Bibi – Album joli !

Bibi
Être “humain”, n’est-ce pas prendre soin des autres ?
Album dès 3/4 ans

Bibi

Jo Weaver

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Rose-Marie Vassalo

Kaléidoscope

L’école des loisirs (2022)

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Bibi est la plus vieille de la colonie. Tous les matins, c’est la première réveillée. Elle a tout appris aux autres flamands roses. Comment bien lisser ses plumes ou se tenir sur une patte. Elle apprend aux futurs parents où construire leur nid et comment le bâtir.

C’est également elle qui guide la colonie quand il faut changer d’endroit parce que le lac s’assèche. Bref, depuis toujours, elle prend soin des autres.

Mais le jour où Bibi commence à se sentir fatiguée, qui va prendre soin d’elle ?

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L’histoire est vraiment très jolie. Cette “Maman”, doyenne des flamands, qui transmet ses savoirs et aide tout un chacun est vraiment adorable. On attend la fin de l’histoire avec une pointe d’inquiétude… Un album qui parle de solidarité, d’entraide et aussi de la sécheresse avec ce soleil qui tape si fort qu’il assèche le lac, obligeant les flamands à bouger…

Les illustrations sont très particulières. J’aurais dit que c’était du pastel gras, mais il semble que Jo Weaver soit une adepte du fusain. En tous cas, le rendu est très doux ! On a envie de caresser ces petits poussins duveteux.

Une jolie découverte !

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Bibi

Illustration provenant du site de Jo Weaver

Du même auteur, dans la même collection existe aussi : Mon tout-petit, Petite baleine et Petits tigres.

Son site (en anglais, mais vous pourrez y voir plein d’illustrations)

Pour le même âge, d’autres albums avec des flamands roses : Ça penche ! et Flamingo

Antigone peut-être – Album poétique ♥

AntigoneAntigone peut-être ♥

Martine Delerme

éd. Cipango (2022)

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Ouvrage paru dans une première édition en 2007 chez Panama

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Présentation éditeur : Elles s’appellent… Tatiana, Fatia, Juliette, Dolma, Keïko, Émilie, Antigone peut-être…

Martine Delerm livre avec cet ouvrage un témoignage fort et poétique sur l’enfance sacrifiée, particulièrement celle des filles, éternelles prisonnières des barbelés que leur tisse le monde, auxquelles est donnée ici une voix multiple.

Avec une postface inédite et le texte intégral en fin d’ouvrage.

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Une couverture aux dessins très doux. Un titre un peu intrigant. Voilà ce qui m’a tenté dans cet album. Je l’ai lu plusieurs fois depuis qu’il est arrivé chez moi. Et puis, je ne savais pas. Comment le présenter, comment en parler.

Parce qu’il m’a donné la chair de poule, qu’il m’a fait pleurer. Il est terrible ce poème (car c’en est un). En quelques phrases, on voit tout, on ressent tout. La guerre, la misère, l’enfermement.

Je mentirais si je disais que c’est amusant. C’est une sorte de constat implacable. Et presque sans espoir. Sauf, peut-être…

A lire, relire et faire lire.
Sans hésiter.

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Découvrir d’autres beaux albums aux éditions Cipango.

Le mythe d’Antigone, j’en avais entendu parler depuis longtemps, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. C’est un autre album qui m’a renseigné et donné envie de lire la pièce.

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La fille du Rajah – Conte indien

RajahConte indien
A partir de

La fille du Rajah

France Alessi & Marie Diaz (ill.)

bilbOquet (2005)

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La fille du Rajah, la princesse Sîtâ naquit un jour sans un pleur. Elle grandit et apprit à lire, à compter et à écrire avant même d’avoir 5 ans. Et cela, grâce à un homme très savant, maître Mashâ. A 6 ans, elle découvrit le chant, à 8, la poésie et à 10 ans elle connaissait toute l’histoire des Dieux.

C’était la plus heureuse des princesses de l’Inde.

La veille de ses 15 ans, son père décida qu’il était temps qu’elle prenne un époux. Et c’est là que l’histoire se gâte…

Car l’amour peut vite se transformer en jalousie !

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Rajah

Le “mauvais” point est pour l’histoire. Elle est très “classique”. Le bien triomphe du mal, ça encore, ça ne me dérange pas, mais elle est surtout bien trop courte ! J’ai eu l’impression que l’on me faisait le résumé d’une histoire beaucoup plus longue… Certains passages passent vraiment trop vite.

Mention spéciale pour le père qui adore soi-disant sa fille : il préfère la perdre plutôt que de perdre ses biens ! Bref, on se calme, c’est une histoire !!

Dommage donc, car j’aurai bien aimé rester plongée plus longuement dans ces pages magnifiques. Les illustrations sont splendides et très colorées. Les couleurs sont vives et éclatantes (je dirais que c’est de la peinture), ce que ne montre pas la couverture. C’est vraiment très très beau !

Le site de l’illustratrice

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D’autres lectures, d’auteurs indiens ou qui se déroulent en Inde.

Un livre lu dans le cadre du RAT (Read-A-Thon ou marathon de lecture)

organisé par

Les participantes à ce week-end :

Bidib (Insta), Blandine, Jojo en Herbe (Insta), Hilde

     légendes

Tetti, la sauterelle de Vincent de Caroline Lamarche et Pascal Lemaître

Un album touchant, véritable hommage à la beauté de la nature sublimée par l’art

Tetti

Album pour la jeunesse dès 6 ans

Tetti, la sauterelle de Vincent

de Caroline Lamarche

et Pascal Lemaître

Ed. L’école des loisirs, coll. Pastel, avril 2021-12,70 euros

Thèmes: peinture, sauterelle, couleurs, Van Gogh, paysages, solitude, mort

 

Présentation de l’éditeur: “Je viens de finir un paysage représentant un champ d’oliviers avec des feuilles grises, un peu comme celles des saules, leur ombre violette projetée sur le sol sableux ensoleillé.” Vincent Van Gogh, juillet 1889

 

Ce très bel album est un feu d’artifice coloré, à l’image de l’œuvre de Vincent Van Gogh; où l’ombre de la mort s’invite au cours de l’été. Bien que destiné à un jeune public, Tetti, la sauterelle de Vincent aborde en douceur la mort et les regrets d’une vie courte mais laborieuse.

Si l’enfant ne comprendra pas tout de suite le message véhiculé, l’adulte quant à lui appréciera ces moments volés en compagnie du peintre et de sa nouvelle amie. On retrouve dans Tetti, la sauterelle de Vincent une certaine nostalgie inspirée par cet été qui s’achève, où Mistral sans pitié balaie tout sur son passage.

Mais c’est avant tout une histoire d’amitié pudique et silencieuse entre le génie incompris et le fragile insecte. C’est d’ailleurs à partir de fragments d’insectes découverts récemment collés sur la toile “Les olivers” que Caroline Lamarche a eu l’idée de créer cet album.

En somme, Tetti, la sauterelle de Vincent est un album poétique et tendre avec un thème hors du commun.

 

~Melissande~

 

+Pour découvrir le challenge “L’art dans les albums” présenté par Nathalie: c’est ici

+ Voici un autre album délicat rendant hommage aux paysages de Provence: Le plus grand peintre du monde de Michaël Morpurgo