Ferrailleurs des mers – Roman SF

ferrailleurs

Ados / JA

FERRAILLEURS DES MERS

Paolo Bacigalupi

Au Diable Vauvert (2013)

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Un monde post-apocalyptique, non loin des côtes de la Louisiane ; des adolescents –visiblement très pauvres- luttent pour leur survie. Ce sont des ferrailleurs.

Ils travaillent sur des pétroliers échoués sur la plage, ramassant des métaux, de la ferraille pour gagner de quoi subsister. La vie est dure, ils vivent –survivent plutôt !- dans des sortes de bidonville avec parfois à peine de quoi manger. Ceux-là sont pourtant privilégiés car ils ont du travail ; d’autres doivent mendier ou se prostituer…

Un jour, un accident change la façon de voir les choses de Nailer. Et quand il fait une importante découverte, il ne peut se résoudre à faire « ce qu’il faudrait » pour s’en emparer…

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La 1ère partie de ce roman

Les 100 premières pages, avec la vie des ferrailleurs, leurs codes, leur travail, m’a beaucoup plu. On plaint sincèrement Nailer qui n’a d’autre famille qu’un père ultra-violent qui le bat régulièrement et on souhaite vraiment qu’il s’en sorte, qu’il accède à une vie meilleure.

Dans la seconde partie (Nailer a fait une découverte et il a fait un choix) je me suis sentie moins concernée par ce qui arrive aux personnages, j’ai eu l’impression d’une esquisse de roman et j’ai trouvé vraiment dommage que la dernière partie ne soit pas plus fouillée…

C’est vrai en particulier pour un des personnages, Tool, qui aurait mérité un peu plus d’attention, j’ai été vraiment déçue de sa « sortie », on aurait aimé en savoir plus sur lui et ses semblables.

La fin m’a également laissé un peu sur ma faim…

C’est peut-être dû au fait que c’est un roman « jeunesse ». Il ne fait que 300 pages, ce qui n’est pas énorme par rapport à la complexité du monde présenté.

Il n’en reste pas moins que j’ai passé un très bon moment, c’est un bon roman d’aventure/SF et j’attends la suite en poche (Les cités englouties, où l’on retrouve Tool) avec impatience.

Les cités englouties” n’est pas vraiment la suite, mais ça se passe dans le même univers et on retrouve des personnages… Et il y a un 3ème et dernier tome à cette “série” : Machine de guerre.

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Ce roman a obtenu le prix Locus (2011) dans la catégorie « Roman pour la jeunesse ».

Pour lire le début, c’est par ici

Et j’ai toujours deux autres romans de cet auteur dans ma pal : La fille automate et

Les petits pains de la pleine lune – Corée 1

painsChallenge Coréen

Roman Ado / JA

LES PETITS PAINS

DE LA PLEINE LUNE

GU Byeong-mo

Traduit par Lim Yeong-hee

et Françoise Nagel

Picquier Jeunesse (2010)

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Un jeune garçon harcelé par sa belle-mère trouve un jour refuge dans une boulangerie. Il la connait bien, puisqu’il y achète des petits pains tous les matins et tous les soirs, pour éviter de manger avec sa famille.

Un jour, accusé d’un crime qu’il n’a pas commis par sa belle-mère et poursuivi, il demande au boulanger de le cacher. Celui-ci finit par accepter et laisse le garçon habiter avec lui et sa vendeuse. Le garçon découvre alors que certaines des pâtisseries vendues dans cette boulangerie n’ont rien d’ordinaire…

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Les petits pains de la pleine lune est un roman étonnant. Déjà, parce qu’il a plusieurs fins, ce qui n’est pas courant. C’est une histoire de famille, de vie, très réaliste avec un côté fantastique. Un joli roman qui permet aussi de se poser des questions sur nos vies, nos choix, ce qui a été et ce qui aurait pu être…

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Lire un extrait sur le site de l’éditeur

Avec pour sujet la Corée déjà présentés sur ce blog : Mariée par correspondance (BD), La bicyclette rouge (Manhwa)

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Ce roman est ma 1ère participation au Challenge Coréen chez Christie

Ce roman participe également à l’Objectif PAL d’Antigone puisqu’il y est depuis au moins deux ans !

Cabane en péril ! Roman jeunesse

cabaneJusqu’où peut-on aller pour sauver son enfance ?
Dès 8 ans

Cabane en péril !

Jean-Claude Lalumière

La Joie de Lire (2019)

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Bernard, que tous ses amis appellent Bernie, Félix, Pierre, Simon et Hugo ont un secret. Ils se sont construit une cabane dans le petit bois près de chez eux.

Un endroit magique où ils peuvent jouer à leurs jeux préférés : les chasseurs de nazis (même si personne ne veut jamais faire le nazi), les super héros, les pirates ou encore la guerre des étoiles.

Malheureusement, des adultes ont décidé de faire passer une autoroute en plein dans le petit bois… Adieu leur cabane ! Les 5 amis vont se creuser la tête pour éviter cette catastrophe et sauver leur terrain de jeu. Et ils vont avoir des idées parfois un peu farfelues.

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Parfois, quand je lis un roman pour enfant (8/11 ans) je trouve ça un peu… Disons que je trouve que j’ai passé l’âge (depuis longtemps il est vrai).

Mais il m’arrive aussi de tomber sur de vraies pépites comme “Le journal de Gurty”  qui me font bien rire.

Et j’avoue que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cette histoire de “cabane en péril !“. C’est drôle, avec un humour qui m’a fait penser par moment à celui du “Petit Nicolas”. Une bande de copains qui jouent et font des bêtises. Mais derrière l’aventure vécue par ces cinq amis, il y a aussi une histoire de préservation (ok, juste une cabane ! mais quand même) et on y parle d’écologie. On y apprend ce qu’est une ZAD et ce que font des zadistes, mots que les enfants ont certainement entendu avec l’affaire de “Notre Dame des Landes”. Mais ont-ils tous compris ce que c’était ?

Bref, un bon moment de lecture que je conseille à tous à partir de 8 ans.

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Et pour en savoir plus sur cet auteur, c’est par ici

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire un extrait

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Fourmidable – roman jeunesse

FourmidableUne fourmidable histoire !!
A partir de 8 ans

Fourmidable ♥

Jo Hoestlandt

Coll. Petite Poche

Éditions Thierry Magnier (2016)

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La fourmi 68 était une fourmi noire comme les autres. Du matin au soir, elles travaillaient. N°68 était avant n°69 et après n°67. Elle ne regardait rien d’autre que ses pattes ou ses antennes. Et ne pensait qu’à son travail : récolter des graines et du miellat pour nourrir les larves de la reine.

Jusqu’au jour où n°68 tomba sur un puceron qui fuyait une coccinelle. Et la consigne, c’était de ramener à la maison tout puceron rencontré. Lui était à l’abri, et trait pour nourrir les bébés-fourmis. Le puceron, pas vraiment d’accord, se mit à bouder. Du coup, n°68 l’appela “Bouda”… Au fil des jours, une étrange relation commença à se nouer entre le puceron et la fourmi.

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C’est un tout petit texte (44 pages, écrit gros). Mais il est très fort. C’est une ode à la liberté et à l’amitié. Une réflexion sur la façon de voir les choses, la sienne et celle des autres. Sur le fait qu’on peut un jour cesser d’être un mouton (ou une fourmi) et choisir de suivre un autre chemin que celui que la vie/le destin/la société (barrer le mot inutile !) vous a fait prendre.

Une petite histoire qui m’a beaucoup plu ! ♥

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Le site de l’autrice

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

D’autres romans de cette collection “Petite Poche”

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

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