L’énigme de la patte de chat – roman jeunesse

patte

Petits romans à partir de 8 ans

L’énigme de la patte de chat

Enquêtes au muséum

Laurence Talairach

Ill. de Titwane

Plume de Carotte (2019)

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 Cette collection est réalisée en partenariat avec la Conférence permanente des muséums de France.

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Alice et sa copine Zoé, “aidées” par Clarence le petit frère d’Alice, ont décidé d’élucider un mystère. En effet, les deux filles se sont aperçues que quelqu’un se faufilait chaque nuit dans le Muséum. Mais pour y faire quoi ? Les trois enfants vont suivre le mystérieux inconnu pour essayer de comprendre ce qu’il trafique dans le musée… Et la première chose que va voir Clarence en entrant,  c’est une trace de patte de chat !

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A partir de 8 ans

Pour bons lecteurs car il faut déjà posséder un bon vocabulaire (ou ce sera l’occasion d’apprendre à chercher un mot dans le dictionnaire !)

Une petite enquête (60 pages) amusante et qui donne envie de lire le suivant car la fin arrive trop vite ! Au cours de l’enquête, on entend parler d’un dodo, oiseau qui vivait à l’île Maurice et qui a disparu depuis plus de 300 ans. Voilà à quoi il ressemblait :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ae/Dronte_dodo_Raphus_cucullatus.jpg/290px-Dronte_dodo_Raphus_cucullatus.jpg

Dodo (oiseau) – Wikipédia

L’histoire est suivie d’une douzaine de pages documentaires qui parlent du muséum d’Histoire naturelle d’Oxford où se déroule cette histoire, de la conservation des espèces ou encore de Lewis Caroll.

Moi ça m’a donné très envie d’aller voihttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ad/Oxf-uni-mus-nhi.jpgr ce musée…

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Lire les 2 premiers chapitres (site de l’éditeur)

Un quinzaine de titres sont déjà parus dans cette série “Enquêtes au Muséum“.

D’autres titres jeunesse présentés sur ce blog de cet éditeur :

Comme un poisson dans l’eau

Pettson piège le renardL’inoubliable Noël de Pettson et Picpus

Ainsi qu’un doc adulte très actuel : Hé, la mer monte !

Et comme il est dans ma PAL depuis septembre dernier,

il participe à l’Objectif PAL chez Antigone

H. Tubman – Esclave, fille et petite-fille d’esclaves

Tubman
Mes enfants ne naîtront pas esclaves !
Récit à partir de 11 ans

Harriet Tubman
La femme qui libéra 300 esclaves

Anouk Bloch-Henry

Collection “Elles ont osé !”

Oskar (2019)

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 Araminta Ross (alias Harriet Tubman) est née vers 1825 dans le Maryland. Elle est née esclave, de parents esclaves. Sa grand-mère était arrivée d’Afrique dans un bateau négrier.

A l’âge de 5 ans, Araminta, appelée Minty, est louée à des blancs comme esclave. A 13 ans, elle reçoit un poids d’un kilo sur la tête, qui lui donnera la “maladie du sommeil”. Quelques années plus tard, elle se marie à John Tubman, un “nègre libre”. Mais elle apprend que leurs enfants, eux, auront le même statut que leur mère, ils seront esclaves. Le jour où elle apprend ça elle décide de s’enfuir.

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Quel courage et quelle ténacité a montré cette femme ! Ayant réussi à se libérer, elle aurait pu se contenter de vivre sa vie de femme libre. Mais non, elle est retournée de nombreuses fois dans le sud pour aider d’autres esclaves à s’enfuir, à commencer par sa famille. Et cela, au péril de sa vie car sa tête était mise à prix.

Et quand la guerre de Sécession débute, elle n’hésite pas à s’enrôler comme infirmière.

Ce récit biographique se lit comme un roman et il m’a beaucoup plu !

Un récit plus complet que l’autre présenté sur le même thème (mais l’autre a une partie documentaire) : La femme noire qui montra le chemin de la liberté

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De la même autrice : Dans la toile du passé

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C’est ma 5ème participation au challenge d’Enna, le African American History Month

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les 9 de Little Rock – Roman jeunesse

9Neuf lycéens noirs doivent être protégés par l’armée pour aller au lycée…
A partir de 11/12 ans

LES 9 DE LITTLE ROCK
Élise Fontenaille

Collection Histoire et Société

Oskar (2019)

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La photo de couverture est surprenante. Pourquoi ces jeunes lycéens (noirs) sont-ils entourés de soldats armés ? Nous sommes aux États-Unis, en Arkansas, le 4 septembre 1957. C’est le jour de la rentrée scolaire à Little Rock. Neuf jeunes noirs ont été admis (et même soigneusement sélectionnés !) au plus beau et plus ancien lycée de la ville, Central High. Un lycée jusque là exclusivement réservé aux blancs… Mais si la loi dit qu’ils ont le droit d’aller étudier dans ce lycée, la foule est d’un autre avis.

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Qu’a t-il fait ?

Ce jeune homme que vous voyez sortir d’une voiture encadré par des soldats armés n’a rien fait de mal. Il veut juste aller à l’école. Mais à cette époque, avec la ségrégation, bon nombre de bons citoyens de la ville n’étaient pas d’accord et il a fallu que l’armée protège ces jeunes étudiants.

J’ai déjà lu de nombreux textes qui parlent de la ségrégation. Ce qui me perturbe le plus à chaque fois (en dehors du fait que c’est abominable bien évidemment !), c’est que c’est très récent !

1957, ce n’est pas si vieux, cela fait seulement 63 ans !! Si vous n’étiez pas nés (et moi non plus) vos parents, vos grands-parents ont connu cette époque. Et malheureusement, si la ségrégation n’existe plus (officiellement), le racisme, lui, a encore de nombreux adeptes…

Si ce roman-là donne plus de détails politiques et sur la société de l’époque, j’ai malgré tout préféré l’autre roman de cette autrice :  “Dorothy Counts“. On ressentait plus la peur de la jeune fille, c’était plus poignant. Mais vous pouvez lire les deux !

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C’est ma troisième participation au challenge d’Enna, le African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

Chez le même éditeur, sur la ségrégation également : Deux livres qui parlent de Martin Luther King

D’Élise Fontenaille, déjà présenté sur ce blog (pour les plus jeunes) : On a volé les poules de Clémentine ! et Dorothy Counts, affronter la haine raciale.

Une brève biographie d’Élise Fontenaille sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature.

La musique réalisée par Charles Mingus (je la connais depuis très longtemps : père et grand-père fans de jazz oblige ! Mais je ne connaissais pas du tout l’histoire derrière la musique, ni la chanson.) Je n’ai pas trouvé de version chantée… En fait, si, la voilà !

Sauvages – Roman jeunesse ♥

sauvages

Roman ado

SAUVAGES ♥

Nathalie Bernard

Éd. Thierry Magnier (2018)

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Des sauvages, c’est ainsi qu’on les considère. Le but de ce pensionnat est de “tuer l’indien qui est en eux”. Mais plus que deux mois, et Jonas sera libre. Il a compté. Deux mois, cela fait soixante jours. Mille quatre cent quarante heures. Il ne doit surtout pas craquer d’ici là. Il doit rester ce qu’on lui demande d’être depuis des années, un numéro. Obéissant et discipliné. Leur laisser croire qu’ils ont réussi à tuer l’indien en lui. Mais ces deux mois risquent d’être longs, très longs. Arrivera t-il à se contrôler jusque là ?

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S’il fallait une preuve de plus que l’on apprend beaucoup de choses intéressantes en lisant de la littérature jeunesse… La voici ! Je n’avais jamais entendu parler des horreurs subies par ces enfants indiens avant de lire ce roman…  Et si ce livre est une fiction, ce qu’il relate a, malheureusement, bel et bien existé.

Ces pensionnats autochtones pour “sauvages” ont existé au Québec  jusque dans les années 1990 (!!!). Ils étaient censés faciliter l’intégration des populations autochtones. A l’âge de 5 ou 6 ans, on enlevait les enfants à leurs parents et on les envoyait à plusieurs centaines de kilomètres dans des endroits qui ressemblaient fort à des prisons.

Une lecture non seulement très instructive, mais également totalement addictive !

J’ai vraiment eu du mal à le lâcher une fois commencé.

Une autrice que je découvre, mais dont je lirai d’autres romans, c’est sûr ! A commencer peut-être par celui présenté par Sophie : Keep Hope

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Extrait : “Au pensionnat du Bois Vert, l’hiver s’étalait du mois d’octobre au mois de mai avec une température moyenne de moins vingt degrés, autant dire qu’un mur de glace s’élevait entre nous et le reste du monde. Nous étions fin mars. Il faisait toujours froid, mais l’hiver tirait à sa fin et mon temps obligatoire aussi.

Je venais d’avoir seize ans, ce qui voulait dire qu’il ne me restait plus que deux mois à tenir avant de retrouver ma liberté. Deux mois. Soixante jours. Mille quatre cent quarante heures. Oui, ils m’avaient parfaitement bien appris à compter ici…

Mais en attendant que ces jours se soient écoulés, je ne devais pas me relâcher. Il fallait que je continue à être exactement ce qu’ils me demandaient d’être. Je ne parlais pas algonquin, mais français. Je n’étais plus un Indien, mais je n’étais pas encore un Blanc. Je n’étais plus Jonas, mais un numéro. Un simple numéro. Obéissant, productif et discipliné.”

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 Les autres romans de Nathalie Bernard chez Thierry Magnier

Le site de Nathalie Bernard

En savoir plus sur ces pensionnats : Wikipédia