Tokyo ne dort jamais d’Anne Calmels

Tokyo ne dort jamais

d’Anne Calmels

Roman adolescent

Flammarion (Tribal), octobre 2010
9782081241336, 10€

Thèmes : Tokyo, Yakuza, Mafia, Adolescence, Quête d’identité, amour

 

Présentation de l’éditeur :
Depuis qu’il connaît ses racines gakuzas, Toshi se cherche.
Incognito, il s’enrôle dans un des gangs de la célèbre mafia japonaise en prise avec la pègre chinoise. Les choses dérapent. Des hommes meurent, une jeune fille chinoise est en danger. Toshi doit choisir : rester droit, généreux et courageux. Ou devenir un criminel guide de pouvoir, semant malheur et désolation.

 

Mon avis :

La première constatation, c’est que le livre ne ressemble pas du tout à la couverture… bien heureusement! En fait cette couverture fait vraiment adulte, mais c’est un roman jeunesse / ado, chez Tribal.
Ce livre fait suite à un premier tome La nuit des Yakuzas, utile pour connaître et comprendre les personnages, mais pas indispensables pour autant! Dans ce tome Toshi, qui vient de découvrir que son père est un Yakuza s’enrôle dans la mafia japonaise, à ses risques et périls pourrait-on dire! Mais les évènements s’enchainent très rapidement, et quand une jeune femme chinoise est en danger, Toshi doit choisir qui il veut être…

J’ai apprécié cette découverte du monde des yakuzas, même si j’ai eu l’impression parfois que ce jeune personnage donnait un aspect un peu trop édulcoré à cette mafia. En fait Toshi est au coeur de l’enfer, mais il s’en sort plutôt bien, et les messages qu’il échange avec son amie restée en province n’aide pas je crois. Trop d’amour ?

J’ai tout de même passé un bon moment, mais j’ai eu du mal à y croire! L’intérêt principal c’est la quête d’identité de ce jeune adolescent qui découvre l’identité de son père et qui se pose mille et une questions sur les yakuza… bons ou méchants, on ne peut réduire cette quête à cela, mais cela donne une bonne idée du dileme de Toshi. Il se remet en question, tout en essayant de rester lui même!

Un livre sympathique, je conseille tout de même de commencer par le premier tome de la série La nuit des Yakuzas.

Crescendo de Becca Fitzpatrick (Saga Hush Hush, tome 2)

Crescendo

de Becca Fitzpatrick

Tome 2 de la saga des anges déchus (T1 Hush Hush)
Roman fantastique adolescents / jeunes adultes

Msk, mars 2011
9782702434550, 17€

Thèmes : Anges déchus, amour, adolescence

Présentation de l’éditeur : Attention Spoiler si vous n’avez pas lu le tome 1 (et un tout petit peu tome 2 dans cette présentation)
Après une année tourmentée, Nora a retrouvé Patch, l’homme qu’elle aime et qui est maintenant son ange gardien.
Alors qu’elle devrait savourer ce bonheur nouveau, un passé menaçant refait surface. Hantée par le meurtre violent de son père, la jeune fille se retrouve plongée dans un mystère qui la dépasse. Son père a-t-il payé de sa vie son ascendance néphilim ? Quand elle cherche des réponses auprès de Patch, celui-ci s’éloigne. Peut-elle vraiment compter sur lui ou lui cache-t-il d’autres secrets plus sombres encore ? Malgré la menace qui pèse, Nora se risque à enquêter seule, consciente que la vérité qu’elle s’apprête à dévoiler est peut-être plus terrible encore que le mensonge.

Mon avis : Mon article sur le tome 1 Hush Hush

Je vais essayer de ne pas faire de spoiler dans mon avis… je sais comme c’est frustrant… et pourtant ne rien dire c’est dur aussi !

On va commencer par l’essentiel : j’ai aimé ce livre ! Moins que le premier car il n’y a pas la découverte et un peu moins de mystère, et en même temps plus que le premier car Nora s’affirme enfin ! Elle devient enfin le vrai personnage principal, plus que Patch, même s’il m’a parfois manqué dans ce tome. Nora en devenant un personnage plus intéressant donne plus de profondeur et de réalité à ce tome. Il y a encore largement des mystères, des interrogations, de l’amour, des surprises, mais l’ensemble est plus adulte.
Entre la mort de son père, l’absence de Patch et le retour d’un vague ami d’enfance, Nora se retrouve sans cesse dans des situations plus dangereuses les unes que les autres, comme si elle attendait que son ange gardien la sauve…

Dans ce tome j’ai adoré detester Patch pour ce qu’il fait à Nora, j’ai adoré retomber amoureuse aussi…Aahh, comme dans le tome 1, je n’ai pas pu résister au charme de ces anges déchus… On apprend beaucoup de choses, on avance vraiment dans l’intrigue principale, on commence à mieux comprendre les rapports entre anges déchus, anges gardiens et néphilim… Et pourtant la fin une fois de plus est terriblement ouverte… le prochain tome (tome 3) sortira le 18 octobre 2011 au USA sous le titre Tempest, ce sera à priori le dernier tome de la série.

Info pour les fans de Vee : oui oui elle est là, fidèle à elle même, et elle m’a encore fait rire!


Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Brune et Jules de Nathalie Le Gendre

Brune et Jules

de Nathalie Le Gendre

Roman adolescent, pas avant 12 ans…

Oskar Editions (Junior), 2010
9782350005515, 13,95€

Thèmes : Famille, Alcoolisme, SDF, Maladie, Fugue

Présentation de l’éditeur

Brune étouffe.
Vivant dans l’angoisse et la violence, elle tente de protéger ses jeunes demi-frère et soeur des colères de son beau-père. Mais qui la sauvera, elle, des agressions et de la souffrance quotidienne ? Quand Brune rencontre Jules, l’amitié naît aussitôt, inattendue, forte, solidaire, comme une bouffée d’oxygène dans un monde froid. Jules, ce vieil homme , au regard si doux, pourrait-il lui rendre sa joie de vivre ?

Mon avis

Pauvre Brune ! Cette adolescente que j’ai suivi tout au long de ce roman avec beaucoup d’appréhension m’a vraiment fait de la peine. C’est même presque trop! Une mère qui ne fait rien, un père parti loin, un beau père violent, une vie qui se disloque, et deux petits frères et sœurs à protéger, en plus des cours qui continuent… Ca fait beaucoup à porter, et Brune aurait pu tomber dans les bras de n’importe qui. Pourtant ici ce n’est pas une histoire d’amour entre adolescents qui nous attend, mais une histoire beaucoup plus touchante.

Je ne peux pas tout vous raconter, mais Brune va rencontrer Jules, un vieil homme, et s’y attacher. Elle va apprendre à regarder les choses différemment, mais est-ce que cela la sauvera ?

Bizarrement, et malgré certaines accumulations j’ai énormément apprécié ce roman, ces personnages. L‘ensemble est vraiment noir mais bien écrit et entrainant. Un très bon roman pour adolescents, loin des niaiseries et des clichés de certains, comme Le jour où je suis devenue mytho, à éviter absolument!

Un seul reproche, un détail, à la fin, qui ne sert à rien, vraiment à rien, et m’a même en partie gâcher le plaisir de cette belle lecture. Alors pour bien faire je crois qu’il ne faudrait pas aller jusqu’au bout… dur dur hein ?!

Le site de l’auteur / La page Facebook de l’auteur

EDIT du 31 mars : Suite à un commentaire de l’auteur je me permets d’ajouter cette information : “Ce roman est à 90% autobiographique et malheureusement les « accumulations » sont réelles… ainsi que la fin”

Danbe d’Aya Cissoko et Marie Desplechin

Danbe

d’Aya Cissoko et Marie Desplechin

Roman adolescents / adulte

Calmann-Lévy, février 2011
9782702141755, 15€

Thèmes : Immigration, Intégration, Boxe, Volonté, Famille

Une petite fille immigrée grandie heureuse à Ménilmontant, frappée par une série de deuils familiaux, devient championne de boxe puis étudiante à Sciences Po : le parcours hors du commun d’Aya, raconté avec force et justesse par Marie Desplechin.
Danbé est le résultat d’une longue conversation entre Aya Cissoko et Marie Desplechin. Quand elles se sont rencontrées chez des amis communs, le projet d’écrire une « vie d’Aya » était déjà ancien ; Aya en avait posé les grandes lignes sur le papier. Il pouvait sembler curieux, voire prématuré, de se lancer dans un récit autobiographique, quand son auteur avait tout juste une petite trentaine d’années.
Mais son destin à la fois exemplaire et particulier justifiait la démarche. Fille de parents maliens venus d’un village pour s’installer à Paris, Aya connaît les conditions de vie difficiles d’une famille pauvre et déracinée.

Mon avis
Cette autobiographie est menée de mains de maître par Aya Cissoko et Marie Desplechin. J’avoue bien volontiers que c’est le nom de Marie Desplechin, auteur jeunesse que j’affectionne, qui m’a poussé vers ce livre. Je ne connaissais pas du tout Aya Cissoko… et tant mieux finalement, car j’ai pu découvrir son histoire petit à petit, au fil des lignes. Je suis entrée tout entière dans ce récit, j’ai eu peur, j’ai eu les larmes aux yeux, le sourire aux lèvres, envie de crier… mais surtout l’envie de tourner les pages, de continuer à découvrir ce destin si particulier, tellement plein de force et de dignité.
Un parcours exemplaire ? Pas vraiment en fait, et je ne le souhaite à personne, sauf que ce sont ces épreuves qui ont fait d’Aya Cissoko une femme aux talents multiples…

Dans ce livre nous découvrons la France, et Paris, sous les yeux d’une petite fille, puis d’une adolescente qui n’a pas choisi de vivre là où elle vit, mais qui s’y adapte. Alors non ce n’est pas un roman sur les “quartiers”, pas vraiment, mais ce qui y est évoqué est intéressant, car même dans les situations dramatiques, il y a des lueurs d’espoir. “L’avantage” d’une autobiographie contrairement à un roman, c’est qu’on ne peut rien épargner au personnage principal… Même si ce récit est celui d’une réussite, multiple d’ailleurs, ce n’est pas que cela, il y a aussi les trous noirs, les difficultés, la pauvreté, la mort… Le tout est superbement maitrisé, car on ne tombe jamais dans le pathos. Un témoignage admirable d’une jeune femme qui continue d’avancer, et de réussir!

Alors un grand bravo à Aya tout d’abord, pour cette force, cette leçon de vie, et ses réussites… et mes félicitations à Marie Desplechin aussi, qui a prêté sa plume et son talent à ce récit! Une autobiographie qui est à lire, à transmettre, et à faire lire, notamment aux adolescents, mais pas que!

Une rencontre a eu lieu à Paris, certains adolescents vont avoir la chance des les rencontrer (c’est ça aussi d’avoir 2 supers nanas comme profs :)
L’avis plus qu’enthousiaste de Stephie, qui a en plus assisté à la rencontre parisienne. Mais aussi les avis de Noukette, Constance93, et Chiffonnette !

Extrait :
” Grandir enfant français de parents africains donne un regard particulier sur l’Histoire, un regard ironique, un peu méfiant. Je ne sais pas si l’Afrique a un problème avec l’Histoire. Mais je suis à la bonne place pour constater que l’Histoire a un problème avec l’Afrique.”

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :