Uchronie(s) : New Harlem d’Eric Corbeyran

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Bande Dessinée (science fiction)

Uchronie(s)
New Harlem

d’Eric Corbeyran

Illustrateur : Tibéry

Editeur : Glénat
Collection : Uchronie(s)
Date : 2008 > …
Pages : 53 par BD
Prix : 13€
ISBN
978-2-7234-6002-6 et 978-2-7234-6503-8

 

Thèmes : Histoire, préscient

Présentation de l’éditeur :
« New Byzance, New Harlem, New York.
Une même ville. Trois réalités. « 

Résumé :

Alors avant toute chose il faut expliquer un peu le principe de cette série. Corbeyran a donc lancé une grande saga, un peu particulière.

Uchronie(s) devrait comprendre 10 BD.
3 New Harlem
3 New York
3 New Byzance
1 tome final pour tout relier.

Là où se situe la particularité, c’est qu’il n’y a pas d’ordre pour lire les 9 premiers tomes! Tout ne va se rejoindre que dans le dernier tome. Par ailleurs chaque série a un illustrateur différent. Assez complexe donc, tout comme les histoires puisque ce sont des uchronies, toutes différentes.

Dans New Harlem (je n’ai lu que New Harlem 1 et New Harlem 2 pour le moment) Zack (qu’on retrouve à priori dans chaque série, donc dans chaque « monde ») un blanc, a le don de pré-science c’est à dire qu’il peut voir l’avenir proche. Dans son monde, dominé par les noirs, et où les ghettos regroupent les blancs, pauvres et rejetés, il mène une vie parfaite, au service d’une entreprise. Pourtant son don commence à lui faire défaut… Suite à cela les événements s’enchaînent à un rythme enlevé.

Avis :
Même si certains trouveront l’idée de départ assez facile, je trouve cette vision du monde intéressante. Un noir arrivé au gouvernement il y a déjà longtemps (Luther King pour ne pas le citer) est à l’origine de cette inversion des pouvoirs… Je n’ai pas pu m’empêcher de lire que dans un autre, c’est suite au 11 septembre…

J’ai aussi trouvé l’action bien menée, avec de bonnes idées, un scénario très science fiction, avec voyage entre les mondes… Beaucoup de choses très complexes et emmêlées, mais vraiment bien amenées.

Les illustrations quand à elles sont très nettes, très belles, parfois même un peu trop « parfaites » à mon goût ! Je trouve que les autres séries sont plus attrayantes niveau graphisme. Au final une belle découverte, et il ne me reste plus qu’à trouver les autres tomes… et attendre la sortie des
suivants !

Avez-vous lu New Harlem ou d’autres tomes de la série Uchronies ? 

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Les mercredis de l’album

Il y a quelques temps déjà j’ai découvert grâce à un passage chez Emmyne, les mercredis de l’album, une iniative de Fleur . Je n’avais pas encore eu l’occasion d’y participer, ces mercredis n’ayant lieu qu’épisodiquement. Toujours est-il que nous sommes mercredi, et qu’aujourd’hui, c’est donc deux illustratrices qui sont à l’honneur : Martine Bourre et Rébecca Dautremer. Quiquonque est déjà venu chez moi une fois, ou sur mon ancien blog, ne peut pas douter de mon choix… C’est donc Rebecca Dautremer qui retient mon attention. (Pour les curieux mon salon n’est décoré qu’avec des posters encadrés de Rebecca Dautremer (Princesse, Sentimento, Le livre qui vole et Babayaga, c’est la seule illustratrice qui a réussi à passer la sélection de mon zhomme a qui j’ai proposé quelques centaines d’affiches…. Bref fin de ma parenthèse)

Cela fait une petite quinzaine d’années que Rebecca Dautremer illustre des ouvrages pour la jeunesse. Princesses est sans nul doute le livre qui l’a fait connaître, mais dans tous on retrouve son trait unique, ces couleurs fabuleuses…

Je viens juste d’acheter Le livre qui vole, mon choix est donc tout fait!


Le livre qui vole
Auteur : Pierre Laury
Illustrateur : Rébecca Dautremer
Editeur : Bilboquet
Date : mai 2008

« C’est l’histoire d’un livre égaré, un petit livre qui tombe d’un cartable, celui de Marion… »

Ce petit livre va se retrouver dans le nid d’une pie puis dans une montgolfière… C’est un petit livre qui vole.
Un petit mot de l’histoire d’abord même si ce n’est pas elle qui nous intéresse aujourd’hui : Une histoire simple, avec une idée de départ vraiment fantastique ; faire voyager un livre, le faire vivre, parler, avoir des sentiments… Malgré tout je ne suis qu’à moitié ravie car l’écriture ne m’a pas enchantée, ne m’a pas fait rêver… peut être l’histoire est elle trop courte à mon goût elle aurait surement mérité plus de poésie.
Pour ce qui est de l’illustration par contre, c’est vraiment superbe. Le trait de RD, les verts et rouges si présent dans ses illustrations… Les arbres me font penser à d’autres, déjà vu dans ses albums, mais c’est surtout le livre qui a retenu mon attention. Ce n’est qu’un simple objet, illustré de façon réaliste, pourtant on y voit bien la « marque Dautremer », le rouge, les pages fluides, aériennes, et puis ces lettres qui s’envolent à chaque page…
Ce livre me plait même tant que je n’ai pas hésité (sans l’accord -demande envoyée-) à me servir de ce livre comme logo pour mon moteur de recherche autour des blogs de littérature jeunesse, que vous trouvez à l’accueil de mon blog!

J’ai aussi des tas de liens à vous proposer :
Un article du Monde, Un reportage de TF1 (à l’occasion du salon du livre de Montreuil – deux illustratrices mises en parallèle – novembre 2009 – JT)

La bande annonce de Kérity, dessin animé dont la directrice artistique est R. Dautremer, sorti le 16 décembre 2009

Des bloggeurs qui en parlent

et son site, en cours de construction : http://www.rebeccadautremer.com/

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Et si… de Marie Jaffredo

Bande Dessinée (jeunesse)

Et si…

 Marie Jaffredo   

 Vent d’Ouest,  Terres d’origine
juin 2008
13,50€
9782749303987


Thèmes : Campagne, Secret de famille, Première Guerre mondiale
, Coteaux lyonnais

Dans un récit qui alterne entre passé et présent, deux enfants vont découvrir un
secret qui va bouleverser leur vie, lors d’une fin d’été ensoleillée qui fleure bon les vendanges…

Septembre 1961, dans un village des coteaux du Lyonnais, les vendanges viennent de commencer. Tout le village s’affaire dans les vignes de l’aube au coucher du soleil. Secrètement amoureux, Jeannot et Mounette, 9 ans, peuvent se promener tranquillement, car personne ne se soucie d’eux ! Seuls Joseph et Lucie, leurs grands-parents respectifs, ont le temps de les écouter ! Le problème c’est que Joseph et Lucie sont brouillés, et depuis fort longtemps, quand un matin, alors qu’elle aide sa grand-mère, Mounette tombe par hasard sur une photo de soldat de la guerre 14-18 avec ce mot “À Lucie pour la vie”. Subitement, ce simple cliché jauni va bouleverser toutes ces vies, en faisant remonter un passé que chacun avait tenté d’oublier … »

Je ne peux rien vous dire de plus, sans tout vous révéler…!

Un one shot vraiment attendrissant, aux dessins très doux, qui font régner une ambiance très calme dans cette campagne pourtant secouée par de lourds et graves secrets de famille. Il n’y a pas de dramatisation, juste ce qu’il faut de vérité et de tendresse.
Les personnages sont très attachants et les dessins soignés et tendres. Malgré le contexte de la première guerre mondiale le côté historique est très peu présent et c’est plus les années soixante qui nous sont présentées. 

Extraits :
« Venez près de moi mes enfants, finalement j’ai une vieille histoire à vous raconter… »
 » C’est à ce moment là que je sentis que les choses allaient devenir vraiment sérieuses… Sur le chemin Jeannot ne dit rien. Et moi, je n’étais pas très sûre de vouloir connaitre le fin mot de cette histoire de famille bien compliquée ! Je présentais que quelque chose allait nous tomber dessus… « 






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Chère Madame ma grand mère d’Elisabeth Brami

Chère Madame ma grand mère
d’Elisabeth Brami.
Illustré par Carole Gourrat.-
Nathan, 2008.- 62 pages.

978-2-09-251722-2


Présentation de l’éditeur :

« Vous ne me connaissez pas, mais j’ai décidé de vous écrire quand même. Je pense que vous êtes de ma famille. Alors je vous demande d’être gentille et
de me répondre. »

« Olivia a douze ans et demi. Elle habite seule avec sa mère et veut absolument en savoir plus sur sa naissance et sur son père, autour desquels règne le plus
grand des secrets. Elle décide d’entamer une correspondance avec Madame Barrois, dont elle a trouvé le nom en fouillant dans les affaires de sa mère. Peut-être cette femme âgée, qui semble porter
le même nom de famille que le père d’Olivia, en saura-t-elle un peu plus sur ses origines ? Commence alors un émouvant échange épistolaire entre une enfant qui cherche désépérement à connaître la
vérité et une vieille dame qui aurait préféré l’oublier… »

 

Mon avis :

On entre dans ce livre par une lettre, et finalement ce ne sont que ces lettres qui nous font avancer. Un roman epistolaire, constitué uniquement de lettre… Pas
d’intermédiaire, juste l’échange entre une jeune fille et une vieille dame, qu’elle espère sa grand mère. Quand une jeune fille part en quête d’nformation sur son père, dont sa mère ne lui a
jamais parlé, rien ne peut l’arreter, et surement pas une vieille dame accariatre, qui refuse de lui dire ce qu’elle sait. En suit un roman assez improblable, et assez prévisible, mais plein de
sensibilité. Le style des lettres est parfois suprenant, peut être à nuancer en fonction des réactions de mes élèves.

 

Extrait :

 » Madame, Je m’appelle Olivia et j’ai douze ans et demi. Vous ne me connaissez pas, mais j’ai
décidé de vous écrire quand même. J’ai trouvé votre nom et votre adresse en fouillant dans les papiers de ma mère. Je sais, ce n’est pas bien, mais est-ce que c’est bien de cacher la vérité aux
enfants, de leur raconter des mensonges, de garder des secrets ? C’est pour ça que je vous écris. « 


 

Ce livre fait partie de la sélection 2009 – 2010 du Prix des Incorruptibles (CM2 – 6ème) auquel je participe avec mes 5 classes de 6ème.

 

En parlant du travail, la rentrée s’est bien passée, j’ai porté plus de 4000 manuels scolaires, et je ne veux plus les voir… comme chaque année :) Les emplois
du temps sont pour le moment complétement hallucinants, mais cela devrait s’améliorer dans les prochains jours nous a t’on promis… Toujours est il que le travail a repris ses droits, et que
j’ai moins de temps pour le blog ces premières semaines…

 

Biographie (maison des
écrivains)

 
Elisabeth Brami ( Roman / Essais / Jeunesse / Contes )

photo Elisabeth Brami

Elisabeth Brami est née à Varsovie, après la guerre. Elle arrive en France à l’âge de 18 mois. Fille unique, issue d’un milieu d’artistes rescapés de la shoah, elle
se prend de passion dès l’enfance, pour le français, la lecture, l’écriture, et considère que les bibliothèques lui ont sauvé la vie.
Après des études conjointes de Lettres Modernes et de Sciences Humaines, munie de diplômes d’enseignement, elle bifurque au doctorat pour terminer sur un DESS de psychopathologie. De 1974 et
2006, elle sera psychologue-psychopédagogue dans un hôpital de jour pour adolescents de la région parisienne. En plus de ses activités thérapeutiques, elle y créera une bibliothèque, des ateliers
d’écriture, une revue : « Lis tes ratures », et y enseignera le français, la philosophie et la photographie aux 13-20ans.
En parallèle, mère de trois enfants, à partir de 1990 elle écrit en littérature jeunesse. D’abord auteure pour les 0-13 ans, elle a publié à ce jour plus de 80 albums et romans illustrés, avec la
complicité d’illustrateurs, chez de nombreux éditeurs. Certains de ses livres ont été traduits dans différents pays et primés. Les petits et grands bobos et bonheurs de la vie sont ses thèmes de
prédilection. De l’épistolaire au journal intime, des fragments aux anthologies, des abécédaires aux dicos, des jeux de mots aux comptines, des collages aux photos, tous les moyens lui sont bons
pour « parler vrai et de tout » aux enfants et les aider à grandir. Quant aux adultes, nombreux sont ceux qui suivent sa production pour mieux retomber en enfance.
Depuis 2006 et la parution de son premier roman en littérature générale, si Elisabeth Brami écrit désormais aussi pour les « grandes personnes » et les « presque adultes », elle continue à écrire
pour les jeunes lecteurs. Pour elle, la littérature n’a pas d’âge, la lecture non plus ; quant à l’écriture, c’est « Lettres ou ne pas être ». Chaque nouveau livre est une lettre d’amour, une
bouteille à la mer.

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