Si on faisait de l’origami ?

Mes élèves, toujours eux, adorent l’origami, voici donc une petite sélection des livres qu’ils utilisent. N’hésitez pas à me donner vos propres titres ou sites internet, ils adorent avoir de nouveaux modèles !

Monstres en origami

de Maryse Six

Casterman

13  modèles de monstres, idéal pour préparer Halloween. Des modèles sympathiques, originaux et qui sont facilement personnalisables.

Les modèles sont expliqués sur la page de gauche, avec des schémas étape par étape. Les consignes sont claires et le vocabulaire est facilement assimilable par les élèves. Des modèles de différents niveaux, mais non classés, à chacun de faire son choix en fonction de ses connaissances.

Le seul point négatif de cet ouvrage : son prix, 8,95€ pour seulement 13 modèles…

 Atlas de l’origami, art du pliage :
un univers en papier au bout des doigts

Éditions Atlas

Un gros livres avec de très nombreux modèles, illustré avec schémas et photographies. Parfait pour avoir une panoplie de modèles ! Les élèves débutants seront par contre vite perdu, car si le niveau est noté les réalisations sont classées par thème et le vocabulaire est précis. Tout est expliqué en début d’ouvrage et les élèves qui pratique déjà l’origami s’en sortent très bien mais c’est plus difficile pour commencer!

Il est souvent nécessaire d’avoir du matériel spécialisé pour réaliser de belles origamis : feuilles très fines bi-colore, grandes feuilles… mais les élèves aiment essayer avec du papier blanc quand même !

Il y a  dans ce livre certains modèles que les élèves aiment bien m’offrir, comme le marque page coeur en origami, mais aussi les petites pochettes, pour CD, cadeau, les petites boites, bref tout plein de choses utiles car les animaux et fleurs envahissent régulièrement mon bureau mais ne reste pas…

 

Et je vous ai déjà parlé de Origami : 60 modèles à réaliser de Danielle Picon, chez Mango.

Ronde Des Livres Manga #2

Love so Life 2

de Kaede KOUCHI

On continue de suivre Shiharu dans les événements de la vie quotidienne. Toujours baby-sitter pour les jumeaux elle continue d’utiliser ses souvenirs d’enfance pour faire plaisir aux enfants. L’étape de la lecture, puis de la cuisine conduisent à de nombreux agitements. Ensuite la St Valentin arrive et avec elle les questionnements : doit-elle offrir des chocolats à Seiji ? La troisième histoire est celle de la première visite au zoo des jumeaux, un réel étonnement constant et beaucoup d’enthousiasme. Enfin la dernière histoire se passe pour la journée des enfants et permet de mieux connaître certains personnages secondaires et de voir là encore quelques cœurs battre…

C’est toujours bien sympathique mais ça n’avance guère, certains personnages secondaires sont toujours totalement inconnus  et les relations entre les personnages restent un peu au point mort. Enfin il y a toujours au début de chaque histoire ce petit rappel de la situation initiale, ce qui est lassant…

+ Mon avis sur le premier tome

 Thermae Romae 1 & 2

de Mari Yamazaki

Les critiques élogieuses n’ont pas manqué sur ce manga, notamment parmi mes collègues documentalistes. J’ai fait testé à des collègues d’histoire et de latin. J’ai testé. La conclusion est sans équivoque : pas terrible… Serions-nous particulièrement râleurs ?
On nous promet une découverte de la Rome antique et du japon moderne. C’est à peu près convainquant dans le premier tome, mais dès le deuxième tome cela devient chaotique. Lucius Modestus est un architecte romain. Il découvre un passage temporel et spatial et atterrie dans un bain japonais, de nos jours. Si la découverte du monde moderne par Lucius est assez drôle, la partie historique sur les thermes n’est pas convaincante. Tout est basé sur la comparaison, ce qui fausse peut être notre jugement puisqu’on ne connait pas vraiment non plus les bains japonais. Il faut aussi savoir que le culte du phallus est un thème majeur, à la fois lassant et délicat à mettre dans les mains des plus jeunes de nos élèves.

+ L’avis par exemple de Jérôme, très élogieux pour les premiers tomes, moins pour les derniers… j’ai quand même vraiment l’impression d’être passé à côté, l’avis de mes collègues m’ayant peut être influencée…

 

 

 

 

Lune Mauve 1 de Marilou Aznar

Un article un peu particulier aujourd’hui, puisqu’il mêlera mon avis sur Lune Mauve avec des bribes de ma rencontre avec l’auteur, à l’occasion de la sortie de ce roman.

Roman fantastique pour adolescent

Lune Mauve 1 La Disparue de Marilou Aznar

Casterman, mars 2013 – 9782203060494, 15€

Marilou Aznar est une jeune femme très accessible et souriante. Dynamique. Un peu timide à l’heure des dédicaces. Une belle rencontre qui permet de voir autrement son premier roman Lune Mauve. Cette trilogie fantastique dont le premier tome sort aujourd’hui est très ancrée dans l’adolescence. Sans doute parce que Marilou Aznar est “encore un peu adolescente dans [sa] tête”.

Son héroïne, Séléné Savel quitte sa Bretagne et son père pour entrer dans un lycée huppé parisien, Darcourt. Elle y croise sa cousine Alexia, une superbe peste adulé de tous, qui l’ignore. Dure rentrée quand on ne connait personne. Rapidement elle va se faire deux alliés Adrien et Nora. Deux jeunes gens un peu à part, comme elle. Mais c’est surtout l’arrivée du beau Laszlo qui va troubler Séléné.

Sa mère a disparu depuis plusieurs années sans qu’elle ai de nouvelles, mais Paris réveille ses souvenirs. Une étrange fille aux cheveux gris, des tableaux… tout s’enchaîne, sur fond des murmures du lycée. Des rivalités amoureuses.

Iris, la mère de Séléné aimait beaucoup la peinture, et ses tableaux accompagnent sa fille jusque dans ses rêves.

La partie lycée, écrite avec un peu d’imagination et les souvenirs d’adolescences de l’auteur, sonne juste. Un peu “trop” peut être parfois, mais cela cadre très bien avec le lycée huppé. La place des réseaux sociaux et des blogs prend aussi toute sa mesure au fil de l’histoire. Scarlett, une des lycéennes amie d’Alexia crée en effet le blog de Darcourt, y racontant comme dans Gossip Girl tous les potins dérangeants. Un ton léger et méchant qui fait sourire. Ce blog devrait d’ailleurs être bientôt disponible sur le web, nous dit l’auteur.

L’autre thème principal du roman c’est ce lien avec le fantastique. Des secrets que l’on découvre peu à peu et qui amènent Séléné à découvrir tout un monde. Un monde qui a besoin d’elle. Ce thème est distillé tout doucement dans le premier tome, par petite touche, avec quelques fulgurances, mais il faudra attendre le deuxième tome pour en savoir plus.

Si j’ai trouvé l’histoire tout à fait intéressante j’ai été parfois gêné par le ton de l’histoire, qui manquait un peu de poésie, pour qu’on s’attache notamment aux personnages masculins. Cela tient je pense à la façon qu’à Marilou Aznar d’écrire. Tout est contrôlé. Elle a d’abord écrit le début et la fin de l’histoire avant de s’attaquer au déroulement. Tout est donc planifié à l’avance, tout doit être utile à l’intrigue, avoir un rôle… Il me manque je crois la spontanéité de certains auteurs comme Audren qui se laisse portée par ses personnages.

 Les personnages justement sont ici très calculés, mais très bien calculés. Séléné par exemple qui est une adolescente de 15 ans, qui n’est pas parfaite, volontairement. Marilou Aznaz “n’aime pas les héros parfaits”. Séléné n’est pas forcément plus intelligente qu’un autre, ni plus belle. Elle est tout simplement elle, avec son caractère souvent proche de la violence, sans pour autant être rebelle. Mais les personnages secondaires sont ceux qui m’ont le plus accroché, notamment Thomas, un adolescent qui aime la musique (ce qui n’est pas sans rapeler le premier métier de Marilou Aznar). L’auteur nous a promis que nous le retrouverions dans le deuxième tome, qui sort au mois de mai. Des sorties rapprochées de toute la trilogie, choix éditorial sympathique pour le lecteur qui n’attendra pas trop longtemps.

Le lien avec le monde fantastique commence en Bretagne, sur la presqu’île de Crozon. Un lieu qui existe vraiment, même si Marilou a préféré travailler avec ses souvenirs plutôt que d’y retourner, de peur d’être déçue. Un endroit qui fait très lande anglaise et donne envie de le découvrir.

Pour parler un peu plus de Marilou Aznar, il est sympathique de savoir qu’elle lit presque uniquement en anglais, ce qui lui permet d’entretenir ses connaissances puisqu’elle est aussi traductrice de séries et téléfilms.

Ma lecture s’est terminée avec l’envie de lire la suite, quant à la rencontre avec Marilou, elle s’est terminée par une dédicace. Si vous la croisez en salon, n’hésitez pas à lui demander de sortir son joli stylo violet et son tampon lune! N’hésitez pas car j’ai noté une phrase importante lors de cette rencontre interview “le lecteur est important pour moi”. Lors de sa lecture, par les retours qu’elle peut lire sur internet, et sans nul doute lors des rencontres!

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Copyright Photo Mélisande – Je n’étais pas du bon coté de la table !

Merci à Marilou Aznar et l’équipe de Casterman pour cette rencontre chaleureuse qui m’a aussi permis de croiser George, Liyah, Faelys, Ori, Caroline, Karen, Francesca, Nodrey, Marion, PtiteTrolle, et Mélisande (je crois n’oublier personne!). Ravie de ce samedi après-midi!

+ Ils parlent de la rencontre :  Ptitetrolle, Mélisande, Liyah, George, Ori

+ Une couverture plutôt agréable, notamment le très bel effet poudré. Cette couverture est inspirée du Pinterest de Marilou Aznar.

+ Le blog Lune Mauve, la page facebook.

+ Marilou Aznar sera présente au salon du livre de Paris, le dimanche de 14h à 16h.

+ Challenge YA#2 + Challenge Régions + Challenge Lire sous la contrainte > Couleur.

Le Chat Erectus (Le Chat, 17) – Geluck

Bande dessinée adulte

Le Chat Erectus

de Philippe Geluck

Casterman, 2012
9782203049215, 10,50€

 

 Créé par Philippe Geluck en 1983 dans les pages du grand quotidien belge Le Soir, cet irrésistible personnage de félin cravaté est vite devenu l’un des héros les plus populaires de la bande dessinée francophone. En seize albums et des milliers de gags, tour à tour profond, provocateur, philosophe ou délirant, mais toujours drôlissime, l’équipage Geluck / Le Chat n’a jamais cessé de surprendre son très vaste public.

Ainsi commence cet album, le 17ème tome du Chat. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Le Chat, c’est ce personnage, juste là au dessus, ce chat qui parle, s’habille, et fait des blagues. Des Gags, des jeux de mots, des aphorismes, bref de quoi rire à chaque page. Et même plusieurs fois par page puisque Le Chat ce sont souvent des petits strips, voir des dessins uniques.
Dans le Chat, il n’y a pas que le Chat. Il y a aussi des détournements de tableaux, d’illustrations connues. J’avoue que cette partie là, heureusement distillée tout au long de la bande dessinée n’est pas ma favorite. Je manque peut être de culture. Ou d’humour. Bref, ce n’est pas pour moi.
Mais j’ai aimé tout le reste! Certains strip sont plus drôles que d’autres à mon goût bien sûr, mais tous ont un petit quelque chose. J’ai donc souri, rigolé et même ri aux éclats ! De belles trouvailles, des blagues d’actualités, du grand classique, du novateur… tout pour rire!
Ma préférence va aux strip où l’on voit le Chat, déjà, parce qu’il est vraiment le personnage qui m’a fait connaître et apprécié Geluck, dont je ne suis pas fan par ailleurs. Mais mes coups de coeur vont au fils du Chat, les mots d’enfants, les réactions d’enfants, bref tout ce que j’aime. D’autres blagues au contraire, qui touchent à la religion ou à la femme peuvent être mal vues par certains je pense, mais je les ai trouvé plutôt bien vues dans l’ensemble.
J’avais un regard plus grand public du Chat cependant, car j’ai trouvé ce tome très adulte alors que les premiers étaient plus accessible à des collégiens. Un très bon tome à partager, mais pas forcément facilement en famille.
Il existe aussi un coffret avec 24 pages inédites supplémentaires et un DVD de la minute du Chat, diffusé à la télévision.
Extraits :
“De la goutte qui se trouve au fond du vase, et celle qui le fait déborder, il n’y en a pas une plus responsable que l’autre, il y en a une qui était là avant, c’est tout.”

+ Mercredi BD de Mango