Love letters to the Dead d’Ava Dellaira

Love Letters to the dead

Roman pour adolescents

à paraître le 15 mai 2014

Love letters to the Dead

d’Ava Dellaira

Michel Lafon, 2014

Love letters to the Dead est un roman puissant et émouvant, plein de vie et d’amour !

Laurel vient d’entrer au lycée. Dans un lycée où elle ne connaît personne et qu’elle a choisi pour cela. Après la mort de sa soeur May elle avant envie de changement. D’être entourée de gens qui ne connaissent pas l’histoire de sa soeur, qui ne la regardent pas avec pitié…

Love letters est un roman épistolaire particulier. Ses lettres, Laurel les adresse à des personnalités qui sont décédées. Mais plus que cela, c’est l’histoire d’une jeune fille perdue, en perte de repère, qui se cherche. Laurel est à la recherche d’elle-même dans ce roman et pour cela elle va tenter de ressembler à sa soeur perdue. Une quête d’identité longue et douloureuse, ponctuée de petits bonheurs, d’amour, mais surtout de souvenirs, de plus en plus récents et durs au fil des pages. Tout tend vers la mort de May, son explication, et cela tient le lecteur en haleine.

Les personnages sont touchants et offrent un beau panorama de la jeunesse actuelle, peut-être trop même, parfois. Alcool, drogue, homosexualité, problème familiaux, suicide… de nombreux thèmes sont abordés ou traités plus en profondeur, autant du côté des personnages vivants que morts !

Malgré un léger décalage culturel pour le lecteur français, on découvre ou redécouvre l’histoire de chanteurs, poètes et acteurs qui ont marqué leur domaine. Des personnalités décédées que Laurel faire revivre pour nous en leur parlant de leur enfance, de leur famille, de leur oeuvre. Que l’on connaisse ou non ces noms qui s’égrainent au fil des lettres, l’envie de découvrir leurs oeuvres est forte, d’autant plus qu’elles offrent une prolongation à l’atmosphère de ce livre que l’on a bien du mal à quitter…

Un roman fort et touchant, qui ouvre une porte sur la culture américaine et une fenêtre sur l’adolescence. Ava Dellaira nous entraine dans son univers, avec une écriture prenante et une belle héroïne. Un roman épistolaire à découvrir !

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Albums poétiques…

Il fait beau ? Les petits oiseaux chantent ? C’est le printemps ?

Je ne sais pas, mais en tout cas j’avais envie de vous parler de 4 albums que je trouve plein de poésie (une fois n’est pas coutume, je ne suis pas très calée en poésie, mais bon, je me lance !)

Il s’agit de 4 albums que vous connaissez peut-être, certainement même pour au moins l’un d’entre eux :
Gilberto et le vent / Frédéric et compagnie / Empreintes et ombres / Un noël noir et blanc

 

Gilberto et le vent 

 Marie Hall Ets

Ed : L’école des Loisirs (1982)

Gilberto-et-le-vent

 

 Gilberto s’amuse dans le vent taquin qui souffle, secoue le linge mis à sécher et couche l’herbe de la prairie.

Une histoire toute simple, illustrée avec fraîcheur.

Les dessins sont très doux et les couleurs le plus souvent pastel.

Ce qui m’a le plus plu dans ce livre : sa grande douceur (même quand le vent souffle fort !).

Ce livre (malheureusement épuisé) est un vrai coup de cœur !

Thèmes : Enfance / Vent / Jeux / Album

 

 

Frédéric et compagnie 

Léo Lionni

L’école des loisirs (2002)

 

 

C’est l’été et les petits mulots travaillent dur en prévision de l’hiver, ils ramassent des noisettes, du blé, toute sorte de nourriture.

 Seul Frédéric semble se prélasser au soleil : en fait, il fait lui aussi des provisions, elles sont juste un peu différentes…

Un album également très doux et très poétique ! Les dessins sont très simples (on dirait des collages) et le texte très mignon. J’adore !

 A partir de 4/5 ans –  Ce titre est malheureusement épuisé, si vous en avez un, gardez le précieusement !

Thèmes : Mulots (souris) / Poésie / Album / Couleurs

 

Empreintes et ombres

 Anne Wescott Dodd

Ill. : Henri Sorensen

 Ed. F. Deflandre (1994)

«Les traces de pas se dessinent, puis s’effacent. (…)

Les empreintes se dessinent, puis s’effacent. (…)

Les ombres se dessinent, puis s’effacent. (…)

 Plus les heures passent, plus elles deviennent petites. (…)

Les ombres se dessinent, puis s’effacent, mais elles ne laissent jamais d’empreintes… »

 Encore un album que j’ai trouvé plein de poésie et de douceur

 Il n’y a pas d’histoire à proprement parler, juste le temps qui passe, mesuré par les ombres… Des jeux d’ombres et de lumière, des empreintes qui s’effacent…

J’adore les illustrations, on dirait de la peinture, elles sont très belles et très douces (et accompagnent parfaitement le texte !).

 Pour ceux qui voudraient s’amuser : Un pdf spécial jeux d’ombres

Thèmes : Empreintes / Ombres / Album / Lumière / Poésie

 

Un Noël noir et blanc

 Sur les traces de Claude Monet

Hélène Kérilis

 Ed. Magnard (2004)

« C’est le soir. Assise par terre devant la cheminée, Camille s’inquiète. Son vieux chien Sasko a disparu. Il a dû partir loin, très loin dans la forêt. D’habitude, il rentre bien avant la nuit… »

  Une très jolie histoire (même si elle est un peu triste car cela parle de la perte d’un animal familier) construite à partir d’un tableau de Claude Monet “La pie”.

Ce sont des morceaux du tableau qui illustrent le récit, qui peut convenir à de jeunes lecteurs (peu de texte par page et une écriture assez grosse).

  Thèmes : Peinture / Enfance / Album / Deuil / Neige

 

 

 

 

+ Challenge Je lis aussi des albums 

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Courir avec des ailes de géant – Hélène Montardre

Roman pour les 9 – 12 ans

Courir avec des ailes de géant

d’Hélène Montardre

Rageot, mars 2014
9782700239621, 6,45€
155 pages

*

Glenn a 8 ans. Il court chaque jour avec son père, au bord de la mer, en Australie. Au début avec ses frères, et puis, au fil des années, seul avec son père. Ensemble, ils courent de plus en plus loin, découvrent Sydney et le plaisir de courir. Quand son père décède, Glenn déménage en France, pays de sa mère, et a du mal à continuer à avancer. La course lui permettra de garder un lien avec son père…

Cette histoire semble très légère dans ces premiers chapitres où l’on suit Glenn qui fait des aller-retour en courant pour ne pas laisser derrière lui son petit frère qui n’aime pas courir. Une découverte de cette famille et de leur vie, entre anglais et français. La mort arrive sans prévenir et tout le monde de Glenn est chamboulé. Si le ton reste simple, on sent entre les mots toute la douleur de Glenn. L’arrivée en France se fera dans la douleur pour lui, qui n’arrive même plus à parler français. Il n’y a que quand il court qu’il se sent encore vivant.

Sans avoir le point de vue des autres protagonistes on sent bien la douleur de la mère, devenue sur protectrice, et les réactions très différentes des frères. L’écriture d’Hélène Montardre nous permet de voyager de Sydney à Toulouse, mais aussi dans le coeur d’un jeune coureur… L’histoire est complète, elle offre sport, rebondissement, humour, sentiment et surtout une vraie et belle fin.

Un roman simple et touchant, qui place la course au coeur du monde de cet enfant qui avance peu à peu vers l’âge adulte…

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Un jour j’irai chercher mon prince en skate – Jo Witek

Un jour j'irai chercher mon prince en skate

Roman pour adolescents

Un jour j’irai chercher mon prince en skate

Jo WITEK

Actes Sud Junior, 2013
9782330022198, 126 pages
11€

Un jour j’irai chercher mon prince en Skate nous donne le ton dès le titre. L’héroïne est une adolescente qui n’attend plus que son prince charmant arrive, elle a bien compris que ça n’existait pas. Fan de skate, très garçon manquée, Fred vit sa vie sans trop s’inquiéter des garçons. Du moins c’est ce qu’elle dit, parce qu’elle en parle finalement beaucoup !

Pourtant c’est un autre évènement qui va commencer par déstabiliser sa vie. Son grand-père, qu’elle ne connait presque pas, est mourant. Son père décide alors d’emmener toute la famille à son chevet, où ils retrouvent les frères, sœurs, cousins… L’occasion pour Fred de rencontrer sa tante. Une jeune femme rebelle qui va lui faire découvrir le monde autour d’elle.

Bien entendu il y a une histoire d’amour, mais elle est tellement secondaire finalement que ce n’est pas ce que l’on retient de ce court roman. La partie histoire de famille est plus détaillée, intéressante et mise en avant.

Je n’en revenais pas. J’avais une marraine, comme dans les contes de fées. Une marraine super punk qui n’avait pas sa langue dans sa poche. Elle me plaisait.

Un titre et une couverture accrocheurs, de bonnes idées et une écriture prenante, pourtant malgré des personnages intéressants l’histoire familiale fait de l’ombre au personnage principal qu’on aurait aimé connaître un peu plus. On passe un bon moment de lecture, mais l’histoire s’oublie aussi vite que le livre est lu.

C’est surtout le côté différence, féminisme, qui est intéressant dans ce livre, et il est bien traité au début du livre et malheureusement survolé par la suite. Cependant l’humour général et surtout l’auto-dérision dont fait preuve cette adolescente relèvent le tout agréablement.

petit++ De Jo Witek retrouvez aussi Mauvaise connexion et Peur Express.
+  La bande annonce
+ L’avis de Stella
+ Challenge Petit Bac
+ Challenge YA#3

 

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