hugo, Mortel Printemps est un roman très prenant. Jusqu’au bout j’ai eu des doutes sur l’assassin et je me suis plantée bien sûr (comme d’hab ! J’aurai fait une très mauvaise enquêtrice…)

J’ai dévoré en une soirée les 350 pages de ce livre qui multiplie les fausses pistes. Jusqu’à la dernière page.

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Extrait : Carnet n°72 :

“Un ami, c’est quelqu’un avec qui on serait heureux de faire un mauvais coup”.

Tout à l’heure, j’ai lu cette phrase dans un livre et, immédiatement, j’ai pensé à Vadim. Comme une lame de fond qui vous prend par surprise, vous soulève et vous emporte où elle l’a décidé, mes souvenirs ont ressurgi, intacts, et je me suis retrouvé vingt ans en arrière.

À cette époque, nous étions trois : Rémi, Vadim et moi. On nous disait inséparables. Quelle valeur accordions-nous à l’amitié ? La nôtre était née presque deux ans plus tôt, à l’issue d’une aventure qui avait failli me coûter la vie.  J’étais convaincu que ce qui nous liait désormais était plus fort que tout.”

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Prix Cognac

De Claire Gratias, présenté sur ce blog : Orphans T1 : Double disparition

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