Il me rend chèvre – Album

chèvreAlbum
A partir de 5/6 ans

IL ME REND CHÈVRE

Jeanne Willis & Tony Ross

Milan Jeunesse (2010)

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Bêlla la chèvre voulait un enfant plus que tout au monde. Mais elle ne pouvait pas en avoir. Elle pensait pourtant qu’elle serait la meilleure Maman du Monde. Pourquoi les autres chèvres avaient-elles un petit et même parfois deux alors qu’elle n’arrivait pas à en avoir ? Pour la consoler, ses sœurs lui disait “un bébé, c’est casse-pieds, ça pleure, ça crie et ça fait pipi au lit !”.

Mais rien n’y faisait, Bêlla voulait un bébé. Comme elle ne pouvait pas en avoir, elle décida d’en adopter un. Et tant pis s’il était différend, s’il ne lui ressemblait pas. Mais son petit n’était jamais content, il rugissait du matin au soir et empêchait tout le monde de dormir ! Elle lui donna du lait, puis de l’herbe, mais il n’en voulait pas… Pas plus que du trèfle, du foin ou du maïs. Bêlla essaya tout et fini par découvrir ce qui lui plaisait.

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Un album plein d’humour pour parler d’un sujet pas toujours facile : l’adoption.

Quand on ne peut pas avoir d’enfant “naturellement” et qu’on se tourne vers l’adoption, est-ce qu’on est sûr d’aimer cet enfant comme “le sien” ?

Bêlla la chèvre, elle, sait que même s’il est différent, c’est son enfant ! Et elle le protègera quoi qu’il arrive.

Une très jolie histoire, pleine d’amour et d’humour pour confirmer, s’il en était besoin, qu’il n’est nul besoin d’être le parent “biologique” pour aimer son enfant.

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De ces deux auteurs, nous vous avons déjà présenté : La différence et L’anniversaire du paresseux

Et de Jeanne Willis, une série de romans humoristiques : Pingouins en pagaille

Quand à Tony Ross, il a illustré Fantastique Maître Renard de Roald Dahl

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Un album qui participe au Challenge d’Antigone Objectif Pal

Ainsi qu’au Challenge Petit Bac d’Enna

1ère ligne – Catégorie Animal

Noël à la petite boulangerie – Comédie de Noël

boulangerie
Fin de la trilogie
Comédie gourmande de Noël

Noël à la petite boulangerie

Jenny Colgan

Pocket (2018)

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Polly, une jeune anglaise d’une trentaine d’année, vit avec Huckle, un américain, dans un phare. Et ils ont un macareux, Neil, comme animal de compagnie. Huckle est un homme calme, gentil et profondément amoureux de Polly. Il est apiculteur. Polly a une boulangerie et travaille beaucoup. Elle est très amoureuse de Huckle également.

Pourtant, quelques nuages s’amoncellent à l’horizon… Pourquoi croit-on toujours que les autres comprennent tout sans qu’on leur dise rien ? Et la grossesse de Kerensa, la meilleure amie de Polly, ne va rien arranger…

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La première chose à savoir sur ce roman, c’est que c’est le 3ème tome d’une trilogie ! Ce que je ne savais absolument pas avant de l’entamer… La deuxième chose, c’est qu’il peut tout à fait se lire indépendamment des autres, l’auteur ayant eu la gentillesse de nous parler des quelques informations à connaître avant de le commencer. Et la troisième, c’est que je vous conseille quand même de lire les deux autres tomes, tout simplement parce que vous aurez ainsi le plaisir d’être plus longtemps en compagnie de Polly, Huckle, Neil et les autres !

Un roman qui contient son lot d’émotions. Polly adore son compagnon Huckle, mais quand celui-ci parle mariage ou bébé, Polly fait un blocage en raison de son enfance. Cette histoire parle d’amour, d’amitié mais aussi de secrets et de secrets de famille. Tous ces non-dits qui gâchent la vie !

Un livre qui m’a beaucoup émue, sans doute parce qu’il touche à des choses que j’ai vécu. Et qui m’a donné envie de refaire du pain.

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D’autres comédies de Noël : Les tortues ne fêtent pas Noël sous la neigeLes étoiles brillent plus fort en hiverLa vie a plus d’imagination que nousNoël et préjugésY aura t-il trop de neige à Noël ?

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Un roman qui participe au Challenge Christmas Time chez Mya

Logo Mya 2021

ainsi qu’au Challenge d’Antigone Objectif Pal

Sixtine – T1 L’Or des Aztèques

SixtineAmis imaginaires ou pas ?
BD Jeunesse

Sixtine

T1 – L’Or des Aztèques

Frédéric Maupomé

Aude Soleilhac

Les éditions de la Gouttière (2017)

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Aujourd’hui, la mère de Sixtine a jeté à la mer les cendres de son mari. Sixtine, elle, en profite pour jouer sur la plage. Elle sait que sa mère va pleurer et qu’elle préfère être triste toute seule. Sur cette plage, essayant vainement de pousser hors de l’eau une barque pourrissante, Sixtine voit apparaître trois pirates. Enfin, des fantômes de pirates plutôt ! Ceux-ci, tout étonnés d’être visibles pour la petite fille, finissent par jouer avec elle. Et elle les ramène avec elle à la maison. Quelques années plus tard, Sixtine est au collège. Si les études ne la passionnent pas, elle apprend par contre des tas de choses avec ses copains pirates !

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Je n’accroche pas toujours aux BD dites de jeunesse. Souvent le dessin “mangaisé” à la mode ces dernières années ne me plaît pas trop…

Mais je dois bien avouer que ça m’a vraiment agacé de ne pas avoir la suite de l’histoire quand je suis arrivée à la fin du tome 1 !

L’histoire est originale, les personnages aussi et le dessin est vif, frais et coloré. Il y a de multiples rebondissements et cette jeune fille plus ou moins élevée par les pirates a parfois des idées un peu spéciales !! Et elle a tendance à agir avant de réfléchir, ce qui rend les choses d’autant plus amusantes.

En bref : On ne s’ennuie pas une seconde, on s’amuse et on a envie de lire la suite ! ♥

Ajout du 20/07/20 : J’ai enfin lu les tomes 2 et 3 et c’est toujours aussi bien ! Vivement le tome 4…

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Lire quelques pages sur le site des éditions de la Gouttière

De Frédéric Maupomé déjà présentés sur ce blog : Anuki (plusieurs tomes, voir en fin de page), Supers

Et si je ne vous ai pas convaincu, allez voir les avis de Boumabib, Mo, Caro, Lecturissime et Stephie

Cette semaine nous nous retrouvons chez Moka

Tenir jusqu’à l’aube – Rentrée littéraire

TenirUn roman poignant qui se dévore comme un thriller !

Tenir jusqu’à l’aube
Carole Fives

L’arbalète Gallimard (2018)
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Une jeune mère, seule avec son fils de 2 ans. Une vie quotidienne à deux, en permanence, la mère n’ayant pas les moyens de faire garder son fils. Une relation fusionnelle avec ce tout petit qui devient de plus en plus exigeant, sa mère lui cédant tout par peur qu’il ne pleure, ne crie, ne dérange les voisins.

Mais la mère, telle la chèvre de Mr Seguin si fréquemment citée, rêve de liberté. Elle a besoin de souffler, de respirer, de ne plus seulement être mère. Alors, chaque nuit, elle sort. Pas longtemps, juste quelques minutes et pas très loin, juste quelques pas. Mais au fil des nuits, avec la sensation de légère ivresse procurée par cette liberté, le temps et les distances s’allongent. Jusqu’au jour où…

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On ressent tellement la détresse et la solitude de cette femme, de cette mère. Elle veut bien faire, elle aime son enfant, elle ne veut que son bien, mais elle étouffe (et se sent coupable). Elle essaie de trouver de l’aide sur les réseaux sociaux, mais ne trouve que bien peu d’oreilles attentives et beaucoup de bouches moralisatrices. Totalement isolée, elle a peu de moyens car il est difficile de se concentrer sur son travail avec un petit enfant de 2 ans à ses côtés.

Même si on ne peut que frémir quand elle sort la nuit en laissant son enfant endormi dans l’appartement, on la comprend tout de même.

Un court roman (176 p.) qui se lit très vite, avec un zeste de fébrilité…

Il est dans la première sélection du Prix Médicis, dans la dernière du Prix Landerneau et aussi dans celle du Prix Wepler.

Feuilleter les 20 premières pages

C’est ma 8ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock