La poule qui ne pondait pas – Album ♥

pouleAlbum à partir de 3/4 ans

La poule qui ne pondait pas ♥

Julie Paschkis

Adapté de l’américain par Gaël Renan

Le Genévrier (2016)

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Éditeur : Dans la cour de la ferme, toutes les poules pondent régulièrement des œufs. Toutes, sauf Pysanka, qui est bien trop occupée à regarder les couleurs du monde autour d’elle. Jusqu’au jour où…

En Ukraine, une pysanka est un œuf décoré et fabriqué avec des motifs de cire d’abeille teintés ou laqués. Chaque année, à l’occasion d’une grande fête des voisins réunissant amis et famille, on décore des œufs et l’on s’amuse. Ce livre est inspiré de cette tradition.

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Cet album m’a fait penser à un autre que j’aime beaucoup : Frédéric, le petit mulot poète de Léo Lionni (2ème album présenté)

Pysanka n’est pas vraiment une poule comme les autres. Au lieu de pondre, elle passe son temps à rêver, à regarder les nuages, les fleurs, les couleurs de la nature… Et le jour où (enfin ! diraient les autres poules) elle pond un œuf, forcement, il n’est pas comme les autres.

J’ai aimé cette histoire parce qu’elle parle du droit à la différence, du droit que l’on a à ne pas “rentrer dans le moule” parfois imposé par la société. Et de la liberté d’être qui l’on veut et de faire ce que l’on veut (dans le respect de certaines règles et des autres, bien évidemment, mais cette poule ne fait de mal à personne !!)

Et puis j’ai a-do-ré le dessin et les couleurs !!

Un gros coup de cœur.

Image prise sur le site de l’éditeur

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Le site de l’autrice

Le site de l’éditeur, Le Genévrier

Mois Amérique du nord anglophone chez Enna

L’incroyable histoire du coq qui ne voulait pas…

CoqRoman à partir de 9 ans

L’INCROYABLE HISTOIRE DU COQ QUI NE VOULAIT PAS FERMER SON BEC

Thomas Gerbeaux & Pauline Kerleroux

Collection Hibouk

La joie de lire (2021)

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Aujourd’hui c’est mercredi. Normalement, Jeanne reste à la maison avec son père ce jour là, sauf qu’aujourd’hui… il ne peut pas s’occuper d’elle, il doit partir.

Du coup, il la confie à la secrétaire de rédaction du journal dans lequel il travaille. Ancien vétérinaire, il écrit une chronique qui parle d’animaux et qui s’intitule “Pas si bête”.

Dans la salle de rédaction, Jeanne va faire la connaissance de Marguerite Duras, une journaliste que tout le monde appelle Margot.

Celle-ci est en train d’enquêter sur une étrange affaire et son article commence ainsi : “Le coq de l’île aux moutons est-il forcément coupable ?

Jeanne est originaire de cette île. Elle est donc très intéressée par cette enquête…

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Toute cette histoire est partie d’un fait divers réel : En 2019, le coq Maurice de l’île d’Oléron a été autorisé à chanter au terme d’un procès très médiatique devant le Tribunal correctionnel de Rochefort (Lire l’article du Monde). Je me souviens que j’avais été assez agacée en entendant parler de ça…

Quand on habite en ville, il y a le bruit des voitures, des avions, des gens, du métro… Et à la campagne, il y a du bruit aussi. Les animaux, les tondeuses, les gens, les voitures. Qui peut échapper au bruit aujourd’hui ? A moins d’habiter dans un endroit très isolé, et encore, il y aura toujours un chien pour aboyer ou un avion qui passe dans le ciel. Si on commence à faire des procès à tout ce qui fait du bruit, on n’a pas fini !! Bref, fin de la parenthèse.

Pour en revenir à ce roman, il est plutôt rigolo. Le narrateur est une fille de 11/12 ans, Jeanne et c’est elle qui va mener l’enquête.

Deux choses ne m’ont pas plu, mais ça n’a rien à voir avec l’histoire. Et ça ne dérangera probablement pas la plupart des enfants à qui est destiné ce roman (et c’est bien le principal !). Ce qui m’a déplu, ce sont les couleurs ! Elles sont super “flashy“, on dirait que c’est coloré au surligneur… Et puis le texte écrit en bleu assez clair sur du blanc, j’avoue que ça m’a un peu gêné aussi.

Mais sinon, les dessins sont amusants, très simples, stylisés. Et une partie du sujet est importante, c’est “faut-il croire tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux ?

Bref, une lecture intéressante et très chouette malgré ces couleurs qui m’ont “piqué” les yeux !! ;)

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Pour lire quelques pages (et voir quelques illustrations) c’est sur le site de l’éditeur

L’avis de Pépita

PETIT AIGLE – Conte musical végétarien

petit aigle

L’histoire du PETIT AIGLE élevé par des poulets

Texte de Jean-Philippe Vaillant
Illustrations et chansons de Mélodie Vaillant (Yucca)
Raconté par Carole Vaillant

Avec les voix de :

Dani Terreur (grand prix des Inrocks 2016) : Petit Aigle,
Lise : Aiglette,
Yucca : la Mère Poule
Carmen Maria Vega : Renard…

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Alors que Petit Aigle n’était qu’un œuf, un paysan l’a volé dans le nid de ses parents pour le rapporter à sa ferme. Il voulait le faire couver par une de ses poules, puis le dresser pour la chasse quand il serait adulte… C’est dans le nid de la petite poule bleue que l’œuf a été mis. Elle sait bien que ce n’est pas son œuf et elle voit bien que ce n’est pas un œuf de poule… Mais qu’importe ! Un cœur de mère bat sous son plumage bleuté et elle s’assied délicatement pour le tenir au chaud. Quand Petit Aigle casse sa coquille, tout le monde dans la basse-cour voit bien qu’il est différent : il est bleu quand les autres poussins sont jaunes, son bec est beaucoup plus crochu, ses pattes bien plus acérées et il est plus gros. Mais personne ne lui tient rigueur de toutes ses différences. Même le fermier le laisse tranquille ! Que faire d’un aigle qui ne vole pas ?

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Un très joli conte entrecoupé d’une douzaine de chansons.

Au départ, on ne peut que penser au conte d’Andersen, le vilain petit canard. Un petit qui est élevé par une autre famille que la sienne et qui est bien différent. Ici donc, c’est un aiglon qui est élevé par une poule dans la basse-cour d’une ferme. Il a été élevé comme un poulet et se comporte comme tel, picorant des graines et des vers et ne volant pas. Jusqu’au jour où…

Un conte qui parle de la différence, de la peur de l’étranger et du rejet qui peut en découler.

J’ai beaucoup aimé le texte, plein d’humour et de références à l’attention des parents (“Je croyais qu’elle venait de Bergerac dit le cochon, elle avait un si grand bec, que dis-je, un bec…), les jolies musiques et les chansons douces et rythmées à la fois.

Et puis, un conte avec un aigle végétarien, ça ne vous intrigue pas ?

Un des chansons pour vous donner une petite idée.

Lectures de Mai

Lectures diverses et variées de ce mois-ci

Maud Riemann – Patrick Lewis et Roberto Innocenti

Springer et Zidrou – Frédéric Marais

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Un conte : La petite poule rousse et le renard russe de Maud Riemann aux éditions Bilboquet (2005)

Un conte traditionnel. La petite poule  vit seule, mais elle a beaucoup d’amis. Elle est très gentille et n’hésite jamais à rendre service, à recoudre ou raccommoder ce qui a besoin de l’être. Le renard, qui a faim, va se servir de la gentillesse de Maroussia pour essayer d’en faire son déjeuner… L’histoire est amusante, mais ce qui est encore plus chouette, ce sont les illustrations. Ce sont des collages et on a vraiment une impression de 3D, c’est très réussi !

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Lectures Un album : La maison de J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti chez Gallimard (2010)

C’est une très jolie poésie, dans laquelle une maison nous raconte sa vie. Construite en 1656, une année de peste nous dit-elle, elle traverse les siècles, tombe en ruines puis renaît, différente mais pas forcement plus belle…

Chaque double page illustrée est à la fois identique (c’est la même maison, le même endroit) et en même temps très différente selon les saisons et le temps qui passe.

Un album découvert parce que je cherchais d’autres livres de Roberto Innocenti dont j’ai lu récemment le très effrayant “La petite fille en rouge” (un détournement du Petit Chaperon Rouge).  A découvrir pour ses splendides illustrations !

D’autres albums d’Innocenti : Rose BlancheL’auberge de nulle part

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Une bd : Le beau voyage de Springer & Zidrou chez Dargaud (2013) – Ado/Adulte

Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre.

Une histoire triste, touchante et émouvante, mais je n’ai pas vraiment aimé les illustrations et du coup, je l’ai lu très vite, trop vite sans doute…

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Un p’tit dernier ? Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions des Fourmis Rouges (2014) Lectures

Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. Mais un jour, un garçon trouve un morceau de bois bien droit et solide et décide de l’utiliser pour repousser le ciel de toutes ses forces.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, très belle, un genre de légende aborigène sur les débuts de la terre. J’ai eu un peu plus de mal avec les couleurs, juste un bleu très sombre et un rouge orangé avec quelques touches de blanc. On se croirait presque dans un volcan ! Une ou deux comme ça, je trouve ça beau, tout un album, ça a un côté “agressif” (le mot est mal choisi, je ne sais pas trop comment expliquer l’effet que ça me fait !) Lectures