Sérum Saison 1 Episode 1

Roman policier / série

Sérum

Saison 1 épisode 1

de Fabrice Mazza et Henri Loevenbruck

J’ai lu, 2012
978-2-290-04174-1, 6€

Attention Spoiler

1773 : Mesmer invente l’hypnose. 1886 : Freud invente la psychanalyse. 2012 : Draken invente le sérum. Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d’Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

On peut effacer votre mémoire pas votre passé

Un roman policier qui reprend les élèments des séries américaines et qui fonctionne bien !

En personnage principal une flic, Lola Gallagher, mère célibataire, caractère bien marqué. Epaulée par son collègue Detroit elle tente de résoudre des affaires criminelles à New York. Quand une jeune femme se fait tirer dessus dans un parc Lola prend l’enquête en main et à vite fait de s’attacher à la victime.

L’intrigue est clairsemée, nous changeons régulièrement les points de vue pour en apprendre plus sur l’enquête mais aussi sur les différents personnages. C’est donc doucement que nous avançons dans l’enquête mais avec un avantage sur les policiers puisque nous suivons aussi en partie “les méchants”.

La galerie de personnages est bien diversifiée et on prend le temps de s’attarder un peu avec chacun. Au final on s’attache tant à l’intrigue policière qu’aux histoires secondaires et plus personnelles des personnages. Lola, son fils et l’absence d’un père. Lola et Detroit. Lola et une mauvaise nouvelle de la part d’un médecin. Lola et son frère… Bon d’accord c’est surtout à Lola et Detroit qu’on s’attache dans ce livre série…

Une lecture aisée avec un ton simple et entrainant qui convient bien à l’histoire. Les auteurs jouent avec le lecteur lui laissant faire ses propres hypothèses pour ne lui dire la vérité que bien plupart… c’est à la fois rusé et cruel!

Enfin outre son nom de série qui a un côté très américain et marketing (et permet aux auteurs de nous laisser en plan au milieu de l’histoire) ce roman se veut moderne par son interaction technologique avec la lecture. Grâce à des flashcodes réguliers insérés dans le texte au cours des chapitres, le lecteur peut écouter la même musique que le personnage principal, ou voir une vidéo. Pour ma part j’ai lu ce roman dans le train, sans accéder à ces contenus et cela n’a absolument pas gêné ma lecture. Je compte tenter l’expérience avec l’épisode 2 de Sérum (sorti le 25 avril).

Au final une forme moderne pour ce roman qui a su me captiver mais qui promet de nombreux tomes puisque nous ne sommes qu’à l’épisode 1 de la saison 1… Addictif comme une bonne série policière, mais frustrant aussi!

+ le site de la série avec des énigmes…
+ Plus d’infos sur Serum sur www.jailu.com
+ le site d’Henri Lœvenbruck www.henriloevenbruck.com
+ Serum sur Twitter, sur Facebook

 

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Non Stop de Frederic Mars

Non Stop

de Frederic Mars

Thriller pour adolescent/ jeunes adultes

Hachette (Black Moon), novembre 2011
9782012020856, 18€
768 pages

 

Présentation de l’éditeur :
9 septembre 2012, Manhattan.
Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe.
Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quels que soient leur âge, leur sexe et leur couleur de peau.
La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les Death Walkers, les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.

Mon avis :
Après cette longue présentation je ne vais pas vous parler de l’histoire. J’ai d’abord voulu la censurer, mais moi même quand j’ai commencé à lire ce livre j’avais déjà ces informations là, qu’on ne découvre pas de tout de suite. Pas de surprise sur le début donc, mais finalement sur le nombre de page, ça nous laisse largement de quoi découvrir! Du coup si vous ne l’avez pas fait, vous n’avez plus qu’à lire la présentation de l’éditeur!

Les personnages de ce roman nous semblent de plus en plus proche au fil des pages, on souffre avec eux, on s’attache, on tremble… on marche! Notre héros principal c’est Sam, policier marqué par le 11 septembre, père d’une adolescente touchée par cette attaque. On le découvre peu à peu, et son personnage, un peu paumé dans la vie, souvent décalé rend ce roman humain. Pourtant ce n’est pas évident car ce roman est avant tout celui d’une terrible attaque, une attaque terroriste, rythmée, avec un implacable compte à rebours.  Nous sommes en 2012, autant dire très proche de nous et les détails sont donc très réalistes… on ne peut pas s’empêcher alors de se demander “et si c’était vrai”, “et si cela arrivait” ? 

Les pages passent vraiment très vite, et la seule chose qui nous fait vraiment sentir le nombre de page, c’est le poids du livre. C’est là que je vois vraiment tout l’intérêt du livre numérique. Oui car comme ce livre est addictif, je l’ai trainé avec moi plusieurs jours… et je l’ai vraiment trouvé lourd! Les pages passent donc très vite, d’autant plus vite que l’auteur use de deux artifices bien maitrisés : le principe du compte à rebours puisqu’on sait qu’il y a un projet final, mais aussi l’alternance de narrateur et de point de vue, qui nous permet de ne pas se lasser en découvrant certaines choses que ne connaissent pas les autres protagonistes. Une bonne idée pour un livre aussi complexe, car si les actions en elle même sont assez claires, les réflexions qui sont derrière sont compliquées.

Ces réflexions, sur la politique, le 11 septembre et le Moyen Orient, en passant par pas mal d’autres détails, médicaux ou terroristes sont distillées en arrière plan tout au long de ce thriller. J’ai lu, j’ai compris dans l’ensemble, mais je suis ressortie avec de nombreuses questions sur finalement le message que l’on fait passer au lecteur, concernant le terrorisme particulièrement. Je pense qu’il faudrait relire ce roman une deuxième fois, sans la tension prenante de l’histoire, pour s’attarder aux détails et prendre le temps de décrypter un peu plus les informations qui servent de base au roman. Mais je ne l’ai pas fait, j’ai préféré rester sur mon ressenti premier, vraiment positif. Je serais ravie cependant d’avoir vos retours !

Un roman étrange dans la collection Black Moon qui nous a plus habitué à du fantastique, mais une belle ouverture sur d’autres littérature, qui ne manquera pas d’ouvrir des perspectives aux lecteurs de cette collection!

En conclusion un très bon thriller, haletant à souhait, avec de vrais personnages humains et touchants… N’ouvrez ce livre que si vous avez le cœur bien accroché… et un peu de temps devant vous!

+ Sur Lecture Academy

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Andréa H. Japp : 2 livres totalement différents!

Les cadavres n’ont pas froid aux yeux

d’Andréa H. Japp

Roman mi policier mi chick litt.

Marabout, mars 2011
9782501065085, 18,90€

Présentation de l’éditeur :

Parfois, il faudrait rester au lit.
C’est ce qu’Hélène, chercheuse au caractère explosif, aurait dû faire ce matin-là, au lieu de venir au labo… Car la tête d’un collègue – ce n’est pas une grosse perte, c’était un abruti, soit dit en passant – a été déposée pile au milieu de sa table de travail. Non seulement ça lui fiche en l’air une matinée de manip’, mais en plus, Hélène, les cadavres, elle commence à en avoir plein le dos. Avec ses copines Emma, la blonde en mal d’enfant, Nathalie l’ex femme au foyer qui vit une seconde jeunesse, Charlotte la psy qui couche toujours avec le plus gratiné de ses patients et Juliette, l’esthéticienne qui chouchoute une clientèle masculine triée sur le volet, elles ont déjà été mêlées à une sale histoire de triple meurtre.
Et ça avait bien failli tourner au vinaigre. Alors, là, franchement, cette tête sans corps, c’est trop. D’autant que ça l’air de devenir à la mode de se faire occire au labo, et que l’inspecteur en charge de l’affaire n’est pas franchement commode…

Mon avis :

Andréa H Japp, j’aime beaucoup, je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, ici et par exemple. Dans ce roman on retrouve la partie policier / enquête / suspense, ainsi que la présence forte de personnages féminins… Mais pour le reste, on part sur un style totalement différent, bien loin du Moyen Age de la série Druon de Brévaux! Ici, comme dans le tome précédent Cinq filles, trois cadavres et plus volant, sorti en 2010, on se rapproche beaucoup plus de la chick litt, vous savez cette littérature pour filles… Est ce que j’aime ça ? Moyennement très clairement, parce que je trouve par exemple que la série L’accro du shopping est drôle, mais je reste souvent sceptique et cela ne me laisse de bien grands souvenirs. Alors qu’en est-il pour Les cadavres n’ont pas froid aux yeux ?

Ce roman se lit plutôt bien, et la galerie de personnage est vraiment intéressante, bien qu’un peu trop tranchée parfois. Ces femmes m’ont fait penser à celles de Sex and the city série que je connais peu pourtant… On évolue avec des femmes fortes donc, qui ont clairement des rôles prépondérants, et plus importants que ceux des hommes…
La partie policier est finalement intéressante, mais je l’ai trouvé trop effacée par la partie “femme”. Le tout est lié bien sûr, mais j’aurai aimé plus d’action, que cela avance plus vite, que l’ensemble soit plus incisif…

Au final ? Un roman dont j’ai apprécié la lecture, mais qui ne m’incite pas à lire le premier tome… C’est tout simplement trop proche de la chick litt pour me plaire vraiment, sans pour autant en être totalement… Je ne sais pas trop finalement quoi dire sur ce livre, parce que je suis sûre qu’il peut plaire à beaucoup, plus simple sur beaucoup de point que la série Druon de Brévaux, qui pourtant continue de me plaire beaucoup plus… Je vous en parle donc encore un peu :

 

Templa mentis –
Les mystères de Druon de Brevaux
tome III

de Andréa H. Japp

roman historico-policier

Flammarion, 2011
9782081248694, 22€

Présentation de l’éditeur :

Pourquoi tant de troubles et de drames dans le royaume de France en ce début du XIVe siècle ? Héluise, qui court les chemins sous le nom de Druon de Brévaux, médecin itinérant, traquée par l’Inquisition, M. de Nogaret et l’évêque d’Alençon, poursuit ses investigations au sujet de la mort de son père. Malgré le danger, il lui faut découvrir où est cachée la pierre rouge qui a fait couler tant de sang, dont tous ignorent les pouvoirs, mais que l’Eglise et le roi convoitent. Alors que Druon, flanqué du petit Huguelin, approche de Brou-la-Noble – où, d’après la mystérieuse mage Igraine, se trouve un indice -, à Saint-Agnan-sur-Erre, l’angoisse et la terreur sont à leur comble.
Le prêtre a été crucifié, après avoir été égorgé, tout comme son secrétaire, et des objets précieux du culte ont été dérobés. Pourtant, personne n’a rien entendu, rien vu… Certaines ouailles, dont le seigneur local, d’une extrême arrogance, les ont-ils occis ? D’autres crimes alourdissent cette incompréhensible et sanglante énigme. Druon pourra-t-il les élucider ? Est-il conscient de se retrouver au centre d’un mystère qui le dépasse ? Surtout, est-il prêt à accepter, au péril de sa vie, la vérité qu’il recherche tant ?

Mon avis :

Dans ce troisième tome de Druon de Brévaux (les premiers ici et ) je suis restée en haleine de la première à la dernière page. Le tome 2 était encore très frais dans ma mémoire, et j’ai retrouvé Héluise avec beaucoup de plaisir, tant je trouve son personnage passionnant, et plus intéressant encore de tome en tome!

Je ne vais pas beaucoup vous parler de l’histoire, et de ce que l’on découvre (aaahhh) pour éviter les spoilers un maximum, mais je peux vous dire que ce tome tiens largement les promesses de la série, et qu’il est indispensable de le lire!!

Concernant la partie Moyen Age, je trouve l’ensemble du tableau un peu sombre, ayant lu plusieurs livres sur la période ces derniers temps, j’ai vraiment eu l’impression de découvrir deux Moyen Age différents, un obscure et l’autre tellement vivant… l’ensemble est lié aussi bien sûr à la différence littérature jeunesse / littérature adulte mais je pense tout de même que la description livrée ici est un peu sombre…

Pour en revenir à Druon de Brévaux, j’ai vraiment beaucoup aimé cette trilogie, et je vous invite à la découvrir, notamment si vous aimez le Moyen Age! Le vocabulaire utilisé est riche, les personnages attachants et les histoires dans l’histoire permettent de ne pas être trop frustré par la fin des tomes! Un régal, dont ce troisième tome est comme l’apogée, puisque l’intrigue se rapproche plus de l’histoire de Héluise, nous permet un retour au début de la série. On se laisse entraîner avec plaisir et appréhension ! A lire !

 

3/5 niveau Chevalier

 

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40 ans, 6 morts et quelques jours de Victor Rizman

rizman.jpg40 ans, 6 morts et quelques
jours…

de
Victor Rizman

Roman
policier

Présentation
:

“Il
suffira d’un sac poubelle au clair de lune pour révéler les 40 ans vides de sens d’un publicitaire père de famille. Décidé à changer de vie et à dépasser le point de non-retour, le coup de feu
ponctuant son anniversaire lui ouvre la voie. Caché derrière Melinda286, traquant ses victimes sur un site de rencontres, il entreprend une série d’exécutions brillamment mises en scène,
parallèlement à ses dernières animations commerciales pour la marque de petfood dont il a la charge.”

 

 

Mon
avis
 :

      
A 40 ans, pour les hommes, tout change parait-il, et pour traverser cette crise existentielle, tous les moyens sont bons. Tous ? Quand vous aurez lu ce livre, vous n’en serez plus sûr!

Il
est marié, a un enfant, une maison, un job bien payé, pourtant un soir en sortant les poubelles, il décide de changer de vie. Et nous le suivons, bien contre notre gré, dans ce changement qui
glisse doucement, sans vraiment qu’on en soit sûr dans un premier temps, vers le serial killer.

             
Et c’est avec lui, mais aussi avec un journaliste et un flic, que nous allons vivre cette terrible aventure, celle d’un homme qui se sert des facilités d’Internet pour trouver ses victimes, les
rencontrer et …

Entre
vie de tous les jours, famille, travail et crimes, cet homme, Le scarabée, va croiser de nombreux personnages, va changer aussi la vie de nombreuses personnes. Et puis il y a
SoleilRouge, un autre serial killer semble t-il, qui va le conseiller via Internet.

       
Comme souvent dans les polars, on trouve des anti héros, le flic ici ne fait pas exception ! Schmidt est poursuivi par ses fantômes, et avance difficilement dans cette enquête, quant à Sanglar,
le journaliste bourru, il est finalement attachant, mais montre bien la manipulation des médias.
..
     
J’ai beaucoup apprécié ces moments d’errances, suivre et tenter de deviner la suite de l’histoire. Régulièrement des petits détails m’échappaient, me surprenaient, pourtant je suis restée sur ma
faim, car la fin, elle, ne m’a pas étonnée, bien qu’elle soit surprenante, elle est prévisible.

L’ensemble du roman est
agréable à lire et j’ai vibré au fil des pages de cette lecture,  ais ce livre a aussi de nombreux défauts, à commencer par les fautes…

 

 

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la bande annonce et commandez le roman sur le site victor-rizman.com

 


Une lecture commune avec Valérie, Canel et Ys

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