Retour à Little Wing – Mois Américain 9

RetourMois américain

Roman

Retour à Little Wing ♥
Nickolas Butler

Éditions Autrement (2014)

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Hank, Kip, Ronny et Lee sont quatre amis originaires de Little Wing. En grandissant, leurs chemins se sont séparés. Certains sont restés là : Hank, par amour de la terre, de sa ferme. Ronny, ex-champion de rodéo, après avoir beaucoup voyagé, à été “obligé” d’y revenir et d’y rester. Mais il rêve d’ailleurs. Kip, après en être parti et avoir fait fortune, est revenu s’installer à Little Wing avec sa femme. Et Lee, le célèbre Lee qui n’est là que rarement, rêverait de s’y poser enfin…

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Dans “Retour à Little Wing” ce n’est pas l’action qui importe. Ce sont les gens. Leur existence est palpable, “réelle” et on s’attache à eux à mesure qu’on apprend à les connaître. C’est la magie de l’écriture : avoir envie de rencontrer des gens qui n’existent pas, avoir envie de leur parler, de les rassurer parfois, de les consoler même. Pas parce qu’ils sont parfaits, non. Mais parce qu’ils sont humains et que l’auteur nous permet de les connaître “de l’intérieur” comme nous ne connaîtrons jamais personne dans la vie réelle. Avec leurs doutes, leurs angoisses, leur culpabilité, leurs souvenirs, leurs bonheurs et leurs désirs.

Une très belle histoire d’amitié !

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Lire les 10 premières pages sur le site des éditions autrement

D’autres avis de lecteurs sur le site du cercle POINTS

C’est ma 8ème participation au Mois Américain – Voir la liste de mes lectures prévues.

Ce roman participe également à l’Objectif PAL chez Antigone

américain

Tandis que j’agonise – Mois Américain 6

TandisMois américain

Roman de “mœurs rurales”

Tandis que j’agonise
William Faulkner

Gallimard (1934)

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Préface de Valery Larbaud / Postface de Michel Gresset

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La mère, Addie, est couchée. Certains pensent qu’elle est juste un peu fatiguée, qu’elle va se relever. Elle, elle a demandé à son fils aîné, Cash, qui est charpentier, de lui fabriquer son cercueil. Et lui, malgré l’agacement de certains, il a obéit. De loin, il lui montre les planches, une à une, pour avoir son accord. Elle sait qu’elle va mourir et a tout réglé pour ses obsèques.

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Extrait :

«Je lui avais dit de ne pas amener ce cheval, par respect pour sa défunte mère, parce que ça n’a pas bonne façon de le voir caracoler ainsi sur ce sacré cheval de cirque, alors qu’elle voulait que nous soyons tous avec elle dans la charrette, tous ceux de sa chair et de son sang ; mais, nous n’avions pas plus tôt dépassé le chemin de Tull que Darl s’est mis à rire. Assis sur la banquette avec Cash, avec sa mère couchée sous ses pieds, dans son cercueil, il a eu l’effronterie de rire!»

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De manière générale, je n’aime pas trop les préfaces et de toute façon, je ne les lis qu’après avoir lu le livre, car, bien souvent, on vous divulgue des tas de choses sur le roman que j’aurai aimé découvrir moi-même ! Mais là, j’avoue que je remercie Valery Larbaud pour avoir “débroussaillé” l’arbre généalogique… Même si au passage il dévoile des choses, au moins cela m’a permis de continuer ma lecture en comprenant quelque chose ! Sinon, il aurait fallu que je prenne des notes au fur et à mesure pour savoir qui était qui et qui parlait de qui…

Par moments, j’ai eu l’impression de lire une pièce de théâtre. Les attitudes des personnages, leurs déplacements sont indiqués de façon précise comme des indications de jeu théâtral… J’avoue que j’ai vraiment eu du mal à entrer dans cette histoire. Chaque personnage parle à son tour, avec des voix très différentes, certaines assez incompréhensibles par moments. Puis j’ai fini par me laisser entraîner par cette drôle d’histoire avec ses personnages un peu bizarres, un peu loufoques (le père ??) et même si j’ai trouvé le style un peu pénible par moments (un drôle de langage, pas très clair ou pas de ponctuation selon le narrateur) j’ai fini par apprécier cette drôle d’histoire !

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C’est ma 6ème participation au Mois Américain – Voir la liste de mes lectures prévues.

  Ce roman participe également à l’Objectif PAL chez Antigone ainsi qu’au Challenge Cette année je (re)lis des classiques.

américain  Classique

Read-A-Thon – Contes et Légendes

READ-A-THON

Spécial “Contes et Légendes

Organisé par Bidib ma petite médiathèque

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Un “read-a-thon” qu’est-ce que c’est que cette bête là ??? Pour ceux qui l’ignoreraient encore (y’a pas de honte, ça ne fait pas si longtemps que ça que je le sais !!) c’est tout simplement un marathon de lecture.

Un week-end où des passionnés de lecture se posent tranquillement sur leur canapé (avec un thé ou un café et parfois même des petits gâteaux…) ou dans leur jardin et passent le week-end à lire sur un thème donné ! Tout en se faisant mutuellement envie avec leurs lectures…

Celui-ci a donc débuté le vendredi 20 et se terminera le dimanche 22 à minuit.

Vous pouvez lire ce que vous voulez (sauf des magazines) et pour respecter le challenge, il faut lire au moins un conte ou une légende !

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Alors ? Que vais-je lire ? (ou essayer de…)

Contes et légendes :

Le fil d’Ariane de Jan Bajtlik

Orphée d’Yvan Pommaux – Lu (53 p. mais je l’ai lu avant finalement…)

Ushi de Bernard et Roca – Lu (26 p.)

– Contes de l’Inde chez Gründ – En cours (116 pages lues mais ça ne compte pas, c’était avant le début du challenge ! Et je n’ai pas avancé pendant le we)

Bandes dessinées :

Hollywood (série en 3 tomes) de Mann et Malès –  1er tome lu (56 pages)/

Mémoires d’un paysan bas-breton (T3) de Babonneau, Betbeder et Gonzalbo – Lu (94 p.)

Le patient de Timothé Le Boucher / Pas encore lu…

Pas mal de bd, mais il y a une raison (en plus du fait que j’adore ça !)… La bibliothèque va fermer pendant quelques semaines pour cause de changement de logiciels et il faut rendre tous les emprunts avant la fermeture !!

Romans :

Tandis que j’agonise de Faulkner (il faut que je réussisse à le terminer…) Une lecture pour le Mois Américain. Fini ! Il me restait 198 pages

Retour à Little Wing de Nickolas Butler (pour le Mois Américain également !) – En cours mais commencé lundi, donc après la fin du challenge !

Bon, si je lis la moitié de tout ça, ce sera déjà bien !!

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Donc, pendant ce week-end, je n’ai pas beaucoup lu finalement !

Ushi (Album/Conte Amérindien) = 26 pages + Hollywood T1 (BD) = 56 pages + Mémoires d’un paysan… T3 (BD) = 94 pages + la fin de Tandis que j’agonise (roman) = 198 pages

Ce qui fait un total de 374 pages en 3 jours, j’ai déjà fait beaucoup mieux !!

La muette de Chahdortt Djavann

La muette est un roman court mais puissant, qui ne peut que toucher et indigner le lecteur sur la liberté des femmes en Iran. Si vous en avez marre de la rentrée littéraire, tournez vous vers ce roman qui a déjà 11 ans mais que vous avez peut être manqué !

la Muette

Roman adulte

La muette

de Chahdortt Djavann

J’ai Lu, 2011
5€ / 4,99 en numérique epub pdf
124 pages
9782290014783

 

Thèmes : femme, Iran, prison, amour,

« J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh mais je n’aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt… »

Ainsi commence La muette, ce roman prêté par un collègue au détour d’un couloir, sans explication, juste “lis le”. Ce roman court est effectivement prenant, touchant, révoltant.

Cette histoire, celle de Fatemeh, présentée comme un manuscrit écrit en prison en Iran et donné à une journaliste, pourrait malheureusement être vraie. Chahdortt Djavann nous y raconte, dans une langue très simple, presque orale, l’histoire de Fatemeh, et celle de sa tante, la muette. Une adolescente qui voit dans la liberté de sa tante, muette depuis un traumatisme dans l’enfance, et qui ne porte pas le voile, un modèle. Son amour indéfectible lui fait rejeter les fautes sur sa mère, un peu sur la religion, mais surtout sur elle même finalement. C’est sans doute le plus terrible dans ce récit, cette part de vérité, et cette haine que Fatemeh ne sait pas vraiment vers qui tourner.

Fatemeh nous parle de cette tante bien aimée, la muette, de son histoire. Son enfance, le traumatisme qui l’a conduit à ne plus parler, et surtout sa vie actuelle. Comment l’amour la fait renaître à elle même. Comment cet amour la perd.

En Iran l’amour libre est un crime. Dans ce pays la pendaison est une mort plus digne que la lapidation. En Iran, la pendaison sur la place publique est monnaie courante. Ce roman La muette dévoile cette vérité, ces vérités, sans jugement direct, mais avec une remise en cause non voilée de la liberté des femmes et de l’amour.

Une belle lecture, courte mais puissante. Seule la mise en scène de ce manuscrit m’a semblé inutile…

 

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