Le jardin d’Abdul Gasazi de Chris Van Allsburg

Le jardin d’Abdul Gasazi est un album à la beauté envoûtante qui vous fera rencontrer un magicien hors du commun

Album fantastique pour la jeunesse dès 5 ans

Le jardin d’Abdul Gasazi

de Chris Van Allsburg

Editions Deux, novembre 2020,

28 pages- 24,95$

Thématiques : chien, consignes, magie, jardin animalier, responsabilités.

 

 

Présentation de l’éditeur: “LES CHIENS SONT ABSOLUMENT ET FORMELLEMENT INTERDITS DANS CE JARDIN. Abdul Gasazimagicien à la retraite.

Mais Fritz, le chien de mademoiselle Hester sous la garde d’Alan, vient de pénétrer dans le jardin. Que va-t-il lui arriver?

 

Cela fait de nombreuses années que je suis fan du travail de Chris Van Allsburg. Le jardin d’Abdul Gasazi ne fait pas exception. On y retrouve le mystère et la patte si caractéristiques de l’auteur. C’est un vrai régal! Les illustrations sont raffinées et l’auteur a une imagination débordante!

 

Cet album est une invitation au voyage. Entre réalité et illusion, le lecteur est happé dans un monde étrange. Bien vite, il nous tarde de pénétrer dans l’antre secrète de ce magicien facétieux.

 

 

Chris Van Allsburg a le don de décrire des scènes de manière succinte et concise. Il s’agit d’un auteur maîtrisant à la perfection les codes du fantastique. Dans Le jardin d’Abdul Gasazi, un petit garçon va faire une curieuse rencontre et vivre une aventure extraordinaire le temps d’une après-midi.

 

 

Ce sont surtout les dessins de Chris Van Allsburg qui me plaisent. Bien qu’il soit également très doué pour raconter des histoires, je trouve qu’il a un don pour créer des atmosphères bien particulières. L’illustration de couverture offre déjà un aperçu du monde onirique imaginé par cet auteur hors du commun.

 

De plus, l’objet-livre en lui-même est tout simplement splendide. Les éditions Deux ont particulièrement soigné la présentation. Il y a même un beau ruban doré, rappelant la couverture, noué aux extrémités. Il s’agit d’une réédition du premier livre écrit et illustré par Chris Van Allsburg en 1980. Le jardin d’Abdul Gasazi a reçu à l’époque le prestigieux prix Caldecott.

 

Si vous ne connaissez pas encore cet incroyable artiste, n’hésitez plus!

 

~Melissande~

 

+Pour en savoir plus sur le prix Caldecott c’est par ici (sur le site ricochet-jeunes.org)

 

+ L’avis de Yasmina Mahdi sur Le jardin d’Abdul Gasazi pour La cause littéraire

 

Sam et le pouvoir des mots de Marjorie Danna et Nicolas Haverland

Un chouette ouvrage pour découvrir la communication non violente avec les enfants!

Album pour la jeunesse (développement personnel basé sur la communication non violente)

Sam et le pouvoir des mots.

Mieux communiquer en famille

et à l’école

avec la Communication Non Violente

de Marjorie Danna et Nicolas Haverland

Editions Pera, coll. Les aventures de Madame Com’ Com’,
janvier 2020, 74 pages -13,50 euros

Thèmes: Communication Non Violente, famille, école

 

Présentation de l’éditeur: « Ce matin, Sam se réveille, mais la journée commence mal. Comme souvent, il faut se dépêcher, recevoir des ordres, essayer de se faire comprendre des autres… Si seulement il existait un génie pour lui venir en aide… Ça, c’est une mission pour Madame Com’ Com’ »

 

Sam et le pouvoir des mots est parfaitement adapté à un jeune public. Grâce à un langage simple et imagé, Marjorie Danna démontre qu’il est possible de communiquer avec bienveillance dans n’importe quelle situation. Pour ce faire, elle utilise la méthode OSBD (comprenez Observation- Sentiment- Besoin- Demande) ainsi que la communication en “je”. Pour les personnes qui connaissent la méthode PPR (c’est-à-dire les Pratiques Préventives Restauratives), il s’agit du même procédé. La personne est invitée à s’exprimer en “je” et à extérioriser son ressenti face à la situation. L’auteure a eu l’idée très originale de représenter le négatif et le positif à l’aide de deux marionnettes. Ainsi le chacal Tukitu est la face sombre de notre raisonnement tandis que Gigi la girafe trouve toujours les bons mots.

Le héros de cette histoire, Sam, va être confronté à différentes difficultés de la vie quotidienne. Grâce à sa rencontre avec Madame Com’ Com’, il va découvrir qu’il n’y a rien de mieux pour se sentir bien que de s’exprimer à coeur ouvert.

Marjorie Danna entre parfois en interaction avec le lecteur par le biais de Madame Com’ Com’. Cette dernière lui demande par exemple de réfléchir par rapport à l’attitude de sam afin de trouver les bons mots pour mieux communiquer.

Quant aux illustrations de Nicolas Haverland, elles sont très dynamiques et les décors sont sobres.  Cela apporte du rythme à l’histoire, un peu comme dans une bande dessinée.

A la fin, le lecteur trouvera les annexes suivantes: Tukitu et Gigi, une liste des sentiments et des besoins, une fiche OSBD, une chanson OSBD et une bibliographie d’ouvrages de référence en Communication Non Violente.

 

En somme, Sam et le pouvoir des mots est un chouette album pour enseigner la Communication Non violente aux enfants. C’est un ouvrage ludique et accessible. A lire et à partager sans modération!

 

~Melissande~

 

+ Un extrait et d’autres surprises sur le site de l’éditeur

+ Un autre ouvrage de développement personnel pour les enfants, présenté par Hérisson: Panda family. Le livre des secrets de Laure Girardot, Fabrice Guieysse et Julie Olivier

 

*~*~*

Concours

 

A gagner : 1* Sam et le pouvoir des mots

Pour participer il vous suffit de répondre en commentaire à la question suivante :

1- quel livre des éditions Pera vous tente le plus !

 

+ Chances supplémentaires

* participer sur Instagram

* S’abonner à la newletter (voir colonne de droite)

* Relayer ce concours sur un réseau (donner le lien direct)

(un commentaire par chance supplémentaire pour la prise en compte, merci)

 

***

 

Concours ouvert jusqu’au 31.01.21 France M. Règlement

 

Retrouvez tous les concours du Calendrier de l’après ici et sur Instagram !

La différente – Album

Conte amérindien
Album à partir de 8 ans

différente

La différente

Conte de Corbeau

Illustré par Christian Offroy

Éditions Couleur Corbeau (2020)

*****

Présentation de l’éditeur : Un matin d’hiver, une petite fille arriva dans la tribu, comme dans une vision. Elle était silencieuse, le visage grave, c’était une survivante et elle avait quelque chose dans le regard … quelque chose de différent. La plupart des familles la traitèrent avec un mélange de crainte, d’indifférence et même de méchanceté. Pourtant, aucun d’entre eux ne pouvait deviner ce que la Différente allait apporter. Le temps retiendra son nom qui deviendra légende…

*****

J’en suis la première désolée, parce qu’en général j’aime beaucoup ce que fait cette maison d’édition, mais là, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. Je ne sais pas si ce sont les “temps” employés, le fait qu’il y ait très peu de dialogues, mais j’ai eu du mal à lire cet album. Je vais essayer de le relire, mais à voix haute.

Par contre les illustrations de Christian Offroy sont toujours aussi belles et l’album est de qualité.

Alors ne vous laissez pas influencer par mon humeur grognon et allez le feuilleter pour vous faire votre propre idée !

*****

De cette petite maison d’édition familiale et de ces deux auteurs, nous vous avons déjà présenté :

Pour écouter le conteur Corbeau présenter son travail et la maison d’édition, c’est ici

Et , le site du peintre-illustrateur Christian Offroy

Couleur Corbeau est un petit éditeur indépendant, qui privilégie la qualité pour ses albums. Il travaille avec une imprimerie régionale certifiée Imprim’Vert* , PEFC** et FSC**. Et propose des albums écologiques made in France.

*Imprim’Vert est un label écologique  spécifique à l’imprimerie, ayant pour objectif de limiter l’impact sur l’environnement.

**Les labels PEFC et FSC garantissent une gestion durable des forêts et luttent contre la déforestation.

“Le jardinier qui cultivait des livres ” de Nadine Poirier et Claude K.Dubois

Un très bel album sur les façons de prendre soin des autres et de soi-même

 

le jardinier qui cultivait des livresAlbum fantastique pour la jeunesse dès 5 ans

 

Le jardinier qui cultivait des livres

de Nadine Poirier

et Claude K. Dubois

Editions d’eux, 2016 (édition originale en 1965),

ill. Claude K. Dubois,

32 pages, 18,95 $

 

Thèmes: lecture, paternité, empathie, solitude

 

Présentation de l’éditeur: “Nadine Poirier raconte ici, avec des mots fins et touchants, une rencontre entre un jardinier et une petite fille. Lui, seul, à cultiver des livres. Elle, sans parents.

Illustré avec tendresse par Claude K. Dubois.”

 

Le jardinier qui cultivait les livres est un très bel album qui aborde avec beaucoup de poésie la solitude vécue par les personnes un peu en marge de la société. Pourtant, ces dernières ne demandent qu’à vivre en communauté mais on leur refuse ce droit à la différence. Le livre présente d’ailleurs sur la première double page l’illustration d’un village vu au loin; tandis que sur la dernière double page, le jardinier et la petite fille cheminent ensemble.

 

C’est donc une très belle fable, aux tons très doux, que nous proposent Nadine Poirier et Claude K. Dubois. Le jardinier qui cultivait des livres parle également de la responsabilité de prendre soin des autres, de nous-même ainsi que de tout ce qui nous tient à coeur.

 

Les illustrations de Claude K. Dubois sont délicates et confèrent un caractère intimiste au récit. En effet, grâce aux couleurs et aux traits à peine esquissés, on a l’impression d’évoluer au sein de vieilles photographies.

 

 

Le jardinier qui cultivait des livres est un album peu commun. J’ai beaucoup apprécié les messages véhiculés par l’auteure ainsi que le léger aspect fantastique de l’histoire. De plus, j’adore le travail de Claude K. Dubois.

 

Si vous ne connaissez pas encore les éditions d’eux, je vous invite à découvrir leurs publications. Ça vaut le coup d’oeil!

 

~Melissande~

 

 

+ Un conte évoquant la rencontre de deux êtres extraordinaires, présenté par Nathalie: Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle.

 

+ Une rencontre (que je vous ai présentée l’année dernière) qui va changer la vie des deux protagonistes: La visite d’Antje Damm.