Antigone peut-être – Album poétique ♥

AntigoneAntigone peut-être ♥

Martine Delerme

éd. Cipango (2022)

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Ouvrage paru dans une première édition en 2007 chez Panama

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Présentation éditeur : Elles s’appellent… Tatiana, Fatia, Juliette, Dolma, Keïko, Émilie, Antigone peut-être…

Martine Delerm livre avec cet ouvrage un témoignage fort et poétique sur l’enfance sacrifiée, particulièrement celle des filles, éternelles prisonnières des barbelés que leur tisse le monde, auxquelles est donnée ici une voix multiple.

Avec une postface inédite et le texte intégral en fin d’ouvrage.

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Une couverture aux dessins très doux. Un titre un peu intrigant. Voilà ce qui m’a tenté dans cet album. Je l’ai lu plusieurs fois depuis qu’il est arrivé chez moi. Et puis, je ne savais pas. Comment le présenter, comment en parler.

Parce qu’il m’a donné la chair de poule, qu’il m’a fait pleurer. Il est terrible ce poème (car c’en est un). En quelques phrases, on voit tout, on ressent tout. La guerre, la misère, l’enfermement.

Je mentirais si je disais que c’est amusant. C’est une sorte de constat implacable. Et presque sans espoir. Sauf, peut-être…

A lire, relire et faire lire.
Sans hésiter.

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Découvrir d’autres beaux albums aux éditions Cipango.

Le mythe d’Antigone, j’en avais entendu parler depuis longtemps, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. C’est un autre album qui m’a renseigné et donné envie de lire la pièce.

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La fille du Rajah – Conte indien

RajahConte indien
A partir de

La fille du Rajah

France Alessi & Marie Diaz (ill.)

bilbOquet (2005)

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La fille du Rajah, la princesse Sîtâ naquit un jour sans un pleur. Elle grandit et apprit à lire, à compter et à écrire avant même d’avoir 5 ans. Et cela, grâce à un homme très savant, maître Mashâ. A 6 ans, elle découvrit le chant, à 8, la poésie et à 10 ans elle connaissait toute l’histoire des Dieux.

C’était la plus heureuse des princesses de l’Inde.

La veille de ses 15 ans, son père décida qu’il était temps qu’elle prenne un époux. Et c’est là que l’histoire se gâte…

Car l’amour peut vite se transformer en jalousie !

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Rajah

Le “mauvais” point est pour l’histoire. Elle est très “classique”. Le bien triomphe du mal, ça encore, ça ne me dérange pas, mais elle est surtout bien trop courte ! J’ai eu l’impression que l’on me faisait le résumé d’une histoire beaucoup plus longue… Certains passages passent vraiment trop vite.

Mention spéciale pour le père qui adore soi-disant sa fille : il préfère la perdre plutôt que de perdre ses biens ! Bref, on se calme, c’est une histoire !!

Dommage donc, car j’aurai bien aimé rester plongée plus longuement dans ces pages magnifiques. Les illustrations sont splendides et très colorées. Les couleurs sont vives et éclatantes (je dirais que c’est de la peinture), ce que ne montre pas la couverture. C’est vraiment très très beau !

Le site de l’illustratrice

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D’autres lectures, d’auteurs indiens ou qui se déroulent en Inde.

Un livre lu dans le cadre du RAT (Read-A-Thon ou marathon de lecture)

organisé par

Les participantes à ce week-end :

Bidib (Insta), Blandine, Jojo en Herbe (Insta), Hilde

     légendes

Tetti, la sauterelle de Vincent de Caroline Lamarche et Pascal Lemaître

Un album touchant, véritable hommage à la beauté de la nature sublimée par l’art

Tetti

Album pour la jeunesse dès 6 ans

Tetti, la sauterelle de Vincent

de Caroline Lamarche

et Pascal Lemaître

Ed. L’école des loisirs, coll. Pastel, avril 2021-12,70 euros

Thèmes: peinture, sauterelle, couleurs, Van Gogh, paysages, solitude, mort

 

Présentation de l’éditeur: “Je viens de finir un paysage représentant un champ d’oliviers avec des feuilles grises, un peu comme celles des saules, leur ombre violette projetée sur le sol sableux ensoleillé.” Vincent Van Gogh, juillet 1889

 

Ce très bel album est un feu d’artifice coloré, à l’image de l’œuvre de Vincent Van Gogh; où l’ombre de la mort s’invite au cours de l’été. Bien que destiné à un jeune public, Tetti, la sauterelle de Vincent aborde en douceur la mort et les regrets d’une vie courte mais laborieuse.

Si l’enfant ne comprendra pas tout de suite le message véhiculé, l’adulte quant à lui appréciera ces moments volés en compagnie du peintre et de sa nouvelle amie. On retrouve dans Tetti, la sauterelle de Vincent une certaine nostalgie inspirée par cet été qui s’achève, où Mistral sans pitié balaie tout sur son passage.

Mais c’est avant tout une histoire d’amitié pudique et silencieuse entre le génie incompris et le fragile insecte. C’est d’ailleurs à partir de fragments d’insectes découverts récemment collés sur la toile “Les olivers” que Caroline Lamarche a eu l’idée de créer cet album.

En somme, Tetti, la sauterelle de Vincent est un album poétique et tendre avec un thème hors du commun.

 

~Melissande~

 

+Pour découvrir le challenge “L’art dans les albums” présenté par Nathalie: c’est ici

+ Voici un autre album délicat rendant hommage aux paysages de Provence: Le plus grand peintre du monde de Michaël Morpurgo

Un million d’ huîtres au sommet de la montagne ♥

huïtresAlbum documentaire
A partir de 8 ans

UN MILLION D’ HUÎTRES

AU SOMMET DE LA MONTAGNE ♥

Alex Nogués & Miren Aiain Lora (ill.)

Traduit de l’espagnol par Sébastien Cordin

Les éditions des éléphants (2022)

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Dès la première page, le narrateur nous invite à le suivre. Il nous demande si nous avons remarqué tous les animaux présents dans la page. Mais ce n’est pas de ça dont il veut nous parler. Il faut aller voir plus loin. Après avoir admiré un nuage en forme de baleine, puis un joli bois bucolique avec un torrent, il nous presse d’aller encore plus loin.

Nous y voici enfin. Où ça ? Mais au sommet de la montagne voyons ! Et qu’y a t’il de si surprenant en haut de cette montagne ? Il y a des centaines, des milliers, des millions d’ huîtres !! Comment elles sont arrivées là ? Ont-elles escaladé la montagne ? Sont-elles tombées avec la pluie ? Est-ce que ce sont des pierres en forme d’ huîtres ?

Pour connaître l’incroyable réponse, il va falloir que tu lises le livre… ;)

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Un million d’ huîtres… est un album documentaire qui m’a enchanté ! D’abord, j’ai beaucoup aimé la façon dont est raconté l’histoire, le fait que le narrateur nous parle et nous invite à le suivre. Les conseils qu’il donne aussi. Et cette invitation a observer la nature. L’auteur, géologue, partage son métier/sa passion avec nous d’une bien agréable manière !

Les illustrations m’ont beaucoup plu aussi. Elles sont précises, pleines de détails et et ont des couleurs très douces.

A la fin de l’ouvrage, un glossaire permet de comprendre les mots ou les notions les plus difficiles. Et enfin, les auteurs se présentent à leur manière dans les deux dernières pages.

Une très belle découverte pour moi, et un livre que les enfants auront plaisir à lire et à relire !

Dernier détail important : Comme tous les albums aux éditions des éléphants, les livrets sont collés et cousus, le papier épais et la couverture solide !

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Mini bio d’Alex Nogués sur Ricochet

L’illustratrice sur Insta

Chez le même éditeur, un autre album documentaire très intéressant : Les pieds dans la terre

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