Le grand Meaulnes – Un classique !

Meaulnes

A partir de 12/13 ans

Le Grand Meaulnes

Alain – Fournier

Le livre de poche (1971/ EO 1913)

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Une lecture commune avec Blandine et Une ribambelle d’histoires

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François Seurel, un jeune garçon de 15 ans, habite avec ses parents dans la grande maison rouge qui jouxte l’école. Ses parents sont instituteurs. François, suite à une maladie, ne sort guère jouer avec les autres enfants… Pour s’occuper, pendant que son père est à la pêche et que sa mère coud, il lit. Sa vie va être bouleversée par l’arrivée d’Augustin Meaulnes, mis là en pension par sa mère.

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Le Grand Meaulnes, c’est un roman que j’ai essayé de lire au moins deux fois. Sans succès, à chaque fois il m’était tombé des mains au bout d’une quarantaine de pages. Cette fois-ci pourtant, encouragée par la lecture commune, je me suis dit qu’il fallait que j’aille jusqu’au bout. J’ai donc persévéré dans ma lecture, et je ne le regrette pas !

En effet, passé les 40/50 premières pages, l’histoire prend un tout autre tournant avec “l’aventure” vécue par Augustin Meaulnes. Une aura de mystère, de romantisme vient planer sur cette équipée au cours de laquelle il est tombé désespérément amoureux d’une jeune femme rencontrée par hasard au cours d’une étrange fête…

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Extrait :

“Je n’avais guère été, jusqu’alors, courir dans les rues avec les gamins du bourg. Une coxalgie, dont j’ai souffert jusque vers cette année 189…, m’avait rendu craintif et malheureux. Je me vois encore poursuivant les écoliers alertes dans les ruelles qui entouraient la maison, en sautillant misérablement sur une jambe…

Aussi ne me laissait-on guère sortir. Et je me rappelle que Millie (sa mère), qui était très fière de moi, me ramena plus d’une fois à la maison, avec force taloches, pour m’avoir ainsi rencontré, sautant à cloche-pied, avec les garnements du village.

L’arrivée d’Augustin Meaulnes, qui coïncida avec ma guérison, fut le commencement d’une vie nouvelle.”

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Texte intégral en PDF

Site consacré au Grand Meaulnes

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Un livre qui participe à notre challenge : Cette année, je relis des classiques

Classique

Les délices de Tokyo – Mois du Japon

délices

Un roman exquis et délicat

Les Délices de Tokyo

Durian Sukegawa

Albin Michel (2016)

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Sentarô tient une échoppe qui fabrique et vend des “dorayaki” une pâtisserie japonaise composée de deux sortes de”pancakes” et fourrée d’une pâte de haricots rouge nommée “an”. Il est là suite à un concours de circonstances, mais n’a qu’une hâte, pouvoir arrêter pour faire autre chose. Devenir écrivain par exemple… Un jour pourtant, suite à une rencontre, son avis va évoluer…

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La gourmande que je suis ne pouvait qu’être attirée par ce titre ! D’autant plus que j’aime beaucoup cette fameuse pâte de haricot qui entre dans la composition de plusieurs pâtisseries japonaises…

C’est une histoire qui parle de pâtisseries et de la cuisson des haricots certes, mais c’est vraiment loin d’être le plus important dans cette histoire. Le plus important, c’est le secret de la connaissance de cette vieille femme, Tokue. Secret que je ne vous divulguerais pas, bien évidemment. Et c’est aussi l’amitié qui va finir par lier Sentarô, Tokue et une jeune fille, Wakana.

C’est un secret terrible, qui a conditionné toute la vie de cette femme et qui va changer la vie de Sentarô. Une très jolie découverte ! Du coup, j’ai acheté le film…

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Extrait : “Après le départ de Tokue, il avait jeté la boîte hermétique à la poubelle, telle quelle. Non sans scrupules, mais il n’avait pas envie d’y goûter. Néanmoins, chaque fois qu’il soulevait le couvercle de la poubelle, la boîte lui faisait de l’oeil. Au bout d’un moment, il l’avait repêchée. S’il y goûtait ne serait-ce qu’une lichette, il aurait fait son devoir, lui semblait-il. Mais cette bouchée lui avait fait froncer les sourcils. La pâte de haricots de Tokue n’avait rien à voir  avec celle du seau en plastique.”

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Ce roman est ma 1ère participation au challenge “Un mois au Japon 2019” chez Lou & Hilde

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Né d’aucune femme – Prix des Lectrices ELLE (28)

né

Né d’aucune femme ♥
Franck Bouysse

La Manufacture de livres (2019)

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Présentation de l’éditeur :

” Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
— Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
— Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers… Ceux de Rose.”
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

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Wow. Quelle claque ! Un roman que j’ai eu du mal à lâcher une fois commencé. Pourtant, j’ai eu besoin, à plusieurs reprises, de faire des pauses. De reprendre mon souffle, mes esprits. Une histoire, des mots qui m’ont emportés, tout simplement.

L’histoire, c’est celle de Rose. Une jeune fille “vendue” par son père pour quelques pièces. Et qui se retrouve sous la coupe d’un homme et de sa mère, obligée de leur obéir en tout. On se met à transpirer, à imaginer le pire…

Il y a plusieurs voix dans ce roman. Celle de Rose bien sûr, mais aussi celles de son père, de sa mère, du curé ou encore celle d’Edmond. Toutes sont emplies d’émotions, la tristesse, la colère, le remords…

Magnifique ! ♥

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Une chose est sûre, c’était mon premier “Franck Bouysse“, ça ne sera pas le dernier !

Extrait :

“Je venais d’avoir quatorze ans. Je vivais à la ferme, avec mon père, ma mère et mes trois sœurs. Les Landes, que ça s’appelait. D’ailleurs, ça doit bien toujours s’appeler pareil, étant donné que les endroits changent pas facilement de nom, même quand les gens s’en vont. On était quatre filles, nées à un an d’écart. J’étais l’aînée. Les filles valent pas grand-chose pour des paysans, en tous cas, pas ce que des parents attendent pour faire marcher une ferme, vu qu’il faut des bras et entre les jambes de quoi donner son nom au temps qui passe, et moi et mes sœurs, on a jamais rien eu de ce genre entre nos jambes. Si j’ai pas entendu mille fois mon père dire que les filles c’est la ruine d’une maison, je l’ai pas entendu une seule.”

 

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Le site de l’éditeur

ELLE

28ème lecture / 28 +1

Vigile – Prix des Lectrices ELLE (27)

Vigile

Comment imaginer le quotidien sans l’être aimé ?

VIGILE
Hyam Zaytoun

Le Tripode (2019)

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Présentation de l’éditeur : Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir… il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.
Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun confie son expérience d’une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l’antichambre de la mort.

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Vigile : Qui se rapporte à l’état de veille, qui survient à l’état de veille

On sent bien l’angoisse ressentie par cette femme à l’idée de perdre son compagnon, son amant, son confident, le père de ses enfants. Et il n’est pas encore parti pourtant, mais le manque est déjà là, cruel.

Un court récit, 125 pages à peine, qui raconte l’un de ces moments dans une vie où l’on a l’impression que le temps s’est arrêté. Où plus rien ne compte, plus rien n’a d’importance que cette vie en suspens, presque entre parenthèses. Rien ne compte plus que les visites à l’hôpital et cette attente qui n’en finit pas : va t-il se réveiller ?

Un témoignage dans lequel on est un spectateur impuissant (mais pas un voyeur) de la détresse et de la douleur d’une personne qui sent partir l’être aimé.

A la peur de la perte s’ajoute l’angoisse du lendemain, du quotidien à assurer, seule avec deux enfants. Et la narratrice de s’interroger : Est-elle, sera t-elle une bonne mère ?

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Et ça n’a rien à voir avec l’histoire, mais je trouve la couverture absolument magnifique !

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur (en bas de page)

ELLE

27ème lecture / 28 +1

(Ordre de lecture, pas de présentation)

Du même éditeur : De pierre et d’os