Un flingue et du chocolat – Polar jeunesse

flingueRoman policier jeunesse japonais
A partir de 10/11 ans

Un flingue et du chocolat

Otsuichi

Traduit du japonais par
Yoshimi Minemori & Patrick Honnoré

Milan poche (2010)

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Le jeune garçon de cette histoire a perdu son père quelques mois auparavant. Il vit modestement avec sa mère. Comme tous les enfants de l’école, il est passionné par l’enquêteur Royce. Celui-ci pourchasse le célèbre voleur Godiva qui fait la une de tous les journaux. Accompagné d’un autre enfant, le narrateur va se retrouver embarqué dans une drôle d’aventure. Une enquête bizarre, où les villes ont des noms gourmands, mais où les flingues ne sont pas en chocolat !

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C’est mon premier roman jeunesse japonais ! Si vous en connaissez d’autres, je suis preneuse, n’hésitez pas à me laisser les titres en commentaires.

Pour l’amatrice de chocolat que je suis, amatrice de polars aussi qui plus est, ce titre était très attirant ! Et le livre lui-même, avec sa belle couverture gourmande et sa boite en carton autour, avait attiré mon œil. Malheureusement, je suis un peu mitigée. Il y a des moments que j’ai beaucoup aimé, d’autres… pas du tout. En fait on dirait presque que ça été écrit par deux personnes différentes.

Certains personnages sont attachants (comme le jeune Debailleul), d’autres assez inconsistants. Et arrivé à la fin du livre, je n’ai toujours pas compris le rapport avec le chocolat ! Un roman que je vais faire lire à Gabin, 10 ans, très gros lecteur. Je reviendrais vous donner son avis !

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L’avis de Lirado (meilleur que le mien !)

Un roman qui participe au Challenge “Un mois au Japon

Chez Lou et Hilde

Il participe aussi à l’Objectif PAL chez Antigone

 

D’autres enquêtes à partir de 9 ans (moins imposantes que le roman d’aujourd’hui) :

Les enquêtes de Ninon et Paul (avec un côté historique), Mystère à la cantine, Enquêtes au Muséum, Le chat des archives, Les enquêtes d’Anatole Bristol

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Aussi libres qu’un rêve – SF

libresQuoi de plus important que de réaliser ses rêves ?
Roman jeunesse SF

AUSSI LIBRES QU’UN RÊVE

Manon Fargetton

Coll. Autres mondes

Mango éditions (2006)

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Silnöa et Silnëi sont sœurs jumelles. Malheureusement, l’une est née le 31 décembre à 23h58 et l’autre dans les premières minutes de janvier. Du coup, elles auront des vies totalement différentes.

Pour Silnëi, née début janvier, ses parents ont pu choisir un beau métier, très demandé : elle sera actrice. Mais pour Silnöa, née fin décembre, il ne reste que les métiers dont personne ne veut. Elle s’occupera des filtres sur un bateau.

En cette fin du XXIème siècle, c’est en effet votre date de naissance qui décide du métier que vous ferez une fois adulte. Né en janvier, tout vous est ouvert. Né en décembre, vous prenez ce qui reste. Cette tyrannie des dates de naissance a été mise en place pour des raisons d’égalité à la base… Mais du coup, plus personne ou presque ne peut faire ce qu’il veut.

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Il s’agit du 1er roman de Manon Fargetton et elle l’a écrit entre 16 et 17 ans… Après l’avoir lu, on n’est pas surpris qu’elle soit aujourd’hui autrice à plein temps.

On sent en le lisant que c’est écrit par quelqu’un de très passionné (et/ou quelqu’un de jeune ?). J’ai beaucoup aimé les personnages, tous très différents, ainsi que les poèmes. C’est très prenant, on y croit et c’est vivant ! J’ai trouvé la fin un peu rapide mais malgré ça, c’est un roman qui m’a beaucoup plu.

J’ai été très rapidement “happée” par cette histoire, l’ambiance, les personnages. Ça m’a intriguée, j’avais vraiment envie de lire la suite !

Une lecture très agréable et qui peut donner à réfléchir sur de nombreux sujets.

Une autrice à suivre, d’ailleurs, 3 de ses romans attendent dans ma PAL (voir ci-dessous)

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Ce roman a remporté 4 prix :

Prix Chronos / Prix Ruralivre en Nord Pas de Calais / Prix des Collégiens de l’Estuaire / Prix Jacaranda

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Bibliographie : Ceux en gras attendent leur tour dans ma PAL

  • Tout ce que dit Manon est vrai (Héloïse d’Ormesson, 2021)
  • A quoi rêvent les étoiles (Gallimard Jeunesse, 2020)
  • En plein vol (Rageot, 2020) – co-écrit avec Jean-Christophe Tixier
  • Nos vies en l’air (Rageot, 2019)
  • Dix jours avant la fin du monde (Gallimard jeunesse, 2018)
  • Quand vient la vague (Rageot, 2018) – co-écrit avec Jean-Christophe Tixier
  • Les plieurs de temps – 4 tomes (Rageot, 2017/2018)
  • Les illusions de Sav-Loar, Bragelonne, 2016 (Rééd. Milady, 2017) – Prix Imaginales des lycéens 2018
  • L’héritage des rois passeurs, Bragelonne, 2015 (Rééd. Milady, 2016) – Prix Imaginales du meilleur roman francophone 2016
  • Le livre de toutes les réponses sauf une (Rageot, 2015)
  • Diptyque : La Nuit des fugitifs (Rageot, 2015) / Le Suivant sur la liste (Rageot, 2014) – Policier jeunesse qui a remporté 16 prix (dixit Wikipédia)
  • Trilogie : June (Mango, rééd. Rageot, 2012/2014)
  • Aussi libres qu’un rêve (Editions Mango, 2006)

Mademoiselle Alice qui inventa le cinéma

Mademoiselle

Roman jeunesse dès 7/8 ans

Mademoiselle ALICE qui inventa le cinéma

Sandrine Beau & Cléo Germain

Belin jeunesse (2016)

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En 1895, Alice Guy, Mademoiselle Alice comme tout le monde l’appelle, a 22 ans. Et elle doit absolument travailler pour gagner sa vie. En effet, après une enfance merveilleuse entre le Chili, la France et la Suisse, sa famille se retrouve ruinée. Son père décède quelques mois plus tard et sa mère est incapable de faire face à la situation. Alice s’inscrit donc dans un cours de sténo dactylo. Elle devient secrétaire et est embauchée au Comptoir général de photographie.

Comment en est-elle venue à faire des films ? Vous le saurez en lisant ce petit roman très distrayant !

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Ce roman a une petite histoire. En 2016, lors de sa sortie, Blandine du blog Vivrelivre l’avait présenté. Son billet m’avait convaincu de l’acheter pour la bibliothèque de mon village, dans laquelle je travaillais alors. Mais je n’avais pas dû prendre le temps de le lire à l’époque.

Il y a quelques semaines, j’ai lu et présenté “Alice Guy” une biographie dessinée de Catel et Boquet que j’ai adoré. Et la semaine dernière, à la bibliothèque (où je suis bénévole en ce moment), je retombe sur le roman de Sandrine Beau. Du coup, je l’ai emprunté pour le lire !

image empruntée sur le site de l’illustratrice

Je ne vais pas mentir, après avoir lu la biographie de Catel et Boquet, je n’ai pas appris grand-chose de plus en lisant ce roman destiné aux jeunes lecteurs (qui ne liront pas la bd de Catel et Boquet, eux. Donc ils apprendront plein de choses !). Mais je l’ai lu avec plaisir ! Et j’ai beaucoup aimé les illustrations douces, rondes et colorées de Cléo Germain.

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De Sandrine Beau, déjà présentés sur ce blog : Mon papa est comme ci (Alb pour les petits) – Mon papy voit la vie en jauneLa revanche des princesses

+ La porte de la salle de bain (avis Ricochet) Un très bon livre que je n’ai visiblement pas présenté ici (faute de temps à l’époque je suppose !)

Sa page Facebook

Le site de Cléo Germain

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Mortel Printemps – Prix Cognac

MortelPrix Cognac du meilleur roman jeunesse

MORTEL PRINTEMPS

Claire Gratias

Le Muscadier (2021)

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Hugo nous raconte ce qui s’est passé ce printemps là, ce mortel printemps, 20 ans auparavant. Avec Rémi et Vadim, ils étaient inséparables depuis deux ans. C’était presque la fin de l’année scolaire, la fin du collège. Ils avaient 15 ans et espéraient bien être dans la même classe à la rentrée.

En cette fin avril, une nouvelle venue avait rejoint leur groupe, Léa. Tout allait bien jusqu’au jour où une de leurs profs se fait assassiner et que les soupçons pèsent sur l’un d’entre eux. L’enquête va être difficile pour tout le monde. Remettra t-elle en cause leur amitié ?

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En partie rédigé comme un journal intime écrit par Hugo, Mortel Printemps est un roman très prenant. Jusqu’au bout j’ai eu des doutes sur l’assassin et je me suis plantée bien sûr (comme d’hab ! J’aurai fait une très mauvaise enquêtrice…)

J’ai dévoré en une soirée les 350 pages de ce livre qui multiplie les fausses pistes. Jusqu’à la dernière page.

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Extrait : Carnet n°72 :

“Un ami, c’est quelqu’un avec qui on serait heureux de faire un mauvais coup”.

Tout à l’heure, j’ai lu cette phrase dans un livre et, immédiatement, j’ai pensé à Vadim. Comme une lame de fond qui vous prend par surprise, vous soulève et vous emporte où elle l’a décidé, mes souvenirs ont ressurgi, intacts, et je me suis retrouvé vingt ans en arrière.

À cette époque, nous étions trois : Rémi, Vadim et moi. On nous disait inséparables. Quelle valeur accordions-nous à l’amitié ? La nôtre était née presque deux ans plus tôt, à l’issue d’une aventure qui avait failli me coûter la vie.  J’étais convaincu que ce qui nous liait désormais était plus fort que tout.”

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Prix Cognac

De Claire Gratias, présenté sur ce blog : Orphans T1 : Double disparition

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