La nuit en vérité de Véronique Olmi

 

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Toute la rentrée littéraire 2013, avis de lecteurs

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 Roman adulte
Rentrée Littéraire 2013

La nuit en vérité

de Véronique Olmi

roman

Albin Michel, août 2013
9782226249692, 309 pages
19€

Une mère et son fils. Un magnifique immeuble parisien. Un collège des beaux quartiers. Un tableau idyllique qui se construit sous nos yeux pour s’effondrer aussitôt.
Une mère célibataire très jeune, femme de ménage. Un jeune garçon sans ami, tête de turc au collège. Une vie l’un avec l’autre, l’un pour l’autre, toujours.

C’est le récit de cette vie, jour après jour que nous livre Véronique Olmi. De leur rapport. Des micro changements qui peu à peu changent tout. Une quête de liberté, une quête d’identité.

Ce jeune garçon, Enzo Popov, un peu gros, est touchant par sa vision de la vie, par sa faiblesse et ses forces. On assiste à un harcèlement scolaire poussé à son paroxysme dans une indifférence générale qui fait mal. On voit les mensonges, ceux faits aux autres et ceux faits à soi-même, les quais de Paris, la lecture, le dessin, les rideaux à laver, trop laver. On sent les deux personnages qui se perdent peu à peu. Liouba,humiliée par la société et notamment ses patrons, apprentie maman d’un adolescent alors qu’elle est tout juste adulte ne sait pas vraiment faire face pourtant elle est là pour lui, toujours.

Un élément fantastique et historique survient alors dans l’histoire, lui apportant une autre profondeur… Une inclusion pas forcément nécessaire à l’histoire mais qui permet de rebondir et de donner encore plus d’accroche aux lecteurs.

Un roman avec une trame narrative souvent floue qui met l’accent, avec brio, sur les liens entre une mère et son fils. Un univers intime dans lequel on s’installe pour suivre nos protagonistes, envers et contre tout. Puissant et dérangeant !

 

+ Le site de la rentrée littéraire d’Albin Michel

+ Challenge 1% rentrée littéraire

+ D’autres romans où il est question de harcèlement scolaire : La liste, Enfer au collège d’Arthur Tenor, Harcèlement de Jimenes

+ La rentrée littéraire est officiellement lancée, retrouvez mes avis sur La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb, Le quatrième mur de Sorj Chalandon, Idiophatie de Sam Byers

 

La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb {RL2013}

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Toute la rentrée littéraire 2013, avis de lecteurs

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Roman adulte
Rentrée Littéraire 2013

La Nostalgie heureuse

d’Amélie Nothomb

Audiolib, 21 août 2013
(version papier Albin Michel)
9782356416254, 18€

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Thèmes : Japon, enfance, souvenir, tournage, Kobé, Fukushima,

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La rentrée littéraire se fait aussi en audio grâce à Audiolib, avec la sortie conjointe du nouveau roman d’Amélie Nothomb et de sa version audio, lue par Cathy Min Jung.

2h33 d’écoute, portée par une voix envoûtante qu’on associe à celle d’Amélie Nothomb grâce à l’utilisation de la première personne tout au long de ce roman. Car plus qu’un roman La Nostalgie Heureuse est une autofiction et raconte quelques mois de la vie d’Amélie Nothomb, en 2012.

L’auteur, qui nous a déjà plusieurs fois parlé d’elle, dans Stupeur et Tremblements ou dans Ni d’Eve ni d’Adam, revient sur ses liens avec le Japon, qu’elle a quitté à l’âge de 5 ans, puis retrouvé à 20 ans pour le quitter encore. Son voyage en 2012 la mène sur les traces de son passé et c’est de sa plume habile qu’elle nous livre à la fois ses souvenirs et sa redécouverte d’un Japon touché par des catastrophes naturelles.

 Sur les traces de son passé, accompagnée d’une équipe de tournage, Amélie Nothomb rejoue des partitions d’enfance avec sa nounou, redécouvre son école, se perd dans la foule et surtout retrouve cet homme qu’elle a quitté il y a près de 20 ans, qu’elle a abandonné.

Une très belle découverte du Japon sous les cerisiers en fleur mais aussi une macabre découverte, celle de ces lieux détruits par les tremblements de terre ou le raz de marée. L’auteur nous livre ses pensées, ses états d’âmes, ses déceptions.

Si l’exercice est réussi ce roman n’est finalement qu’un témoignage personnel d’un séjour au Japon sans réel intérêt pour qui n’a pas suivi le parcours d’Amélie Nothomb. Loin des romans qui ont fait son succès La Nostalgie Heureuse est un joli journal de bord qui nous permet de découvrir pas à pas son retour au Japon. Si l’histoire avec son ancien amoureux pimente un peu le début du livre, l’ensemble est assez convenu, sans grands moments. Seule l’histoire de sa traductrice japonnaise me restera sans doute en mémoire, cependant je ressors de cette lecture audio avec l’envie grandissante de visiter le Japon.

Une auto-fiction pleine de souvenirs attendrissants et une découverte du Japon sous la plume agréable d’Amélie Nothomb, ici portée par la voix de Cathy Min Jung.

Ecouter un extrait :

+ Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013

La ligue des coeurs brisés – Pamela Wells

Roman pour adolescents

La ligue des coeurs brisés

de Pamela Wells

traduit par Cécile Leclère

Albin Michel, juin 2013
384 pages
9782226247612, 13,90€

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La ligue des coeurs brisés est une lecture estivale pour adolescente très girly et touchante à la fois.

Quatre amies, dont trois qui se font quitter le même jour, voilà un hasard qui conduit ces jeunes filles à se réconforter, notamment à l’aide d’un code de 25 règles pour oublier et passer à autres choses. 25 conseils avisés d’une célibataire…

Règle n°1 Toute communication avec l’Ex, par e-mail, SMS ou autre, est formellement interdite. Supprimez son nom de votre carnet d’adresses mail.
Règle n°2 Il est interdit d’appeler le répondeur de l’Ex simplement pour entendre sa voix.
Règle n°3 Il est interdit d’écrire lettre ou texto pour avouer à l’Ex qu’il vous manque.
Règle n°4 Oubliez la date d’anniversaire de l’Ex.
Oubliez qu’il est né.
Règle n°5 Il est impératif d’attendre que deux semaines se soient écoulées sans penser à l’Ex avant de sortir avec qui que ce soit.

La narration alterne entre les quatre jeunes filles nous permettant de découvrir leurs histoires. Quatre histoires qui s’entrecroisent : histoires d’amour, d’amitié, avec un brin de famille. Ces 25 règles établies, rappelées en titre de chapitre, mais qui semblent là surtout pour être transgressées apportent du punch à l’ouvrage. Chaque situation fait écho à une règle, un secret ou une révélation de plus.

Sydney était avec Drew depuis deux ans. Ils se disputaient souvent mais elle est totalement sous le choc de cette rupture. Et terriblement amoureuse.

Raven est beaucoup plus volage et elle ne regrette pas vraiment cette séparation. Mais comment ne pas retomber tout de suite dans une autre histoire, au risque qu’elle finisse pareil ?

Kelly aime un jeune homme et pense être aimée en retour. Elle s’aperçoit finalement que ce n’est pas le cas et à bien du mal à faire face à cette situation.

Alexia, éternelle célibataire, fille de psychologues est là pour les écouter. Sauf que rapidement elle va elle aussi tombée amoureuse!

Les jeunes filles sont attachantes et même si les coïncidences sont un peu trop nombreuses pour qu’on croit à cette histoire, on passe un agréable moment.

Bien que le point de départ de l’histoire soit triste le ton est très volontaire et dynamique, pas d’inquiétude pour le lire à la plage, célibataire ou non!

+ Les avis

+ Vous avez aimé ce livre ? Vous pourriez aimer 2 filles + 3 garçons – les parents = 10 choses que nous n’aurions pas du faire

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♥ La mafia du chocolat – Gabrielle Zevin ♥

Roman dystopique pour adolescent

La mafia du chocolat

Gabrielle Zevin

Traduit par Cécile Chartre

Albin Michel, 2012
Wiz, 390 pages
9782226242709, 16€

Thèmes : chocolat, énergie, environnement, mafia, prison, déficience mentale, relation enfant/grand-parent, relation frère/soeur, dystopie, lycée.

La fille chérie du défunt parrain du chocolat n’a que faire de son héritage. Pour elle, la vie doit être une routine absolue. Aller au lycée, prendre soin de son frère adoré et de sa grand-mère mourante. Et surtout, éviter Gable, parfait loser et ex-petit ami. Oui, tout allait bien jusqu’à ce que cet imbécile de Gable soit empoisonné par le chocolat issu de la fabrique illégale des Balanchine. Que la police la croie coupable, passe encore.
Qu’elle se retrouve à la une des journaux télévisés, inévitable. Qu’on la harcèle au lycée en la traitant de criminelle, d’accord. Mais voir revenir dans sa vie sa famille mafieuse au complet est le pire des châtiments. Anya se demande si elle ne va pas devoir renoncer aux cours et sortir son revolver, histoire de mettre de l’ordre dans les affaires…

 

Bien que ce roman soit encore une dystopie, pas de Hunger Games ici (cf. Glow) ! Le monde n’est pas si différent du notre,  mais le chocolat (tout comme le café) est devenu illégal, car c’est une drogue (et ça c’est vrai… d’ailleurs rien que d’en parler je mange un carreau de chocolat en écrivant cet article!). Pour le reste il y a forcément des changements écologiques, avec une grande absence de verdure et de fruits, mais les gens vivent toujours à peu près pareil  et notre héroïne va au lycée.

Histoire de lycéenne donc, histoire d’amour aussi comme la couverture l’annonce. Mais avant tout histoire de vie, car cette jeune fille, notre narratrice, n’a pas une vie facile et gère beaucoup de chose. Orpheline elle s’occupe de son frère et sa soeur, dans un contexte familial très compliqué, celui d’un réseau mafieux de chocolat.

L’univers est très complet, très bien décrit et on imagine tout à fait ce monde si proche du notre. Les personnages sont une des forces de ce roman, ni bons ni mauvais généralement, juste des hommes avec leur passé, leurs erreurs, leur caractère. J’ai apprécié que cette mafia ne soit pas à la fois complètement dénigrée ou louée, juste bien expliquée, avec ses bons et ses mauvais côté. Si les personnages sont tous très intéressants l’entourage d’Anya est particulièrement touchant. Sa grand-mère allitée à la mémoire qui flanche, son grand frère un peu limité, sa petite soeur si exubérante et bien sûr ses amis. Une galerie riche mais que l’on appréhende sans soucis.

Une écriture qui m’a d’abord suprise car je la trouve assez éloignée de Je ne sais plus pourquoi je t’aime, mais ici aussi les affres de l’amour et de l’adolescence sont explorés, sont même bien explorés. L’écriture est forte, directe, sans faux semblants souvent, sans pour autant que les sentiments et reflexions soient laissés de coté. C’est percutant et l’on a bien du mal à reposer ce livre car l’intrigue est vive, bien menée, alternant révélation, action et sentiment. J’ai particulièrement aimé les petites interventions de la narratrice à notre égard, car elle joue alors avec nos attentes en nous parlant directement.

Si ce tome se suffit à lui même, la fin étant semi close, une suite existera. Je la lirai, cela ne fait aucun doute, car Anya a su me marquer, je ne compte pas la laisser en cours de route!

Une dystopie magistrale plus axée sur les personnages que la science-fiction, qui se dévore comme une tablette de chocolat!

 + Les avis de Bouma, FantasiaClarabel

+ Le site de l’auteur Gabrielle Zevin

+ Le tome 2 de Birthright, Because It Is My Blood vient de sortir aux USA.

+ Challenge  Jeunesse et Ya#2.

 Idée cadeau de noël ou autre pour adolescente