Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

DOWNLANDS

Downlands

Coup de cœur ♥

DOWNLANDS

Norm Konyu

Glénat (2025)

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Éditeur : James Reynolds, 14 ans, habite dans un petit village du sud de l’Angleterre. Après le décès soudain de sa sœur jumelle Jennifer, il demeure hanté par ses dernières paroles : elle aurait aperçu un terrifiant chien noir peu avant de mourir. Or dans le folklore local, l’apparition de cette créature est considérée comme un présage funeste. Avec l’aide d’une vieille voisine, Mme Walker, que les enfants du village surnomment craintivement « la sorcière », James se plonge dans l’histoire locale, et part à la découverte des légendes, croyances et faits divers des hameaux avoisinants. Ses investigations le mèneront bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer…

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Indiqué à partir de 10 ans par l’éditeur, j’avoue que j’aurai tendance à dire plutôt à partir de 13/14 ans… Cette histoire parle de la mort, de présages funestes, de fantômes et me paraît un tantinet trop compliquée et effrayante pour un enfant de 10 ans.

J’ai adoré cette BD !

J’ai aimé cette histoire qui ressemble à un conte, les dessins originaux et leurs splendides couleurs.

(Plein de planches sur BDGest)

C’est une histoire qui parle du passage du temps, des échos, des empreintes que les vies laisseraient dans certains endroits. Certains parleront de fantômes ou d’ombres entraperçues du coin de l’œil…

Et ça parle aussi du deuil. Ce jeune garçon, James, a perdu sa sœur jumelle et ne peut l’accepter. Il va tout faire pour essayer de comprendre ce qui lui est arrivé. D’autres histoires, d’autres destinées se mêlent au fil des pages. Les fils se croisent et finissent par former une trame tout à fait cohérente.

Quant au dessin, je l’ai trouvé magnifique. Et que dire de ces couleurs qui se chevauchent comme de légers voiles….

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Cette semaine nous sommes chez

Le soldat désaccordé

désaccordé

Un amour aussi fou que la guerre

Le soldat désaccordé

Gilles Marchand

Aux forges de Vulcain (2022)

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Une Lecture Commune avec Isabelle

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Éditeur : Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.

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Ayant perdu une main dès le début de la guerre, un ancien soldat fait tout pour aider ses camarades toujours au front. La guerre finie, il enquête. Sur des fusillés à tort ou pour retrouver les dépouilles de soldats disparus. Un jour, une femme fait appel à lui pour retrouver son fils, disparu pendant la guerre et dont elle est persuadée qu’il est vivant. Et là va commencer une longue enquête, faite de déplacements, de recherches administratives et de questions.

Il y avait urgence, m’expliqua-t-telle. Son fils avait disparu à la guerre. Urgence. Neuf ans après sa disparition. Elle ne remarqua pas mon étonnement et m’expliqua que son Émile n’avait plus donné de nouvelles depuis 1916. Son dernier courrier avait été envoyé de Verdun. Mais il n’était pas mort, elle en avait la certitude.

Je ne pus réprimer un violent élan de désespoir. Des mères et des femmes de poilus persuadées que leur soldat était toujours vivant quelque part, j’en avais rencontré beaucoup. Beaucoup trop. Il n’y avait rien à faire. Pas de corps, pas de deuil. J’avais mené quelques enquêtes, étais même parvenu à débloquer quelques situations permettant de mettre un nom sur une tombe ici ou là. Mais retrouver un poilu vivant, cela ne m’était jamais arrivé.

Gilles Marchand est un vrai conteur et j’aime beaucoup son écriture. Dans ce roman-ci, il nous invite à vivre une histoire d’amour impossible entre un jeune soldat français et une jeune alsacienne, en pleine première guerre mondiale…

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Du même auteur, j’ai déjà lu et beaucoup aimé : “Une bouche sans personne” et “Les promesses orphelines” (non présenté !)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Pages de la grande guerre (sur ce blog)

Pages

Le challenge ABC (lettre M) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre S) de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 5/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

Une bouche sans personne

bouche

Une bouche sans personne

Gilles Marchand

Aux forges de Vulcain (2016)

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Éditeur : Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi ?

Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.

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Un homme, dont on sait juste qu’il est comptable, fan des Beatles et qu’il a une cicatrice qu’il cache en permanence sous une écharpe, va tous les soirs, en sortant du travail, rejoindre deux hommes, Sam et Thomas dans le café d’une femme, Lisa. Depuis 9 ans, ensemble, ils discutent, jouent aux cartes et écoutent de la musique.
Un soir, ayant renversé son café sur son écharpe, il part précipitamment. Le lendemain, Sam, Thomas et Lisa lui proposent de déposer son fardeau. Et c’est ainsi qu’il va commencer à raconter son histoire. Peu à peu, le café où il parle et où il « lève le voile » sur sa vie, soir après soir, se remplit.
Au fil des pages, on ressent sa solitude et son isolement dû justement à cette fameuse cicatrice. Une vie bien réglée, des souvenirs soigneusement refoulés et cette cicatrice encore et toujours, bien cachée sous les écharpes.

A un moment, je l’avoue, j’ai failli arrêter ma lecture… ça devenait de plus en plus farfelu (voir le tunnel dans les poubelles et la garde de soldats de plomb) et je ne comprenais plus rien (manque de références de ma part sans doute !).

Mais l’écriture me plaisait et j’étais curieuse de savoir ce qui était arrivé à ce petit garçon.

C’est un roman étrange, une rencontre entre la petite histoire et la grande. Difficile d’en dire beaucoup plus sans dévoiler l’intrigue, ce qui serait dommage.
Il faut se laisser porter par cet étrange roman, se laisser guider par ce narrateur dont on se demande parfois s’il a vraiment toute sa tête…

Au final, un roman qui m’a beaucoup plu, même si certaines choses m’ont sans doute échappé. La fin, terrible, m’a secoué.

Une bouche sans personne est le 1er roman (solo) de Gilles Marchand.
Il a été Finaliste du prix Georges-Brassens, a fait partie de la Sélection Cultura « Talents à découvrir » 2016 et également de la première sélection du prix Landerneau.

Avis précédemment publié sur le site Anamor qui n’existe plus…

La grande peste (en 2 tomes)

PesteLA GRANDE PESTE

Éric Stalner

(scénario et dessin)

Cédric Simon

(Scénario)

Claudia Palescandolo

(Couleur)

Les Arènes BD (2021)

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T1 : Le quatrième cavalier / T2 : Le labyrinthe et la guerre

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Éditeur : En 1347, une maladie inconnue frappe l’Europe. En cinq ans, elle fait 25 millions de morts. Un diptyque historique fictionnel et documenté à découvrir pour les amateurs d’Histoire, par l’auteur de Saint-Barthélémy (Les Arènes).

Baldus, jeune membre de l’ordre des chevaliers Hospitaliers, navigue en mer Méditerranée au large de Rhodes lorsque son navire croise le chemin d’une galère byzantine à la dérive. Les Hospitaliers l’abordent et ne trouvent à son bord que des cadavres rongés par un mystérieux mal : la pestilence. Alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur navire pour fuir la maladie, un cavalier émerge sur le pont de la galère et décime ses frères d’armes. De son bataillon, seul Baldus survit miraculeusement à l’attaque. S’engage alors une course-poursuite effrénée à travers une Italie ravagée par ce mal inconnu. Au fil de sa fuite, Baldus s’enfonce dans sa propre folie et découvre celle des hommes.

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Peste

En lisant cette bande dessinée, on apprend comment et pourquoi la peste s’est propagée tout autour du bassin méditerranéen. (oui par les rats ! Mais pas seulement…)

En plus d’une bonne histoire, il y a plusieurs double-pages avec des cartes et des infos historiques (sur l’ordre des hospitaliers, les chasses aux sorcières, les flagellants…) C’est très bien fait, à la fois divertissant et didactique, j’aime !

On se promène à travers l’Italie et la France avec les deux personnages, Alixe et Baldus. C’est très beau. J’aime beaucoup les dessins d’Éric Stalner et les couleurs utilisées selon les pages et les moments de l’histoire donnent bien l’ambiance !

peste

C’est un diptyque emprunté à la bibliothèque mais je vais me l’acheter afin de pouvoir le relire.

Une bd à la fois belle, distrayante et instructive, what else ?

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Cette semaine nous sommes chez Fanny