Le restaurant des recettes oubliées

restaurantRoman japonais

Le restaurant des recettes oubliées

Hisashi Kashiwai

Traduit du japonais par Alice Hureau

Éd. NAMI (2023)

*****

Éditeur : Caché dans les ruelles de Kyoto se trouve le petit restaurant des Kamogawa d’où s’élèvent d’exquises odeurs de riz cuit, de nabe et de légumes sautés. En plus de savoureux repas faits maison, Nagare et sa fille Koishi proposent une expérience qui sort de l’ordinaire : reproduire un plat que leurs clients ont en mémoire, mais dont la recette est depuis longtemps oubliée. Nabeyaki udon, sushis au maquereau, tonkatsu ou spaghettis à la napolitaine… pour chaque nouveau plat, la famille Kamogawa enquête et propose à ses convives de déguster une nouvelle fois les délicieux mets qui ont marqué leur vie. Et grâce à un soupçon de magie, ces saveurs perdues enfin retrouvées permettent de rêver à de nouveaux départs.

*****

Une lecture que j’ai trouvé très agréable !

Et pleine d’odeurs et de saveurs nouvelles pour moi… On est vraiment plongé dans la culture (culinaire essentiellement) japonaise. C’est un roman parce qu’on suit les deux personnages principaux Nagare et sa fille dans un même endroit, leur restaurant, tout au long du livre. Mais en fait ce sont 6 histoires mettant en scène des personnages différents (les deux principaux mis à part). L’idée du livre est plutôt originale. En effet, le restaurateur est un ancien enquêteur et il se sert de cette expérience pour retrouver les traces de ce que les gens ont mangé un jour et n’ont jamais oublié. Bref, je ne vais pas tout raconter, mais ça m’a bien plu !

Facile à lire, agréable, dépaysant et plein de saveurs, que vous faut-il de plus ?

*****

Lire un extrait (site de l’éditeur)

Chez le même éditeur : La bibliothèque des rêves secrets

Ce roman participe au Mois du Japon chez Lou et Hilde

bibliothèque

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise

coyoteMois américain 1

A partir de 11/12 ans

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise

Dan Gemeinhart

Traduit par Catherine Nabokov

PKJ (2020)

♥♥♥

Depuis bientôt 5 ans, Coyote 13 ans, vit avec son père Rodéo, dans un bus. Un gros bus scolaire jaune aménagé, avec une chambre pour elle, une cuisine, un salon, bref, tout le confort ou presque. Et depuis peu, il y a aussi Ivan. C’est un chaton tigré gris et blanc, très mignon, que Coyote a récupéré lors d’un arrêt dans une station service. Ensemble, ils sillonnent les États-Unis, au gré de leurs envies. On apprend assez rapidement que la mère et les deux sœurs de Coyote sont mortes dans un accident, cinq ans auparavant.

Tout se passe bien jusqu’au jour où Coyote, en appelant sa grand-mère comme tous les samedis, apprend que le petit parc de son enfance va être détruit. Et là, c’est la panique. Elle doit absolument trouver une solution pour y retourner avant qu’il ne soit rasé…

*****

C’est une histoire qui parle de la famille et du deuil. Du “déni” qui peut durer longtemps (je ne suis pas sûre que ça s’appelle toujours comme ça quand ça dure aussi longtemps d’ailleurs !) Surtout si l’on prend bien garde à éviter de parler des choses qui rendent triste.

Mais c’est également une histoire qui parle de relations humaines, des apprentissages que l’on fait au contact des autres. De qui on est et des choix que l’on fait aussi. Et puis d’amour et d’amitié !

Un très chouette roman qui m’a beaucoup plu !

Mais qu’est-ce que j’ai pleuré… Une vraie fontaine !!

*****

Du même auteur : La vérité vraie

Le site de l’auteur (en anglais)

Un roman jeunesse qui participe au challenge

LE TOUR DU MONDE EN 80 Jours LIVRES” (USA)

proposé par Bidib

monde

*

Ainsi qu’au mois américain

https://lh3.googleusercontent.com/pw/AM-JKLVftJUmN4kBgTDScLvT0qLl-vOXeg7ntXmHW9TpoLgxaqBfs1CdWX9D0LiCDlLj6UuPxL6RufC5mTUs7AHwVicBluDdYtLTb5N-Ou-87onSbA2Ogvniu830_oeb4S2EG0gkLd0gZ9LDi--wyex575MFdw=w587-h500-no?authuser=0

Logo emprunté à Enna

Les brumes de Riverton

RivertonDes secrets de famille oubliés…

Les brumes de Riverton

Kate Morton

France Loisirs (2008)

721 pages

*****

1914 : Grâce a 14 ans quand sa mère la place au château de Riverton. Elle passera 10 ans comme domestique au service de la famille Ashbury.

1924 : Un célèbre poète ami de la famille se suicide lors d’une grande soirée donnée au château. Hannah et sa sœur Emmeline ne se reparleront plus après ce drame.

1999 : On demande à Grâce Bradley, une célèbre archéologue, de donner son avis sur les décors d’un film. En effet, il s’agit d’une reconstitution du château de Riverton où elle a été domestique dans sa jeunesse. Mais ce n’est pas facile pour la vieille dame, qui avait cru, en changeant de vie, tirer un trait sur le passé et ses lourds secrets… Bien malgré elle, les souvenirs vont remonter à la surface.

*****

C’est un roman avec lequel j’ai passé un très bon moment.

J’ai tout aimé : L’ambiance “vieille Angleterre”, les personnages parfois un peu surprenants (la jeune aristocrate fofolle, le poète revenu traumatisé de la première guerre mondiale, le père Ashbury aussi…). La vie des femmes à cette époque, qu’elles soient aristo ou domestiques, elles ne faisaient pas ce qu’elles voulaient !

Le cadre aussi, ce château au bord d’un lac avec un parc et des statues… Un endroit où l’on a envie d’aller se promener. Les différentes histoires d’amour, les secrets de famille (il y en a un qu’on décèle assez rapidement, mais pas l’autre !) m’ont bien plu aussi.

Bref, si vous aimez les histoires avec des secrets de famille sur fond historique, ce roman devrait vous plaire !

*****

C’est le 1er roman écrit par Kate Morton. J’avais déjà lu et beaucoup aimé : L’enfant du lac. Et j’ai encore “Les heures lointaines” dans ma bibliothèque.

Ce roman participe à plusieurs challenges

Le “Pavé de l’été” chez Sur mes brizées

Du 21 juin au 23 septembre inclus

*

De 14_18 à nous, le challenge sur la première guerre mondiale

sur le blog de Blandine, Vivrelivre

*

Le tour du monde en 80 jours livres (Australie) chez Bidib

monde

*****

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La chambre des parfums – Inde

chambreLa chambre des parfums

Inderjit Badhwar

Traduit de l’anglais (Inde) par Gilles Morris-Dumoulin

Le livre de poche

Le Cherche Midi (2004)

*****

Tan rentre des États-Unis où il vit depuis plusieurs années pour veiller son père mourant. En voyant son père ainsi allongé sur son lit des souvenirs lui reviennent en mémoire. Un souvenir en particulier est très présent à son esprit. Les parfums présents dans la chambre de son père. Chambre dans laquelle, bien sûr, les enfants n’étaient pas censés rentrer…Mais dans laquelle tous aimaient s’introduire en catimini !

Il parle beaucoup de son père, de sa passion pour la chasse et la nature. Et de son mépris pour les imbéciles. De leur maison de Raipour. Il raconte son enfance, sa famille et les traditions aussi. Et leur vie quotidienne plutôt protégée. Au fil du temps, les choses changent. Sauf à Raipour où la vie continue comme avant, ou presque.

*****

Si vous n’aimez pas les descriptions, passez votre chemin. J’ai failli abandonner cette lecture après un long chapitre sur la chasse, sujet qui ne m’intéresse guère (et il y en a aussi un sur la pêche).  Il y a également, lors de sa vie en Amérique, des conversations avec ses amis qui m’ont totalement larguée. Trop philosophiques et je n’avais pas les références qu’il fallait. Mais j’ai persévéré parce que l’écriture me plaisait. Et cette histoire, qui se passe sur deux continents avec deux modes de vie totalement différents est envoutante et totalement dépaysante !

Extrait :”Subsistait toutefois, parmi nos vastes pièces si hautes de plafond que, dans l’immense salle à manger, les lustres pendaient à six mètres au-dessus de nos têtes, un refuge, une oasis privilégiée qui était la chambre de Papa. Sise dans un coin de la maison, meublée d’armoires aux portes de verre, elle disposait, en outre, d’une grande table de toilette dont le miroir monté sur pivots multiples pouvait s’orienter dans tous les sens. Une invention de mon père, au même titre que celle dont il était le plus fier : son faux plafond composé de tissus assemblés et cloués aux quatre coins de la pièce.” (…)

“Papa l’inventeur était à sa place, dans cette chambre un peu folle. Chez nous, c’était le saint des saints. On y entrait en son absence, à nos risques et périls, et chaque fois que nous pouvions déjouer sa vigilance. Elle communiquait, par une large double porte, avec le grand salon ovale où trônait, entre autres éléments de confort, l’ancien meuble-radio devenu bar.”

*****

Prix du premier roman étranger en 2004

Voir toutes nos lectures indiennes

Challenge les Étapes Indiennes chez Hilde et Blandine

*

Le tour du monde en 80 livres (Inde) chez Bidib

monde

*

Il participe aussi à l’Objectif PAL chez Antigone