Bal de givre à New York
de Fabrice Colin
Roman adolescent
Editions Albin Michel (Wiz)
Sorti le 05 janvier 2011
978-2-226-19356-8, 13,50€
Mots Clés : New York, Amour, Secret, Fantastique
Présentation de l’éditeur (censurée par moi!) :
“Anna Claramond ne se souvient plus de rien.
Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte
les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. […]“
Mon avis :
Quel plaisir de retrouver la magie de Fabrice Colin, après un livre plus terre à terre (quoique!) La vie extraordinaire des gens ordinaires, que j’avais cependant adoré!
Ici j’ai cru un instant avoir affaire à une simple histoire d’amour, ce qui sincèrement ne me tentait pas plus que ça… et bien pas du tout et c’est d’une seule traite que j’ai dévoré ce roman. On y retrouve l’écriture simple mais toujours entraînante de Fabrice Colin, mais aussi la magie que j’aime… Par magie j’entends en fait fantastique, car pas d’Harry Potter ici, ni de baguette!
Anna Claramond est une adolescente attachante, qui se laisse entraîner dans l’amour par Wynter, un riche héritier. Si tout se passe à New York, le monde semble légèrement différent, comme décalé… Secrets, mystères, angoisse, nous ne pouvons pas nous empêcher de faire tourner les pages, pour comprendre enfin… sauf que plus on avance, plus on se pose de questions… ahhh je ne peux rien vous dire de plus, mais c’est bien mené, et très bien tourné! Mon seul regret sera peut être d’être adulte, car j’ai senti parfois que c’était vraiment pour adolescents… Enfin bon, vous connaissez mon coeur de midinette… j’ai craqué!
Un roman à lire et conseiller, que je vais proposer à mes collégiennes! – oui les filles surtout, parce qu’elles lisent plus déjà, et parce qu’une grande partie du roman repose sur l’amour, ce qui va être dur à défendre auprès de mes petites brutes –
Pour couronner le tout, Fabrice Colin est un homme très agréable, avec qui j’ai pris plaisir à discuter, et dont je suis
régulièrement le blog!
Extraits :
“Tournant la tête vers la vitre, j’observai mon reflet. Cheveux bruns mi-longs, expression rêveuse. L’impression de familiarité n’était pas aussi forte que je l’aurais pensé mais j’aimais ce que je voyais. Était-ce bien moi ? Et qui d’autre, pauvre idiote ? La vitre me renvoyé un sourire : j’avais seize ans. Mon père n’était plus là mais il m’avait laissé toute sa fortune. J’étais inscrite dans le lycée le plus prestigieux de la ville.”
” Et si j’erre en ceci, si mon tort est prouvé,
je n’ai jamais écrit, nul n’a jamais aimé.”
Le récap des colis du swap Nouvel An, c’est juste en dessous – Le top Wikio Littérature de janvier
2011, c’est chez Mélo






Tout près, le bout du monde
Comme toujours ce n’est que mon avis , je suis sensible, et j’aime les livres qui le sont aussi. Comment un livre peut-il être sensible? En mettant en scène des personnages attachants, avec sensibilité à fleur de peau, sans pour autant tomber dans le pathos… Dans ce roman nous suivons Malo, 10 ans, Jul. et Solam 17 ans environ, 3 adolescents ou presque. Ils sont aussi différents que peuvent l’être un jeune garçon de 10 ans à l’autorité parentale extravagante, une jeune fille qui a vécu dans la rue avant de se retrouver à l’hôpital couverte de bleue, et un ado rebelle. Pourtant ils vont se reconstruire côte à côte dans la maison campagnarde de Marlène, “le bout du monde”. Marlène c’est un p’ti bout de femme qui semble bien différente des familles d’accueil habituelles. Elle les accueille avec deux projets : rénover la grange, et écrire, 1 page chaque jour.
