Adam et le grand secret

AdamAdam et le grand secret

Belya D. Dogan – Philippe Bringel (ill.)

Collection “A pas de chat”

Éd. Philya (2015)

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Adam, petit homme pas plus haut que 3 pommes, part à la recherche de la Magie, noyée au fond des mers, avalée par un géant… Ou la grande aventure d’un petit marin !

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Un joli petit conte, au vocabulaire pas si simple pour des petits (il est conseillé à partir de 4 ans), mais il y a un lexique pour les mots difficiles à la fin. J’aime beaucoup la façon dont le texte est présenté. En plus, il est écrit sur fond blanc, avec une police de caractère simple et assez grosse, des interlignes importants, bref, c’est très lisible.

L’histoire est mignonne, une sorte de conte initiatique, avec des beaucoup de rimes et donc de rythme ! Encore une histoire qu’il doit être agréable de lire à haute voix.

Les illustrations ont des couleurs vives et lumineuses (j’aime beaucoup celle où l’on voit la baleine et le bateau vus de haut !)

Bref, un petit album très sympathique que je vais proposer aux enfants dyslexiques comme aux autres !

Article donnant plusieurs liens vers des collections adaptées aux dyslexiques.

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“Les interlignes et les espacements entre les mots sont plus grands qu’à l’ordinaire, une syllabe sur 2 est écrite soit en noir, soit en gris, pour pouvoir différencier chaque phonème, la police de caractère est simple et sans élément parasite, et enfin, le fond de page est clair et uni pour faire ressortir le texte.” Livre-Acces

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Adam et le grand secret est le premier album de la collection “à pas de chat”. Cette collection souhaite encourager et favoriser l’acquisition de la lecture dès 4 ans. Ce sont des livres qui s’adaptent à tous les enfants, et cela qu’ils soient : dyslexiques, dyspraxiques ou normo-lecteurs. Éd. Philya

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Les éditions Philya

Le blog de l’illustrateur, Philippe Bringel

Une interview des deux auteurs, qui ont collaboré sur plusieurs projets et monté ensemble cette maison d’édition.

Challenge album de Juillet

Jungle

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Quand on met ensemble “jungle” et “littérature jeunesse”, je pense instantanément au “livre de la jungle” de Rudyard Kipling  dans sa version dessin animé avec Mowgli, Baloo et Bagheera… (Celui de Disney). Il faut dire que c’est un de mes dessins animés préférés… Il faudra d’ailleurs que je lise un jour le roman (ebook libre et gratuit ici) !

Visiblement, c’est un thème à la mode cette année, car je viens de voir qu’une adaptation de ce roman en album vient d’être réalisée par Véronique Ovaldé et Laurent Moreau… Chez Gallimard (2016) (il m’a l’air très sympathique), et que Disney a également sorti le film au mois d’avril… Télérama n’a pas aimé !

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Bal  Tangapico  Jungle  Lectures vrac-Mars  jungle

 Sur ce thème, nous vous avons présenté :

Le bal des échassiers de Sébastien Pérez et Paul Echegoyen

Tangapico d’Alexandra Huard

Ma jungle d’Antoine Guilloppé

Les dents de la jungle de Jarvis

Au secours ! J’ai perdu mon slip ! de Christophe Loupy

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Et juste pour le plaisir (avec un clin d’oeil à Laurette) pour défier le mauvais temps et se mettre de bonne humeur :

Mo Willems

Guili Lapin et Ne laissez pas le pigeon conduire le bus ! de Mo Willems

Ah les albums ! J’adore ça. Et je pense que je ne m’en lasserai jamais. Il y en a des petits, des moyens, des grands et même des géants. Des carrés, des rectangulaires ou encore des ronds ! Il y en a de toutes les couleurs. Et surtout, surtout, il y en a vraiment pour tous les goûts !!

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Mo Willems  Guili Lapin

Un conte moral de Mo Willems – Kaléïdoscope (2007)

L’histoire est très simple : Un papa va faire la lessive à la laverie avec sa petite fille, qui marche déjà mais ne parle pas encore. Tout se passe bien, ils arrivent à la laverie, mettent la lessive en route ensemble, ressortent, remontent la rue pour rentrer à la maison… Mais soudain, Trixie, la petite fille s’arrête et se met à babiller. Le papa ne comprend rien, la petite fille s’énerve, se met à pleurer, à hurler… Le père s’énerve et ramène sa fille à la maison, très fâché. Mais en arrivant à la maison…

L’originalité de cet album ne tient pas à l’histoire, même si elle est amusante (j’avoue que j’apprécie que ce soit le papa qui se tape la lessivGuili Lapin2e !), mais aux illustrations. Les personnages sont dessinés en couleur sur des décors qui sont des photos en noir et blanc. J’aime beaucoup le contraste entre les deux !

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NeLaissezPigeonBus

Ne laissez pas le pigeon conduire le bus !

Mo Willems – Kaléïdoscope (2006)

Dès le début, nous sommes prévenus, nous avons un rôle à jouer dans cette histoire. En effet, dès la première page, nous sommes apostrophés par un conducteur de bus qui doit s’absenter et nous demande de surveiller son véhicule, en précisant : “Ne laissez pas le pigeon conduire le bus !”

Bref, on sait tout de suite qu’on arrive dans un truc un peu décalé, un peu loufoque… Et ça continue, car, à la page suivante, le conducteur a à peine le dos tourné qu’on voit apparaître la tête… du pigeon, bien entendu !

Ledit pigeon va s’adresser à nous (qui surveillons le bus, je vous le rappelle) sur tous les tons pour qu’on le laisse conduire le fameux bus… Il gémit, supplie, se fâche, essaie de nous soudoyer… Ici au contraire de l’album présenté au-dessus, les illustrations sont très simples (même si le pigeon est très expressif !) et c’est l’histoire qui est amusante.

Bref, c’est loufoque et c’est drôle !

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De Mo Willems, nous vous avons déjà présenté :

Mon nouveau jouet

Une sacré farce

L’autre Guili lapin

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Le bal des échassiers

BalLe bal des échassiers

Sébastien Pérez & Paul Echegoyen

Seuil Jeunesse (2011)

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De Paul Echegoyen, j’avais découvert quelques belles illustrations ici et là sur internet. Mais c’est le 1er album de lui que je lis… Par contre, de Sébastien Pérez, nous vous avons déjà présenté le très beau “Félicien et son orchestre” et aussi “Les super-héros détestent les artichauts” (avec Benjamin Lacombe : ils ont également fait ensemble “l’herbier des fées” que vous croiserez par-ci par-là sur le blog et dont Sophie vous parlera un jour !!)

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L’histoire : Dans une jungle profonde et verdoyante, vivent de petits êtres. Chaque année, leur vie est rythmée par l’arrivée des “échassiers” de très grands êtres qui dansent et écrasent tout sur leur passage sans se douter des dégâts qu’ils occasionnent… Chaque année donc, les petits êtres se cachent sous terre et  vivent au ralenti, en attendant le départ des échassiers. Mais cette année, ces grands êtres restent plus longtemps. Que faire ? Partir ? Certains le souhaitent. Attaquer ? D’autres opteraient pour cette solution mais avec quelles armes ? Ou alors…

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En lisant cet album, je me suis promenée et perdue dans cette forêt profonde, en compagnie de ces petits êtres. D’une façon un peu détournée et poétique, on parle ici de respect de l’autre, de respect de l’environnement et de l’intérêt qu’il y a à communiquer.

J’ai trouvé les illustrations magnifiques, j’adore les “échassiers” ils sont superbes (par contre sur internet, les illustrations sont très lumineuses, elles le sont beaucoup moins sur le papier). Mais, car il y a un “mais”, j’ai été un peu déçue par la fin de l’histoire (que je ne vais pas vous raconter…) Pour moi, il n’y avait finalement pas de fin et je suis restée sur la mienne (de faim !)

Bref. Comme il m’arrive parfois (bon ok, souvent !) de le faire, je vais montrer l’album en question à Mr MonHomme, qui, ayant à peine regardé les illustrations, me dit : “j’aime pas du tout le dessin”. Ok, ça commence mal.

Moi, faisant comme si je n’avais rien entendu, commence à lui raconter l’histoire tout en continuant à lui montrer les dessins. Et, oh surprise, Mr MonHomme a bien aimé l’histoire ! Et quand je lui ai dit “tu ne trouves pas qu’il manque quelque chose ? Qu’il n’y a pas de fin ?” Il me répond : “Il n’y en a pas besoin. C’est une parabole, elle se suffit à elle-même.” Ok. Et vous savez quoi ? Le pire, c’est qu’il a raison !

MonHomme 1 – Nat 0

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Le site de l’illustrateur Paul Echegoyen

Ceux de Sébatien Pérez, l’ancien et le nouveau.

La très belle critique (avec plein d’illustrations) de la Soupe de l’Espace