Aux soirs de grande ardeur

soirsA partir de 15/16 ans

Aux soirs de grande ardeur

Nicolas Puzenat

Le Lombard (2025)

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Un été, il y a fort fort longtemps, juste avant l’âge du Bronze. Les humains commencent à se sédentariser. Au cœur de la forêt, il y a une cité : Miril. Ses habitants élèvent des bêtes pour le lait, la viande et les peaux. Ils prennent soin des arbres fruitiers, mangent les fruits, font de l’alcool. Ils ont une autre particularité, ils entendent des voix, qu’ils appellent “les chuchoteurs”.

Manakor est la servante de Kaal, le cuisinier du Chef et elle est amoureuse de son maître. Sa voix, sa chuchoteuse, c’est celle de sa grand-mère. Celle-ci lui apprend quelles herbes ramasser, comment faire des philtres et des potions et la pousse à aguicher son maître.

Une vie bien réglée, jusqu’au jour où le feu arrive et où il faut quitter la cité…

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C’est une bien agréable découverte que cet album. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, qui a déjà écrit “Mégafauna” que je n’avais pas vu passer à l’époque (2021).

Déjà, des bd qui se passe dans les temps préhistoriques, il n’y en a pas tant que ça…

Et l’histoire, avec ses “chuchoteurs” est plutôt originale. On se demande si les gens inventent les voix dans leur tête, ou si c’est une sorte de “magie”… Les personnages évoluent au fil de ce conte et apprennent, pour certains, à devenir libre, autonome.

J’ai bien aimé le dessin, notamment la façon de dessiner la nature et les maisons et j’ai beaucoup aimé les couleurs sont utilisées.

Un auteur dont j’ai hâte de découvrir les autres albums !

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Lire quelques pages (site éditeur)

L’instagram de l’auteur

C’est le retour de la BD de la semaine !

Nous sommes accueillis par Blandine

Boitelle et le café des colonies

BoitelleBoitelle et le café des colonies

Quella-Guyot & Morice

D’après Maupassant

Grand Angle

Bamboo édition (2016)

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Un jour, Boitelle, le spécialiste des travaux malpropres, tombe en arrêt devant une statuette africaine. Le propriétaire des lieux, avec qui il commence à discuter, lui demande de lui narrer son histoire. Il raconte donc qu’il est devenu “ordureux” parce que “- mes parents m’ont opposé dans mes goûts”. Au Havre, jeune soldat de 18 ans, il était tombé amoureux d’une femme. Une belle négresse coiffée d’un foulard rouge, Norène. “Boitelle se sentait le cœur remué, en voyant luire tout à coup, entre les lèvres sombres de la fille, la ligne éclatante de ses dents qui riaient, plus claires que les yeux”.

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D’abord, je voudrais dire que je me suis “fait avoir” par une réédition. J’ai emprunté à la médiathèque deux BD. “Le café des colonies” et “Boitelle et le café des colonies”. Ne connaissant pas la nouvelle de Maupassant, j’ai cru que les deux BD formaient un diptyque. Que nenni ! Cet album a d’abord été édité par les éditions “petit à petit” en 2010 sous le titre “Le café des colonies”. Puis réédité avec une autre couverture et l’autre titre en 2016.

Cela étant dit, je préfère la nouvelle version : le format est un peu plus grand, plus lumineux et les dessins sont plus nets. En plus, à la fin, Didier Quella-Guyot a ajouté une suite (un cahier de 8 pages avec quelques dessins en noir et blanc) : L’histoire de Norène quelques années plus tard…

Si vous connaissez la nouvelle de Maupassant, aucune surprise pour l’histoire, elle est respectée. Mais les dessins et couleurs de Sébastien Morice apportent un peu de gaité, de couleurs, à cette nouvelle un peu nostalgique et plutôt triste.

Un très bon moment de lecture, ce sont deux auteurs que je continuerai à suivre !

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Boitelle

La nouvelle de Maupassant (1889) : Boitelle

De ces deux auteurs, déjà présenté sur ce blog : Le magnifique “Facteur pour femmes” et “Papeete 1914

J’ai également lu et bien aimé “L’île au remords“, non présenté faute de temps…

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La BD de la semaine est chez Fanny

Elle participe aussi au challenge 2025 sera classique aussi

Le Horla – BD

HorlaAdaptation d’un classique

LE HORLA

de Guillaume Sorel

D’après l’œuvre de Guy de Maupassant

Rue de Sèvres (2014)

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Éditeur : Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, lorsque d’étranges phénomènes commencent à se produire. Quelqu’un boit la carafe d’eau sur sa table de nuit, des objets disparaissent ou se brisent, une fleur est cueillie par une main invisible… Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu’un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrissant de ses provisions. Pis encore, cet être, qu’il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant… Du Horla ou de l’homme, l’un des deux doit périr. Le Horla, comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu’il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l’angoisse, la hantise du suicide et la peur de l’invisible.

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Lire les premières planches (site éditeur)

Du même auteur, j’avais bien aimé : Bluebells wood

De Maupassant, présentés sur ce blog : Contes de la Bécasse (pas mon préféré !) – La parure

Un site consacré à Maupassant sur lequel on trouve le horla en pdf.

 

Cette semaine, nous nous retrouvons Au milieu des livres avec Moka

Cette BD participe également au challenge “2024 sera classique aussi !

2024

Antigone – le mythe revisité pour les enfants

AntigoneAdaptation du célèbre mythe
Album à partir de 8 ans

Antigone

Yann Liotard & Marie-Claire Redon

Éd. La ville brûle (2017)

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Résumé de l’éditeur : Il était une fois, dans un pays lointain, une jeune fille qui s’appelait Antigone. C’était une jeune fille comme les autres sauf qu’elle était princesse. Une princesse compliquée, née dans une famille compliquée. Une jeune fille qui osait, dans un monde d’hommes, être elle-même et marcher le front haut. Une jeune fille qui osait dire non.

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L’histoire est entrecoupée par les réflexions de rats (à la manière du théâtre grec nous explique t-on à la fin) et ce découpage donne beaucoup de rythme à ce texte. Je pense que la lecture à voix haute doit être très agréable ! L’histoire est tragique, comme, à priori, toutes les mythes de cette époque mais Antigone est une héroïne forte et qui va au bout de ses convictions.

Le dessin est très fin, très détaillé, il m’a beaucoup plu ! Je pensais que c’était du stylo à bille, mais en fait c’est de l’encre. Ajout du 23/08/21 : L’illustratrice confirme que c’est bien du stylo bille ! ;)

Un album qui m’a donné envie de lire l’histoire d’origine, la pièce de Sophocle. Et ça tombe bien, elle est sur mes étagères.

♥ Une belle lecture que je vous conseille vivement ! ♥

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Le blog de Marie-Claire Redon (avec de nombreuses illustrations de cet album !)

La bio des deux auteurs sur le site de l’éditeur

De cette maison d’édition, nous vous avons présenté : On n’est pas des poupéesOn n’est pas des super-héros (3ème livre présenté)

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Un livre qui participe au challenge “Contes et Légendes”

Chez Bidib

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