L’incroyable histoire du coq qui ne voulait pas…

CoqRoman à partir de 9 ans

L’INCROYABLE HISTOIRE DU COQ QUI NE VOULAIT PAS FERMER SON BEC

Thomas Gerbeaux & Pauline Kerleroux

Collection Hibouk

La joie de lire (2021)

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Aujourd’hui c’est mercredi. Normalement, Jeanne reste à la maison avec son père ce jour là, sauf qu’aujourd’hui… il ne peut pas s’occuper d’elle, il doit partir.

Du coup, il la confie à la secrétaire de rédaction du journal dans lequel il travaille. Ancien vétérinaire, il écrit une chronique qui parle d’animaux et qui s’intitule “Pas si bête”.

Dans la salle de rédaction, Jeanne va faire la connaissance de Marguerite Duras, une journaliste que tout le monde appelle Margot.

Celle-ci est en train d’enquêter sur une étrange affaire et son article commence ainsi : “Le coq de l’île aux moutons est-il forcément coupable ?

Jeanne est originaire de cette île. Elle est donc très intéressée par cette enquête…

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Toute cette histoire est partie d’un fait divers réel : En 2019, le coq Maurice de l’île d’Oléron a été autorisé à chanter au terme d’un procès très médiatique devant le Tribunal correctionnel de Rochefort (Lire l’article du Monde). Je me souviens que j’avais été assez agacée en entendant parler de ça…

Quand on habite en ville, il y a le bruit des voitures, des avions, des gens, du métro… Et à la campagne, il y a du bruit aussi. Les animaux, les tondeuses, les gens, les voitures. Qui peut échapper au bruit aujourd’hui ? A moins d’habiter dans un endroit très isolé, et encore, il y aura toujours un chien pour aboyer ou un avion qui passe dans le ciel. Si on commence à faire des procès à tout ce qui fait du bruit, on n’a pas fini !! Bref, fin de la parenthèse.

Pour en revenir à ce roman, il est plutôt rigolo. Le narrateur est une fille de 11/12 ans, Jeanne et c’est elle qui va mener l’enquête.

Deux choses ne m’ont pas plu, mais ça n’a rien à voir avec l’histoire. Et ça ne dérangera probablement pas la plupart des enfants à qui est destiné ce roman (et c’est bien le principal !). Ce qui m’a déplu, ce sont les couleurs ! Elles sont super “flashy“, on dirait que c’est coloré au surligneur… Et puis le texte écrit en bleu assez clair sur du blanc, j’avoue que ça m’a un peu gêné aussi.

Mais sinon, les dessins sont amusants, très simples, stylisés. Et une partie du sujet est importante, c’est “faut-il croire tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux ?

Bref, une lecture intéressante et très chouette malgré ces couleurs qui m’ont “piqué” les yeux !! ;)

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Pour lire quelques pages (et voir quelques illustrations) c’est sur le site de l’éditeur

L’avis de Pépita

Les gars de la rue Paul – Classique jeunesse

garsUn classique de la littérature jeunesse hongroise
A partir de 11 ans

Les gars de la rue Paul

François (Ferenc) Molnar

éd. Stock (1989 / vo 1906)

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Dans cette ville, il y avait deux bandes rivales. La bande de Boka, les gars de la rue Paul et celle de Feri Ats et des frères Pasztor, ceux du jardin des plantes.

Les gars de la rue Paul avaient un trésor : un terrain vague, coincé entre deux immeubles. Avec, à l’arrière de ce territoire, un autre terrain loué par une scierie, plein de tas de bûches formant un labyrinthe. Pour des collégiens, c’était une véritable aire de jeux. Un endroit où jouer aux Peaux-Rouges, avec de belles forteresses en haut des piles de bois.

Chaque bande avait donc son quartier général. Mais ce jour-là, Nemecsek, le seul à être simple soldat dans la bande, vit quelque chose d’affreux. Feri Ats était entré sur leur terrain et avait volé leur drapeau ! Était-ce une déclaration de guerre ? La résistance s’organisa pour défendre le terrain…

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En lisant cette histoire de guerre entre deux bandes rivales, j’ai immédiatement pensé à un autre roman lu il y a bien longtemps “La guerre des boutons” (pdf). Mais ce livre-ci, du moins si ma mémoire est bonne, m’a paru beaucoup plus grave, beaucoup plus dur…

Toute l’histoire tourne autour de ce terrain et de ces deux bandes rivales, avec pour principaux personnages Boka, le plus vieux, le chef des gars de la rue Paul et Nemecsek, le plus jeune et le plus exalté.

Une belle histoire dont la fin m’a tiré quelques larmes…

Merci Agnès de me l’avoir conseillé !

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le tour du Monde en 80 livres (Hongrie) proposé par Bidib

monde

Et il était dans ma PAL depuis longtemps !

Il participe donc à l’Objectif PAL chez Antigone (1)

Mémoires de la forêt tome 1 Les souvenirs de Ferdinand Taupe de Mickaël Brun-Arnaud

Un magnifique premier tome, promettant d’autres aventures dans une forêt pas comme les autres

Roman pour la jeunesse dès 9 ans

Mémoires de la forêt. Tome 1 Les souvenirs de Ferdinand Taupe

de Mickaël  Brun-Arnaud

Ed. L’école des loisirs, coll. Neuf,
ill. de Sanoe,
mars 2022, 320 pages-14,50 euros

Thèmes: mémoire, maladie, amitié, souvenirs, forêt, animaux, voyage

 

Présentation de l’éditeur: “Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés.(…)”

 

C’est avec beaucoup d’émotion que j’écris ce billet. En effet, je viens tout juste de refermer le premier tome de  Mémoires de la forêt et j’en suis encore toute retournée! Ce magnifique roman jeunesse conte avec pudeur et énormément de tendresse les dégâts irréversibles d’une terrible maladie: l’Alzheimer. C’est grâce à l’aide précieuse de son ami  le renard que petit à petit, Ferdinand Taupe trouvera le courage d’arpenter le chemin du Souvenir…

Mais le plus original, c’est que l’auteur parvient à nous emmener dans une aventure pleine de mystères à élucider. En effet, la mémoire de notre adorable taupe étant défaillante, le lecteur (tout comme nos deux compères) doit retrouver toutes les pièces du puzzle pour enfin découvrir la vérité. Et quelle vérité!

Bien que, arrivé à la moitié du livre, l’on se doute de ce qu’il a dû se passer; certains éléments sont une réelle surprise ! De plus, les illustrations de Sanoe apportent à ce récit des  Mémoires de la forêt une profondeur supplémentaire. A travers les aquarelles délicates de l’artiste, on ressent à la fois la douceur de vivre et une certaine mélancolie liée au souvenir du passé.

Mémoires de la forêt est une pépite, un roman tendre que j’ai adoré découvrir!

~Melissande~

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Ajout de Nathalie : Tout à fait d’accord, je l’ai adoré également ! C’est tendre, il y a de l’amitié, de l’amour, de l’empathie. Beaucoup d’émotions ! Et au passage, on apprend quelques notions importantes à connaître quand on côtoie une personne atteinte d’Alzheimer… Les illustrations de Sanoe apportent une touche de douceur supplémentaire. Une vraie réussite !

+ La mémoire aux oiseaux d’Ingrid Chabbert et Soufie, un album sensible présenté par Nathalie.

+ Un roman sur le même thème, présenté par Nathalie : Mamie Gâteau s’emmêle le tricot de Gwaldys Constant et Gilles Freluche

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Manon Fargetton – Autrice

Rencontre avec

MANON FARGETTON

Autrice

A “la petite librairie” d’Hennebont (56)

Le 26 mars 2022

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Le 26 mars dernier, Manon Fargetton était venu présenter son dernier roman, “Tout ce que dit Manon est vrai” à la petite librairie d’Hennebont. Un roman autobiographique, et, si je ne dis pas de bêtises, son premier roman en littérature “adulte”.

Sachant que j’allais la rencontrer, je me suis dit que ça serait bien de lui poser quelques questions, sur sa façon de travailler, ses envies, ses projets… Afin de vous la présenter.

Elle a très gentiment accepté de me répondre. Mes questions ne sont peut-être pas toutes très pertinentes, mais je débute dans l’interview ! ;)

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Donc, après les questions-réponses des personnes présentes et la séance de dédicaces, je lui ai posé les questions suivantes :

  • D’où viennent vos histoires ? De votre vie, des personnes rencontrées, de l’actualité, de vos lectures ?

Les idées peuvent venir de plein d’endroits différents, j’ai même écrit des romans à partir de rêves que j’ai fait. Ça peut venir d’expériences personnelles, de choses que d’autres personnes te racontent de leur vie, des témoignages que tu lis, des articles de journaux, des livres que tu as lu, des films que tu as vu…

Et puis souvent, ce n’est pas une idée qui donne un roman. Ce sont plusieurs idées qui s’agglomèrent entre elles et qui donnent un roman. On peut aussi être inspiré par une situation aperçue dans la rue !

  • Et comment procédez-vous ? Vous notez les idées dans un carnet pour les reprendre plus tard ?

Les idées vraiment importantes restent dans la tête. Je commence à noter quand je travaille sur l’histoire.

  • Comment choisissez-vous vos personnages ? Ils existent déjà dans un coin de votre tête, ils se développent au fur et à mesure de l’histoire ?

Quand j’ai une idée de roman, je cherche le meilleur personnage possible pour raconter mon histoire. Tout simplement. Celui qui va me permettre de raconter l’histoire que je veux raconter.

  • Comment construisez-vous vos romans ? Avec des carnets pour la prise de notes, les personnages ? Par quoi ça débute ?

C’est d’abord l’histoire. Je peux avoir des envies de personnages qui traînent mais en fait ils vont être les vaisseaux pour raconter l’histoire. Donc je vais chercher les meilleurs personnages possibles, les personnages les plus différents les uns des autres aussi, pour que leur image du monde se confronte et s’influence parfois et c’est à partir de là que se fait le travail préparatoire.

Je me demande comment le personnage va t-il évoluer ? Quels sont ses défauts, ses désirs, ses besoins ?

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  • Quels sont vos projets en cours ?

Les tisseurs de rêves, une série jeunesse en cours dont les tomes 3 et 4 vont sortir prochainement (2022/2023), un gros pavé de fantasy adulte qui sort à l’automne (la série s’appellera “Le cycle des secrets“), le 2ème tome est en cours d’écriture et un album jeunesse (avec l’illustrateur Guillaume Bianco) qui sort à l’automne…

  • Vous avez su très tôt que vous vouliez être écrivain ?

Non, je n’imaginais pas du tout en faire un métier. J’écrivais, j’avais un rapport à l’écriture depuis toute petite, un rapport très intime en fait, j’écrivais toute seule dans mon coin, des chansons en particulier. Et à un moment donné j’ai eu envie de partager les histoires que j’avais dans la tête. Et donc je suis venue à la publication. Mais même là, au début, je ne pensais pas en faire un métier ! C’est vraiment venu petit à petit. (Manon se consacre à plein temps à l’écriture depuis 2 ans et demi)

  • Vous imposez-vous un rythme de travail quotidien, des horaires ?

Je ne peux pas vraiment faire ça, parce qu’il y a des jours où je suis en rencontre scolaire, des jours où je suis sur des salons du livre, des jours où j’ai de l’administratif en retard et où il faut que je fasse de l’administratif toute la journée… Donc ce n’est pas aussi simple. Je me fixe plutôt des objectifs par mois, par exemple, je me dis ce mois-ci j’essaie d’écrire “tant de mots”… Je fonctionne plus comme ça.

  • Qu’est-ce que l’écriture pour vous ? Un plaisir, une libération, un jeu, une passion ?

Un plaisir, mais pas tous les jours, il y a des jours où je galère, comme tout le monde, ce n’est pas une entreprise très simple d’écrire un roman donc il y a des fois où on galère, heureusement que c’est quand même un plaisir.

  • Auriez-vous un conseil de lecture ? Un auteur ou un livre que vous aimez particulièrement ou que vous souhaiteriez faire découvrir ?

Déluge d’Henri Bauchau (sur la création)

Merci beaucoup à Manon d’avoir accepté de répondre à mes questions avec autant de gentillesse !

Une conversation qui m’a donné encore plus envie de lire ses romans, je vous en présenterai donc plusieurs dans les prochains mois.

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Romans de Manon déjà présentés sur ce blog :