Japons – deux documentaires jeunesse

Japan Japons

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Si je présente aujourd’hui ces deux documentaires ensemble, ce n’est pas parce que j’ai la flemme de faire 2 billets séparés, mais bel et bien parce que je les ai trouvés complémentaires. Et si j’ai mis Japons au pluriel, c’est parce que l’un présente le japon d’hier et l’autre celui d’aujourd’hui…

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“Bienvenue au Japon” (à gauche) est un très joli documentaire (carnet de voyage de deux illustratrices) qui nous donne un aperçu assez complet des us et coutumes japonaises d’aujourd’hui.

japons

Au sommaire : on commence par deux pages d’histoire puis chaque double page aborde un sujet, un thème différent. Il y a ainsi l’habitat, la cérémonie du thé (Saviez-vous qu’on “fouette” le thé ? Avec un fouet spécial en plus…), la cérémonie du bain (on se lave avant d’y entrer), les rituels de beauté, les différentes religions, les théâtres No et Kabuki, les kimonos, la nourriture, les mangas, les robots, les samouraïs… Et plein d’autres choses encore !

A la fin, un glossaire reprend tous les mots japonais employés et donne leur définition.

Un documentaire que j’ai trouvé très bien fait. Il est intéressant, simple à comprendre sans être simpliste, il est joliment illustré et sa mise en page est moderne. Il peut se lire d’une traite sans lassitude (ce que j’ai fait) mais on peut aussi picorer dedans au gré de ses envies. Et on y apprend vraiment plein de choses ! Saviez-vous que le Japon est le pays où il y a le plus de jours fériés dans le monde ? Connaissez-vous le franponais ? Savez-vous ce qu’est le chindogu ?

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Japan

Le second documentaire, “Vivre comme… Les japonais” (“à l’époque” comme disent les petits !) se penche davantage sur le passé, avec une chronologie qui démarre en 30 000 avant J.-C. date à laquelle les îles japonaises ont été habitées. Vers 20 000 avant J.-C. le niveau de la mer s’est élevé et les japonais ont été coupés du reste du monde. Un isolement qui ne prendra fin qu’en 1854 ! Bref. En plus de nous parler des différentes îles, des guerriers, des empereurs, des clans, des dieux, il y a aussi le tissage de la soie, le travail des paysans ou des pêcheurs, l’art de la décoration ou encore la culture à travers les écrits et la musique…

Comme il date de 1999 (2000 pour l’édition française), il a une présentation et des illustrations plus “classiques” que le premier, mais la mise en page est très aérée, il y a de nombreuses reproductions ou photos  et il est vraiment agréable à lire.

En plus d’être très intéressant également, ce documentaire-ci propose des activités manuelles. On y apprend -entre autre- à fabriquer :

  • Un “jeu des coquillages” une sorte de “Memory” très prisé par les dames de la cour,
  • Une carpe en papier pour les fêtes,
  • Un casque de samouraï, un masque Nô pour se déguiser,
  • Un netsuké* et plein d’autres choses encore !

Le livre se termine aussi par un glossaire, qui vous apprendra par exemple, qu’un *netsuké est une sorte de bouchon sculpté dans l’ivoire et qui sert à attacher des objets à la ceinture.

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Feuilleter les deux premières pages de “Bienvenue au Japon”

Voir d’autres avis sur le 1er doc présenté : Chez Clarabel, De page en page

Mois du Japon chez Lou & Hilde

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Les malheurs de Sophie – Roman jeunesse

Début Mars, pour le défi 12 mois, 12 ami(e)s, 12 livres, j’avais demandé à 12 amies de me proposer “le” livre jeunesse qui a marqué leur enfance (lu avant 13/14 ans). Et j’ai donc 12 mois pour lire ces 12 livres ! Sauf, qu’ayant commencé en Mars, j’avais déjà 2 mois de retard… Retard que j’ai comblé en lisant ce mois-ci “les malheurs de Sophie” et “Anne, la maison aux pignons verts“. Je vous ai déjà présenté Anne, voici maintenant ma 2ème lecture :

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Les malheurs de Sophie – Comtesse de Ségur – Casterman (1979) – Proposé par mon amie Valérie.

Sophie est une petite fille d’à peine 4 ans qui a beaucoup d’idées et tente beaucoup d’expériences, pas toujours très heureuses, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle va d’abord faire fondre sa poupée de cire en la mettant au soleil, manquer de se brûler les pieds en marchant dans la chaux, saler puis couper en morceaux les petits poissons de sa maman et être responsable de la mort d’un certain nombre d’insectes et animaux, tels qu’un poulet (enlevé par un vautour), une abeille (qu’elle a coupé en rondelles !) un écureuil, un âne… Bref.

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Initialement édité chez Hachette en 1858, il fait partie d’une trilogie (avec les vacances et les petites filles modèles). N’en déplaise aux amateurs, je me contenterai de celui-ci ! J’ai en effet eu beaucoup de mal à le terminer, tellement j’ai trouvé ça ennuyeux…

J’avoue que je ne sais pas trop quoi en dire ! Il y a pas mal de choses qui ne m’ont pas plu… Comme donner le fouet à une petite fille de 4 ans par exemple… Page 136 “Sans rien dire, elle (la mère) prit Sophie et la fouetta comme elle ne l’avait jamais fouettée. Sophie eut beau crier, demander grâce, elle reçut le fouet de la bonne manière, et il faut avouer qu’elle le méritait.”

Et la morale, qui “date” un peu parfois, n’est pas forcément la mienne !

P.118 : “Le jardin du bien, c’est le paradis ; on y arrive par un chemin raboteux, c’est-à-dire en se privant de choses agréables mais qui sont défendues ; le chemin devient plus doux à mesure qu’on marche, c’est-à-dire qu’à force d’être obéissant, doux, bon, on s’y habitue tellement que cela ne coûte plus d’obéir et d’être bon, et qu’on ne souffre plus de ne pas se laisser aller à toutes ses volontés.”

Je pense que les gens qui ont lu ce roman enfant n’en ont retenu que le côté “enfantin” et les “bêtises”. Mais quand on le lit pour la première fois à l’âge adulte, on voit tout autre chose.

C’est un livre qui date de 1858, mais je pense qu’il n’a pas très bien vieilli. Certains disent que c’est un “classique” qu’il faut avoir lu, je pense qu’on peut s’en passer…

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E-book gratuit en pdf si vous ne l’avez pas lu et que vous êtes curieux.

 

 

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Coton blues – Conte sur l’esclavage

Coton

♥  Coton Blues ♥

Une conte de Régine Joséphine

Illustré par Oreli Gouel

Coll. Les contes imaginaires

Éditions Gecko Jeunesse (2007)

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Les éditions Gecko Jeunesse ont cessé leur activité.

Ce titre a été réédité en 2011 par les éditions BilbOquet (en livre cd).

Coton

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Présentation de l’éditeur : Coton… Ce n’est pas un nom. C’est pourtant le sien. Le Maître l’a choisi pour se moquer de ses cheveux rêches, pour rire de ses gros yeux, et surtout de sa peau si sombre qu’on la dirait découpée dans la nuit. Quel âge a-t-elle, Coton ? Elle-même n’en sait rien. Dix ans, douze peut-être…
Assez pour être vendue, assez pour travailler… Coton aussi, parce que dans la plantation, c’est le trésor, c’est la richesse. Parce que sans les champs de flocons, le Maître vaudrait bien peu de chose…
Elle ne dit rien, Coton. Aucun son n’a jamais franchi ses lèvres.On la croirait muette, Coton. En vérité, personne ne sait qu’elle rêve.

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Qu’il est beau cet album !! Déjà charmée par la couverture, j’ai succombé devant la beauté des illustrations… Et des couleurs !

Le papier, épais, de très belle qualité participe à la beauté de “l’objet”.

Le texte, lui aussi, est magnifique. Poétique, doux et dur à la fois. C’est un conte, un rêve, une légende.

On se laisse porter, emporter par les mots. Des mots qui expliquent que même esclave, on garde une part de liberté, au moins dans ses rêves…

Coton blues est un album magnifique que je vous conseille vivement !!!

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Le site de l’auteure et son blog

Celui de l’illustratrice

Un site qui parle du blues

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challenge albums 2017

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Itto le pêcheur des vents – livre cd

 VentsItto le pêcheur des vents

Anne Montange

Élise Mansot (ill.)

Actes Sud Junior (2001)

Cité de la Musique

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Le vieux maître de sho, après avoir donné plus de 1000 concerts, décida un jour qu’il était temps pour lui de se retirer. Il fit ses adieux et on ne le revit plus à la cour. Sa place resta vide, personne n’osant le remplacer…

Il s’installa sur l’île des Vents, dans une petite maison en bambou, où il coupait son bois, tirait son eau du puits, cultivait son riz et regardait la mer. Une vie paisible et sans surprises, jusqu’au jour où il trouva un poisson frais sur la pierre où, d’ordinaire, il posait sa théière. Au bout de quelques jours et de quelques poissons, il se rendit compte qu’il était observé par un jeune garçon…

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Vents

Sho ou “Orgue à bouche”

Un mot d’abord sur “l’objet-livre” :

C’est un petit album carré (21 x 21 cm) très agréable au toucher. Sa couverture est solide et souple à la fois, on dirait presque qu’elle est “matelassée”. Le papier est épais et de bonne qualité. La police de caractère du texte est assez grande, ce qui a son importance quand on lit à voix haute devant plusieurs enfants, je vous assure !

L’histoire est très mignonne, une histoire qui parle d’amour de la musique, de transmission et de patience. A la fin du livre, 4 pages documentaires expliquent l’origine du sho, comment on l’utilise, comment on le conserve, où et pour qui il était joué…

La voix de la conteuse et la musique du sho se succèdent tour à tour avec délicatesse.

Les illustrations pleine page sont très douces (on dirait de la craie grasse par moments, mais ce doit être de la peinture !) avec la plupart du temps des couleurs pastelles et les personnages sont souriants, calmes. Les illustrations participent bien au côté “zen” de cette histoire et de la musique du sho.

Une bien jolie découverte que ce pêcheur des vents !

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L’instrument dont il est question dans cet album est le shō

Si la musique japonaise vous intéresse, ce site propose une page sur le sujet : Musicologie.org

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Page d’Anne Montange sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature

Le site d’Élise Mansot, l’illustratrice

Et pour écouter le son de cet instrument étonnant, c’est par ici :

D’autres contes japonais présentés sur ce blog : Le chat bonheur, Le Kami de la lune, La princesse au teint de lune, L’enfant qui dessinait les chats, Contes du Japon (livre CD), Princesse Pivoine et Le mot qui arrêta la guerre, Akiko la rêveuse,

Un conte qui participe au “mois du Japon” chez Lou et Hilde

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