De l’amour dans les albums #1 [Tituce]

Je laisse aujourd’hui mon blog à Tituce, qui dans le cadre du challenge Je lis aussi des albums 2014 commence à prendre un peu d’avance sur le thème de février et vous offre ainsi pleins de belles idées pour préparer notre rendez-vous, qui je le rappelle sera le samedi 1er février ! 

 

Georges le dragon

de Geoffroy de Pennart 

L’École des Loisirs, 2011
Lutin poche € 5,60
Kaléidoscope € 13,20

Ahhhh l’amour, l’amitié … 2 notions si complexes et si proches!

Ce livre est bien écrit avec des illustrations comme j’aime, c’est-à-dire représentatives, mais avec un style et de jolis détails à chaque page. D’ailleurs la page interne est faite avec des esquisses au crayon, du personnage de Georges!
Le thème est très bien choisi pour attirer les enfants. Il mixte avec une princesse, un chevalier, un dragon.
J’ai d’ailleurs été attiré par cette histoire avec un titre de dragon, pour mon chevalier fan de dragon. Mais rien à voir avec des histoires de batailles ou de « testostérone »! Un simple récit, qui oscille entre cœur brisé, amour et amitié! Et dans lequel nous nous sommes laissés transporter.
Loulou s’est vite identifié. On a le cœur qui bat avec celui du dragon. On bombe le torse avec lui, On est triste avec lui. On espère avec lui … On a qu’une envie, c’est de tourner la page pour savoir ce qui va se passer.

Une partie de l’histoire me fait penser à Barbapapa qui cherche à trouver sa place dans ce monde. Tout comme Georges le Dragon, c’est un personnage hors-norme surtout par la taille. Pas d’inquiétude, ce n’est pas du Barbapapa!

Je reprocherais l’écriture qui est entre calligraphie et imprimerie et ne facilitera pas la lecture seul, par mon CP de loulou.
On peut retrouver Georges, dans un autre opus : « La princesse, le dragon et le chevalier intrépide »

Le grand amour de Bô l’ourson 

de Claire Clément
illustré par Éric Gasté 

Bayard, 2007
les belles histoires des touts petits

J’aime beaucoup la collection « les belles histoires des touts petits » de chez Bayard. Les histoires sont vraiment chouettes. Les livres sont une vraie transition entre le livre cartonné et le livre papier. En effet, les pages sont fines mais plastifiées, donc assez solides pour résister aux petites terreurs lorsque maman à le dos tourner. Le petit prix de cette collection est aussi un atout

Ici, on parle d’amour. De l’amour inconditionnel du petit ourson Bô pour sa maman.
Même quand maman veux que Bô coupe un peu le cordon, car il est grand maintenant. L’amour de l’ourson reste aussi grand.
Bô se trouve face à un obstacle insurmontable à ses yeux. La grande rivière qu’il doit traverser pour retrouver sa maman. Il est désespéré et très triste. Il ne s’en sent absolument pas capable. Mais un loup s’approche de sa maman de l’autre côté de la berge ! Sans s’en apercevoir Bô trouve du courage poussé par son amour filiale et traverse cette rivière. Quelle fierté! Le loup a fui la raclée de maman ours.
L’ourson s’est dépassé par amour et sa maman est si fière de son fils si courageux. Oui ça dégouline de sentiment, mais des sentiments à hauteur des touts petits et de nos cœurs qui dégoulinent d’amour pour nos enfants !

C’est un joli livre qui montre à l’enfant qu’on peut déplacer des montagnes, même lorsqu’on est découragé. On est capable de choses qu’on n’ose imaginer.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Claire Clément et j’ai totalement adhéré à son discours : les enfants dans ce monde si difficile ont besoin de retrouver confiance en eux et de réaliser leur rêve. Elle s’efforce dans son écriture de revaloriser les valeurs telles que l’amour, le courage … Ses récits pour les touts petits sont simples afin que l’enfant s’identifie totalement au petit héros.

+ De la même auteure, pour les plus grands : Sami,Goliath  Oscar, Ousmane, et les autres

La cuillère amoureuse

de René Gouichoux
illustré par Catherine Proteaux-Zuber 

Bayard, 2009
les belles histoires des touts petits

J’aime toujours autant cette collection. Il faut dire que petite, j’étais abonnée aux Belles Histoires et que j’y retrouve tout ce que j’aimais enfant. Mon fils de bientôt 7 ans, commence ses premiers émois et il adore cette histoire.

En tant que maman, j’aime que ce soit une fille avec son papa, qui prennent le petit-déjeuner. J’adore les livres qui parlent des papas. La petite fille commence a raconter qu’elle a un amoureux à son papa. Mais celui-ci est dans son journal. Situation mille fois vécue par les enfants, lorsqu’ils parlent à leurs parents, qui ont toujours mille et une autres occupations. Du coup elle entend une petite voix et se retrouve face à la petite cuillère sur la table du petit-déjeuner.

La petite cuillère ne sait pas qui lui a offert une fleur et qui est son amoureux. Marine, la petite fille va l’aider à « enquêter ». Elles interrogent le bol, le sucre, le verre, sans succès. Mais l’amoureux se dévoile timidement. Et Marine retrouve son papa qui a fini le journal. Celui-ci la questionne sur ce prétendant. Car les parents, mine de rien, restent attentifs à leur enfant.
Dans ce livre, on parle d’amour, de timidité amoureuse et des parents occupés, qui savent écouter leur enfant.
On aime beaucoup les illustrations. Les deux « humains » sont des dessins très simples et les objets ressemblent à des photos, et sont donc très réalistes. On aime beaucoup ce contraste.

Un joli petit livre pour les jeunes amoureux. J’avoue, il nous permet d’aborder le sujet plus facilement.

Le Prince et la Charmante Sorcière

de Florence Vandermarlière
 illustré par Marion Piffaretti
 

Editions Lito, 2009

Un format un peu poche, couverture souple, avec un prix bien sympathique.

C’est une histoire de prince charmant atypique, fini les jolies princesses gnangnans ! Des illustrations assez simplistes ou le crayon agrémente une robe en papier journal, une colline en tissus écossais, une prairie en tapisserie à fleurs, un sapin en tweed… j’aime ce côté un peu kitsch !

Ce conte totalement moderne, casse tous les codes des contes classiques. C’est le prince Charmant qui est dans son château et s’ennuie ! C’est sa maman qui veut le marier. Mais aucune des princesses prétendantes n’est aussi bien que sa mère la reine. Il fuit alors en pleine nuit et rencontre « une véritable sorcière, pour la première fois de sa vie ». Une femme si différente de sa mère !
La sorcière s’exprime avec des mots qu’aiment les enfants : « sacrebleu de scrogneugneu » – « sacrebleu de yapalfeu » … La sorcière est finalement si originale et différente de la reine, que Charmant veut en faire sa femme.
Il l’impose, se marie, entouré de la cours, des fantômes et des squelettes et part vivre au fond de la forêt dans un manoir.

On aime la modernité de ce conte et de ses illustrations. On déplore juste la rapidité du coup de foudre et du mariage qui suit. On aurait aimé un peu plus de « débats » pour imposer son amour et son mariage.

Une très jolie découverte résolument moderne.

Un de mes superbes coup de coeur de la bibliothèque des loulous :

La boite au trèsor

de Michel Escoffier
 illustré par 
Éléonore Thuillier 

Éditions Kaleidoscope

Tout d’abord ce livre nous parle d’un trésor, mes garçons, petits pirates en herbe se laissent emporter par l’histoire.
Et l’histoire nous transporte, nous, dans la dure loi de notre monde d’adulte rempli d’égoïsme. En effet personne ne veut aider le pauvre petit Suricate à récupérer ce trésor. Mais heureusement celui est très malin et par des ruses très drôles réussit à convaincre les autres animaux. Et lorsqu’il arrive à récupérer le trésor, personne n’y trouve ce qu’il espérait. Ni le suricate, ni les animaux, ni mes loulous! Mais il découvre un trésor encore plus beau.

J’adore les valeurs de ce livre, hyper complet. On y retrouve de l’humour, des illustrations magnifiques (pleines de petits détails pour les plus grands aussi). On y traite de beaucoup de choses au niveau des enfants : l’entraide, l’égoïsme, l’amitié, et surtout même même s’ils n’ont pas ce qu’ils espéraient, on peut découvrir de très belles choses ! Dans notre société consommatrice, je trouve ce sujet très intéressant. Bref, un livre qui amène à de nombreuses discussions.

Un petit bijou.

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Les Dolce 1&2 – Frédéric Petitjean

Roman fantastique – adolescents / adultes

Les Dolce

1- La Route des magiciens

2- Les Cinq Secrets

de Frédéric Petitjean

Don Quichotte, 2011 / 2012
20,20€ / 19,90€

Il y a régulièrement des livres que je ne chronique pas, parce que sur le lot il reste de côté, se perde sous le lit ou parte au CDI ou à la bibliothèque avant que j’ai eu le temps d’en parler. Ma mémoire étant ce qu’elle est, j’oublie. C’est assez souvent en fait. Je parle d’un livre sur 3 ou 4 que je lis… Toujours est-il que j’avais adoré le premier tome des Dolce et que j’ai donc lu la suite… J’en profite donc pour réparer mon erreur et vous parler des deux tomes, car c’est une série à découvrir!

Un bus magique, de la sorcellerie… impossible de ne pas penser à Harry Potter et pourtant c’est une histoire bien loin de Poudlard que l’on découvre en lisant les aventures des Dolce. Éloignées mais presque aussi savoureuses!

New York, 2011. Les Dolce sont une famille de magiciens : le grand-père Melkaridion, les parents Melidiane et Rodolpherus, et les deux enfants, Antonius et Léamédia :

Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l’école. C‘est la fin d’un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu’une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l’aïeul, véritable bible des âges passés, n’a plus toute sa tête.

Comme ils vieillissent beaucoup moins vites que les autres, ils doivent régulièrement déménager, difficile à vivre pour des adolescents… D’autant plus qu’il faut faire attention à ne pas se faire repérer, ce qui n’est pas évident quand les pouvoirs commencent juste à se développer.

L’exposition d’un livre étrange déclenche leurs aventures et leur rencontre avec un groupe de sorciers qui tente de s’approprier la planète en réduisant l’humanité à l’esclavage. Une course poursuite s’engage qui permet de découvrir l’étendu des pouvoirs des magiciens mais aussi l’amitié et l’amour qui les lient aux humains. 

Les personnages sont attachants (sauf Leamédia assez exaspérante, mais c’est voulu) et la narration alternée nous permet de mieux les comprendre, notamment les deux adolescents Antonius et Léamédia ainsi Virginie, l’amie du jeune magicien qui va se retrouver elle aussi au prise avec leurs histoires. C’est d’ailleurs ce personnage externe qui nous permet de vraiment comprendre le monde des magiciens et leurs histoires, grâce aux informations qu’elle trouve tout d’abord en fouinant, puis qu’on lui donne.

Deux tomes passionnants qui mettent en scène de nombreux personnages et rebondissements mais proposent aussi voyages dans le temps et l’espace, des histoires d’amour, d’amitié, des combats, des trahisons… Les surprises et révélations sont nombreuses, et les pages filent… Si le deuxième tome est plus sombre il entre aussi beaucoup plus dans l’histoire qui lie bons et « mauvais » magiciens et propose plus d’actions! Les nombreux personnages continuent de se développer et d’avancer. L’inquiétude augmente au fil des pages et nous laisse dans un suspense terrible…

Le troisième tome des Dolce : 3 Le dernier puits sortira en novembre 2013. L’auteur nous propose les premières phrases sur son blog  ainsi que plusieurs extraits! il s’agira normalement du dernier tome de cette trilogie des Dolce!

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Sublimes Créatures ~ 16 Lunes – Garcia et Stohl

Roman adolescents – YA

Sublimes Créatures ~ 16 Lunes

de Kami Garcia

et Margaret Stohl

traduit par Luc Rigoureau

Livre de Poche, Hachette, 2010-2013
8,90€

Ethan a 16 ans. Il vit à Gatlin, une petite ville des Etats Unis où rien ne semble jamais se passer. Le genre de ville où tout le monde sait tout sur tout le monde. Une ville où le principal représentant des forces de l’ordre guette les élèves qui sèchent l’école. Un théâtre de la guerre de Sécession qui reste marqué. Qui souhaite se souvenir.

Dans cette ville apparemment si tranquille tout va être bouleverser avec l’arrivée de Lena Duchannes, la nièce de l’original du village. Du simple fait de ce lien de parenté elle va se retrouver exclue, rejetée. Il faut dire qu’elle semble étrange aussi. Avec son collier de breloque, sa manie de provoquer des orages et ses silences.

Ethan pourtant est atttiré par elle. Il rêve depuis des mois avec une drôle de puissance d’une fille qu’il aime follement mais qu’il ne parvient pas à sauver. Coincidence prévisible il comprend qu’il s’agit de Lena et l’on voit se créer entre eux un lien très particulier, un peu magique…

Certains, notamment en ce moment avec l’adaptation cinématographique, comparent 16 lunes avec Harry Potter. Rien à voir pourtant si ce n’est un peu de magie, mais elle est plus ténue ici, à la manière des Dolce. Des enchanteurs avec des pouvoirs très définis qui tendent vers la Lumière où les Ténèbres. Le tout est finalement très adolescent, plus à la manière des romans YA du moment, avec des histoires d’amour au coeur de l’histoire, l’air de rien…

L’intrigue de ce premier tome repose sur l’appel que va subir Lena a 16 ans et qui décidera de quel coté elle sera. En attendant cet anniversaire elle veut vivre une vie normale d’adolescente. Pas facile quand on est rejeter par tous et qu’on déclenche des orages quand on est en colère.

Ce roman est avant tout celui assez classique d’un amour impossible entre Mortel et Enchanteur. Celui d’une malédiction aussi. Il n’en demeurera pas moins attrayant et se révèle finalement plus original que prévu.

La galerie de personnages rend ce roman particulièrement vivant, chacun jouant un rôle qui évolue au fil du récit.
Lena est le personnage principal, un personnage attachant qu’on connait pour que par Ethan, notre narrateur. Ce narrateur décalé permet de découvrir Lena peu à peu et donc une grande partie des secrets de sa famille. Une découverte graduelle qui permet de garder un intérêt constant pour le lecteur.
Ethan est un personnage lui aussi attachant qui découvre au fil du roman un nouveau visage à sa petite ville et même à ses proches.
Amma sa gouvernante est un de ces personnages secondaires haut en couleur dont on se souvient, tout comme Ridley la cousine de Lena.

Un roman entraînant dans l’ensemble qui alterne romance, découverte et action, les mêlant à la fin pour 100 pages  haletantes. A faire découvrir aux adolescents mais aussi aux jeunes adultes, comme une alternative réussie à Twilight. Un premier tome malheureusement!

+ à venir : d’autres avis!
+ Challenge YA#2
+ Merci Jeneen!

 

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Hex Hall de Rachel Hawkins Tome 1 + info Tome 2

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Hex Hall

Auteur : Rachel Hawkins

Editeur : Editions Albin Michel

Collection : Wiz

22/09/2010
304 p.
13,50 €
ISBN
978-2-226-20962-7


Roman de fantasy pour adolescent(e)s

Thèmes : Sorcières, Famille, Pouvoir, Démons, Ado

Présentation de l’éditeur :

Quand on est expédiée à Hex Hall pour usage inapproprié de la magie, qu’on doit empêcher une vampire aux cheveux roses de prendre feu, lutter contre trois ravissantes sorcières aussi dangereuses que des top modèles en manque de magazines et résister à un séduisant sorcier très très agaçant, on n’a aucun besoin qu’une élève soit retrouvée vidée de son sang. C’est pourtant ce qui arrive à Sophie Mercer, une sorcière qu’il ne faut surtout pas énerver…

Avis :

Ce roman à la couverture attirante m’a tout d’abord semblé mièvre, pourtant passé l’épisode d’ouverture, les découvertes mystérieuses s’accumulent et les protagonistes deviennent de plus en plus intéressants.

Brun ténébreux, mystérieux (ni plus ni moins très attirant….!), vampirette lesbienne, fantôme, mais avant tout sorcières, puisque c’est là le thème principal du livre.

Sophia/Sophie est une sorcière qui à force de se servir de ses pouvoirs dans la vie quotidienne est envoyée à Hex Hall, une sorte de pension pour créatures fantastiques adolescentes qui mettent en danger leur monde secret et la vie de leurs congénères. Bien que certains humains (telle la mère de Sophie) soient au courant, les sorcières, vampires, elfes… restent cachés aux yeux du monde, bien que vivant au milieu d’eux. Sophie a 17 ans, sorcière inexpérimentée, elle va apprendre à Hex Hall bien des secrets sur sa famille et sur elle-même. Elle tombera aussi amoureuse de notre brun ténébreux et se fera des amies et des ennemies… Pourtant à Hex Hall tout est loin d’être rose. Oeil de Dieu
qui menace les sorciers, élèves vidés de leur sang, prof de sport intraitable, fantôme et voisine de chambre qui boit du sang la nuit… tous ne sont pas aussi dangereux qu’il n’y parait, mais il est bien souvent difficile de savoir qui oeuvre pour le bien et le mal.

Un roman qui se lit très vite et à la fin très ouverte qui amène à un tome 2.

Un roman agréable, avec des surprises qui permettent de relancer sans cesse l’intérêt !

Facile à conseiller aux fans de Twilight, bien que différents, car ce roman reprend le milieu ado / école en le transposant ici encore dans un monde fantastique. Je passe par contre sur l’écriture très simple qui m’a parfois un peu exaspérée..

Le tome 2 de Hex Hall sortira en anglais le 15 février, donc en avance puisqu’il était annoncé en mars.

Le titre de ce deuxième tome sera Demonglas, et la couverture reprend le principe du tome 1. J’aime bien même si cela n’aide pas à savoir ce que sera le deuxième tome.

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