La grande peste (en 2 tomes)

PesteLA GRANDE PESTE

Éric Stalner

(scénario et dessin)

Cédric Simon

(Scénario)

Claudia Palescandolo

(Couleur)

Les Arènes BD (2021)

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T1 : Le quatrième cavalier / T2 : Le labyrinthe et la guerre

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Éditeur : En 1347, une maladie inconnue frappe l’Europe. En cinq ans, elle fait 25 millions de morts. Un diptyque historique fictionnel et documenté à découvrir pour les amateurs d’Histoire, par l’auteur de Saint-Barthélémy (Les Arènes).

Baldus, jeune membre de l’ordre des chevaliers Hospitaliers, navigue en mer Méditerranée au large de Rhodes lorsque son navire croise le chemin d’une galère byzantine à la dérive. Les Hospitaliers l’abordent et ne trouvent à son bord que des cadavres rongés par un mystérieux mal : la pestilence. Alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur navire pour fuir la maladie, un cavalier émerge sur le pont de la galère et décime ses frères d’armes. De son bataillon, seul Baldus survit miraculeusement à l’attaque. S’engage alors une course-poursuite effrénée à travers une Italie ravagée par ce mal inconnu. Au fil de sa fuite, Baldus s’enfonce dans sa propre folie et découvre celle des hommes.

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Peste

En lisant cette bande dessinée, on apprend comment et pourquoi la peste s’est propagée tout autour du bassin méditerranéen. (oui par les rats ! Mais pas seulement…)

En plus d’une bonne histoire, il y a plusieurs double-pages avec des cartes et des infos historiques (sur l’ordre des hospitaliers, les chasses aux sorcières, les flagellants…) C’est très bien fait, à la fois divertissant et didactique, j’aime !

On se promène à travers l’Italie et la France avec les deux personnages, Alixe et Baldus. C’est très beau. J’aime beaucoup les dessins d’Éric Stalner et les couleurs utilisées selon les pages et les moments de l’histoire donnent bien l’ambiance !

peste

C’est un diptyque emprunté à la bibliothèque mais je vais me l’acheter afin de pouvoir le relire.

Une bd à la fois belle, distrayante et instructive, what else ?

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Cette semaine nous sommes chez Fanny

Le garçon venu de la mer – RL

garçon venuLe garçon venu de la mer

Garrett Carr

Gallmeister (2025)

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Éditeur : Irlande, 1973. Un bébé est retrouvé sur la plage d’une ville de la côte ouest. Adopté par un pêcheur local et sa femme, Ambrose et Christine, le “garçon venu de la mer“ captive la communauté. Mais pas son frère, Declan. Tandis que s’installe une rivalité fraternelle, le mystère sur les origines de l’enfant grandit, comme la fascination qu’il suscite. Mais, qui pourrait vraiment comprendre le garçon venu de la mer ? Dans ce petit coin du Donegal, le monde évolue à vive allure et chacun doit y trouver sa place. 

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J’ai tout d’abord eu du mal à entrer dans ce roman. Le narrateur utilise le “nous” (pour parler des villageois, de la communauté) et ça m’a un peu perturbé. Mais une fois habituée au style, j’ai plongé dans cette saga familiale et ses personnages particuliers.

Le père (le vieux) qui opprime ses filles. La cadette, Christine, qui se marie un peu pour lui échapper. L’aînée qui reste avec son père (et qui aurait aimé que sa sœur reste avec elle). Le mari de Christine, Ambrose, qui va mettre un peu le bazar en adoptant un bébé trouvé dans un tonneau. Le fameux “garçon venu de la mer”, Brendan. Et enfin Declan, le fils “légitime” et jaloux de Christine et Ambrose.

Il y a des histoires de famille, de la jalousie, des ragots et de la superstition, les aventures vécues par les pêcheurs. Et puis les rêves des uns et des autres. Tout ça se passe dans un petit village du Donegal, en Irlande, dans les années 70. Il y a un petit peu de nostalgie dans ce roman. Le regret d’un monde qui change, parfois un peu trop vite.

Une jolie lecture !

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Extrait :- Brendan ? Brendan, tu dis ?

Ambrose regarda de nouveau le bébé et, pendant que son regard restait sur lui, un enchantement  s’empara de son visage à tel point que ses rides s’effacèrent et qu’il parut avoir cinq ans de moins. Ambrose avait toujours pensé que Brendan était un très beau prénom.

– Brendan, le garçon venu de la mer.

Christine sourit car elle aimait bien voir Ambrose s’amuser et elle avait toujours apprécié son originalité. Mais Phyllis l’étudiait avec froideur : quel genre d’homme rentre chez lui avec un bébé trouvé ? Il avait sûrement une idée derrière la tête. Depuis son parc, Declan observait lui aussi attentivement. Comme il ne parlait pas encore vraiment, ses instincts étaient à fleur de peau, frustres, et il comprenait ce qui se passait, il voyait même plus loin que Phyllis. Ce bébé n’allait partir nulle part, ce bébé allait rester là. Le monde tel qu’il l’avait connu avait pris fin.

Un roman qui fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL

Les oiseaux ne se retournent pas ♥

oiseauxSur le chemin de l’exil…
Roman graphique

Les oiseaux ne se retournent pas ♥

Nadia Nakhlé

Delcourt/Mirages (2020)

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Amel est prête. Elle a dit adieu à son pays, à ses amis, aux maisons, aux arbres, aux oiseaux, à sa terre. “Les hommes en noir ont piétiné tous nos espoirs“. Son pays est en guerre. Elle a 12 ans et est orpheline. Élevée par ses grands-parents trop vieux pour partir, elle va devoir les quitter pour s’engager sur les chemins de l’exil avec une famille de voisins.

Ses grands-parents lui ont dit :”Il faut que tu sois forte Amel. Tu dois vivre.”  Ils lui ont appris les règles à respecter pour survivre pendant son voyage. Avancer quoi qu’il arrive. Ne pas montrer ses peurs. Éviter les passeurs et les militaires. Ne faire confiance à personne. Amel doit même changer de nom. Elle s’appellera Nina. Nina Hudhad. Elle rejoint la famille Hudhad et ils partent. Mais rapidement, Nina va être séparée des autres et devoir apprendre à se débrouiller seule…

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“Les oiseaux ne se retournent pas” est un merveilleux roman graphique fait de beauté, de poésie et d’espoir…♥️

C’est sûr, le thème (une fillette de 12 ans chassée de chez elle par la guerre) n’est pas franchement drôle, ni gai. Mais ce n’est pas larmoyant du tout. On a parfois peur pour elle évidemment. On la plaint aussi. Mais au final, ce qu’on retient, ce sont les rencontres, les échanges, les apprentissages.

C’est un très bel ouvrage, tant pour l’histoire que les illustrations.

Le papier est épais, “texturé”, avec un grain que l’on sent en caressant les pages. Des pages très joliment ornées de motifs délicats, fleurs, oiseaux ou motifs orientaux. C’est vraiment très beau ! Je ne peux que vous encourager à aller le feuilleter en librairie ou en bibliothèque.

A lire !! ♥♥♥

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Feuilleter les premières pages (site de l’éditeur)

L’avis de Mo’

https://www.editions-delcourt.fr/sites/default/files/styles/bandeau_produit/public/2020-08/oiseaux-ne-se-retournent-pas.jpg?h=9ac45ef8&itok=V_IUzK0P

 

Cette semaine, nous sommes chez Moka

Le livre des animaux magiques de Fleur Daugey et Chiara Dattola

Un album fascinant qui renoue les liens entre l’Homme et de fabuleuses créatures.

Album pour la jeunesse à partir de 7 ans

Le livre des animaux magiques

de Fleur Daugey

et Chiara Dattola

Editions du Ricochet, novembre 2019,

44 pages- 18,50 euros

 

Thèmes: animaux, magie, croyances, Monde

 

Présentation de l’éditeur:Ceux aux quatre pattes sont venus avant ceux aux deux jambes. Ils sont nos grands-frères, nous venons d’eux. Parole d’un ancien du peuple Lakota

Dans notre imagination, les animaux ont toujours eu des pouvoirs magiques. Ce livre t’emmène dans un voyage au coeur des croyances de peuples du monde entier, des mythes ancestraux à la science d’aujourd’hui.”

 

“Le livre des animaux magiques” est un très bel album qui nous emmène aux quatre coins du monde. Grâce à lui, partez à la rencontre des peuples octroyant aux animaux des pouvoirs extraordinaires.

Si je connaissais certaines légendes citées dans “Le livre des animaux magiques”, d’autres m’ont franchement étonnée. Il est vrai qu’avec nos yeux d’Occidentaux, il est difficile par exemple de voir en la mygale une pythie. Certaines croyances de l’ancienne Europe m’ont charmée, pour ne citer qu’elle je pense à l’incroyable salamandre.

Les illustrations de Chiara Dattola, très colorées, se marient à merveille avec les textes de Fleur Daugey. Pour chaque animal, le symbole de l’étoile indique que le texte fait référence aux mythes tandis que la petite ampoule est là pour nous donner la vision scientifique. C’est très bien pensé!

De plus, la disposition des dessins sur une double page apporte du dynamisme. Et en regardant plus attentivement, on découvre de petits détails qui nous ont échappés la première fois.

Il est intéressant de constater que, de tous temps, les animaux ont été vénérés par différents peuples à travers le monde. “Le livre des animaux magiques” permet de se rendre compte que dans certains pays, les superstitions ont sauvé des espèces de l’extinction. Que ce soit par crainte ou par respect, les animaux bénéficiaient d’une protection qu’ils n’ont malheureusement plus à l’heure actuelle.

Un bel hommage à ces créatures extraordinaires.

 

~Melissande~

 

+ Le livre extraordinaire des animaux fantastiques de Tom Jackson et Val Walerczuk (présenté par Nathalie)

+Et pour les plus jeunes, un album présenté par Hérisson: Animaux en forme

+ De la même illustratrice : P’tit Jardin