Chère Maman – roman épistolaire jeunesse ♥

MamanRoman épistolaire
A partir de 11/12 ans

Chère Maman ♥

Sylvie Baussier

Oskar éditeur (2019)

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Une femme, maman d’une fille de 12 ans, se décide à écrire un journal. Dans ce petit carnet, qu’elle garde précieusement dans son sac à main, elle écrit des lettres à sa mère. Elle écrit les choses qu’elle n’a jamais osé lui dire. Des souffrances passées dont elle aimerait lui parler, mais qu’elle n’ose pas exprimer. Des chagrins qu’elle traîne comme des boulets. De bons moments aussi, des souvenirs de choses faites ensemble, petits rayons de soleil dans une enfance plutôt triste.

Et puis un jour, le carnet disparait. Elle le cherche. Se demande où elle a pu le perdre. Nous, lecteurs, savons qui l’a pris.

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C’est un tout petit roman, un petit format qui fait à peine 80 pages, mais c’est un texte très fort. Un texte qui parle de la complexité de la communication entre mère et fille. De la difficulté qu’ont certaines personnes à montrer / à dire ce qu’elles ressentent. Et comment les enfants peuvent souffrir de cette “froideur”, de ce manque de communication, de ce manque d’amour.

Ce récit m’a beaucoup touchée et j’ai fini cette lecture en pleurant. Cela sonne si juste !

Tout le monde ne sera pas touché de la même façon bien sûr en lisant cette histoire. Moi elle m’a touchée à la fois en tant que “fille”, et en tant que “mère”.

A la fin du livre, quelques pages parlent des différents “types” de mères, de l’instinct et de l’amour maternel.

Une très belle lecture ♥

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Le blog de l’autrice

D’autres ouvrages de Sylvie Baussier présentés sur ce blog :

Le club des poneys, Le vétérinaire (1er doc présenté), Dis bonjour à la dame (1er doc présenté), Là-bas tout ira bien (roman ado)

Un autre roman paru aux éditions Oskar parle (entre autres) de la difficulté des relations mère-fille : Le sourire du Diable

C’est écrit sur ses lèvres ♥ – Roman ado

écritValériane est sourde, et alors ?
Roman ado

C’EST ÉCRIT SUR SES LÈVRES ♥

Brigitte Aubonnet

Le Muscadier (2018)

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Valériane a 15 ans 1/2. Elle souffre d’être considérée “comme une petite fille” par sa mère, d’être surprotégée sous prétexte qu’elle est sourde. Pas totalement sourde car elle est appareillée, elle a un implant cochléaire* qui lui permet d’entendre (mais pas tout). Depuis peu, Valériane est amoureuse. De Ludo, un jeune garçon de 16 ans 1/2, sourd aussi, mais non appareillé. Les parents des deux jeunes se sont disputés à la réunion qui a permis à Valériane et Ludo de se rencontrer. Car concernant les implants, il y a les “pour” et les “contre”. Pour pouvoir se rencontrer, se revoir, les deux jeunes gens vont être obligés de ruser et de mentir…

* L’implant cochléaire est un implant électronique qui vise à fournir un certain niveau d’audition pour certaines personnes atteintes d’une surdité profonde ou sévère et pour des personnes souffrant d’acouphènes. Wikipédia

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C’est écrit sur ses lèvres parle d’une rencontre amoureuse entre deux ados. Mais il parle aussi et surtout du monde des sourds. De leur façon “d’entendre” les autres, selon s’ils sont appareillés ou non. Chez les sourds aussi il y a des clans. Ceux qui veulent être “entre eux” avec la langue des signes et refusent tout appareillage. Et ceux qui veulent être appareillés pour être le plus proche des 100% (les entendants).

Et cela parle aussi de la façon dont nous (les entendants) réagissons face à des malentendants ou des sourds. On a souvent tendance à parler très fort, voir à crier (alors qu’un sourd profond non appareillé n’entendra rien de toute façon). Ou alors on exagère notre articulation “Est-ce-que-tu-veux-du-café ?” Ce qui leur rend difficile la lecture labiale… Bref, la communication n’est pas facile et demande des efforts des deux côtés.

Ma propre expérience

Je connais (un petit peu) le sujet, pour avoir reçu pendant 15 jours chez moi trois personnes. La mère, entendante, le père sourd mais pas totalement et le fils, sourd profond et appareillé d’un implant. En discutant avec le père, je me suis rendu compte de sa tristesse d’avoir été bien souvent pris par un imbécile parce qu’il ne comprenait pas toujours ce que disait les gens (il n’a été diagnostiqué sourd qu’à l’âge adulte). Il m’a parlé de son travail (comptable, il répondait au téléphone et se trompait parfois dans le nom des clients, ce qui énervait son patron !) où rien n’était adapté à son handicap en fait ! Et le fait de partager le quotidien de deux personnes sourdes m’a montré à quel point on est loin d’imaginer et de comprendre ce qu’ils vivent…

Un gros coup de cœur

pour ce petit roman qui donne un aperçu des difficultés auxquelles sont confrontés les personnes malentendantes/les sourds.

Avec une belle fin très optimisme !

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Le site de l’autrice

Éditions Le Muscadier

Sur le même thème, présentés sur ce blog :

A Silent voice (manga), La seule façon de te parler (roman ado), L’orchestre des doigts (manga)

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

(Reçu en novembre 2018...)

Lire un extrait

L’art de ne pas être des moutons – Roman ado

moutons
Savez-vous dire stop ?
Roman ado

L’art de ne pas être des moutons

Christophe Léon

Le Muscadier (2018)

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Yvon vit avec ses parents, exploitants agricoles et propriétaires terriens. Son père est fier sa terre, de ses engins agricoles et c’est aussi un chasseur. Un homme de traditions qui entend les léguer à son fils. La mère travaille avec le père.

P’tit Louis vit seul avec son père depuis le décès de sa mère. Son père est ouvrier à l’usine et travaille de nuit.

Leurs deux histoires vont avoir un point commun : Un centre de vacances doit se construire dans le village. Le père d’Yvon possède une partie des terres sur lesquelles doivent se construire ce centre. P’tit Louis, lui, va rencontrer des zadistes qui sont contre ce projet et occupent le terrain pour empêcher cette construction.

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Dans ce monde où on nous apprend à être obéissant dès notre plus jeune âge, comment ne pas devenir des moutons ? Ce n’est pas toujours facile de dire non, surtout à ses parents, à sa hierarchie… Et ce n’est pas toujours facile non plus de se faire ses propres idées, de ne pas être des moutons.

Nos deux ados vont être confrontés à des choses qui vont les faire réfléchir et qui peuvent se résumer à :

IL FAUT PROTÉGER LA NATURE, IL FAUT PROTÉGER LA TERRE !

Du moins, si nous (l’humanité) voulons survivre bien sûr…

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Le site de l’auteur

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté de nombreux titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige, 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terre,  Virée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de Zagapoï, Emma, La peau noire des anges, Plastique apocalypse, Dysfférent, jours de soleil, Sur le dos de la main gauche, Les murs bleus, Trouver les mots , Pipriat Paradise et Faits d’hiver

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

(Reçu en juin 2018...)

H. Tubman – Esclave, fille et petite-fille d’esclaves

Tubman
Mes enfants ne naîtront pas esclaves !
Récit à partir de 11 ans

Harriet Tubman
La femme qui libéra 300 esclaves

Anouk Bloch-Henry

Collection “Elles ont osé !”

Oskar (2019)

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 Araminta Ross (alias Harriet Tubman) est née vers 1825 dans le Maryland. Elle est née esclave, de parents esclaves. Sa grand-mère était arrivée d’Afrique dans un bateau négrier.

A l’âge de 5 ans, Araminta, appelée Minty, est louée à des blancs comme esclave. A 13 ans, elle reçoit un poids d’un kilo sur la tête, qui lui donnera la “maladie du sommeil”. Quelques années plus tard, elle se marie à John Tubman, un “nègre libre”. Mais elle apprend que leurs enfants, eux, auront le même statut que leur mère, ils seront esclaves. Le jour où elle apprend ça elle décide de s’enfuir.

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Quel courage et quelle ténacité a montré cette femme ! Ayant réussi à se libérer, elle aurait pu se contenter de vivre sa vie de femme libre. Mais non, elle est retournée de nombreuses fois dans le sud pour aider d’autres esclaves à s’enfuir, à commencer par sa famille. Et cela, au péril de sa vie car sa tête était mise à prix.

Et quand la guerre de Sécession débute, elle n’hésite pas à s’enrôler comme infirmière.

Ce récit biographique se lit comme un roman et il m’a beaucoup plu !

Un récit plus complet que l’autre présenté sur le même thème (mais l’autre a une partie documentaire) : La femme noire qui montra le chemin de la liberté

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De la même autrice : Dans la toile du passé

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C’est ma 5ème participation au challenge d’Enna, le African American History Month

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