Le serpent de l’essex – Roman anglais

serpentLe serpent de l’essex

Sarah Perry

Éd. Christian Bourgois (2018 / vo 2016)

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Lecture Commune avec Enna

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Résumé éditeur : Cora Seaborne, jeune veuve férue de paléontologie, quitte Londres en compagnie de son fils Francis et de sa nourrice Martha pour s’installer à Aldwinter, dans l’Essex, où elle se lie avec le pasteur William Ransome et sa famille. Elle s’intéresse à la rumeur qui met tout le lieu en émoi : le Serpent de l’Essex, monstre marin aux allures de dragon apparu deux siècles plus tôt, aurait-il ressurgi de l’estuaire du Blackwater ?
Dans un cadre marqué par une brume traversée d’étranges lumières, Cora Seaborne construit sa liberté. En cette fin d’ère victorienne dont les problèmes sociaux ne doivent pas faire oublier les triomphes, nous suivons, au gré de leurs aventures et de leur correspondance, des hommes qui s’acceptent tels qu’ils devraient être, des femmes qui découvrent devoir être ce qu’elles sont et un monstre effroyable qui redevient ce qu’il était.

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Lu en juin, il me reste de ce roman une ambiance assez étrange mais pas désagréable. Une atmosphère d’un temps passé où les interdits étaient sans doute encore plus fort qu’à présent. Voici ce que j’avais noté à la fin de ma lecture dans un post sur Insta :

Le début m’a paru un peu brouillon (ou alors j’étais fatiguée, c’est possible aussi) mais je l’ai finalement lu avec beaucoup de plaisir ! Les personnages sont originaux bien qu’un peu “torturés”, on apprend des choses sur le logement à Londres à cette époque et il y a un côté féministe qui m’a bien plu. Et puis, tout au long du roman, on se demande ce qu’est ce fameux “Serpent” !!

C’était une Lecture Commune avec Enna, qui n’a pas accroché et qui a abandonné sa lecture malgré un 2ème essai.

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Une lecture qui participe (avec un peu de retard !!) au mois anglais, chez qui j’avais gagné ce livre en… 2019 !!

(Mieux vaut tard que jamais dit le proverbe…)

Le mois anglais (Fb) chez Lou et Titine

Et au challenge “Les pavés de l’été” (livre de + de 500 pages) chez “La petite liste

En livre de poche, il fait 576 pages !

Esther Anderson – Album ♥

Esther

Le parfum des vacances
Album dès 6/7 ans

Esther Andersen

Timothée de Fombelle

Irène Bonacina (ill.)

Gallimard Jeunesse (2021)

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Ça commence comme ça : “C’était les vacances. Le premier jour, je prenais le train tout seul avec ma valise. C’était chaque fois le plus beau jour de ma vie. Je regardais les gens. Le contrôleur m’appelait “jeune homme”. J’avais dans un sac sur mes genoux les chips écrasées et l’odeur de banane. Dehors, les champs étaient jaunes avec au bord les traits noirs des haies et des forêts. L’oncle Angelo m’attendait à la gare. J’étais le seul à descendre du train, comme dans les westerns.”

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Dès le début, cette histoire de grandes vacances sent l’aventure à plein nez. Il y a de grands espaces, du soleil. La liberté totale, le bonheur d’une étonnante découverte et d’une jolie rencontre. Tout est doux dans cet album ! Cet enfant qui prend tant de plaisir (et nous avec lui) à ses grandes balades à vélo, cheveux au vent, ouvert à toutes les senteurs, toutes les promesses.

Dès le début, dès le voyage en train, on sent son émotion, sa joie, son impatience. Et on a des souvenirs de voyage qui remontent…

Les dessins m’ont fait penser à Sempé, ils sont très fins mais aussi très joliment colorés à l’aquarelle. Ils m’ont beaucoup plu.

Il y a une ambiance apaisante dans cet album, comme si on était nous aussi un peu parti en vacances…

A lire sans hésiter ♥

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N’hésitez pas à aller feuilleter les premières pages sur le site de l’éditeur

Illustré par Irène Bonacina, un autre très bel album : Cinq minutes et des sablés

Et de Timothée de Fombelle : Georgia, tous mes rêves chantent ♥, Victoria rêve (6ème roman présenté), Thimothée de Fombelle (5 romans présentés), Le livre de Perle, Capitaine Rosalie

Le poisson qui me souriait de Jimmy Liao

Le poisson qui me souriait est une très belle histoire d’amitié, hors du commun

Album pour la jeunesse dès 7 ans

Le poisson qui me souriait

de Jimmy Liao

Editions HongFei, mars 2021,
hors collection,
texte et illustrations de Jimmy Liao,
104 pages- 14,90 euros

 

Thèmes: poisson, mer, liberté, amitié

 

Après le magnifique Nuit étoilée, c’est sans aucune hésitation que je me suis plongée dans cette nouvelle histoire de Jimmy Liao. Dans Le poisson qui me souriait, il y a un côté délicieusement absurde que j’ai adoré. Rêve et réalité s’entrelacent savamment afin de faire vivre au lecteur une aventure hors du commun.

 

On sent que l’auteur a un lien étroit avec la nature. En effet,  le message véhiculé par Le poisson qui me souriait est un véritable appel à la liberté. Et la liberté, ce n’est pas tourner en rond dans un aquarium simulant un environnement aquatique…

 

Le poisson qui me souriait raconte l’histoire d’un homme attiré par un poisson qui, comme le titre l’indique, sourit constamment. Ce poisson semble heureux de sa condition. Mais au fur et à mesure, cette cohabitation singulière va permettre à l’homme d’ouvrir les yeux sur une situation affligeante.  Cette fois je n’ai pas mis le résumé de l’éditeur car il raconte comment l’histoire se termine. Et ce serait dommage de gâcher le plaisir d’une si belle lecture!

À l’instar de Nuit étoilée, le texte et les illustrations sont l’oeuvre de Jimmy Liao. Pour Le poisson qui me souriait, Jimmy Liao a principalement utilisé une palette de tons froids au début du récit. Par la suite, grâce à l’introduction de notes de jaune et de vert fluorescent, les bleus dominants font place à des couleurs plus lumineuses. Les décors sont assez minimalistes; seul le dessin de la ville est plus détaillé. Cette sobriété met parfaitement en valeur les personnages.

 

J’apprécie beaucoup l’illustration  de couverture. On y voit parfaitement le contraste entre la ville synonyme d’entrave à la liberté et l’immensité de la mer. C’est un album qui invite le lecteur à réfléchir sur diverses notions. Les sentiments de l’homme sont légitimes mais n’est-ce pas une forme d’égoïsme au final?

 

À lire!

 

~Melissande~

 

+ Sur le même sujet: Amélie et le poisson de Helga Bansch, présenté par Nathalie

+ Un album humoristique présenté par Nathalie: Totoche et le poisson malheureux de Catharina Valckx

Hommes à la mer – Nouvelles en BD

Nouvelles en BD
Ado/Adultes

Hommes à la mer

Riff Reb’s

Noctambule

Éditions Soleil (2014)

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Voici les huit nouvelles adaptées :
  • Un sourire – Joseph Conrad
  • Les Chevaux marins et Le Dernier Voyage du Shamraken – William Hope Hodgson
  • La Chiourme et Le Grand Sud – Pierre Mac Orlan
  • Une descente dans le maelström – Edgar Allan Poe
  • Les Trois Gabelous – Marcel Schwob
  • Le Naufrage – Robert Louis Stevenson
Elles sont entrecoupées d’extraits des textes suivants :
  • L’Odyssée d’Homère
  • Kernok le pirate d’Eugène Sue
  • Malgorn le baleinier d’Émile Condroyer
  • Le Vaisseau des morts de Traven (dans ma pal, il faut que je pense à l’en sortir !)
  • Un typhon de Jack London
  • Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo
  • Le Sphinx des glaces de Jules Verne
Ces extraits de textes sont illustrés en noir et blanc.

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Alors en fait, j’ai commencé par la fin !! Pas par la fin de cet album, non. Mais il fait partie d’une trilogie sur la mer et c’est le dernier volume. Le premier étant “A bord de l’étoile Matutine” adapté d’un roman de piraterie de Pierre Mac Orlan (auteur -entre autres- du célèbre “Quai des brumes”). Le second volume, “Le loup des mers” d’après le roman de Jack London, est près de mon lit. Je le lis et vous le présente prochainement.

Cet album-ci étant donc le 3ème et dernier de cette trilogie sur la mer. Ceci dit, vous pouvez parfaitement faire comme moi et les lire dans le désordre, ce n’est vraiment pas gênant !

Ce que j’ai apprécié dans cet album :

  • Les textes (c’est bien écrit, c’est beau !)
  • L’ambiance dramatique voir glaçante pour certaines histoires
  • Les couleurs : chaque histoire à une couleur dominante et elles rendent parfois l’histoire encore plus glauque, triste, sinistre ou diabolique !

Je n’aime toujours pas vraiment la façon qu’a Riff Reb’s de dessiner les personnages (je ne les trouve pas “beaux”, mais ils ont des “gueules” !) par contre les illustrations en noir et blanc qui accompagnent les textes sur les double-pages sont magnifiques !

Deux pages à la fin de l’ouvrage donnent la parole à l’auteur qui nous explique comment il en est venu à réaliser ces 3 ouvrages sur la mer.

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Du même auteur : Le vagabond des étoiles T1/2

Quelques planches sur le site de l’éditeur

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Nous vous avons présenté plusieurs ouvrages ou adaptations d’auteurs cités dans cet album :

Jack London : La piste des soleils / Construire un feu

Robert Louis Stevenson : L’île au trésor / Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde

William Hope Hodgson : Les pirates fantômes

Homère : L’Odyssée / Héros de la Grèce antique

Cette semaine, c’est Stephie qui nous reçoit !