Little Bird de Craig Johnson

Little Bird 
 Auteur : Craig Johnson

 Editeur : Gallmeister

  Date : 2009

 Collection : Noire
 Pages : 424 p.
 Prix : 23,90€
ISBN
   9782351780251

Roman policier Adulte

 Thèmes : Policier, Wyoming, Indien, Vengance.

J’ai mis longtemps à lire ce roman… longtemps parce que le livre est gros, que l’écriture est toute petite, mais surtout parce que passé un certain cap j’avais envie de faire durer certaines scènes… Ce roman est un très bon policier, même si par certains côtés il n’est pas très original. C’est surtout le personnage principal que je trouve caricatural à souhait. Shérif, (très) gros, vivant seul après la mort de sa femme dans une maison dont il n’a jamais fini les travaux et jamais commencé l’aménagement. Pas très original donc, mais attachant tout de même, puisqu’il est cocasse dans ses réactions, peu doué pour les sentiments, et que l’auteur le décrit, tout comme les personnages du Wyoming d’une main de maître… on s’y croirait.

Walt Longmire, notre shérif, souhaite terminer sa carrière en paix, pourtant quand un cadavre apparait dans son comté Absaroka, il n’a d’autres choix que de se lancer dans un enquête. Cette enquête nous ramènera deux années auparavant, moment où le mort a violé, avec d’autres jeunes garçons, Mélissa Little Bird, une indienne. Pourtant, le livre ne s’appesanti jamais sur le passé, il avance dans le présent, mêlant vie privé et quotidienne du shérif et de ses adjoints et enquête pour attraper un assassin déterminé.

Certains moments passent très lentement, d’autres à une vitesse folle, mais le tout forme un roman rythmé, très agréable à lire et qui nous plonge vraiment dans une atmosphère curieuse, mais attrayante. Fantômes, esprits, tempête, vengeance, pourtant tout est bien ancré dans la réalité et cela fait souvent frémir.

La galerie de personnage que l’on croise dans le livre est diverse. Tous sont dépeints au point qu’on se les imagine, chacun a un rôle précis dans une intrigue plus complexe qu’il n’y parait au début. Moi qui m’embrouille souvent dans les noms des personnages anglais, j’ai ici pris beaucoup de plaisir à “reconnaître” chacun d’entre eux, et à les suivre.

Mon passage préféré restera celui de la montagne en plein blizzard…

+ Ce tome n’est que le premier d’une série avec Walt Longmire, et je lirai les autres !

+ Ce livre a obtenu le prix Roman Noir 2010 du Nouvel Obs !

Biographie de Craig Johnson (source Gallmeister)

CRAIG JOHNSON a exercé des métiers aussi divers que policier, professeur d’université, cow-boy, charpentier et pêcheur professionnel. Il est l’auteur de la série Walt Longmire – qui compte six titres à ce jour – et possède un ranch sur les contreforts des Bighorn Mountains, dans le Wyoming. Site de l’auteur

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Bonne nuit, mon amour d’Inger Frimansson

bonnenuit.gifBonne nuit, mon amour

 Auteur : Inger Frimansson

Editeur : First

Collection : Thriller

Date : 9 septembre 2010

pages : 336 p.

prix : 21,90€

 

Avis :

Ce roman a obtenu le prix du meilleur roman noir suédois, j’ai donc été tentée par la proposition d’Ulike / Chroniques de la rentrée littéraire de découvrir à la fois ce roman, cette auteur, mais aussi cette collection. Pas vraiment un thriller, ce roman noir est totalement psychologique, et il fait froid dans le dos !

Le roman se divise en trois parties. La première partie va nous présenter les personnages principaux, par focus. Rapidement Justine semble être le lien qui fédère tout ces personnages. Pourtant elle n’apparait pas comme narratrice unique. Par petites touches les personnages sont donc présentés, mélangés les uns aux autres, sans vraiment qu’on fasse toujours le lien entre eux. Cette première partie m’a parfois paru un peu longue, et j’ai eu au départ un peu de mal à me faire à ces narrations diverses et croisées, pas toujours très bien identifiées. Pourtant peu à peu on sent le désespoir de ces personnages, dont aucun semble vraiment satisfait et heureux.
Dans  la deuxième partie, on recentre la narration principalement sur Justine, et on apprend les liens qui l’unissent aux autres personnages. Et on commence, doucement, à s’attacher à ce personnage. On la plaint, on a envie de l’aider, de la sortir de là. Pourtant c’est trop tard, le mal est fait, en grande partie pendant l’enfance, puis ’adolescence. On apprend tout ce qu’elle a vécu, sa belle mère, ses camarades de classe, l’homme de la forêt… et tout ce qu’elle vit maintenant. Une partie qui transcende le récit, et nous oblige entre flash back du passé et présent qui avance si doucement, à continuer à lire, à ne plus lâcher le livre.
La troisième partie est l’apogée du livre, en grande partie prévisible, et pourtant on ne veut pas y croire, on est déjà trop attaché à Justine pour accepter  l’inadmissible !
Un thriller psychologique terrifiant, réellement prenant. Impossible de le lâcher, et même une fois qu’on a terminé ce roman, impossible de sortir tout de suite de l’histoire. Je reste donc mitigée sur la première partie que j’ai eu un peu de mal à suivre, mais il ne faut pas s’arrêter là, la suite est terrible ! Je vous le conseille donc !

 

Roman couronné par l’Académie suédoise du roman policier en tant que meilleur roman policier suédois en 1998 “Un thriller
psychologique sur l’égarement et la vengeance qui s’empare du lecteur et ne le lâche plus de longtemps.”

 

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Un jour en mai de George Pelecanos [concours inside]

unjourenmai.gifUn jour en mai


Auteur : George Pelecanos

Editeur : Points
Date :  juin 2010
Pages : 376 p.
Prix : 7,50
ISBN
9782757817643

 

Roman policier (roman noir)

Thèmes : Justice, Racisme, Violence

Présentation de l’éditeur :

“Ça se passe un jour en mai. En 1972. Alex Pappas, 16 ans, décide de suivre ses acolytes pour une virée dans le quartier noir, histoire de semer un peu la pagaille. Forcément, l’affaire tourne mal. Trente-cinq ans plus tard, le souvenir de “l’incident” est toujours vivace. Certains cherchent à se racheter, d’autres veulent à nouveau en découdre. Tous ont encore la rage au ventre. ”

Avis :

Je ne connaissais pas l’auteur, n’avais pas lu de critique sur le livre. Pendant une bonne centaine de pages, j’ai donc attendu que l’intrigue policière commence. En fait ce roman policier est un roman noir. Une ambiance sombre, des morts, mais l’ensemble est surtout psychologique. Et finalement je suis rentrée dans l’histoire moi aussi. Une sombe affaire, des gens qui cachent des secrets, d’autre qui les font chanter, de la violence, de la tristesse, de l’amour…

J’ai beaucoup aimé ce chassé croisé de personnages, avec des histoires, un passé lourd, celui de 1972, mais pas
uniquement. Et c’est toute l’Amérique qui résonne dans leurs histoires. Des quartiers devenus des ghettos, une jeunesse qui se révolte, qui s’arme, et une jeunesse riche qui s’ennuie. Et puis il y a aussi les guerres. Les plus anciennes, et puis celle en cours, qui déchire les hommes, les pères. Et les rapproche, aussi.

Un livre sur la vengeance, et sur le pardon aussi. Parce qu’une seconde chance est toujours possible. Un univers
dont on ne ressort pas tout à fait indemne.

Un livre qui reste en mémoire, pourtant je ne peux pas dire que c’est un livre que j’ai véritablement aimé. Je
trouve certains passages trop long, l’ensemble est concluant, la fin bien menée, mais j’ai parfois eu envie d’arrêter ma lecture avant la fin. Maintenant que je l’ai fini, je sais que ça aurait été une erreur, qu’il faut aller jusqu’au bout, coute que coute… et que ça en vaut la peine.

Un livre qui me donne envie de lire d’autres ouvrages de cet auteur, maintenant que je sais à quoi m’attendre, ma
vision sera surement différente, ma lecture aussi, et j’aimerai à retrouver ce souffle de vie que George Pelecanos a su insuffler à son roman!

Concours

Il se trouve qu’entre temps j’ai gagné ce livre, grâce à un concours chez Clara, je remet donc ce livre en jeu!

Alors qui veut le lire ? Un commentaire suffit, vous avez jusqu’au 6 août !

France uniquement

 

 

 

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Les raisons du doute de Gianrico Carofiglio

raisonsdudoute.gifLes raisons du doute


Auteur : Gianrico Carofiglio

Editeur : Seuil
Date : 4/03/2010
Pages : 261 p.
Prix : 19,50
ISBN
9782021000092

 Roman (legal thriller)

Thèmes : Justice, Adultère, Drogue

Présentation de l’éditeur :

“Guido Guerrieri est appelé à la prison de Bari pour défendre en appel un prévenu condamné pour trafic de drogue.
Reconnaissant en lui Fabio Ray-Ban, l’agitateur fasciste qui fut le cauchemar de son adolescence, il décide de refuser. Or, l’homme clame son innocence: il prétend avoir été dupé par son premier avocat. Et il lui lance: “On raconte que vous ne vous dérobez pas quand la cause est juste. On raconte que vous êtes un type bien.” Guerrieri hésite, car les preuves sont accablantes; il sait qu’il est malvenu et dangereux de s’en prendre à un confrère.
Mais quand la femme du détenu, d’une beauté stupéfiante, se présente à son cabinet, toutes ses réserves s’évanouissent. Séduit par cet avocat malheureux en amour, féru de boxe et de littérature,
le lecteur se laisse entraîner dans une affaire qui lui dévoile les rouages de la machine judiciaire italienne, ainsi qu’une ville aussi animée qu’inquiétante. ”

Avis :

Les raisons du doute est un roman qui m’a fait douter plus d’une fois, sans mauvais jeu de mots.  Déjà il me
semble bien difficile de définir le style de ce livre… un peu de policier, mais pas tant que ça… alors un roman… mais pourtant il y a tous les ingrédients, justice, drogue, complot, indic’…

Finalement je crois que c’est un livre à prendre comme il vient, à lire sans trop réfléchir… Le personnage principal ne m’a pas plu du tout, avec ses “tortillages” de cerveau permanent, ses doutes et ses erreurs… Et pourtant passé la moitié du livre j’étais accroché à ses gestes, à ses decisions. Et puis tout de même, il aime la littérature, nous entraine parfois dans ce domaine. Il est à la fois un homme amoureux, un homme brisé, un avocat passionné, un avocat pris au piège, et même un enquêteur. Il y a un peu de l’univers de Grisham là dedans, sans le suspence. Notre héros torturé par son passé passe au premier plan dans l’affaire, laissant l’enquête de coté.

Une belle mélancolie italienne, que l’on prend plaisir à lire, mais dont l’histoire reste à mon goût secondaire
par rapport à l’ambiance générale du livre…

D’autres avis : CathuluFashion, Mango, George Sand, Leiloona

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