Il s’appelait comme moi – Roman jeunesse

il

1914-1918

Il s’appelait comme moi

Jeanne Taboni Misérazzi

Ill. de Virginie Grosos
Éditions Millefeuille (2014)
******

Lors d’une sortie scolaire autour du Monument aux morts, pour préparer la cérémonie du 11 novembre, le jeune Paul découvre, à sa grande surprise, que son nom figure sur le monument. Après une courte enquête, il s’aperçoit qu’il s’agit en fait de son arrière arrière grand-père. Il va alors faire des recherches pour en savoir un peu plus sur cet ancêtre mort à 23 ans.

En parallèle, nous entendons la voix de Paul (celui qui est mort en 1915) qui nous raconte son quotidien à la ferme tout d’abord, puis son départ pour la guerre lors de la mobilisation générale du 2 août 1914.

******

Une belle histoire même si elle est forcément un peu triste. On sent bien le désarrois de ce jeune paysan, qui vient d’être père et est obligé de quitter sa famille, son travail, son quotidien, en bref, sa vie et son île aussi, la Corse, qu’il n’avait jamais quitté, tout ça pour aller servir de chair à canon dans un conflit qu’il ne comprend pas…

J’ai trouvé que c’était une façon très intelligente de relier les enfants à quelque chose qui peut leur paraître très lointain ! Le fait qu’ils voient leurs noms sur un monuments, qu’ils se rendent compte que c’était un père, un grand-père, leur rendent certainement les choses plus « réelles ».

ilLes quelques pages documentaires sont également très intéressantes, ainsi que les explications pour faire ses propres recherches et son arbre généalogique !

Je n’ai pas parlé des illustrations : elles sont très simples, très douces, pour la plupart on dirait juste des croquis au crayon à papier qu’on aurait commencé à colorier en marron…

******

Le site de l’auteure

Celui de l’illustratrice

Ce roman participe au Challenge « Première Guerre Mondiale 2018« 

chez Blandine (voir ici sa chronique) que je remercie pour cette jolie découverte !

Petit Elliot – La grande famille – Album

petit

Petit Elliot

La grande famille

Mike Curato

Casterman (2016)

^^^^^

Petit Elliot, nous vous en avons déjà parlé, avec le premier tome de cette petite série : « Petit Elliot dans la grande ville ». Celui-ci est le 2ème. Un 3ème tome « Petit Elliot et la fête foraine » est paru fin 2017 (pas encore lu !), et le 4ème « Petit Elliot à la campagne » est prévu pour octobre 2018 (et j’ai vu sur le site de l’auteur qu’il y en a un sur Noël).

Dans cet album, Petit Elliot l’éléphant à pois et son amie la souris habitent ensemble. Mais aujourd’hui, la souris a une réunion de famille (Parents, grand-parents, 15 frères, 19 sœurs, 25 tantes, 27 oncles, 147 cousins…) et Petit Elliot reste seul dans l’immeuble désert. Il décide alors d’aller se promener, mais partout autour de lui les gens sont en couple, avec leurs enfants, leurs amis… Il se sent seul. Et triste.

^^^^^

Une seconde histoire aussi mignonne que la 1ère (même si elle est moins gourmande ! ;) ) qui montre que même si on n’a pas de famille, on peut être accueilli (adopté ?) par des personnes avec qui on sera bien et avec qui on formera une famille (même sans « liens du sang »).

Et comme je l’avais déjà noté dans la présentation du premier volet des aventures du Petit Elliot, il n’est pas étonnant que les illustrations me plaisent autant ! Dans cette Interview de Mike Curato, dans laquelle il explique sa façon de travailler, il dit s’être inspiré des tableaux de Edward Hopper, un peintre américain que j’aime beaucoup.

Dernier « détail » mais qui a son importance : il y a des gens de toutes les couleurs/nationalités dans les illustrations et je trouve ça vraiment très bien !

Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Le site de Mike Curato

Cet album participe au challenge « Je lis aussi des albums 2018″

challenge albums 2018

Persuasion – Mois anglais !

Persuasion

Persuasion

Jane Austen
Christian Bourgois éditeur (1980)
Première édition 1818
*****

Persuasion

*****

Tout au long de ce roman, on suit la jeune Anne Elliot. On apprend à connaître sa famille, c’est à dire son père Sir Walter Elliot, Baronnet et propriétaire du château de Kellynch, personnage sot et vaniteux, sa sœur aînée, Elizabeth, très semblable à son père et Mary, la sœur cadette, seule à être mariée (hypocondriaque et franchement pénible !).

Sir Walter étant plutôt dépensier, vint un moment où, les finances s’épuisant, il fallut prendre une décision. Ne souhaitant à aucun prix vendre son château, Sir Walter accepta finalement de le louer et de partir vivre à Bath.

Anne n’aimait pas Bath, mais personne ne lui demanda son avis. A 27 ans, elle avait l’habitude d’être considérée comme une quantité négligeable, une fille gentille et serviable, mais qui, fait criminel aux yeux de son père, avait perdu le premier éclat de la jeunesse… A 19 ans, très amoureuse, elle avait été demandée en mariage par le Capitaine Wentworth. Mais celui-ci n’ayant aucune fortune vit sa demande rejetée par Sir Walter. Anne n’ayant jamais véritablement oublié ce premier (et unique !) amour, son visage s’était vu marqué par ce renoncement.

*****

J’ai toujours un peu de mal à entrer dans ce genre de roman : le temps de me familiariser avec tous les personnages d’une part et avec l’écriture d’autre part. Mais une fois qu’on est dedans, on se laisse porter par l’histoire.

Anne est une héroïne simple, modeste, intelligente et cultivée mais très réservée. Réserve qui provient peut-être aussi d’une certaine tristesse. Celle d’avoir perdu sa mère tout d’abord, puis d’avoir été dans l’obligation de refuser la demande en mariage du Capitaine Wentworth…

Tous les personnages de cette histoire sont bien « travaillés » en ce sens qu’aucun ne laisse indifférent. Soit on les aime bien, soit on les déteste, mais aucun n’est « transparent » comme cela arrive parfois dans les personnages secondaires.

L’histoire est relativement simple, mais il y a tout de même quelques rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie jamais tout au long de ce joli roman !

*****

Lu grâce à Agnès dont c’est le roman préféré de cette auteure.

L’avis de Lou (un tout petit peu moins enthousiaste)

De Jane Austen, j’avais déjà lu (et vu !) l’an dernier « Orgueil et préjugés » (présenté sur un autre site mais toujours dans le cadre du Mois Anglais).

Un site entièrement consacré à Jane Austen (en français)

The Jane Austen Center (en anglais) – Pour les grands fans, il y a un festival à Bath en septembre (voir sur le site)

Sur France Culture, 4 épisodes de « la compagnie des auteurs » consacrés à Jane Austen.

Persuasion en pdf (version anglaise)

Persuasion en pdf (version française traduction de 1882)

Ce roman participe au Mois Anglais chez Lou & Cryssilda, ainsi qu’au Challenge « je (re)lis des classiques« .

Persuasion

classiques

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Arcadia tome 4 – Un festival pour l’Aliénor

Arcadia

Arcadia Tome 4
Un festival pour l’Aliénor

Cécile Soler (2017)
*****

C’est la fin de l’année à Arcadia, l’académie des sports, et, pour fêter l’ouverture d’un hôtel dans l’enceinte de l’académie, tous les élèves sont invités à participer à un grand festival ayant pour thème le Moyen-Age et qui doit durer deux jours.

Avec le groupe de patineurs dont elle fait partie, Vanessa va présenter une version de Robin des bois proposée par leur nouveau coach, une jeune russe pas toujours facile ! Mais la nouveauté du jour, c’est l’arrivée d’une nouvelle patineuse, Kelly, une jeune américaine durement entraînée par sa mère.

Vanessa, d’abord un peu jalouse du niveau de patinage très élevé de la nouvelle, va tout de même l’aider à se débrouiller sur le campus et à s’installer.

≈ ≈ ≈ ≈ ≈ 

Une fois de plus j’ai retrouvé Vanessa avec plaisir. Jeune fille de 12 ans passionnée de patinage artistique, elle a de bonnes « valeurs » telles que la gentillesse, l’entraide ou l’amitié. Sans être parfaite bien sûr car il lui arrive aussi d’être un peu jalouse ou envieuse. Mais c’est une fille normale quoi ! On la suit dans ses entraînements, ses histoires avec ses amies mais aussi sa découverte du sentiment amoureux…

Comme dans le tome précédent, l’auteur parle de l’importance de bien se nourrir (d’autant plus quand on fait du sport !!) et de bien dormir (d’avoir une vie saine et régulière quoi !) et, comme dans le tome 3, j’ai trouvé ça intelligemment fait !

Pour les non-initiés, il y a toujours un lexique à la fin pour les mots spécifiques au patinage artistique et il y a également un « mini guide de conversation » pour comprendre deux des personnages qui parlent en anglais dans l’histoire (une quinzaine de petites phrases).

Pour tous les enfants qui aiment le sport, la compétition ou encore l’amitié. Dès 9 ans.

≈ ≈ ≈ ≈ ≈ 

Nous vous avons déjà présenté les trois tomes précédents par ici :

Tome 1 : Le rêve de Vanessa

Tome 2 : La nouvelle vie de Vanessa

Tome 3 : Un défi pour Vanessa

Cécile Soler a passé plus de 30 ans dans les coulisses en tant que journaliste. Elle a couvert 5 jeux olympiques et plus de 60 tournois du Grand Chelem. Son site par ici.

La présentation de la série sur Youtube