La mort en embuscade d’Ngaio Marsh

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Roman policier

La mort en embuscade


Ngaio Marsh

 10/18, 01/03/1996 (1942) 

Grands détectives, 381 p.
2-264-02362-7, 7,40€

Thèmes : huis clos

Présentation de l’éditeur :
“Réunir, dans le huis clos de son vieux manoir enneigé, sept personnes qui se détestent cordialement, tisser une subtile toile de rancoeurs inexprimées et de secrets morbides, Jonathan Royal
trouve l’idée amusante.
Mais lorsque sa mise en scène tourne au drame, il n’a de cesse que de faire arrêter le coupable. Il sait exactement lequel de ses invités a commis l’ignoble crime. Arrivé sur place, l’inspecteur
Alleyn procède pourtant à la redistribution des rôles…”

Avis :

Un huis clos anglais, pour ce roman néo zélandais , qui ressemble par beaucoup d’aspects à un Agatha Christie.

Jonathan Royal est un personnage haut en couleur, qui pensait tout prévoir… Les autres personnages eux aussi
sont tous très particuliers… il faut dire aussi qu’on nous les décrit en long en large et en travers. Parfois même un peu trop. Car il faut bien l’avouer les nombreuses déscriptions, le manque
d’action, ce n’est pas trop mon fort… je me suis parfois ennuyée, pourtant les personnages m’ont beaucoup plu, et cette enquête était intéresante mais le tout m’a semblé manquer de punch…
Surement suis je plus faite pour des romans actuelles, qui ne laissent pas de répis au lecteur.

L’ambiance est tout de même sympathique et propice à ce roman plus psychologique que policier : un manoir isolé,
une tempête de neige…

Un roman qui raviera sans doute de nombreux lecteurs… mais pas moi !

 

Extraits :
“Le lendemain, Mandrake trouva son hôte dans un état d’excitation extrême. En dépit de sa méticulosité et de ses maniérismes quelque peu précieux de vieille
fille, personne, pas même son pire ennemi, n’eût qualifié Jonathan d’efféminé. Cependant, il avait un tas de petites manies inhabituelles pour un homme. Ainsi, il s’intéressait passionnément aux
préparatifs menés dans la maison. Il savait composer de délicieux bouquets, et, à l’arrivée de trois caisses provenant de chez le fleuriste de Great Chipping, il se précipita vers elles,
impatient comme une fourmi.”

Lu dans le cadre du défi littéraire policiers des 5 continents : (Océanie)
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Encore grand merci à Marie (Soie)  pour ce
prêt!
Voilà, avec ce livre s’achève pour moi ce défi littéraire policiers des 5 continents… avec 2 belles découvertes :
La librairie Tanabe et Mma Ramotswee

 

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Perdre est une question de méthode de Santiago Gamboa

Perdre est une question de méthode
Auteur : Santiago Gamboa
Editeur : Point (Ed. Métaillé 1999)
Collection : Roman noir
Date : novembre 2009
Pages : 346 p.
Prix : 7€
ISBN
9782757815731

Roman noir (thriller colombien)

Thèmes : Colombie, Obésité, mafia.

Présentation de l’éditeur :
“Victor Silanpa est détective, journaliste à ses heures, un brin escroc et franchement désabusé. Un matin brumeux, la découverte d’un cadavre crucifié et empalé sur les rives du Sisga ranime sa soif de justice. Aidé de Quica, une jeune prostituée qui le tient sous son charme, il enquête dans les bas-fonds de Bogota, allant jusqu’à déjouer la machination de puissants politiciens véreux… “J’ai perdu. J’ai toujours perdu. Perdre n’est qu’une question de méthode.””

Attention cette présentation est erronée sur plusieurs détails…

Avis :

Je n’avais jamais lu de littérature colombienne, j’étais donc ravie de découvrir ce roman. Et puis l’histoire se
passe là bas, j’espérais donc voyager. En fin de compte très peu de détails sur le pays, on aurait pu situer l’action un peu n’importe où, avec une présence un peu mafieuse. Bon tant pis, le roman aurait pu se rattraper sur l’histoire, avec du suspense… ce n’était pas le cas non plus, l’histoire m’a paru embrouillé, j’ai failli m’endormir. Cela dit j’ai tenu à lire ce livre jusqu’au bout, pas tant pour connaître la fin de cette histoire de meurtre, car en fait pour faire simple, dans le livre, on s’en fiche un peu du mort. Ce qui nous intéresse c’est de démêler cette histoire de terrain à construire, où tous ont un intérêt. Sauf que bon voilà, il y a une kyrielle de méchants, que je n’ai pas réussi à savoir qui était vraiment qui, à part notre anti héros, journaliste névrosé, dépressif qui s’est fait largué par sa copine (qui est repartie avec son ex) et qui par déception fricote avec une prostituée tout juste majeure, s’incrustant chez elle, mais en continuant de la payer. Ah oui j’oubliai son objet fétiche est une poupée dans laquelle il range des petits mots… bon…. pourquoi pas… Mais au final dans ce livre c’est la multiplication des histoires qui m’a déplu. D’un coté ce meurtre, en parallèle la disparition d’un homme, recherché par son frère, et puis cette histoire d’amour déçu, la vie de la prostituée,
les relations entre méchants mafieux, et pour finir l’histoire de ce flic, obèse… et alors c’est vraiment la goutte d’eau qui m’a déroutée… Ce mec est plus que secondaire dans l’histoire, mais un chapitre sur trois environ lui est consacré. Il nous raconte sa vie, depuis son enfance, pourquoi il est devenu obèse… bon pendant un moment je me suis dit, il va y avoir un rapport avec l’histoire, quelque chose d’intéressant…. Non, même pas.

La seule chose que j’ai apprécié dans ce roman c’est qu’il y a quand même un minimum d’action, des courses poursuites, des planques, des meurtres… De l’action donc pour une histoire presque intéressante.

 

Santiago Gamboa est né en 1965 à Bogota. Après des études de philosophie et de littérature, il a été journaliste à Radio France internationale et correspondant du quotidien El Tiempo. Perdre est une question de méthode a été adapté au cinéma par Sergio Cabresa en 2004.

L’avis de Neph

 

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Lu dans le cadre du Défi policier des 5 continents > Amérique du Sud

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Cadavre d’état de Claude Marker

Cadavre d’état

de Claude Marker
Carnets Nord, mai 2009

Chouette un policer pour les vacances, ai-je pensé quand Chez les filles m’a proposé de recevoir ce livre…
Finalement, je trouve que ce n’est pas tout à fait un policier, mais je vais vous raconter…

Vaslin, conseiller du Premier Ministre, est retrouvé mort sur un parking de cité.
Rapidement c’est la thèse du suicide qui prévaut. Sauf que voilà, Coralie Le Gall, commissaire chargée de l’enquête se doute  rapidement que c’est un meurtre. Un meurtre politique en plus.
Voilà que notre commissaire, au langage déroutant, se lance dans une enquête sur un milieu quelle connait bien (son père est un haut fonctionnaire) mais qu’elle n’apprécie pas.
Alors quand un jeune sous fifre politique débarque chez elle en pleine nuit avec des révélations, elle l’écoute et se lance dans une enquête faramineuse, jalonnée de nouveaux crimes…

Plein de meurtres, des enquêtes, des courses poursuites… Tout pour en faire un bon policier… Pourtant ce n’est pas le cas. Ce livre est un roman noir politique, teinté d’une pointe de polar.
En effet le milieu politique y est décortiqué. L’éditeur le dit lui même d’ailleurs “Au delà du suspence propre au genre policier, il révèle une parfaite connaissance des milieux politiques, des médias, et de la haute fonction d’Etat.”

Les personnages sont pour la plupart des sortes de anti héros, aux parcours jalonnés d’échecs. Pourtant l’instinct de Coralie Le Gall la trompe souvent… A tel point que j’ai eu envie une ou deux fois de lui dire de faire attention…
L’intrigue est bien ficelée, et même si la conclusion finale ne m’a absolument pas surprise, j’avais envie de connaitre le fin mot de cette histoire tortueuse.

Ensuite dire si j’ai aimé, c’est beaucoup plus difficile, tant l’écriture de Claude Marker m’a souvent génée dans ma progression… Moi je ne porte pas des djinnes ni des ticheurtes, je bois du café, pas du kaoua, et j’arrose mes plantes plutôt que je ne les abbreuve… Mais passons, les dîleurs n’ont qu’à bien se tenir, Madame LE commissaire, et elle y tient, est là…

Heureusement cette écriture s’allège au fur et à mesure de l’histoire, pour laisser plus de place à l’intrigue.

Un passage m’a fait sourire, il s’agit d’une scène dans un resto parisien, où l’on mange bourbonnais… Alors paté aux pommes de terre et St Pourçain, chez moi c’est le menu du lendemain de fête… :)

+Je remercie Carnets Nord et Suzanne de Chez les Filles pour cette découverte. Le mini site du livre, avec extraits ICI

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La librairie Tanabe de Miyabe Miyuki

La librairie Tanabe

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Auteur : Miyabe Miyuki

Editeur : Philippe Picquier
Collection : Piquier Poche
Date : 20/01/2002
Pages : 222 p.
Prix : 7,50 €
ISBN
2-87730-441-8

 

  Roman Policier

Thèmes : Librairie, Meurtre, Famille, Nouvelles

 

Avis :

Ce livre est en fait un recueil de nouvelles dont les personnages principaux sont toujours les mêmes : Monsieur
Iwa et son petit fils. Un couple détonnant à qui aucunes énigmes ne peut resister. Des secrets de famille, des meurtres, des tueurs en série… Des tas d’histoires dans l’essemble vraiment
intéressantes. Les personnages sont très sympathiques, parfois un peu caricaturaux. Je ne lis pas de roman japonais mais quelques mangas, et l’ambiance ici me semble tout à fait typique du Japon
actuel.

J’ai parfois trouvé certaines histoires un peu tirées par les cheveux, trop psychologiques peut être. C’est un
petit policier sympathique, où chaque histoire est indépendante, bien écrite. Un bon moment !

 

 

Lu (aussi!!) dans le cadre du défi littéraire policiers des 5 continents : (Asie)
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Un grand merci à Marie (Soie)  pour ce prêt! Oui oui aussi, elle m’en a envoyé 3 pour me permettre de finir de défi :)
Elle est chouette hein?

 

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