Walking Dead – Tomes 19 à 21

Entre la lecture commune du tome 19 en début d’année avec Acr0 et Val et la lecture la semaine du dernière du tome 21, du temps s’est écoulé, mais ces tomes sont puissants et l’histoire est encore bien présente dans mon esprit… Nous sommes enfin décidées à publier nos articles -ahem c’est un peu à cause de moi je crois, qu’on a mis si longtemps – alors voici une présentation groupée !

– Si vous n’avez pas lu les tomes précédents, vous risquez de vous faire spoiler (il n’y a pas de spoiler sur les tomes présentés ici). Je vous conseille dans ce cas de voir mes anciens articles sur cette série. Sinon, ce sera à vos risques et périls, et avec les zombies, souvent, ça ne pardonne pas ;) –

Tome 19 Ezechiel

Tome 20 Sur le sentier de la guerre

Tome 21 Guerre totale

Negan, le méchant attitré des derniers tomes, a vraiment poussé trop loin avec ses derniers meurtres. Nos héros favoris ont été touché de plein fouet…  Rick décide donc de prendre les choses en main et de mener une véritable croisade contre ce taré. Seul, il sait qu’il n’a aucune chance ! Il se tourne donc vers les deux autres communautés proches ! L’occasion de découvrir Ezechiel, un personnage attachant d’emblée, accompagné par un animal saisissant.

Entre les communautés, les échanges se tissent et se défont aux rythmes des problèmes rencontrés, pourtant on notera dans ces tomes et notamment dans le 19ème l’absence des zombies. S’ils ont été prépondérants dans le début de la série, la peur qu’ils engendrent s’amenuisent peu à peu, à tel point qu’on en oublierait presque qu’ils sont dangeureux.

Le tome 19 offre donc de grandes découvertes, mais manque sans doute un peu d’action. Le côté psychologique reprend le dessus dans cette série qui a toujours eu cette force. Le zombie n’est rien à côté de l’homme finalement, ni dans l’organisation, ni dans le mal ! Rick, Andrea, Michonne,… ils ont bien du mal à se remettre des traumatismes des tomes précédents. L’esprit de vengeance anime maintenant Rick, qui redevient peu à peu le chef que l’on connait.

Le tome 20 se rattrape amplement niveau action, avec des batailles, des plans, des alliés inattendus mais aussi des retournements de situation et des morts… Le côté psychologique cependant n’est jamais bien loin, et le tome se termine dans une pause salvatrice…

Enfin le tome 21 redémarre vite avec de nouveau la mise en place d’un plan pour vaincre Negan. Nos héros se retrouvent facilement séparés, comme souvent dans Walking Dead, créant des histoires parallèles qui amènent à une fin en apothéose…

Les personnages s’affirment dans ces derniers tomes, mais certains, dans mes favoris, sont régulièrement laissés en retrait… parions sur les prochains tomes!
Les illustrations, un peu rapides parfois dans les tomes 19 et 20, malgré de superbes doubles pages, sont plus précises dans le tome 21, et offrent là encore de beaux moments graphiques !

Fin spoiler

Ces trois tomes forment une excellente suite, et si vous ne les avez pas encore lus, je vous conseille vivement de les lire à la suite, car l’attente entre les tomes est difficile. Par ailleurs avec les petits passages un peu longs du scenario, certains tomes (américains) semblent plus vides que d’autres, tandis que l’ensemble forme un tout vraiment satisfaisant. La force de cette série réside toujours dans les positions terriblement extrêmes que les personnages doivent affronter, contre les zombies bien sûr, mais surtout contre les autres survivants. Si tuer un zombie est finalement assez facile, entrer en guerre contre sa propre espèce déjà en train de disparaître est déjà plus dur…

 

 

Je vous invite à retrouver les avis d’Acr0 et Valériane sur les tomes 19 et 20 (et même que Val a aussi lu le 21 mais qu’elle ne veut pas vous en parler!! Demandez lui ;) !

+ Top BD blogueurs
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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Solitaire de Bernard Ashley

 Roman pour adolescents

Solitaire

de Bernard Ashley

Bayard, 2014
9782747037952, 13,90€

Un navire de croisière se détourne pour aider des personnes blessées dans une guerre civile d’un petit pays d’Afrique. C’est alors que survient une explosion. Le récit ne reprend que quelques temps plus tard, avec un jeune garçon, amnésique, échoué sur une île déserte. Il va alors apprendre à vivre seul, à survivre, se donnant le nom de Pax. Il se méfie de tout, de tous.

En parallèle à Londres, Mike, un milliardaire, est persuadé que son petit fils a survécu au naufrage du navire, et il se lance donc à sa recherche. Quitte à partir à l’aventure sur l’île Solitaire.

Cette première partie offre un véritable roman d’aventure, mais très vite un doute surprend le lecteur. A peine un tiers du livre que l’on sent la fin arriver… Car la fin, alors que Mike trouve Pax sur l’île, n’est que le début. Le tout début d’une deuxième partie bien plus complexe, qui va voir l’adaptation de Pax dans la vie londonnienne et évoluer sur des terrains beaucoup plus psychologiques et politiques. Un déroulement étonnant, que l’on attend pas au début du livre, et qui rend ce roman somme toute totalement original et surprenant.

Un récit d’aventure, de vie, une vraie réflexion… un roman troublant par sa tournure, beaucoup plus adulte qu’il n’y parait au début.

+ Challenge  YA#4 

Si tu meurs, elle reviendra

Roman pour adolescents et adultes

Si tu meurs, elle reviendra

de Maud Tabachnik

Flammarion, 2014
Emotions, 187 pages
9782081308626, 13€

 

Si tu meurs, elle reviendra, est un roman pour adolescents atypique. Le personnage principal, Francis O’Mara, est un père éploré suite au décès de sa fille. Celle-ci a été fauchée par un automobiliste qui a pris la fuite. Il décide alors de tout faire pour retrouver le meurtrier de sa fille. Le retrouver et lui faire payer.

Entre enquête policière, road trip et roman psychologique, ce roman à l’écriture simple fait pourtant très adulte. Parce que cet homme, torturé, parlera plus facilement aux parents,  mais aussi parce que ses réactions et pensées sont dures. Pour autant je ne déconseille pas ce roman aux adolescents, mais je suis étonnée de sa place dans cette collection, qui nous a habitués à des titres profonds mais très adolescents.

Francis O’Mara est un personnage poignant et dur, qui ne renoncera devant rien pour retrouver l’assassin de sa fille, au péril de sa vie et de celle des autres. Un personnage adulte comme il y en a peu en littérature jeunesse, torturé, faible parfois, mais décidé et irrationnel. Un récit qui n’est pas sans rappeler les romans adultes, très noirs, que j’ai pu lire de Maud Tabachnik.

Un récit qui nous fait ressentir tout le froid du nord de l’Ecosse en hiver, et toute la douleur d’un père. Poignant.

Action ou vérité – Annika Thor

Roman pour adolescents

Action ou vérité

Annika Thor

Casterman, 2014
réédition,
120 pages

Annika Thor est une auteur jeunesse suédoise reconnue dans son pays (elle a notamment obtenu le prix Astrid Lindgren) qui a fait parler d’elle en France pour sa série Une île trop loin (Thierry Magnier), un coup de coeur pour moi.

Casterman réédite avec une couverture plus moderne Le jeu de la vérité sous le titre Action ou vérité. Un roman qui a plus de 15 ans mais qui pourtant semble terriblement d’actualité, réseaux sociaux en moins….

Nora, la narratrice entre en cinquième. Après des vacances loin de sa meilleure amie elle pense que tout va reprendre, comme les années précédentes. Pourtant, Sabina semble l’avoir oublié, elle ne lui parle presque plus, l’ignore. Elle a trouvé une autre meilleure amie, de celle que Nora n’apprécie pas. Nora est prête à tout pour redevenir amie avec Sabina. A tout, même à laisser dire, à laisser faire.

Nora change pendant cette année de 5ème, et la narration est partagée entre celle qu’elle était en ce début d’année, et celle qu’elle est finalement. Les voix de Nora alternent, créant un flou qui, s’il permet de créer une tension narrative, n’est pas toujours facile à comprendre. Ces passages, qui nous laissent entrevoir la fin, sont, je trouve, trop nombreux. Si le procédé est intéressant, on tombe ici dans un excès qui dessert finalement l’histoire en nous éloignant des personnages.

En effet, dans ce roman, les personnages ne sont que peu attachants. Nora, la narratrice, est sympathique, mais tellement incapable de penser par elle-même et de dire non. Sabina semble encore plus suivre le mouvement, une vraie adolescente avec des problèmes familiaux… Fanny est hautaine, imbuvable, et c’est bien voulu. Et puis il y a Karin, une jeune fille qui manque cruellement d’estime d’elle-même.

Alors à quoi les mèneront remarques, mesquineries et jeux, sous forme d’action ou vérité ? Nora découvre peu à peu le monde des adultes, un monde noir et peu engageant. L’amitié semble bien loin et quand l’amour commence à pointer son nez, Nora se sent encore plus loin des préoccupations de ses amies. Elle tente de comprendre le monde qui l’entoure, mais se perd parfois.

Un roman d’actualité malgré son âge puisque le gouvernement tente d’enrayer le harcèlement à l’école, véritable problème des cours d’école… Pourtant, la fin est toute caractéristique de nombreux romans similaires et j’aimerais vraiment finir par trouver autre chose, une autre conclusion. Evidemment la prise de conscience est déjà un très bon point, mais il faut qu’un auteur aille plus loin…

Un roman intéressant sur le thème du harcèlement, malgré la narration troublante, qui peut offrir une prise de conscience pour certains adolescents…

 

petit+

+ Le roman a été porté à l’écran en 1997 par la réalisatrice suédoise Christina Olofson.
Une image du film :

+ Les avis de Orbe et Melisande

+ Challenge YA + Challenge Bookineurs en couleurs

+ première parution en France en 2000 sous le titre Le jeu de la vérité. Paru en allemagne sous le titre I hätte nein sagen können (je déteste dire non)

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