Tamsine, une jeune fée que tout émerveille, n’a pas pu résister à la beauté de l’hiver glacé. Elle a ouvert sa fenêtre et s’est envolée pour aller admirer les branches givrées. Le froid l’a saisie brutalement et quand elle a voulut rentrer, c’était trop tard, ses ailes s’étaient brisées…
Quand elle se réveille, c’est pour s’apercevoir qu’elle a été recueillie par étrange lutin. Un lutin couturier d’un genre un peu spécial qui est aussi un peu grognon. Ils vont passer l’hiver ensemble et s’apprivoiser mutuellement dans le bel atelier de couture du lutin.
* * * * *
J’ai longtemps laissé de côté ce magnifique album. La couverture assez sombre et avec beaucoup de bleu et de vert ne m’attirait pas du tout. Et pourtant ! “Merveille des merveilles” dirait la petite fée, c’est un album splendide. L’histoire est très poétique et les illustrations, très colorées sont magnifiques. Le grand format de l’album permet de profiter pleinement de ces illustrations.
Une belle histoire pour fêter l’arrivée du printemps !
Mon papa et moi est un album jeunesse complètement farfelu, mais aussi plein d’imagination.
Mon papa et moi
de Benjamin Perrier
et Jules
Gautier Languereau, 2016
9782012385221, 9,90€
Mon papa a un travail si bizarre et si compliqué qu’il n’a jamais réussi à me l’expliquer.
Tout ce que je sais, c’est qu’on doit déménager très souvent.
Notre jeune héroïne nous présente, tour à tour, les maisons où elle a habité avec son papa : maison donjon, maison dans un zoo, autour d’un arbre… Dans chaque maison, son papa bricoleur l’aide à faire des plans et construire un lit adapté à cette maison.
Si la première partie de l’album Mon papa et moi est séduisante, avec ses plans dans tous les sens, la suite n’est plus qu’un catalogue de maisons, un peu folles, et complètement imaginaires. La relation père-fille qui semble très forte est finalement peu exploitée, notamment ce qui est annoncé en introduction (voir citation). L’absence de dialogues, d’échanges entre les deux protagonistes, ne permet pas d’entrer dans leur relation, ni de mieux comprendre leurs maisons. La fin, en contrepartie, apporte une belle conclusion. Un mélange de réalité d’adulte et d’imaginaire d’enfant. Une très bonne idée, qui manque un peu de profondeur dans la réalisation malheureusement.
Un album aussi déconstruit que les maisons qu’il présente : c’est fou, mais plutôt chouette, finalement !
+ Jules est en fait une fille, la femme de Benjamin Perrier !
Akiko est une petite fille japonaise qui habite dans un village au pied du Mont Fuji. Ce matin-là, Akiko raconte aux hirondelles qu’elle a rêvé de sa grand-mère. Un rêve qui lui a paru tellement réel qu’elle voudrait aller à l’endroit où il se passait. En discutant avec les oiseaux, elle se rend compte que son rêve se situait probablement près du lac situé au dessus du village. Elle se met alors en route, en compagnie de son ami le renard.
^ ^ ^ ^ ^
Un petit conte très court (24 pages avec assez peu de texte) qui conviendra aux enfants dès 6/7 ans (pour la compréhension). L’histoire est jolie et poétique, cette petite fille rêveuse qui parle avec les animaux est charmante et le message très doux. Mais ce qui m’a le plus plu, ce sont les illustrations ! Elles sont très originales, en noir & blanc avec des touches de couleurs (encre de chine et papier japonais pour les vêtements)
^ ^ ^ ^ ^
D’autres albums avec cette petite fille japonaise
^ ^ ^ ^ ^
Voir le billet consacré à Antoine Guilloppé (avec les liens vers les autres albums présentés)
Article d’une groupie, fan absolue d’Antoine Guilloppé (et je la comprends un peu !)
Rappelez-vous, début Mars, pour le défi 12 mois, 12 ami(e)s, 12 livres, j’avais demandé à 12 amies de me proposer “le” livre jeunesse qui a marqué leur enfance (lu avant 13/14 ans). Et j’ai donc 12 mois pour lire ces 12 livres ! Sauf, qu’ayant commencé en Mars, j’avais déjà 2 mois de retard… Retard que j’ai presque comblé en lisant ce mois-ci “les malheurs de Sophie” et “Anne, la maison aux pignons verts” et je suis en train de finir “les goonies” !
Et j’ai commencé par : Anne, la maison aux pignons verts recommandé par Sophie, qui m’accueille sur ce blog !
^ ^ ^ ^ ^
Anne… La maison aux pignons verts
Lucy Maud Montgomery
Éd. Julliard (1987)
pour la traduction française. En réalité, il a été écrit en 1908.
Cette histoire se passe au Canada, sur l’île du Prince Édouard. Marilla et son frère Matthew, qui commencent à être un peu âgés, décident d’adopter un jeune garçon orphelin afin qu’il les aide à la ferme. Mais quand Matthew arrive à la gare, il n’y trouve qu’une petite fille rousse de 10 ans, Anne. Après des débuts un peu difficiles (Anne est très bavarde et a beaucoup d’imagination, ce qui cause parfois de petits tracas…) Anne finira par être totalement chez elle dans cette maison aux pignons verts…
^ ^ ^ ^ ^
Je n’avais jamais entendu parler de ce roman, pourtant un grand classique de la littérature jeunesse canadienne (vendu à plus de 60 millions d’exemplaires), jusqu’à ce que Sophie m’en parle en disant que c’était un de ces livres préférés (bon ok, ex-aequo avec Harry Potter !! ;) ). J’ai ensuite lu un roman “Le train des orphelins” de Christina Baker Kline, dans lequel il est fait mention de ce roman… Je l’avais donc acheté (et mis de côté parce que j’avais des trucs plus “urgents” à lire !)
Ce défi a donc été l’occasion de le sortir enfin de ma PAL et de le lire…
Extrait : – Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas. (Matthew)
– Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire ! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ? (Anne)
– Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
– Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges ! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.
^ ^ ^ ^ ^
Et je ne le regrette pas, j’ai passé un très agréable moment avec Anne, Marilla et Matthew ! C’est une histoire pleine de fraîcheur et de poésie, l’imagination et l’appétit de vivre d’Anne sont contagieux.
En fait, le premier mot qui m’est venu à l’esprit en fermant ce roman est “délicieux” ! Un charme au parfum légèrement suranné s’en dégage et l’écriture enthousiaste nous transporte là-bas, sur l’île du Prince Édouard (que j’aimerai bien visiter maintenant, c’est malin !).
Anne est une petite fille très émotive, tout est transfiguré par sa vision des choses et son imagination. Elle affuble les lieux de noms magiques et enchanteurs : Une rue bordée d’arbres fleuris se voit ainsi renommée “le chemin blanc des délices“, une mare devient “le lac aux miroirs“…
J’ai d’ailleurs découvert que la maison existe et que ce roman participe grandement au tourisme de l’île du Prince Édouard :
Le contenu publié sur Délivrer des Livres n'est pas libre de droit. Les couvertures et illustrations appartiennent aux auteurs / illustrateurs / éditeurs, les avis sont la propriété des auteurs du blog.
Vous ne pouvez copier un contenu qu'en citant les auteurs et le lien direct. Merci.