Le livre de Saskia

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Le livre de Saskia est une trilogie de Marie Pavlenko, éditée aux éditions Scrinéo

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Saskia est une jeune fille de 18 ans, qui vit seule avec sa mère et Buck, son dogue allemand qui bave partout. Elle adore faire du vélo et se promener en forêt avec Buck. Cette année, elle change de lycée pour augmenter ses chances d’avoir son Bac (dixit sa mère !) Bref, à priori, une jeune fille comme les autres…

Mais, vous vous en doutez car sinon il n’y aurait pas d’histoire, ce n’est pas le cas ! Elle va se “découvrir” elle-même tout au long de ce roman qui se lit en un clin d’œil ou presque (j’ai lu les deux premiers tomes en 2 jours et j’y serai encore si j’avais eu le tome 3 sous la main, ce qui n’est, hélas, pas le cas…)

Une héroïne crédible et sympathique (elle n’est pas parfaite !) des personnages secondaires attachants (revenez me dire ce que vous pensez de Tod ^^ ), une histoire d’amour passionnée, des scènes de bagarres violentes et parfois sordides, des moments tristes et beaucoup de mystères… Il y a là tout ce qu’il faut pour qu’on ait envie de tourner les pages sans s’arrêter !!

C’est le premier roman de cette auteure, le premier que je lis également, mais je lirai sans aucun doute les autres (après avoir mis la main sur le tome 3, bien sûr !!)

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Une interview de l’auteure sur le site des éditions Scrinéo

Ci-dessous, on vous lit le premier chapitre :

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Les chasseurs d’écume

Les chasseurs d’écume

Adapté de l’ouvrage “l’épopée de la sardine” de J.C Boulard

François DeboisSerge Fino (ill.) – Bruno Pradelle (coul.)

Glénat

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T.1 : 1901, premières sardines (2011) – T.2 : 1909, les maîtresses du quai (2012) – T.3 : 1913, le patron de pêche (2013) – T.4 : 1920, la revanche des chevaliers de fer blanc (2014) – Fin du premier cycle

Deuxième cycle : T.5 : 1934, le crâne de la plage (2015) – Le T.6 doit paraître en octobre 2016.

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1950. Dans un train de nuit qui file vers Paris, deux hommes n’arrivent pas à trouver le sommeil. L’un des deux, Jos, est inquiet. Il révise un discours qu’il doit faire devant le Ministre, Gaston Deferre. Il a été mandaté par ses collègues pour les représenter au “Comité Interministériel de la sardine”. L’autre homme propose de l’aider à corriger son discours s’il lui raconte son histoire. Et c’est parti pour un long retour en arrière, qui nous ramène en 1901 et qui va durer plusieurs tomes.

1901. Au début de l’histoire, Jos a 12 ans, il est mousse sur le bateau de pêche de son père. Il apprend le rude travail des pêcheurs, il découvre l’amour, les rivalités, les vieilles haines familiales…

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Même si j’aime la Bretagne, ma région d’adoption depuis bientôt 30 (!) ans, la pêche ne me passionne pas plus que ça. Pourtant, cette bd, qui raconte l’histoire des pêcheurs de sardines de Douarnenez des années 1901 à 1934 (pour le moment) m’a vraiment passionnée ! Parce qu’elle parle des gens, de leurs vies, de leurs amours, de leurs conditions de vie et de travail, de leurs luttes pour acquérir un minimum de droits leur permettant de vivre dignement.

Le tome 5, quand à lui, part avec Fanch, le fils de Jos, sur un nouveau sujet… A suivre donc !

 

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Du même scénariste, on vous a déjà présenté :

Jack l’éventreur

Larmes de fées

La bd de la semainePour cette dernière ” Bd de la semaine” (avant la pause estivale !) ça se passe chez Noukette

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Les fables de l’Humpur

LES FABLES DE l’HUMPUR ♥

Adapté de l’œuvre de Pierre Bordage

Pierre Bordage Olivier Roman (ill.) – Cyril Vincent (coul.)

Soleil – Cherche Futurs

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A l’origine, “Les fables de l’humpur” est un roman d’anticipation de Pierre Bordage paru en 1999.

Dans le 1er tome, Véhir, un “grogne” (comprenez une créature mi-homme mi-cochon !) déçu et triste de ne pas avoir pu saillir Orn (la grogne dont il était amoureux) en premier, déçu aussi qu’elle accepte facilement de se donner à tous (comme les autres femelles grogne) s’enfuit dans la forêt.

Il y rencontrera tout d’abord un “vieux” grogne qui vit là en ermite dans un étrange endroit, puis des “Hurles” (créatures mi-homme mi-loup) qui le traquent,  des “Bêles” (je vous laisse deviner ?) qui l’hébergent et enfin Leude Tia, une hurle qui ne veut pas du mariage qu’on lui a arrangé et qui rêve d’aventures…

Un côté fantastique/fantasy, une recherche des Dieux Humains, une quête, cette histoire est un mélange des genres fort sympathique, une sorte de parcours initiatique qui va ouvrir les yeux et l’esprit de nos 4 personnages principaux et leur faire remettre en question bien des choses qu’on leur a inculquées.

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Attention, pour celles et ceux, qui, comme moi, n’auraient pas lu le roman (pas encore !) le début est un peu rude… On plonge dans une histoire peuplée de créatures hybrides un peu bizarres, aux mœurs étranges et qui, surtout, ont un langage qui doit dater du Haut Moyen-âge !

C’est bien leur façon de parler qui est le plus dur à comprendre au départ, mais on s’y fait vite et l’histoire est tellement prenante qu’on plonge finalement dedans sans même s’en apercevoir…

Étant habitués aux personnages et à leur langage, on profite mieux des tomes 2 et 3. Je n’avais pas fait gaffe, je croyais qu’il s’agissait d’une trilogie, et ben NON !! Du coup, je suis dégoûtée, je n’ai pas la fin, Ouuuiiiinn !!!!!

Bon, je viens de voir que je n’aurai pas trop trop longtemps à attendre, le tome 4 sort le 24/08/2016 !!

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Je ne suis habituellement pas fan de l’anthropomorphisme (sauf pour la géniale série “De cape et de crocs”) mais on s’y fait très vite.

Bref, une bd qui m’a vraiment beaucoup plu ! Du coup, je vais lire le roman…

Pour vous donner une idée du langage, je vous livre cette petite fable contée à la fin du premier tome :

“Qui peut deviner ce qui s’aglume dans la tête d’un Siffle (créature mi-homme mi-serpent) ? Sûrement pas ce ronge (mi-homme mi-rat) étourdi lequel tomba museau à museau sur un écailleux qui s’en revenait d’une longue dormance et n’avait pas ripaillé depuis des lunaisons. “Faites excuse, seur Siffle, j’vous ai dérangé”, dit le ronge apeuré mais certain que son vis-à-vis le laisserait repartir en paix. “Je te sssais gré de m’avoir éveillé, au contraire” dit le siffle “sssinon j’aurai pu roupir jusqu’à ma mort prochaine. Mais j’ai faim asteure et ne flaire aucun gibier.” “Aruez-vous donc un brin plus loin, j’ai vu quelques bouquins et quelques mulots qui n’demandent qu’à garnir votre estomac.” “Je n’aurais pas le courage de bouger d’ici tant que je n’aurai pas goburé une proie.” “M’regardez pas avec ses yeux enjomineurs ! dit le ronge. J’ai comme l’impression que vous faites erreur.” “Ce n’est pas une erreur, sssac de poils.” A peine a-t-il prononcé ces mots que notre siffle se jette sur notre ronge, l’envenime de ses crochets et le gobure sans autre forme de procès. Parfois, les prédateurs se ripaillent entre eux, quoi qu’en dise la loi des clans.

Les fabliaux de l’Humpur

La page dédiée à Pierre Bordage sur le site des Imaginales

Le site d’Olivier Roman, l’illustrateur La bd de la semaineCette semaine, ça se passe chez Jacques ! (C’est bien ça Stephie ? ;))

Lectures de Mai

Lectures diverses et variées de ce mois-ci

Maud Riemann – Patrick Lewis et Roberto Innocenti

Springer et Zidrou – Frédéric Marais

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Un conte : La petite poule rousse et le renard russe de Maud Riemann aux éditions Bilboquet (2005)

Un conte traditionnel. La petite poule  vit seule, mais elle a beaucoup d’amis. Elle est très gentille et n’hésite jamais à rendre service, à recoudre ou raccommoder ce qui a besoin de l’être. Le renard, qui a faim, va se servir de la gentillesse de Maroussia pour essayer d’en faire son déjeuner… L’histoire est amusante, mais ce qui est encore plus chouette, ce sont les illustrations. Ce sont des collages et on a vraiment une impression de 3D, c’est très réussi !

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Lectures Un album : La maison de J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti chez Gallimard (2010)

C’est une très jolie poésie, dans laquelle une maison nous raconte sa vie. Construite en 1656, une année de peste nous dit-elle, elle traverse les siècles, tombe en ruines puis renaît, différente mais pas forcement plus belle…

Chaque double page illustrée est à la fois identique (c’est la même maison, le même endroit) et en même temps très différente selon les saisons et le temps qui passe.

Un album découvert parce que je cherchais d’autres livres de Roberto Innocenti dont j’ai lu récemment le très effrayant “La petite fille en rouge” (un détournement du Petit Chaperon Rouge).  A découvrir pour ses splendides illustrations !

D’autres albums d’Innocenti : Rose BlancheL’auberge de nulle part

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Une bd : Le beau voyage de Springer & Zidrou chez Dargaud (2013) – Ado/Adulte

Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre.

Une histoire triste, touchante et émouvante, mais je n’ai pas vraiment aimé les illustrations et du coup, je l’ai lu très vite, trop vite sans doute…

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Un p’tit dernier ? Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions des Fourmis Rouges (2014) Lectures

Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. Mais un jour, un garçon trouve un morceau de bois bien droit et solide et décide de l’utiliser pour repousser le ciel de toutes ses forces.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, très belle, un genre de légende aborigène sur les débuts de la terre. J’ai eu un peu plus de mal avec les couleurs, juste un bleu très sombre et un rouge orangé avec quelques touches de blanc. On se croirait presque dans un volcan ! Une ou deux comme ça, je trouve ça beau, tout un album, ça a un côté “agressif” (le mot est mal choisi, je ne sais pas trop comment expliquer l’effet que ça me fait !) Lectures