Le Kami de la lune – Conte japonais

KamiLe Kami de la lune

Nathalie Dargent & Sandrine Thommen

Picquier Jeunesse (2011)

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Yukiko, la fille de l’aubergiste, est une chipie qui adore faire des bêtises. Oui mais voilà, un jour, elle en fait une plus grosse que les autres et fait fuir le Kami de la lune, qui protégeait l’auberge… Se rendant compte qu’elle est allée trop loin, Yukiko veut réparer sa bêtise. Elle part donc sur les routes, à la recherche du Kami de la lune. Au fil des jours, elle rencontre des gens qui l’aideront plus ou moins dans sa quête et apprend à se comporter de façon plus sociable…

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Ce très joli conte m’a beaucoup plu, le personnage de la petite fille est amusant, elle a un caractère bien trempée et elle apprend vite ! Une quête qui la fera grandir…

Du côté des illustrations, il y a beaucoup de couleurs froides, ce que je n’aime pas spécialement en général, mais ici, ça ne m’a pas gênée, j’ai même trouvé ça très beau. Ceci dit, les pages que j’ai préféré sont celles dans des tons beige/rosé, très douces !

A la fin de l’histoire, deux pages proposent de partir à la découverte de quelques mots japonais, mais parlent également des traditions. Dans la mythologie japonaise, le Kami, nous dit-on est une divinité, un esprit surnaturel, qui personnifie une force naturelle (ici, c’est la lune), un lieu, un objet ou encore un animal.

Kami

En bref, un très joli conte ! Une histoire amusante, un personnage avec du caractère et qui évolue au fil de l’histoire et de très belles illustrations.

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Blog de Nathalie Dargent

Blog de Sandrine Thommen

Éditions Picquier Jeunesse

Un album qui participe challenge album et au mois du Japon avec Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog

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La maison des reflets : faire son deuil en 2022

Mmaison des refletson article sur La maison des reflets est un article un petit peu différent, qui va plus en profondeur dans l’analyse du roman (avec un nombre de mots limités), moins dans l’avis. Ce travail a été réalisé dans le cadre du MOOC Il était une fois la littérature jeunesse. J’ai simplement coupé la partie Résumé et quelques détails, afin de vous laisser du suspense.

Roman pour adolescents
Science-fiction

La Maison des reflets

de Camille BRISSOT

Syros, 2017,
346 p.

Résumé de l’intrigue

En 2022, les maisons de départ permettent de continuer à faire vivre les morts. La technologie, à travers des reflets en quatre dimension, reproduit le physique, mais aussi le caractère des morts. Les familles qui le souhaitent peuvent alors continuer de parler à leur proche, à l’intérieur de ces maisons de départ. Tout y est conçu pour permettre une interaction agréable et la plus réelle possible. Au manoir Edelweiss, la plus célèbre maison de départ, vit Daniel. Petit fils du créateur, fils du gérant actuel, il ne connait du monde que ce qu’il y rencontre. Ecole à domicile, meilleurs amis qui ne sont que des reflets, il vit dans une sorte de parenthèse. Pourtant un jour, il sort, et découvre, dans une fête foraine, Violette. Lumineuse, cette jeune fille le marque, et il va commencer à correspondre avec elle, par courrier. […]

Analyse du roman La maison des reflets

Ce roman français présente des caractéristiques spécifiques du roman adressé à la jeunesse, notamment dans ses choix d’écriture. Camille Brissot propose une narration avec un adolescent, qui parle à la première personne. Ce JE s’adresse discrètement aux lecteurs, dans des questions rhétoriques, qui amènent le jeune lecteur à s’attacher à lui, et à s’identifier.  Sans proposer de réelle polyphonie, ce roman propose tout de même une alternance de narrateurs grâce aux lettres reçues.

Le prologue, qui nous permet de connaître et comprendre Esther et Violette, personnages secondaires, amène un suspense, dans une perspective de séduction du lecteur.

Sans aborder de thème réellement tabou, Camille Brissot place tout de même la mort au centre de son récit. Les morts entourent notre héros, mais c’est surtout la place du deuil qui va peu à peu permettre aux jeunes lecteurs d’appréhender la mort : celle des parents, des grands-parents, et même d’enfants et d’adolescents. L’histoire d’amour de Daniel, notre jeune héros, ainsi que l’usage de la science-fiction permettent de contrebalancer la noirceur des thèmes, protégeant ainsi le lecteur.

Sans suivre totalement la structure d’un roman de formation, on assiste ici à une métamorphose progressive du héros, qui passe de la naïveté de l’enfant à l’ouverture d’esprit de l’adolescence. Grâce à une première sortie, brève, de son monde, il subit ensuite une réclusion partielle de sa famille, qui lui permet de s’ouvrir aux autres. Il est finalement réintégré dans sa maison, avec des droits nouveaux.

Avis personnel

La maison des reflets nous permet de découvrir un univers fictionnel où les morts sont comme des fantômes qui restent avec nous. Ce roman permet une bonne identification au narrateur, grâce aux épreuves qu’il traverse. Le suspense est maintenu au fil du récit, et sans être très surprenant ce roman répond bien aux attentes du lecteur : notre héros évolue et le lecteur découvre ainsi les réponses à ses questions. La place du deuil m’a particulièrement intéressée, d’autant plus qu’elle est mise en valeur par les regards très différents des personnages secondaires. De plus, l’histoire d’amour n’est pas niaise et apporte un vrai plus à ce récit. Enfin un thème secondaire a retenu mon attention : les relations père-fils. Le père est en effet très absent dans ce récit, sauf quand il s’agit d’interagir avec une journaliste avec laquelle il tisse des liens intimes. Le regard du héros sur cette relation permet de mettre en perspective ses rapports avec son père.

Un roman qui manque un peu de science-fiction, mais qui traite avec originalité de la mort et du deuil.


+ Le MOOC il était une fois la littérature jeunesse (inscription close)VentPrendra

+ de Camille Brissot, nous vous avons déjà présenté :
Le vent te prendra – Collection In Love

+ Le blog de Camille Brissot

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Soul Breakers – Roman fantastique

Soul

Soul Breakers

Christophe Lambert

Bayard (2017)

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USA – 1936. Partis d’Oklahoma, Teddy, 15 ans, sa petite sœur Amy, 6 ans et leur père se dirigent vers la Californie dans l’espoir d’une vie meilleure. Ils étaient fermiers, mais avec la grande dépression, ils ont été expropriés de la terre où la mère des enfants reposait depuis 3 ans déjà.

Ils étaient en chemin depuis plus de deux semaines lorsqu’ils ont croisé la route d’un cirque un peu particulier. Suite au spectacle de marionnettes, Amy s’est retrouvé plongée dans une sorte de catatonie. Teddy, pressentant que le problème de sa sœur est lié à ce cirque et son spectacle de marionnettes, part dès le lendemain, seul, à leur recherche… Il va traverser le pays, rencontrer des tas de gens (beaucoup de personnages « secondaires » très sympathiques – ou pas !), vivre bien des aventures avant de pouvoir retrouver son père et, peut-être, sa sœur.

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La couverture, que je trouve très belle et très « parlante » (sud des états-unis, années 30, grande dépression) m’a tout de suite attirée. J’ai immédiatement pensé au superbe roman « les raisins de la colère » de Steinbeck, lu il y a très longtemps et que j’avais adoré. Il y a quelques points communs en fait, l’époque, les gens sur les routes à la recherche d’un travail, la misère, l’espoir d’un avenir meilleur en Californie.

Mais ici, contrairement au roman de Steinbeck, il n’est pas question d’une critique sociale, mais d’un roman fantastique qui nous livre sa version de la lutte du bien contre le mal.

Soul Breakers est tout à la fois un roman d’aventure, un roman fantastique, un roman historique, une quête initiatique…

Mais c'est surtout un roman que vous ne lâcherez plus une fois commencé !

Soul^ ^ ^ ^ ^

De cet auteur français très prolifique (il a déjà écrit plus de 60 romans, dont les séries Wakfu et Dofus), j’ai déjà lu et apprécié « le dos au mur » un roman très « visuel », plutôt d’actualité et que je vous conseille vivement !!

2020. Afin de combattre l’immigration clandestine, un mur a été construit entre le Mexique et les États-Unis. Tous les mois, sous les caméras excitées du nouveau grand jeu télévisé « America’s most hunted », le Mur laisse passer deux cents clandestins. Le dernier à être repris par les forces de l’ordre gagne cent mille dollars et le droit d’être naturalisé. Diego Ortega, 19 ans, est l’un des « deux cents ». Ce n’est pas l’american dream qui l’intéresse, mais l’argent, car son père s’est endetté auprès d’un dangereux mafieux local. Une seule solution pour le sauver : gagner. Mais une obscure machination politique se cache derrière ce sanglant show…

Interview réalisée aux Utopiales en 2008

1998 : Prix Ozone pour « la Nuit des mutants », Hachette (1997) – Roman de SF pour la jeunesse

2009 : Prix Bob Morane pour « Le commando des immortels », Fleuve Noir (2008)

2014 : Prix ActuSF de l’Uchronie catégorie Littérature pour « Aucun homme n’est une île », J’ai lu (2014)

2015 : Grand Prix de l’imaginaire pour « Aucun homme n’est une île », J’ai lu (2014) – Uchronie

La page consacrée à l’auteur sur le site nooSFere

Éditions Bayard

Sur le site des librairies Sorcières, vous pourrez feuilleter les premières pages

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Lecture commune avec Blandine

 

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Le secret de Kashimo – Album – Japon

secretLe secret de Kashimo

Agnès de Lestrade & Nicolas Duffaut

Milan Jeunesse (2010)

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Depuis toujours, Kashimo avait un rêve. Il voulait devenir Samouraï. Mais un matin, son père, malade, ne s’était plus levé. En plus du chagrin qu’il avait ressenti, pour Kashimo, c’était la fin de son rêve secret. Il était devenu l’homme de la famille, il devait aller aux champs pour nourrir tout le monde. Il serait paysan. Pas samouraï.

Mais c’était dur de renoncer à un tel rêve. Alors Kashimo, après sa journée aux champs, prenait le chemin de la rivière et allait s’entrainer avec un bâton. Un jour qu’il combattait un ennemi invisible, une petite voix l’interpella. C’était Kama, la jeune fille du seigneur Saburo. Les deux enfants allaient devenir amis, d’autant qu’ils avaient tous deux un rêve secret.

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Un album plein de charme ! Sur l’amitié, sur la force des rêves… Chouette tant pour son histoire (même si on se doute un peu de la fin !) que pour les illustrations qui accompagnent joliment le texte. Les bouilles des enfants sont expressives et malicieuses, certains paysages dignes d’une carte postale et le tout donne une grande impression de douceur (sauf les samouraïs, pas toujours super aimables !!) J’aime beaucoup la façon dont sont dessinés certains arbres…

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La page auteur d’Agnès de Lestrade sur le site des Incos

De cette auteure, nous vous avons aussi présenté : Tu vois la lune, Parfois j’ai la grosse tête, Ni oui ni non les couleurs, Arto et la fée des livres,

Le blog de Nicolas Duffaut

 

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Un album qui participe challenge album et au mois du Japon avec Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog

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