La littérature africaine sur les blogs

Afrique

Ces sites et blogs

qui parlent de littérature africaine

Suivi des lectures chroniquées sur ce blog

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Pourquoi ce billet ?

Pour faire un petit récapitulatif de mes lectures en littérature africaine.

Mais aussi pour présenter les sites et les blogs qui en parle.

Tout cela afin d’essayer d’en lire davantage et de mieux la connaitre.

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En effet, en regardant la “carte” (pour 2025) de mes lectures sur Babelio, je me suis aperçue qu’il y avait beaucoup de pays en “blanc” sur la carte de l’Afrique. Et quand un pays est en blanc, cela veut dire que l’on n’a fait aucune lecture qui vient de ce pays…

africaine

On est d’accord, il y a des “trous” ailleurs aussi. L’Amérique latine par exemple ou encore le Groenland ou la Chine, l’Indonésie… Mais pour le moment, j’ai décidé de me concentrer sur l’Afrique.

Les sites, blogs, articles…

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Afrolivresque21 classiques africains que vous devez avoir lus avant vos 21 ans (Bon pour moi c’est raté, ça fait longtemps que j’ai passé les 21 ans, mais j’en ai quelques uns dans ma pal (voir tout en bas) que je lirai avec plaisir !)

8 romans qui vous feront voyager au cœur des métropoles africaines sans bouger de chez vous

Éditions JC Lattès : Collection Littérature Africaine

BNF : Les littératures africaines dans les ressources en ligne

Au Pays du Baobab : Les 10 meilleurs livres de la littérature africaine

Africa vivre : 20 grands classiques de la littérature africaine

Un article de la revue 21 sur la littérature africaine… en Afrique !

Site de littérature jeunesse Mistikrak

Takam Tikou La revue des livres pour enfants – International

Le blog de Gangoueus (que je ne connaissais pas, proposé par Ingannmic)

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Les challenges sur les blogs

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Sur la route de Jostein qui organise le mois africain (en octobre)

Ju lit Les Mots participe au mois africain et elle lit les ouvrages sélectionnés dans le cadre du prix de la littérature arabe.

Mon billet sur les prix littéraires en Afrique francophone

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Les vidéos

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Une vidéo sur youtube qui propose un choix de livres

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Mes lectures d’auteurs africains ou qui se passent en Afrique,
ou encore qui parlent de l’Afrique.

Albums jeunesse

Romans jeunesse et ados

Contes

Documentaires

Romans, nouvelles et biographies (adulte)

Bandes dessinées

MA PAL AFRICAINE

Si une Lecture Commune vous tente, n’hésitez pas !

Les avez-vous lus ? Aimés ? Lesquels me conseillez-vous ?

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  • Adébáyò Ayòbámi : Reste avec moi (vo 2017 – Nigéria)
  • Adichie Chimamanda Ngozi : Americanah (vo 2013 – Nigéria)
  • Amadou Amal Djaïli : Les impatientes (vo 2017 – Cameroun)
  • Bâ Amadou Hampâté : Amkoullel, l’enfant peul (1991 – Mali)
  • Begag Azouz : le gone du Chaâba (1986 – Français mais parle d’un jeune algérien)
  • Benaron Naomi : Courir sur la faille (vo 2011 – USA se passe au Rwanda)
  • Ben Jelloun Tahar : Moha le fou Moha le sage (1978 – Maroc)
  • Ben Jelloun Tahar : La nuit sacrée (1987 – Maroc)
  • Ben Jelloun Tahar : Nouvelles (1991 – Maroc)
  • Ben Jelloun Tahar : Au pays (2009 – Maroc)
  • Brink André : Au plus noir de la nuit (vo 1974 – Afrique du sud)
  • Dulce Maria Cardoso : Eliete la vie normale (2018 – Angola)
  • Gibran Khalil : Le prophète (1923 – Liban) Asie ?
  • Gyasi Yaa : No home (vo 2016 – Américano Ghanéenne)
  • In Koli Jean Bofane : Mathématiques congolaises (2008 – RDC)
  • Jarawan Pierre : Tant qu’il y aura des cèdres (2020 – Liban) Asie ?
  • Maalouf Amin : Le rocher de Tanios (1993 – Liban) Asie ?
  • Maalouf Amin : Léon l’africain (1986 – Liban) Asie ?
  • Mabanckou Alain : Verre cassé (2005 – Congo)
  • Mãe Valter Hugo : Le fils de mille hommes (vo 2012 – Angola)
  • Meyer Deon : Les soldats de l’aube (vo 2000 – Afrique du sud)
  • Mbougar Sarr Mohamed : La plus secrète mémoire des hommes (2021 – Sénégal)
  • Westerman Frank : La vallée tueuse (vo 2013 – Néerlandais, mais l’histoire se passe au Cameroun)
  • Nouvelles voix d’Afrique présenté par Michel Le Bris (2002)

La dame au petit chien – Tchekhov

dameLa dame au petit chien

Suivi de Récit d’un inconnu

Anton Tchekhov

Traduit du russe par Vladimir Volkoff

Librio (Texte intégral)

L’âge d’homme (1993 / vo 1899)

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Une Lecture Commune avec Isabelle du blog “Une ribambelle d’histoires” et Jojo du blog Jojo en Herbe

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Éditeur : La Dame au petit chien promène son ennui et son chien sur la digue d’une station balnéaire de la mer Noire. Un homme solitaire la remarque, l’aime, mais ne peut triompher plus tard de toutes les barrières qui se dressent sur le chemin de leur bonheur.
 De toutes les nouvelles écrites par Tchekhov, La Dame au petit chien est l’une des plus célèbres.

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Je crois bien que c’est la première fois que je lis du Tchekhov. Et j’ai trouvé ça très accessible !

Dmitri Gourov, banquier et coureur de jupons, est venu à Yalta pour se reposer de sa femme et leurs 3 enfants.

A moins de quarante ans, il avait une fille de douze et deux fils lycéens. On l’avait marié tôt, quand il n’était encore qu’étudiant de deuxième année, et maintenant sa femme avait l’air une fois et demie plus vieille que lui. C’était une grande femme aux sourcils froncés, raide, altière, digne, et, comme elle le disait elle-même, d’avant-garde.

Il remarque une jeune femme et entreprend de la séduire. Mais, rentrant ensuite chez lui, il s’aperçoit qu’elle lui manque.

L’histoire en elle-même est très courte (20 pages) et n’est pas spécialement originale. C’est une histoire d’amour et d’adultère. Mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de douceur dans l’écriture. Il ne se passe pas grand-chose, mais on suit les sentiments et l’évolution des deux personnages. Deux personnes mariées sans amour, qui, vieillissant, le découvre par hasard. C’est triste, mais c’est beau !

Une nouvelle qui m’a bien plu. Je lirai l’autre rapidement.

Anton Tchekhov et la dame au petit chien, sculpture à Yalta. Auteur de la photo : Наталья Филатова

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Une lecture qui participe à plusieurs mois et challenges

Les gravillons de l’hiver (122 pages) chez La petite liste

Gravillons

Le mois Russe chez Bianca

Le challenge ABC (lettre T) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre D) de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 4/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

JACARANDA

JacarandaJACARANDA

Gaël Faye

Grasset (2024)

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Lecture Commune avec Enna

Prix Renaudot 2024

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Résumé éditeur : Quels secrets cache l’ombre du jacaranda, l’arbre fétiche de Stella  ? Il faudra à son ami Milan des années pour le découvrir. Des années pour percer les silences du Rwanda, dévasté après le génocide des Tutsi. En rendant leur parole aux disparus, les jeunes gens échapperont à la solitude. Et trouveront la paix près des rivages magnifiques du lac Kivu.
Sur quatre générations, avec sa douceur unique, Gaël Faye nous raconte l’histoire terrible d’un pays qui s’essaie malgré tout au dialogue et au pardon. Comme un arbre se dresse entre ténèbres et lumière, Jacaranda célèbre l’humanité, paradoxale, aimante, vivante.

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J’appréhende toujours ce genre de lectures. Celles qui parlent de guerres ou de génocides ou de massacres. Pourtant, même si ce n’est clairement pas une lecture “feel good”, j’ai été moins “stressée” que ce à quoi je m’attendais. Même si certains passages sont très durs ! On parle tout de même d’un génocide et de ses conséquences sur les survivants…

Ce qui m’a beaucoup plu, c’est que l’on comprend bien, en lisant ce roman, à quel point il est important de dire les choses. La mère de Milan, Rwandaise, ne parle jamais de sa famille ou de son pays d’origine à son fils. Stella n’ose pas dire pourquoi elle va si mal. Chacun a des secrets, plus ou moins graves, mais tous les gardent pour eux… Milan va découvrir un jour, un peu par hasard, la famille sa mère et son pays d’origine.

Vers la fin du roman, on apprend comment les gens ont été “jugés” par des tribunaux civils. J’avoue que je ne sais pas comment on arrive à survivre quand on a tout perdu, quand on a subit tellement de violence ! Et comment les survivants arrivent à vivre et côtoyer leurs bourreaux d’hier… (Quelques réponses dans la vidéo ci-dessous !)

Une lecture pas facile, mais belle et intéressante.

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Du même auteur : Petit pays

Gaël Faye parle de son livre et c’est très instructif ! C’est un auteur que je trouve éminemment humain et sensible. Dans cette vidéo on apprend plein de choses qui “prolongent” le roman d’une certaine façon.

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Ce roman participe à plusieurs challenges

Le challenge ABC (auteurs) chez Enna

ABC

Le challenge ABC Titre de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 2/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

La bâtarde d’Istanbul

batardeLittérature Turque

La bâtarde d’Istanbul

Elif Shafak

Traduit de l’anglais par Aline Azoulay

Préface d’Amin Maalouf

Éditions 10/18 (2007)

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Éditeur : Chez les Kazanci, Turcs d’Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l’amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s’envolent trop tôt – pour l’au-delà ou pour l’Amérique, comme l’oncle Mustafa. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux États-Unis dans les années 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l’indignation générale. Quand, à l’âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d’où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L’amitié naissante d’Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la « bâtarde », va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés.

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J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire au départ, parce qu’il n’y a pas d’indication de temps et que l’on passe d’une génération à l’autre. Mais assez vite, on identifie les personnages et on est emporté cette histoire virevoltante.

Les femmes de ce roman, qu’elles soient turques, arméniennes ou américaines sont vraiment plus fantasques les unes que les autres ! Les hommes sont, soit absents (morts ou à l’étranger), soit assez effacés, il faut bien le dire…

A travers le quotidien de ces familles turques et arméniennes, il y a l’Histoire avec un grand H. On parle ici du génocide arménien (1915-1923) et du ressenti, des traces, qu’il a laissé chez les descendants d’un côté comme de l’autre. Génocide toujours nié par la Turquie d’ailleurs et reconnu par une trentaine de pays seulement…

A la fin du livre, dans ses remerciements, Elif Shafak nous explique qu’elle a été amenée devant la justice turque, au titre de l’Article 301 du Code pénal turc, pour avoir “insulté l’identité nationale”. Pour cela, elle encourait 3 ans de prison mais a été finalement acquittée. (Pour les propos que tiennent certains de ses personnages dans le roman !)

C’est un livre qui donne envie de visiter Istanbul, décrite comme une ville labyrinthe au bord du Bosphore, pleine de sons, de couleurs et d’odeurs…

Et en parlant d’odeurs, j’ai eu envie de manger tout au long de ce roman. Les titres de chapitre ne sont que des choses qui se mangent : Cannelle, Pois chiches, Sucre, Noisettes grillées… Et il y a de multiples descriptions de plats arméniens et turcs, tous plus appétissants les uns que les autres !

Bref, ça a été une très bonne lecture que je vous recommande chaudement.

C’est à la fois divertissant, didactique et gourmand !

J’ai deux autres romans de cette autrice dans ma pal, Lait noir et Soufi mon amour. Je me régale d’avance.

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L’avis de Karine

Pour en savoir un peu plus sur le génocide arménien

Un roman lu dans le cadre des Escapades en Europe chez “Dans la bibliothèque de Cléanthe

https://www.danslabibliothequedecleanthe.fr/wp-content/uploads/2025/03/20250313_164956-1920x1080.jpg

Le challenge ABC (auteurs) chez Enna

ABC

Le challenge ABC Titre de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 3/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026