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Celle qui parle – Conquistadors

celleNaissance du Mexique
BD Ado/Adulte

CELLE QUI PARLE

Alicia Jaraba

Grand Angle (2022)

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Celle qui parle : Histoire (forcément romancée) de la Malinche (au programme de 2nde ? Je ne me souviens pas de ça…)

1511. Les Mexicas (les Aztèques) dominent d’autres peuples et les capturent pour les sacrifier à leurs dieux. Malinalli, fille du Cacique (chef) d’Ollita, attend leur départ, cachée dans les arbres avec d’autres femmes et enfants.

Son père lui a apprit à parler le Nahuati, la langue des Mexicas. Pour qu’elle puisse un jour défendre son peuple avec ses mots. Elle vit maintenant seule avec sa grand-mère qui lui enseigne les vertus des plantes médicinales.

Vendue comme esclave, elle apprendra ensuite la langue Maya pour survivre. Et enfin l’Espagnol, quand elle sera offerte aux conquistadors de Cortès. Grâce à ses connaissances des différentes langues, elle deviendra la traductrice de Cortès : Celle qui parle.

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L’histoire de cette femme, dont je ne connaissais rien (et on en connaît assez peu à vrai dire !) m’a beaucoup plu. La façon dont sont “montrés” les mots qu’elle ne comprend pas au départ (des gribouillis) est très originale.

J’ai beaucoup aimé également les têtes de chapitre, avec la carte du “mexique” (il ne s’appelle pas encore comme ça) et les mots qu’apprend Malinalli.

Une bd qui donne envie d’aller plus loin, d’en savoir plus sur le Mexique, sur les conquistadors, sur cette époque !

Je n’ai pas parlé des illustrations. Les personnages ont des visages expressifs et c’est plutôt coloré. J’ai oublié de dire qu’il y a aussi de l’humour… (Le cacique qui fait “ouuuh” m’a bien fait rire !)

A lire même si vous n’êtes pas spécialement fan d’Histoire, car ça se lit comme une bd d’aventures !

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Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire quelques pages

La BD de la semaine est en pause pour la période estivale.

Mais je continuerai à vous présenter mes lectures de BD tous les mercredis (et parfois d’autres jours aussi !).

Amari et le bureau des affaires surnaturelles de B.B Alston

Un très bon premier tome qui vous fera vivre une incroyable aventure!

Roman fantastique pour la jeunesse dès 10 ans

Amari
1. et les Bureau des affaires surnaturelles

de B.B Alston

Editions Bayard jeunesse,
septembre 2021,
528 pages- 15,90 euros

 

Thèmes: combat entre les forces du bien et du mal, magie, compétition, mondes imaginaires, fraternité

 

Présentation de l’éditeur: “Êtes-vous prêt à rejoindre le bureau des affaires surnaturelles?

Les informations qui suivent sont confidentielles, car elles concernent un lieu abritant d’innombrables secrets. Quiconque lira ce dossier sans disposer des autorisations nécessaires s’exposera à de terribles représailles et pourra notamment: être balancé dans un puits sans fond, être enfermé dans une boîte de conserve et envoyé dans l’espace, être livré en pâture à une créature sous-marine dont nous ne divulguerons pas le nom.”

 

Après avoir lu la quatrième de couverture, j’avais un peu peur de la tournure que prendrait ce roman. En général, j’apprécie les oeuvres décalées mais cela doit tout de même tenir la route. ;)

Au final, je ne regrette pas mon choix. Ce premier tome est une réussite! Amari et le Bureau des affaires surnaturelles rassemble tous les ingrédients pour nous faire passer un agréable moment de lecture.

Amari est une jeune fille attachante, avec de nombreuses valeurs et son courage et sa ténacité sont admirables. Nous découvrons donc avec elle ce fameux Bureau des affaires surnaturelles et tout ce que cela implique en mystères et dangers.

Suite à la disparition de son grand frère, notre jeune héroïne part à sa recherche. Et cela, sans se douter que son enquête sera périlleuse.

En chemin, elle croisera des créatures mythique et des personnes prêtes à tout pour parvenir à leurs fins. En effet, le seul moyen de pouvoir suivre la trace de Quinton est de devenir comme lui. C’est-à-dire un agent du département des Enquêtes surnaturelles. Mais c’est aussi le grade le plus difficile d’accès et le plus convoité du Bureau…

L’intrigue d’Amari et le Bureau des affaires surnaturelles m’a tenue en haleine. Il faut dire que ça fonctionne bien. Le suspense est au rendez-vous et bien que ce roman s’adresse essentiellement à un jeune public, l’écriture est de qualité. Cela plaira aussi bien aux plus jeunes qu’aux adultes.

De plus, je trouve la première de couverture très réussie. L’illustration représente à merveille l’univers d’Amari et le Bureau des affaires surnaturelles.

Vivement la suite!

 

~Melissande~

 

+ Une autre saga que j’ai adoré, présentée par Nathalie, mêlant magie et énigmes: Winterhouse hotel de Ben Guterson.

+ Et le premier tome d’une autre série magique: Lily et la magie défendue de Holly Webb, présentée par Herisson.

Blizzard – Rentrée Littéraire 2021

BlizzardRentrée Littéraire
Premier Roman

Blizzard

Marie Vingtras

Éditions de l’Olivier (2021)

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Le blizzard est là. Et il est accompagné d’une belle tempête de neige. Quand Benedict se réveille, il s’aperçoit que Bess et l’enfant ne sont plus là. Ils sont sortis en plein blizzard. Que s’est-il passé dans la tête de Bess ? Même une fille comme elle sait qu’on ne sort pas par ce temps là. Benedict part chercher Cole et ils s’en vont tous les deux dans le froid et la neige pour essayer de les retrouver.

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On suit d’abord Bess, égarée dans le blizzard. Elle a lâché la main de l’enfant et l’a perdu. Puis on entend la voix de Benedict, qui, se réveillant, s’aperçoit que Bess et l’enfant sont sortis dans la tempête de neige. Et c’est au tour de Cole de nous parler, Cole, que Benedict est allé chercher en renfort. Nous faisons ensuite la connaissance de Freeman, qui semble ne pas trop savoir ce qu’il fait là. Et qui n’aime ni la neige, ni l’humidité, ni le froid.

Tour à tour, ces personnages nous livrent une partie de l’histoire. Chacun est là pour une raison différente. Il y a un absent aussi, qui prend beaucoup de place. Je n’en dirai pas plus.

Un roman à l’écriture fluide et agréable que j’ai beaucoup aimé !

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Extrait

Bess : Je l’ai perdu. J’ai lâché sa main pour refaire mes lacets et je l’ai perdu. Je sentais mon pied flotter dans ma chaussure, je n’allais pas tarder à déchausser et ce n’était pas le moment de tomber. Saleté de lacets. J’aurais pourtant juré que j’avais fait un double nœud avant de sortir. Si Benedict était là, il me dirait que je ne suis pas suffisamment attentive, il me signifierait encore que je ne fais pas les choses comme il faut, à sa manière. Il n’y a qu’une seule manière de faire, à l’entendre. C’est drôle. Des manières de faire, il y en a autant que d’individus sur terre, mais ça doit le rassurer de penser qu’il sait.

Peu importe, j’ai lâché sa main combien de temps ? Une minute ? Peut-être deux ? Quand je me suis relevée, il n’était plus là. J’ai tendu les bras autour de moi pour essayer de le toucher, je l’ai appelé, j’ai crié autant que j’ai pu, mais seul le souffle du vent m’a répondu. J’avais déjà de la neige plein la bouche et la tête qui tournait. Je l’ai perdu et je ne pourrai jamais rentrer. Il ne comprendrait pas, il n’a pas toutes les cartes en main pour savoir ce qui se joue.

S’il avait posé les bonnes questions, si j’avais donné les vraies réponses, jamais il ne me l’aurait confié. Il a préféré se taire, entretenir l’illusion, prétendre que j’étais capable de faire ce qu’il me demandait. Au lieu de cela, dans cette terre de désolation qui suinte le malheur, je vais ajouter à sa peine, apporter ma touche personnelle au tableau. Il faut croire que c’est plus fort que moi.

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De cette Rentrée Littéraire de septembre, j’ai lu également : Mon mari ♥

Achetez de préférence vos livres chez les libraires indépendants !

Jusqu’à la dernière dernière page de Laura Ferracioli et Alice Coppini

“Les voyages forment la jeunesse!”

Album pour la jeunesse dès 4 ans

Jusqu’à la dernière dernière page

de Laura Ferracioli

et Alice Coppini

Editions Balivernes, ill. d’Alice Coppini, novembre 2019, 32 pages, 14 euros

Thèmes: écriture, voyage, magie, écrivain, création, découverte du monde

 

Présentation de l’éditeur: “La vie est faite de rencontres et de surprises. Alors pourquoi rester chez soi?”

 

J’ai beaucoup aimé le message véhiculé par cet album! En bon conte de fées moderne, Jusqu’à la dernière dernière page illustre parfaitement à quel point l’existence  peut être monotone si on ne prend pas le risque de la vivre.

C’est ce qui arrive à notre jeune écrivain. Son quotidien morose le détache petit à petit du monde qui l’entoure.

Avec le temps et sans s’en rendre compte, il a renoncé aux petits bonheurs tout simples. Cloîtré, le jeune homme en vient à perdre sa santé. C’est grâce à une intervention pour le moins singulière que notre écrivain reprendra sa vie en main.

Le protagoniste de Jusqu’à la dernière dernière page vivra donc de fabuleuses aventures le jour où il décidera de changer de vie.

Et ce que l’on prend pour une malédiction au départ, le cadeau empoisonné d’une sorcière acariâtre, va se révéler bénéfique. Tout en finesse, Laura Ferracioli nous livre une version personnelle du Carpe diem. Quant aux illustrations d’Alice Coppini, elles apportent un souffle de fraîcheur au texte. Le mariage des tons vifs et des décors tout en sobriété mettent ce très beau récit en valeur.

Jusqu’à la dernière dernière page  est donc une vraie réussite. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cet album une pépite! Loin d’être moralisateur, Jusqu’à la dernière dernière page nous enseigne que nous avons tout à gagner à sortir de notre coquille pour découvrir le monde. En somme, un bel album comme on aimerait en lire plus souvent.

 

~Melissande~

 

+ Vous trouverez d’autres illustrations d’Alice Coppini ici

+ Un autre album original présenté par Nathalie: Voyage en toboggan de Victor Hussenot